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Au revoir Modibo, bonjour Diango Cissoko !

by sur 12 décembre 2012

Cheick Modibo Diarra a démissionné, contraint et forcé par les militaires putschistes du capitaine Sanogo, ce qui montre bien de quels pouvoirs (de nuisance ?) ils disposent encore.

Son successeur, Diango Cissoko est un grand serviteur de l’Etat malien.

A l’article annonçant sa nomination, j’ai ajouté les articles élogieux parus à l’occasion de sa prise de fonction de Médiateur de la République.

Entre les deux, vous lirez l’adresse à son peuple du président de la transition Dioncounda Traoré.

Diango Cissoko, nouveau Premier Ministre du Mali

La Journal du Mali – Par Célia d’ALMEIDA – 11/12/2012

Il a passé plus de 40 ans à servir dans l’administration malienne. C’est dire que celui qui vient d’être nommé à la Primature connait les arcanes du pouvoir.

Django Sissoko PM le 11-12-2012

Muni de son DEA en droit international et relations internationales à la Faculté de Droit et de Sciences politiques de l’Université de Caen, de son diplôme de l’Institut International d’administration publique de Paris et de son doctorat de 3ème cycle de Droit public, à la faculté des Sciences économiques de l’Université de Rouen, Diango Cissoko est entré dans la fonction publique en 1971 en qualité d’administrateur civil.

De 1971 à 1984, il est tour à tour directeur des services pénitentiaires, puis de la prison centrale de Bamako, de la Fonction publique et du personnel, directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique et enfin membre de la Commission nationale de réforme administrative.

En décembre 1984, quand il fait son entrée au gouvernement au poste de ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Diango Cissoko a déjà une belle expérience derrière lui. Mais c’est en devenant Secrétaire général de la Présidence de la République avec rang et prérogatives de ministre en février 1988 qu’il se retrouve au cœur du pouvoir. Pour de nombreux observateurs, personne ne connait autant les rouages de l’administration et le fonctionnement de l’Etat au Mali que le nouveau Premier Ministre. Cette fonction de ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, il l’occupera à plusieurs reprises et ce pendant plus de vingt ans. En même temps que, par intermittence, les postes de Gouverneur suppléant du FMI, de la Banque Mondiale, de la Banque islamique de développement (BID), de la Banque Africaine de Développement (BAD), du Fonds africain de développement (FAD), et Gouverneur de la Banque Mondiale pour le compte de l’Etat Malien.

Sous la Troisième République, M. Cissoko opère son grand retour dans les deux premières institutions de la République, le 13 novembre 2002, comme Directeur de Cabinet du Premier ministre avec rang de ministre, avant de retourner en janvier 2008 à la Présidence de la République comme Secrétaire général, toujours avec rang de ministre. Diango Cissoko n’est pas seulement un administrateur mais aussi enseignant. Il a servi au sein de plusieurs grandes écoles de la place dont l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), l’Ecole Nationale d’Ingénieurs (ENI). A son actif également une vingtaine de publications portant entre autres, sur le droit pénal général et la science pénitentiaire, la justice, la fonction publique, la science administrative et la rédaction administrative («Rédaction administrative » Déc 2005). Cet ouvrage a été honoré du prix Malouet 2006 par l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France. Diango Cissoko, Médiateur de la République de Mai 2011 à ce jour, est Officier de l’Ordre National du Mali.

Le nouveau Premier Ministre de Transition du Mali aura fort à faire pour rassembler la classe politique autour de lui et former un gouvernement dans lequel se reconnaissent toutes les composantes de la société malienne. Son expérience des hommes et de la marche de la chose publique sera certainement un atout pour mettre les Maliens ensemble et enclencher définitivement le processus de résolution de la crise que traverse le pays depuis dix mois. Un défi que l’homme, âgé de 63 ans a, selon ses anciens collaborateurs, tous les moyens de relever.

 

Adresse à la Nation du Président Traoré

Par Présidence de la République – 11/12/2012

Le Professeur Dioncounda TRAORE, Président de la République, s’est adressé aux Maliens quelques heures après de la démission du Premier ministre Cheick Modibo DIARRA

Mes chers compatriotes,

Chers partenaires et amis du Mali.

Dans la nuit du lundi au mardi 11 décembre 2012, le Premier ministre Cheick Modibo Diarra a annoncé sa démission ainsi que celle de son gouvernement.

Cette démission m’a été formellement remise par écrit, j’en ai pris acte et je l’ai acceptée.

Je voudrais saluer ici Cheick Modibo Diarra pour les services rendus à la Nation, pour ses qualités d’homme ainsi que pour notre collaboration.

En ce qui me concerne, j’aurai tout entrepris pour éviter une crise ouverte au sommet entre le Président et le Premier ministre, parce que le seul objectif qui vaille c’est le Mali et le seul sacrifice qui vaille, c’est le sacrifice consenti pour les intérêts supérieurs du Mali.

Si la démission du gouvernement à la suite de celle du Premier ministre est une pratique orthodoxe en démocratie, je voudrais vous rassurer sur la conscience aigüe que j’aie des urgences du pays et de vos attentes en raison du préoccupant enjeu de sécurité globale et de la nécessaire continuité dans la gestion des affaires publiques.

Dans les vingt quatre heures, le Mali connaitra son nouveau Premier ministre et son nouveau gouvernement d’ici la fin de la semaine.

Mes chers compatriotes,

Les événements que nous vivons impliquent forcément un nouveau report de la date des concertations nationales.

Ces assises, dont nous ne pouvons pas faire l’économie, ont pour but, vous le savez, de mettre en dialogue les forces vives de notre nation pour dégager une vision partagée et un consensus sur les voies et moyens de sortie de crise.

J’ai personnellement veillé à ce que, dans leur préparation, ces assises restent dans le cadre de la Constitution.

Et c’est pour permettre une approche plus inclusive et plus transparente que nous avions fait reporter leur tenue.

Force est cependant de constater qu’en dépit de ces mesures, il n’a pas régné au sein des parties prenantes, ni la sérénité, ni l’humilité, ni l’esprit constructif sans lesquels ces concertations nationales ne sauraient que diviser davantage les acteurs de la vie nationale au lieu de les unir.

Les organes, dont la création a été proposée, avaient pour but de drainer vers le même but toutes nos capacités et toutes nos volontés positives. Certains dont la commission nationale aux négociations seront mis en place incessamment.

Je mesure aussi l’urgence d’une feuille de route traduisant d’abord un consensus sur ce que nous devons faire immédiatement, avec qui, comment et quand, et donnant ainsi des gages à nos partenaires ainsi que plus de légitimité à leur accompagnement.

Car ne nous y trompons pas ; le Mali n’est pas une île perdue aux confins des océans, le Mali ne peut pas vivre seul. Nous sommes membre à part entière de la Communauté des nations et tenus par là même à remplir nos contrats.

Concernant la feuille de route nous sommes déjà très avancés et l’attente de la Communauté internationale trouvera une réponse à la mesure de l’urgence.

Et pour prévenir de futurs désagréments, et ayant tiré toutes les leçons, j’ai décidé de mettre en place une équipe plus légère mais plus inclusive pour la tenue d’assises ayant les mêmes objectifs mais sans la conflictualité que nous avons tous déploré ces derniers jours

Chers partenaires et amis du Mali,

Je voudrais réaffirmer ici la pleine conscience des Maliennes et des Maliens de leur situation particulière et de leurs responsabilités envers les autres peuples du monde et réitérer les requêtes que nous avons envoyées à la CEDEAO, à l’UA, à l’UE et aux Nations unies de même que celles spécifiques envoyées à la France et aux Etats Unis d’Amérique.

Nous souhaitons plus que jamais que le CONOPS (Concept d’opération stratégique) élaboré par la CEDEAO et adopté par l’UA permette au Conseil de sécurité de prendre rapidement une résolution autorisant le déploiement des forces africaines et amies du Mali.

Je voudrais également réaffirmer notre ouverture au dialogue avec tous ceux qui préalablement renoncent à toute idée d’indépendance et d’autodétermination et à toute velléité d’atteinte à la laïcité de notre république.

Mais chacun sait, qu’il n’y a pas de dialogue possible avec le terrorisme, le crime organisé, les narco trafiquants. C’est pourquoi le volet militaire pour la sortie de crise, parce qu’il est incontournable doit être préparé avec autant de détermination et de célérité

Mes chers compatriotes,

Nous devons nous préoccuper de l’image que nous renvoyons aux autres.

Nous sommes un pays en crise certes, je suis le Président d’un pays en crise certes, vous êtes les citoyens d’un pays en crise certes, et de surcroît une crise multiforme et lourde de périls.

Mais le Mali éternel doit demeurer parce que le sursaut est non seulement possible mais impératif de notre part à tous et à toutes : le peuple et chaque citoyen, l’armée et chaque soldat, les hommes, les femmes, les jeunes et les vieux.

Si nous ne constituons pas dès aujourd’hui la chaîne sacrée de l’entente et de la cohésion nous resterons seuls, face à notre tragédie.

Je voudrais vous rappeler ici ce que j’avais déclaré le 29 juillet dernier et je cite :« Mes chers compatriotes

Il y a un temps pour tout

Il y a un temps pour la politique politicienne, un temps pour les ambitions personnelles, pour les intérêts individuels et corporatistes, un temps pour les querelles partisanes.

Mais aujourd’hui, aujourd’hui, c’est le temps de la mobilisation, de toutes et tous pour sauver notre pays en danger. C’est le temps du dépassement et de l’oubli de soi…

Il s’agit de faire du Mali notre seule priorité. Il s’agit de ne plus perdre de temps dans les polémiques stériles…

Il s’agit de se focaliser sur l’essentiel, c’est-à-dire notre intégrité territoriale et notre démocratie…

Ce que notre attachement à notre pays, à notre intégrité territoriale, à l’unité de la Nation nous commande aujourd’hui, ce que les populations du Nord, nos compatriotes qui souffrent le martyr, ce que nos centaines de réfugiés et de déplacés nous demandent aujourd’hui, c’est d’être unis et solidaires devant l’adversité… » Fin de citation.

Alors unissons nous pour sauver notre patrie, unissons nous pour préserver notre démocratie.

Unissons nous aussi derrière notre armée, qui malgré les difficultés du moment et les hoquets de l’histoire, s’est résolument engagée à accompagner loyalement le pouvoir civil de transition dans l’accomplissement de sa mission.

Mes chers compatriotes,

Je suis l’un de vous, je suis parmi vous, à votre écoute et attentif à toute solution pour le Mali.

Je n’ai pas la prétention d’être le berger et vous un troupeau.

Ma foi en ce grand pays est inébranlable. Car je sais que la patrie prévaudra et qu’entre nous à tous les niveaux, dans toutes les couches il y a toujours davantage de compassion pour cette terre meurtrie et plus de passion pour un Mali prévisible et apaisé.

Vive le Mali un, indivisible et laïque

Que le Tout puissant nous inspire et nous protège

Je vous remercie

Lors de sa nomination comme Médiateur de la République du Mali, un certain nombre d’articles ont été publiés, mettant en exergue, toutes tendances confondues, la remarquable carrière de celui qui devient le premier ministre du Mali dans des circonstances particulièrement difficiles.

Association des Ombudsman et Médiateurs (AOMA) : Diango Sissoko élu 2ème vice Président ! 

 Albatros, 27/09/2011

Du 12 au 18 septembre 2011, le Médiateur de la République, Monsieur Diango Sissoko a participé à la cérémonie d’accréditation de l’Association des Ombudsman et Médiateurs  Africains(AOMA) auprès de l’Union africaine d’une part et d’autre part à la réunion statutaire du comité exécutif de l’AOMA à Addis-Abeba(Ethiope).

Le 13 septembre, une délégation du comité exécutif de l’AOMA, composée du Dr Paulo Tjipilica, président de l’association, de Monsieur Diango Cissoko, Médiateur du Mali, de Monsieur Soleman Hattéa, Médiateur de l’Ile Maurice et de Madame Jeanne Kombila Médiateur adjoint du Gabon a été reçue par le président de la Commission de l’Union Africaine, le Dr Jean Ping.

Au cours de cette audience, le président de l’AOMA, le Dr Paulo Tjipilica, a remis officiellement au président de la commission de l’Union Africaine, la lettre d’accréditation de l’honorable juge Ahmed Mohamed Abuzeid, Médiateur du Soudan, membre du comité exécutif de l’OAMA en qualité d’observateur permanent de l’OAMA auprès l’Union Africaine.

Le président de la commission de l’Union Africaine a remercié les membres du comité exécutif pour cette démarche, qui, a-t-il dit, contribuera à renforcer l’organisation continentale dans sa mission de résolution de conflits, de promotion des droits de l’homme et de consolidation de la paix.

Le comité exécutif de l’OAMA réuni le 15 septembre 2011, a élu Monsieur Diango Sissoko, Médiateur du Mali, au poste de 2e Vice-président de l’association et renouvelé sa confiance au Mali pour abriter la 4e Assemblée Générale de l’AOMA 2012./.

M.Diawara

Médiateur de la République : DIANGO CISSOKO PRÊTE SERMENT

Spécialiste reconnu de l’administration et de la fonction publique, le nouveau Médiateur de la République a derrière lui une riche carrière professionnelle

L’Essor – mercredi 1er juin 2011, par Madiba Keïta 

Nommé le 18 mai dernier, le nouveau Médiateur de la République, Diango Cissoko, précédemment secrétaire général de la présidence de la République, a prêté serment hier devant le chef de l’État, Amadou Toumani Touré. Et cela conformément à la loi n°97-022 du 14 mars 1997 instituant le Médiateur de la République dans notre pays.

La cérémonie a eu lieu au palais de Koulouba en présence de plusieurs membres du gouvernement et de responsables du cabinet de la présidence de la République. La cérémonie a débuté par la lecture du décret portant nomination du Médiateur de la République par le nouveau secrétaire général de la présidence de la République, Baba Berthé.

Ensuite, ce fut le tour du chef de l’État de donner lecture de la formule consacrée pour la prestation de serment contenue dans l’article 4 de la loi instituant le Médiateur de la République. Cet article stipule qu’avant son entrée en fonction, le Médiateur de la République prête serment devant le président de la République en ces termes : « Je jure et promets de remplir mes fonctions avec honnêteté, impartialité et justice, et de ne révéler aucun secret que j’aurai obtenu dans et après l’exercice de mes fonctions ». Après avoir juré d’observer les dispositions légales, le nouveau Médiateur de la République a été renvoyé à ses fonctions par le président de la République.

Docteur d’État en droit et aujourd’hui âgé de 62 ans, le nouveau Médiateur de la République a occupé de multiples fonctions dans la haute fonction publique : directeur adjoint puis directeur des services pénitentiaires et de la prison centrale de Bamako (1972-79), directeur national de la Fonction publique et du personnel (1982-83), directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique (1983-84).

Il fut ministre de la Justice de décembre 1984 à février 1988. Du 15 février 1988 au 26 mars 1991, il est secrétaire général de la présidence de la République.

Le nouveau Médiateur de la République a été aussi gouverneur suppléant du FMI et de la Banque mondiale pour le Mali, de la Banque islamique de développement pour le Mali, de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement.

L’on notera également les postes de gouverneur de la Banque mondiale pour le Mali, de directeur de cabinet du Premier ministre (2002-2008). Depuis le 26 janvier 2008, il occupait la fonction de secrétaire général de la présidence de la République.

Expert-consultant de 1994 à 2002, Diango Cissoko est un spécialiste reconnu de l’administration et de la fonction publique comme en atteste les articles, communications et ouvrages qu’il a publiés depuis 30 ans jusqu’au livre « Rédaction administrative », publié en 2005 et distingué du prix Malouet 2006 par l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France.

Le nouveau Médiateur de la République est depuis 2006 membre du comité directeur de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF). Membre du Conseil scientifique de l’Association internationale de la fonction publique (AIFP), il appartient aussi au Groupe de travail franco-africain sur la gouvernance au Sud (Groupe Sud).

Cette intense activité intellectuelle s’appuie sur une grande expérience professionnelle, mais aussi sur un solide parcours universitaire sanctionné en 1985 par un doctorat d’État en droit, obtenu avec la mention « très honorable » et les félicitations du jury, à la faculté de droit et de sciences économiques de l’université de Rouen en France.

Sujet de la thèse publiée un an plus tard : « La Fonction publique en Afrique Noire, le cas du Mali ». Particulièrement pointu sur ce thème, Diango Cissoko pouvait déjà se prévaloir d’un doctorat de 3è cycle de droit public de l’université de Rouen, d’un diplôme de l’Institut international d’administration publique (IIAP) de Paris, d’un DEA de droit international et relations internationales de l’université de Caen (France) et d’un diplôme de l’ENA de Bamako.

Officier de l’Ordre national du Mali, Diango Cissoko a aussi un long passé de professeur derrière lui pour avoir enseigné différentes spécialités du droit (constitutionnel, administratif, du travail) et la rédaction administrative à l’EHEP, l’ENI, l’ENA et à l’Université de Bamako.

 

Editorial : Diango  Cissoko

Le Républicain, 20/05/2011  

La personnalité qui vient d’être désignée pour conduire, sept durant, une des institutions les plus prestigieuses de notre pays, le Médiateur de la République, est bien la preuve qu’il faut se garder, toujours, en histoire comme en politique de jeter l’enfant avec l’eau de bain.

Si on lui fait parfois le reproche d’avoir traversé les âges et les régimes, on oublie souvent de dire, volontairement, que c’est essentiellement en raison de ses compétences de technicien ordonné et de politique averti et visionnaire. Ses compatriotes ont retenu que c’est lui qui, jeune directeur des services pénitenciers du Mali, mit fin au traitement inhumain qui était réservé aux patriotes déportés dans le grand nord saharien. Comme en témoigne, pour lui rendre hommage, Samba Gaïné Sangaré dans son poignant « Dix ans au Bagne Mouroir de Taoudénit ». Reconnaissance sincère d’un homme revenu de l’au-delà.

Il a milité de toutes ses forces pour la fermeture des geôles, véritables goulags et camps d’extermination pour ceux qui furent les précurseurs du renouveau démocratique et à ce titre il était des leurs. Il ne fut pas entendu, on connaît la suite.

Homme consensuel, le mouvement démocratique lui fait justice de se souvenir de lui comme celui qui a entretenu le fil, aveuglement écourté, du dialogue. De celui qui a appelé, à l’oreille du monarque, à l’ouverture politique pour coller à celle économique, déjà libérale, pour que la greffe prenne. Là également il ne fut guère entendu et les événements ont parlé pour lui.

C’est cet homme épris de justice qui vient d’être commis à la défense des intérêts des plus faibles, en particulier contre la toute puissance de l’Etat. Qui s’en étonnerait. Ne fut-il pas garde des seaux, il y a déjà vingt cinq ans.

C’est de ce Diango dont il est question et non ce pistolero à la gâchette facile mis en scène dans de productions spaghettis par Sergio Leone et incarné par Franco Nero. Ni même son avatar CMLN amusant, avec ses facéties, la galerie et qui paya au prix fort de n’avoir pas dégainé le premier contre GMT.

Diango Cissoko lui, est un homme autre. Connu et apprécié pour être courageux constant, humain et profondément patriote. Il ne peut que réussir. ATT a vu juste.

Il est des hommes comme ça, Diangoba prince Khasso, grand devancier, qui traversent les temps compris ou pas mais respecté de tous. Janjonba Cissoko ! Janjon kitanké ! Janjon Kita Kourou Ni Boudéfo ! Tandou Ni Goulou ! Niamakan Ni Djinémakan ! Kaya kourou Ni kayaba !

S.El Moctar Kounta

 

Nouveau Médiateur de la République du Mali : ATT porte son dévolu sur Diango Cissoko 

Le Prétoire, 19/05/ 2011

Le nouveau Médiateur de la République du Mali a pour nom Diango Cissoko. Il a nommé hier, 18 mai 2011, en Conseil des Ministres par le président de la République pour succéder à l’Avocate Mme M’Bam Diatigui Diarra, décédée suite à un accident de voiture survenu à Dialakorobougou, alors qu’elle était de retour d’une mission à l’intérieur du pays où elle était allée présenter son rapport 2010.

Cette nomination de Diango Cissoko n’est pas du tout surprenante, car de tous les trois derniers régimes, il est celui qui a le plus marqué les esprits. Grand Commis de l’Etat, l’homme est bien dans ses habits d’éminence grise du palais de Koulouba. Discret et affable en public, Diango Cissoko passe pour celui qui a le plus donné à l’Etat malien qu’il a servi. Aussi bien du temps de Moussa Traoré, d’Alpha O.  Konaré que d’ATT, l’homme a ses entrées et sorties au palais de Koulouba. Administrateur civil, il occupait le fauteuil de Secrétaire général à la Présidence malienne depuis le 26 janvier 2006. Une pièce maîtresse du Cabinet à Koulouba qui lui a permis d’affûter ses armes pour conquérir la confiance du Chef de l’Etat Amadou Toumani Touré. C’est cette estime du président de la République qui lui permet aujourd’hui d’occuper majestueusement le poste de Médiateur de la République du Mali.

Un parcours éloquent

Pour bon nombre de Maliens, Diango Cissoko n’est plus à présenter. On retiendra tout simplement que c’est le 13 novembre 2002 qu’il est passé de la Primature où il était Directeur de Cabinet du Premier ministre, à la présidence de la République, un endroit qui lui est familier puisqu’il y a servi durant la IIè République comme Secrétaire général (février 1988 – juin 1989), puis comme Ministre secrétaire général (juin 1989 – mars 1991).

Ce docteur d’État en droit qui fut Ministre de la Justice (décembre 1984 – février 1988), a occupé de multiples fonctions dans la haute sphère nationale : Directeur Adjoint, puis Directeur des services pénitentiaires et de la prison centrale de Bamako (1972-79), Directeur national de la Fonction publique et du personnel (1982-83), Directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction Publique (1983-84).

Il fut aussi entre 1988 et 1991, Gouverneur suppléant pour le Mali du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, de la Banque Islamique de Développement, de la Banque Africaine de Développement et du Fonds Africain de Développement.

Expert-consultant de 1994 à 2002, Diango Cissoko est un spécialiste reconnu de l’administration et de la fonction publique comme en atteste le nombre impressionnant d’articles, de communications et d’ouvrages qu’il a publiés depuis  30 ans jusqu’au livre « Rédaction administrative », publié en 2005 et distingué du prix Malouet 2006 par l’Académie des Sciences Morales et Politiques de l’Institut de France.

Il était depuis 2006 au Comité directeur de l’Institut International de Droit d’Expression et d’Inspiration Françaises (IDEF). Membre du Conseil scientifique de l’Association Internationale de la Fonction Publique (AIFP), il appartient aussi au Groupe de travail (franco-africain) sur « La gouvernance au Sud » (Groupe Sud).

Cette intense activité intellectuelle s’appuie sur une grande expérience professionnelle, mais aussi sur un solide parcours universitaire sanctionné en 1985 par un doctorat d’État en droit, obtenu avec la mention « très honorable » et les félicitations du jury, à la Faculté de droit et de sciences économiques de l’université de Rouen en France.

Sujet de la thèse publiée un an plus tard : « La Fonction Publique en Afrique Noire- Le cas du Mali ». Il a un Doctorat de 3è cycle de droit public de l’université de Rouen, un diplôme de l’Institut international d’administration publique (IIAP) de Paris, un DEA de droit international et relations internationales de l’université de Caen en France et un diplôme de l’ENA du Mali avec en sus le titre de major de promotion.

Officier de l’Ordre national du Mali, Diango Cissoko a aussi un long passé de professeur derrière lui pour avoir enseigné différentes spécialités du droit (constitutionnel, administratif, du travail) et la rédaction administrative, à l’EHEP, l’ENI, l’ENA et à l’Université de Bamako.

C’est donc cet homme très expérimenté qui préside désormais aux destinées de la Médiature de la République du Mali.

Bruno LOMA

Nominations : Les nouveaux hommes du président 

Le Républicain, 19/05/ 2011

Voici certaines des mesures individuelles dont le Conseil de ministres a été informé par le Président. Diango Cissoko, précédemment Secrétaire Général de la Présidence est nommé Médiateur de la République. Il remplace Me M’Bam Diarra tragiquement décédée le 18 janvier 2011 à la suite d’un accident de la route.

Le mandat du médiateur est de sept ans. Le premier médiateur, Me Demba Diallo, est décédé en activité le 7 juin 2001 et son successeur Mme N’Diaye Fatoumata Diakité est présentement secrétaire général du gouvernement.

Django Cissoko, administrateur civil avait été nommé Secrétaire Général de la Présidence en 2008. Il avait occupé le même poste sous Moussa Traoré qui l’a d’ailleurs sollicité dans ses différents gouvernements. Son départ de Koulouba, en dépit de ce qu’en disent des confrères, ne peut pas être un limogeage. Il semble, au contraire, qu’à quelques mois de la fin de son mandat, le président Touré ait voulu lui offrir un parachute doré. Django Cissoko cède le fauteuil de secrétaire général à Baba Berthé, un juriste qui a rejoint la cellule juridique de la présidence sous le dernier mandat d’Alpha Oumar Konaré.  

Constitutionnaliste, Berthé jouit d’une bonne réputation de sérieux et de compétence qui a continué à enseigner dans nos écoles supérieures même dans la position de deuxième secrétaire général adjoint qu’il était jusqu’à sa nomination hier. Effacé et courtois, il ne devrait pas avoir de problèmes à s’entendre avec ses collaborateurs, car s’il n’avait jusque-là pas eu la charge de gérer directement du personnel et des ressources financières, il a appris à l’ombre des secrétaires généraux sortants.

Nommé également hier: Hamed Sow. Il occupe le poste de conseiller spécial. Bref ministre des mines et de l’Energie dans le premier gouvernement de Modibo Sidibé, cet économiste aujourd’hui à la tête d’un consortium d’investissements en infrastructures avait été plusieurs fois donné Premier ministre. Un destin qui sera contrarié par les démêlés qui l’opposeront à son employeur, le Cde, un organe bruxellois des Acp que finance l’Union européenne. Les documents en possession de notre compatriote indiquent que l’enquête administrative déclenchée contre lui s’est révélée infructueuse. Mais à l’évidence, cela n’a pas suffi.

Autre conseiller spécial, Mamadou Tiéoulé Konaté, précédemment premier secrétaire général adjoint. Sorti de l’Ena de Paris, l’économiste et banquier est, malgré son âge, un des plus anciens collaborateurs du président Touré.

Dernière nomination, mais pas à Koulouba cette fois-ci : Bally Idrissa Cissoko est nommé à la tête de l’Ortm. Monsieur Conseil de ministres ainsi qu’on l’appelait vient ainsi d’être nommé par le Conseil de ministres. Conseiller à la communication de l’ambassade du Mali à Paris, le nouveau DG ne devrait pas tarder à rallier Bamako. Souhaitons-lui bonne arrivée et bonne chance.

Adam Thiam 

Django Sissoko, nouveau Médiateur de la République du Mali

Depuis hier mercredi 18 mai 2011, le Mali a un nouveau Médiateur de la République. En effet, au cours du  traditionnel conseil des ministres, le Président de la République a informé le gouvernement de son choix porté sur Monsieur Django Sissoko, précédemment Secrétaire général de la Présidence.

Le poste de Médiateur de la République était resté vacant depuis le décès brutal de Me M’Bam Diatigui Diarra, survenu le 18 janvier dernier, après seulement un an et demi d’exercice.

Agé de 64 ans dont  40 ans passés au service de la Nation, Django Sissoko est entré à la fonction publique malienne en 1971 en qualité d’administrateur civil.

Après son  baccalauréat obtenu au Lycée Askia Mohamed de Bamako en 1967 et une maîtrise enadministration générale obtenu à l’ENA en juin 1971 (il est major de sa promotion), il poursuivra ses études en France où il obtiendra successivement un DEA en droit international et relations internationales à la Faculté de Droit et de Sciences politiques de l’Université de Caen en juin 1980, le diplôme de l’Institut international d’administration publique deParis (IAPP) en juillet 1981, un doctorat de 3ème cycle de Droit public, à la faculté des Sciences économiques de l’Université de Rouen  en décembre 1981. Enfin en octobre 1985, toujours à la faculté de Rouen,  il obtient un doctorat d’Etaten droitavec la mention « très honorable », et les félicitations du jury. Sa thèse  sur « La fonction publique en Afrique Noire – Le cas du Mali »  a été publiée en novembre 2006, dans la collection des publications de l’Université de Rouen.

Diango Cissoko n’a pas mis de temps à se frayer un chemin dans la fonction publique malienne qu’il avait  intégrée dès août 1971 après sa maîtrise. Il a été Directeur des services pénitentiaires, Directeur de la prison centrale de Bamako, Directeur national de la Fonction publique et du personnel, Directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique et membre de la Commission nationale de réforme administrative.

En décembre 1984, il fait son entrée au gouvernement au poste de ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Un poste qu’il quitta en février 1988 pour devenir Secrétaire général de la présidence de la République avec rang et prérogatives de ministre. Il occupera ce poste jusqu’aux mouvements de mars 1991.

Entre septembre 1988 et mai 1990, il a assuré simultanément pour le compte du Mali, les postes de Gouverneur suppléant du FMI, de la Banque Mondiale, de la Banque islamique de développement (BID), de la Banque africaine de développement (BAD), du Fonds africain de développement (FAD). Gouverneur de la Banque Mondiale. Après mars 1991 et l’avènement de la Troisième République, il exercera la fonction d’expert-consultant. Il opère son grand retour, le 13 novembre 2002, comme Directeur de Cabinet du Premier ministre Ag Hamani, avant d’atterrir en janvier 2008 à la présidence de la République comme Secrétaire général, toujours avec rang de ministre.

C’est donc un administrateur chevronné qui arrive comme 4ème Médiateur de la République après Me Demba Diallo (1999 -2001), Mme Diakité Fatoumata N’Diaye (2002- 2009) et l’avènement de la Troisième République Me M’Bam Diatigui Diarra (2009- 2011).

Diango Cissoko n’est pas seulement un administrateur puisqu’il  a enseigné dans plusieurs grandes écoles de la place : L’école des Hautes Etudes Pratiques (EHEP), L’Ecole Nationale d’Administration (ENA), L’Ecole Nationale d’Ingénieurs (ENI), L’institut de Gestion et de Langues Appliquées aux Métiers (IGLAM), Le Centre de Formation et d’Appui Conseil pour le Développement local (DELTA-C) et l’Université de Bamako. Il possède à son actif une vingtaine de publications portant, entre autres, sur des thèmes comme le droit pénal général et de science pénitentiaire ; la rédaction administrative ; la justice ; la fonction publique au Mali et en Afrique ; la transparence administrative.

Son ouvrage intitulé « Rédaction administrative » publié en décembre 2005, est le plus connu de ses publications. Cet ouvrage a été honoré du prix Malouet 2006 par l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France.

Le nouveau Médiateur de la République est membre de plusieurs organismes internationaux, tels l’Institut international de Droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF), l’Association internationale de la Fonction publique (AIFP), le Groupe de travail Franco-africain sur la gouvernance au sud.

Django Sissoko est Officier de l’Ordre National du Mali.

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