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MNLA, AQMI, Ançar Dine et diaspora

by sur 15 juin 2012

Le MNLA reste intransigeant avec Bamako et estime qu’Ançar Dine peut convaincre AQMI de se retirer…
La diaspora malienne elle, refuse tout dialogue avec les rebelles.

Eclairages

Mali – Bilal Ag Achérif (MNLA) : « Ansar Eddine peut obtenir qu’Aqmi quitte l’Azawad« 

Jeune Afrique – 13/06/2012 à 19h:25 Par Baba Ahmed, envoyé spécial à Gao

Bilal Ag Achérif dans son bureau de Gao, au Nord-Mali. © Baba Ahmed, pour J.A.

Exclusif. L’ex-secrétaire général du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touarègue), Bilal Ag Achérif, est depuis le 7 juin président du nouveau Conseil transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA). Il s’est fixé au Mali en août 2010, après de nombreux allers et retours entre la région de Kidal et la Libye, où il a obtenu une maîtrise en économie. Âgé de 35 ans, parlant parfaitement l’arabe et l’anglais, l’enfant de l’Adagh (région montagneuse de Kidal) nous a reçu longuement dans son bureau de l’ancien gouvernorat de la ville de Gao. Interview.

Jeune Afrique : Pourquoi le protocole d’accord signé le 26 mai entre le MNLA et Ansar Eddine a-t-il fait long feu ?

Bilal Ag Achérif : Les deux groupes ont signé cet accord dans le but d’officialiser leurs relations car nous avons chassé ensemble l’armée malienne de l’Azawad, nous nous sommes coordonné avant même le 17 janvier [début des attaques de la rébellion, NDLR]. L’accord du 26 mai a été signé pour notre intérêt commun et la sécurité de l’Azawad. Mais on s’est vite rendu compte que certains leaders ne l’ont pas bien compris. Le manque de communication a laissé certains cadres croire que nous étions tombés dans le terrorisme ou le salafisme. Mais le dialogue continue, et l’accord reste d’actualité.

Si les discussions continuent, pourquoi n’y a-t-il pas de membres d’Ansar Eddine dans votre conseil transitoire ?

Ansar Eddine n’a pas voulu participer car, après la signature de l’accord, il y a eu des divergences sur le calendrier des activités. Iyad Ag Ghali [chef d’Ansar Eddine, NDLR], avec qui nous avons défini les axes de notre future Constitution, voulait commencer tout de suite par élaborer son texte. Mais selon nous, cela aurait fait perdre du temps. Il faut d’abord former ce conseil transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA), et c’est lui qui mènera les discussions avec les médiateurs, tout en élaborant la Constitution.

Sur quels principes sera basé cette Constitution ?

Notre Constitution sera basée sur le Coran ainsi que sur d’autres principes issus des traités internationaux qui ne vont pas à l’encontre de l’islam.

Elle sera basée sur le Coran tel qu’interprété par l’imam Malick ainsi que sur d’autres principes issus des traités internationaux qui ne vont pas à l’encontre de la religion. Le peuple de l’Azawad est musulman à 100%, et c’est un islam modéré. Les gens ont toujours réglé leurs problèmes chez les imams et les cadis de la ville avant d’aller à la police ou devant la justice du Mali. Nous avons juste officialisé sur le papier la réalité des Azawadiens. Donc nous ne sommes pas laïques ni extrémistes mais modérés. Le mot « laïque » n’a jamais été écrit dans aucun document officiel du MNLA. Ceux qui disent que l’Azawad est laïque ne connaissent pas la réalité du terrain.

Des combattants vous ont abandonné pour rejoindre Ansar Eddine. Cela ne risque-t-il pas de vous affaiblir ?

Certains combattants du MNLA ont rejoint Ansar Eddine et vice-versa. D’ailleurs, à Tombouctou, certains de nos hommes qui étaient partis sont revenus le lendemain de la signature de l’accord du 26 mai, grâce au rapprochement entre les deux groupes. Ces mouvements de personnes ne nous font pas peur car Ansar Eddine, le MNLA, le Mujao [Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, NDLR] et le FNLA [Front national de libération de l’Azawad, NDLR] sont tous de l’Azawad et aiment leur patrie.

Combien de combattants appartiennent au MNLA ?

Nous les estimons à 10 000. Ce chiffre comprend les volontaires, ceux qui sont actuellement en formation et les combattants aguerris.

Est-ce que le MNLA est d’accord pour négocier une fédération au sein du Mali ?

Pourquoi ? Le MNLA a chassé le Mali de l’Azawad, que nous considérons désormais comme indépendant. Depuis 50 ans, le Mali n’a pas fait un hôpital digne de son nom ni de routes bitumées, aucune université, donc pourquoi voulez-vous qu’on soit encore avec le Mali ?

Est-ce que vous êtes en contact avec le gouvernement malien ?

Nous n’avons aucun contact direct avec le gouvernement malien, car nous ne sommes pas de la même famille. C’est un conflit régional et international, nous passons par des pays médiateurs.

Quels sont les pays qui vous soutiennent ?

Les pays suivent leurs intérêts. Aujourd’hui, l’intérêt des pays voisins réside dans la sécurité et la stabilité de l’Azawad. Depuis 50 ans, le Mali a échoué sur ces deux plans. Les puissances mondiales comme la France et d’autres ne sont pas contre notre indépendance, et leurs déclarations hostiles ont été dictées par des considérations politiques.

Nous sommes en guerre avec le Mali car ce pays n’a pas encore déclaré le cessez-le-feu demandé par l’ONU.

Est-ce que le MNLA est prêt à combattre Aqmi ?

Notre priorité aujourd’hui, c’est d’avoir une politique claire vis-à-vis du Mali et de la communauté internationale. Ensuite, il s’agira de régler le problème de la sécurité et de la stabilité de l’Azawad. Nous prendrons alors part aux combats régionaux et internationaux, et Aqmi est un problème international.

Votre allié, Ansar Eddine, ne cache pas sa proximité avec Aqmi. Cela ne vous pose-t-il pas un problème ?

Certains combattants d’Aqmi, notamment des jeunes chômeurs, ont été enrôlés par Aqmi. Je pense qu’Ansar Eddine peut obtenir d’Aqmi qu’il quitte l’Azawad, car sa présence nuit à nos intérêts. Ansar Eddine a compris cela. Mais Aqmi ne nous fait pas peur.

Si l’ONU envoie une force militaire au Nord-Mali, est-ce que le MNLA fera appel à Ansar Eddine et Aqmi pour la repousser ?

Le MNLA accepte Ansar Eddine à ses côtés, pas Aqmi. Et si Ansar Eddine fait appel à Aqmi, c’est son problème. Et c’est aussi celui des gens qui ont laissé ce groupe venir s’installer ici, qui lui ont donné de l’argent [sous forme de rançons pour la libération d’otages, NDLR]. C’est comme cela qu’Aqmi est devenu puissant.

Accrochage entre groupes armés

El Watan (Algérie) le 14.06.12 | 10h00

Cinq personnes ont été gravement blessées lors d’un accrochage, hier à Tombouctou, dans le nord du Mali, entre combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) et du groupe armé Ançar Eddine (défenseurs de l’islam), ont indiqué des sources médicales.

«Cinq blessés graves sont actuellement à l’hôpital de Tombouctou après ces affrontements. Quatre ont été présentés comme des éléments du MNLA, un autre comme un combattant d’Ançar Eddine», a déclaré Oumar Ould Sidy Ibrahim, infirmier à l’hôpital de Tombouctou.

«Quatre blessés graves du MNLA et un grave de Ançar Eddine qui sont venus à l’hôpital. Les gens d’Ançar Eddine ont renforcé le dispositif» près de l’établissement hospitalier, a déclaré de son côté un ancien policier malien qui habite Tombouctou. «Cela s’est passé à la sortie est de Tombouctou, où se trouve un poste de sécurité tenu par Ançar Eddine. Des gens du MNLA voulaient passer, mais Ançar Eddine a refusé et il y a eu l’accrochage», a expliqué Oumar Sall, membre du Haut conseil islamique de Tombouctou, en affirmant qu’il y aurait eu aussi deux morts. Deux journalistes locaux interrogés ont confirmé ces informations, l’un d’eux précisant avoir entendu dire que «deux combattants sont tombés et ne se sont pas relevés».

La semaine dernière un précédent accrochage avait opposé les combattants  d’Ançar Eddine à ceux du MNLA à la périphérie de la ville de Kidal (nord-est), ce qu’avaient démenti des responsables du mouvement rebelle. La tension est vive dans le nord du Mali entre les combattants des deux parties, en dépit de discussions en vue d’un rapprochement.  Ançar Eddine, avec le soutien d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI), occupe une position dominante sur le terrain. Dans la foulée d’un putsch le 22 mars à Bamako, l’immense région désertique du nord du Mali est tombée aux mains du MNLA et de plusieurs mouvements islamistes armés, dont Ançar Eddine et AQMI.

Tombouctou : accrochage sanglant entre Ansar dine et le MNLA

M. KEITA – L’Essor du 14 Juin 2012

La tension reste vive entre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le groupe armé islamiste Ançar Dine. Elle a franchi un nouveau seuil hier avec un violent accrochage ayant opposé les deux mouvements armés à Tombouctou. Le bilan et les raisons de l’affrontement variaient d’une source à l’autre.

Selon une source que nous avons contactée sur place hier en milieu de journée, le bilan de l’affrontement serait de deux morts du côté du MNLA et 8 blessés chez les islamistes. Le même contact précise que l’accrochage a eu lieu à l’est de la ville en allant vers Goundam. Toujours selon lui, les hommes d’Ançar Dine ont expliqué que l’interception d’un de leurs convois par des éléments du MNLA est à l’origine de l’incident. Nos confrères de l’Agence France Presse faisaient de leur côté état de cinq blessés graves.

« Cinq blessés graves sont actuellement à l’hôpital de Tombouctou à l’issue de ces affrontements. Quatre ont été présentés comme des éléments du MNLA, et un autre comme un combattant d’Ançar Dine », leur a déclaré Oumar Ould Sidy Ibrahim, infirmier à l’hôpital de Tombouctou. « Il y a quatre blessés graves du MNLA et un grave de Ançar Dine qui sont venus à l’hôpital. Les gens d’Ançar Dine ont renforcé le dispositif » près de l’établissement hospitalier, a témoigné de son côté un ancien policier qui habite Tombouctou.

« Ça s’est passé à la sortie est de Tombouctou, où se trouve un poste (de sécurité) tenu par Ançar Dine. Des gens du MNLA voulaient passer, mais Ançar Dine a refusé et il y a eu l’accrochage », a pour sa part expliqué Oumar Sall, un membre du Haut conseil islamique de Tombouctou, en affirmant qu’il y aurait aussi deux morts.

La semaine dernière déjà, un précédent accrochage avait opposé les combattants d’Ançar Dine à ceux du MNLA à la périphérie de la ville de Kidal. Dans la nuit de jeudi à vendredi, plusieurs coups de feu avaient été échangés entre les éléments des deux groupes armés et des blessés avaient été hospitalisés à Kidal.

Tombouctou : 3 morts dans un affrontement entre MNLA et Ançar Dine

A.Keïta – Aurore du 14 Juin 2012

Entre le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et Ançardine, les profondes divergences idéologiques affectent peu à peu la convivialité et la cohabitation dans les grandes contrées conquises à l’armée malienne. Après les échauffourées dans la région Kidal, la semaine dernière, les deux parties semblent désormais entrées dans une logique de belligérance ouverte, en attendant les conclusions de leur rencontre prévue demain dans la capitale de la 8ème Région.

Au menu de ladite rencontre figure essentiellement l’assouplissement des contraintes religieuses imposées aux populations, mais un autre sujet pourrait avoir droit au chapitre et faire irruption dans les échanges. Hier, en effet, le MNLA et le mouvement jihadiste d’Iyad étaient sur le qui-vive à Tombouctou où des tirs nourris ont cloué les populations à demeure toute la journée durant. Recoupement fait, il nous revient que c’est à la suite d’un affrontement armée survenu à l’entrée de la Cité des 333 Saints où un poste d’Ançardine filtre les mouvements, depuis l’abandon de cette contrée aux mains de la rébellion armée.

Un véhicule appartenant au Mouvement indépendantiste avait été sifflé au passage, aux environs de 10 heures, par le chef de poste au service pour le compte du mouvement jihadiste, mais les passagers à bord dudit véhicule ont réagi par un refus catégorique d’obtempérer. C’est cette tentative de passer outre les tirs de sommations qui a occasionné la colère du camp opposé, qui a aussitôt occasionné des tirs nourris entre les deux entités. Les échanges de tirs ont couté au MNLA la perte de trois (3) éléments qui n’ont pas survécu aux rafales. Du côté d’Ançardine, nos sources ne font état d’aucune perte, mais la ville est tout de même demeurée sous haute tension, toute la journée d’hier.

Le mouvement islamiste, qui contrôle la police et l’administration de la ville a en effet conseillé aux populations de limiter leurs mouvements et de rester terrées dans leurs domiciles respectifs. Même le marché de Tombouctou a été fermé pour la circonstance.

L’incident annonce visiblement un malaise de plus en plus profond entre MNLA et Ançardine, dont les rapports n’ont de cesse de se détériorer depuis la tentative échouée de fusion dans une entité indépendantiste à caractère islamiste.

Ançardine et Iyad Ag Ghali a certes maintenu sa suprématie militaire sur la zone, mais les contraintes religieuses insupportables imposées aux populations se soldent de plus en plus par des insurrections populaires de rejet de l’intégrisme. La dernière protestation en date est de taille parce qu’elle provient du Patriarche de la famille Intalla, qui appelait la semaine dernière tous ses partisans et proches de se désolidarisés d’Iyad Ag Ghali.

MALI : Ansar Dine mate des éléments du MNLA à Tombouctou

Ib avec A Traoré, envoyé spécial de KOACI.COM à Gao –  le 13 Juin 2012

Le MNLA est toujours à la peine au nord du Mali, ce mercredi, des éléments d’Ansar Dine ont maté un groupe de séparatiste touaregs qui tentaient d’investir une position à l’entrée Sud-Est de la ville de Tombouctou apprend t’on d’une source du mouvement islamiste joint ce mercredi soir par KOACI.COM confirmant les informations reçues d’autres sources sécuritaires au nord.

« Des éléments en déroute du MNLA voulaient s’installer dans la ville, on leur a demandé de deposer leurs armes afin de les contrôler, ils ont refusé et ont commencé à tirer, on a riposté » nous livre « Cherif », un proche d’Ag Ghali, le chef d’Ansar Dine, qui ajoute « deux nos éléments ont été touchés dans l’escarmouche mais sans gravité, ils ont été soignés et se portent bien ».

Selon des témoins sur place au moins deux morts auraient été enregistrés dans le groupe du MNLA composé, toujours selon les témoignages recueillis, d’au moins sept éléments.

Par ailleurs, côté politique, alors que le président de la transition Dioncounda Traoré, en convalescence en France, ne donne toujours pas de nouvelles, le premier ministre de transition officiant en président « en attendant » Cheick Modibo Diarra est arrivé à Alger ce mercredi afin d’y rencontrer le président algérien Abdel Aziz Bouteflika. Accompagné de deux ministres de son gouvernement : celui de la défense le colonel-major Yamoussa Camara et le porte-parole, ministre de la communication, Hamadoun Touré, Cheick Modibo Diarra, qui se rendra ensuite en France (14 juin, ndlr) pour rendre compte, n’est à cette heure pas assuré de rencontrer Bouteflika pour évoquer les options de sortie de crise au nord du Mali.

Ce voyage revêt d’une importance considérable sur le plan diplomatique tant la résolution de la crise passe obligatoirement par l’implication de l’Algérie suspectée de protéger les mouvements islamistes qui occupent le nord du Mali.

Si Paris et Alger sont en froid et incapables de « se parler » sur ce dossier, Modibo Diarra qui devrait rencontrer François Hollande ce jeudi avant de rendre visite à Dioncounda Traoré, pourrait faire office de médiateur entre la France et le pouvoir algérien.

Reste désormais à savoir si Bouteflika le recevra…

Crise au nord du Mali : des maliens de la diaspora refusent le dialogue avec le MNLA

Assane Koné – Le Républicain du 13 Juin 2012

Dans une déclaration en date du 9 juin 2012, le Collectif des maliens de la diaspora s’élève contre le fait qu’une délégation du MNLA ait été reçue le 09 juin 2012 par M. Blaise Compaorè, Président du Burkina Faso, médiateur de la CEDEAO dans la crise que traverse actuellement le Mali.

« C’est avec gravité que le Collectif des Maliens de la Diaspora a appris qu’une délégation du MNLA a été reçue ce jour 09 juin 2012 par M. Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, médiateur de la CEDEAO dans la crise que traverse actuellement notre pays », a indiqué la déclaration. Le Collectif des maliens de la diaspora est convaincu que « le MNLA n’est rien d’autre qu’une organisation criminelle tout comme les autres factions armées qui sèment la terreur et la désolation depuis janvier 2012 dans les régions nord du Mali ».

Pour cela, il pense que lui accorder un tel honneur avant qu’il ne renonce à ses revendications séparatistes, revient à cautionner ses actes criminels (viols, pillages, tueries, sécession) et à l’encourager dans sa barbarie d’un autre âge contre les populations des zones occupées. « La place des membres du MNLA est au tribunal qui les enverra sans doute en prison », soutient le Collectif des maliens de la diaspora. Avant de réaffirmer l’illégitimité du MNLA dans la mesure où ni les touaregs, ni les populations majoritaires du Nord du Mali ne s’y reconnaissent. « Le MNLA ne représente aucune de ces populations au point de prétendre négocier et parler en leur nom », a-t-il précisé.

Le Collectif des maliens de la diaspora a par ailleurs renouvelé son invitation aux autorités maliennes ainsi qu’aux instances internationales à n’encourager aucun dialogue avec les criminels du MNLA et leurs alliés tant qu’ils ne renoncent pas à leurs revendications portant atteinte à l’intégrité territoriale et la laïcité du Mali. Il a lancé l’invitation à privilégier le déploiement d’une force internationale, sous l’égide de l’ONU et en étroite collaboration avec les Forces Armées du Mali afin de rétablir l’intégrité du territoire du Mali et ainsi abréger les souffrances des populations des régions concernées.

Et après avoir demandé aux autorités maliennes et à la communauté internationale de traduire devant les tribunaux nationaux et internationaux les responsables du MNLA et leurs complices afin de répondre de leurs actes criminels commis et qu’ils continuent de commettre à ce jour, le Collectif des maliens de la diaspora, dans le cadre de la gestion future des régions nord du Mali, invite les autorités maliennes à n’associer que les élus et les notabilités de toutes les communautés qui n’ont pas pris les armes. Aussi, les Maliens de la diaspora ont mis en garde les autorités maliennes, africaines et la communauté internationale contre toute négociation et tout accord n’incluant pas de façon représentative les populations majoritaires du Nord.

« Le Collectif des Maliens de la Diaspora appelle les autorités Maliennes à ne plus encourager l’octroi de privilèges à ceux qui ont pris les armes, au détriment de la majorité restée attachée à son appartenance à la République du Mali », indique la déclaration qui rappelle que « les membres du MNLA n’ont pas de parole d’honneur et n’ont respecté un pacte que lorsqu’ils n’ont pas le choix ».

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