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Bérets rouge : de nouveaux charniers…

by sur 25 février 2014

Nous l’avons déjà écrit, le juge d’instruction Yaya Karembé avance méthodiquement dans l’enquête sur l’assassinat des bérets rouge, soupçonnés par le junte dirigée par le capitaine Sanogo, d’avoir participé à une tentative de coup d’Etat fin avril-début mai 2012.

Les interpellations d’officiers de haut rang, soutiens affichés du « capitaine-général », comme celles de sous-officiers ou hommes du rang, fournissent au magistrat des éléments qui lui permettent de reconstituer le puzzle des événements comme des responsabilités.

On sait ainsi qu’au plus haut niveaux des responsabilités militaires, une médiocre tentative de camouflage a été montée : des parachutistes assassinés étaient fictivement nommés au Nord, pour ensuite être déclarés morts au combat.

Lorsque nous avions interviewé Mme Aïchata Camara, présidente d’honneur des femmes de disparus, elle nous avait montré une fiche de paye : celle d’un soldat disparu émanant d’un régiment où il n’avait jamais servi…

Mais dans les dernières tombes découvertes, il y a les corps de soldats de l’armée de terre, victimes des réglements de compte entre membres de la junte. Certains ont été enterrés avec des têtes de caïmans…

YayaKarembé juge d'instrjctioin bérets rougeLe juge d’instruction Yaya Karembé : si les responsables sont traduits en justice et les procès tenus, la justice malienne lui devra beaucoup !

Les découvertes macabres se poursuivent : ce mardi, le juge Karembé et son équipe repartiront à la découverte du charnier de Yélékébougou

Abdoulaye Diakité – Par Malijet – 25 février 2014

Le Juge chargé de l’enquête sur la disparition des soldats notamment des bérets rouges, Yaya Karembé et son équipe se sont rendus la nuit dernière vers 20h à Yélékébougou, village situé à quelques 45 km de la ville de Kati sur la route de Kolokani, un autre haut lieu du crime commis par l’ex-junte au pouvoir en 2012 après avoir renversé le président Amadou Toumani Touré. C’était dans l’optique de faire la découverte du charnier que Malijet y avait annoncé depuis des lustres.

Après avoir rencontré les vieux du village, Karembé et son équipe s’apprêtaient à prendre le chemin du charnier. Mais certaines personnes de son équipe notamment des médecins légistes auraient expliqué que vu l’obscurité et pour des mesures de sécurité, il serait préférable que la mission soit reportée à ce mardi matin. C’est ce qui a donc été convenu et ce matin, le juge Karembé et son équipe reprendront le chemin de Yélékébougou pour aller exhumer les corps qui se trouvent dans ce charnier 

C’est dire que le feuilleton bérets rouges bat son plein avec ses rebondissements émouvants et les Maliens sont loin de la fin des surprises odieuses.

Après la découverte des charniers de Diago, cimetière d’Hamdallaye, Kati-Farada et Kambila, place à celui de Yélékébougou. Déjà avec les 4 premiers charniers, ce sont en tout 34 corps qui ont été retrouvés et qui ont été soumis à l’autopsie.

Selon des sources proches du dossier, beaucoup de corps se trouvent dans le charnier de Yélékébougou et les enquêtes vont devoir permettre de les identifier.

C’est dire que les choses se corsent pour les acteurs de l’ex-junte dont la plupart d’entre eux croupissent aujourd’hui en prison, à commencer par le N°1, Amadou Haya Sanogo.

Pour rappel, le premier charnier a été découvert dans la nuit du 3 au 4 décembre 2013 à Diago, un village situé à 15 km de Kati, alors que le second l’a été le jeudi 12 du même mois au cimetière de Hamdallaye, un quartier de la capitale Bamako.

Les 3e et 4e charniers ont été découverts ce dimanche 23 février 2014 respectivement à Kati-Farada, où on a trouvé deux corps dans une tombe, et à Kambila, où on a trouvé trois corps dans une fosse commune. Dans chacune des fosses communes découvertes le dimanche, on a trouvé des corps habillés en tenues militaires et des têtes de caïmans. Des êtres humains enterrés avec des têtes de caïmans ! Il faut vraiment chercher l’explication en cela. 

Nouvelle découverte macabre dans l’affaire des mutins du 30 septembre 2013 : Deux tombes contenant 5 corps de soldats dont une femme, tous habillés en uniforme (bérets verts) et attachés par des cordes et des fils de fer, découvertes aux environs de Kati

Mamadou FOFANA & Abdoulaye DIARRA – L’indépendant – le 25 fév 2014 –

 C’est, en effet, cette découverte macabre à laquelle ont abouti les investigations  du juge Yaya Karembé, chargé de l’instruction des dossiers des bérets rouges disparus en 2012 et des bérets verts » disparus » lors de la mutinerie du 30 septembre 2013 réprimée dans le sang et, parfois, jusqu’à ce que mort s’en suive.

Ces cinq corps de soldats, tous habillés en uniforme de bérets verts et tous attachés par des cordes ou des fils de fer et parmi lesquels figurent une femme, ont été retrouvés aux côtés des têtes de crocodiles. Ces corps ont été mis à jour, dans deux tombes communes clandestines, dans le village de Fanafiè sur la route de Bemasso, une localité située non loin du Drall,  le marché à bétail de Kati.  

Des experts français et américains sont à pied d’œuvre pour déterminer l’identité réelle de ces victimes.

ll nous revient que c’est sur la base de dénonciations que le juge d’instruction,  Yaya Karembé,  a eu connaissance de l’existence desdites fosses communes.  Lesquelles dénonciations ont, semble-t-il, été faites lors des témoignages de militaires arrêtés dans le cadre de la mutinerie du 30 septembre 2013.

D’autres ont aussi été recueillies au cours de l’audition de certains membres influents de l’ex- junte actuellement en détention dans l’affaire des 21 bérets rouges tués et qui se sont mis à table pour tout déballer. S’y ajoutent les témoignages des riverains qui ont été surpris de la présence dans les bois de deux tombes. Ces derniers se sont mis également  à parler au point que l’information est parvenue au juge Karembé.

C’est  donc à travers toutes ces bases de données en sa possession que Yaya Karembé a conduit,  le dimanche 23 février,  en début de soirée une équipe à Fanafiè pour exhumer ces corps.

Selon nos sources, les cinq corps ont été enterrés dans deux tombes.  La première contenant deux, le corps d’un homme et celui de l’unique femme du groupe.  La seconde contenait  trois cadavres de soldats formellement identifiés comme étant des bérets verts appartenant, de ce fait, au même corps que l’ex-chef de l’ex-junte, le Général Amadou Haya Sanogo contre qui du reste la mutinerie du 30 septembre 2013 était dirigée.

Une chasse à l’homme et une féroce répression s’en étaient suivies,  au cours de laquelle certains mutins avaient été froidement abattus et leurs corps enterrés dans des fosses clandestines.

Au jour d’aujourd’hui, nombre d’entre eux sont toujours portés disparus notamment le colonel Youssouf Traoré, décrit un moment comme le responsable des » opérations spéciales » de l’ex-junte, c’est-à-dire l’homme chargé de conduire l’exécution de ses basses besognes. Plusieurs informations le concernant avaient même circulé en son temps.  Il a été dit, par exemple, qu’il a eu la tête tranchée, ce qui en dit long sur la haine que lui vouaient ses exécuteurs.

Quant aux rescapés du 30 septembre 2013, qui ont pu être arrêtés dans le cadre de l’opération Saniya lancée par le ministre de la défense, une trentaine  d’entre eux ont été radiés en trois phases : décembre 2013, 4 février 2014 et 7 février 2014 par le ministre de la Défense pour » indiscipline et atteinte à la sureté de l’Etat « .

La découverte de ces deux tombes communes porte à quatre le nombre de sites macabres de ce genre après le charnier de Diago où 21 corps de bérets rouges ont été mis à jour et la fosse commune du cimetière d’Hamdallaye où les restes de trois hommes et d’une femme ont été découverts.

Dans les jours qui ont suivi la mutinerie, des corps de mutins avaient été  trouvés à divers endroits de la ville garnison de Kati et sur la route de Ségou. Désormais, il ne fait plus de doute que toutes les dernières découvertes de fosses communes clandestines sont celles de mutins froidement assassinés lors des événements du 30 septembre 2013. Au cours desquels des soldats, sous-officiers et officiers avaient tenté de » régler son compte » au Général Amadou Haya Sanogo au motif qu’ils n’ont pas bénéficié de promotion. Contrairement à l’ex-chef de l’ex-CNRDRE qui avait été, lui-même, propulsé de capitaine à Général de corps d’armée par le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré. 

Nouvelle découverte de corps de militaires près de Bamako

Par AFP – 24/02/2014– 7:30

Les corps de cinq militaires ont été découverts dimanche soir dans deux fosses près de Bamako dans le cadre de l’enquête sur la mort de soldats restés fidèles au président ATT renversé en 2012.

« Nous informons de la découverte dimanche par une équipe conduite par le juge d’instruction Yaya Karembé de deux fosses communes contenant cinq corps de militaires », a déclaré à l’AFP une source judiciaire malienne qui a assisté à la découverte des corps. Les militaires avaient les mains liées au dos et dans une fosse « il y avait également des têtes de caïmans morts », a-t-on ajouté de même source.

La découverte a eu lieu dans le cadre de l’enquête sur la mort de parachutistes restés fidèles au président Toure après le coup d’Etat militaire de mars 2012 qui a précipité le Mali dans le chaos.

Ces parachutistes, dits « bérets rouges », avaient été arrêtés à la suite d’une tentative de contre-coup d’état en avril 2012 et leurs familles sont ensuite restées sans nouvelles d’eux.

« L’enquête avance, il y a eu des aveux, ce qui permet d’aller vite dans les investigations », a déclaré une source proche des enquêteurs.

Début décembre 2013 déjà, la justice avait découvert près du camp militaire de Kati, siège de l’ex-junte, un charnier contenant les corps de 21 militaires. Des analyses sont en cours pour confirmer qu’il s’agit bien de « bérets rouges ».

Du côté des putschistes de mars 2012, une vingtaine de militaires, dont le chef de l’ex-junte, le capitaine Amadou Sanogo, promu ensuite général, ainsi que l’ancien ministre de la Défense Yamoussa Camara, ont été arrêtés. Dans les mois qui ont suivi le coup d’Etat, les hommes de Sanogo se sont rendus coupables de nombreuses violences contre des militaires considérés comme fidèles au président renversé, ainsi que contre des hommes politiques, des journalistes et des membres de la société civile.

Le coup d’Etat avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes armés, qui ont occupé cette région pendant neuf mois avant d’en être en partie chassés par une intervention militaire internationale lancée par la France en janvier 2013 et toujours en cours.

Affaire des bérets rouges disparus : 2 charniers découverts ce dimanche par le juge Karembé

Par Malijet – Abdoulaye Diakité -24-02-2014

Dans sa détermination de faire toute la lumière sur l’affaire des bérets rouges disparus lors du contre-coup d’Etat du 30 avril au 1er mai 2012, le juge d’instruction chargé de l’affaire a fait ce dimanche la découverte de deux nouveaux charniers. Des petits charniers en fait.

Le premier a été découvert à Kati-Farada où se trouve le poste de péage, c’est-à-dire à la sortie de la ville sur la route de Kayes. 2 corps ont été retrouvés dans une tombe dans ce nouveau quartier de Kati.

Un peu plus loin de là, soit à quelques 2 km de la ville de Kati, dans la Commune rurale de Kambila, 3 autres corps y ont été découverts dans une fosse. 2 petits charniers dans lesquels on a retrouvé 5 corps.

Les découvertes ont été faites par le juge Yaya Karembé, accompagné d’une équipe ad hoc.(malijet.com) Ça fait maintenant en tout 4 charniers découverts pour l’instant depuis le début des enquêtes après ceux de Diago et du cimetière de Hamdallaye.

Des charniers qui contribuent à alourdir les charges contre les ex-putschistes dont la plupart sont aujourd’hui en prison à commencer par le général Amadou Haya Sanogo, auteur du coup d’Etat du 22 mars 2012.

 

Disparition de bérets rouges : comment le maquillage a échoué

Par L’Aube – Sékou Tamboura – 24-02-2014

Dans l’affaire dite des bérets rouges, la hiérarchie militaire de l’époque est impliquée jusqu’ « au cou ». Les preuves jaillissent à profusion pour accabler et faire couler ces membres de la junte et autres chefs militaires qui ont mis le Mali dans le plus grand chaos de son histoire. Dernière preuve en date : cette tentative de maquiller la disparition des éléments du 33ème Régiment des commandos parachutistes de Djicoroni, suite aux événements du 30 avril et 1er mai 2012, dans des décisions d’affectation au compte d’opérations programmées au nord telles que l’opération Badenko.

Mais le pot aux roses a été découvert et démonté. Et les auteurs, dont certains sont aujourd’hui placés sous mandat de dépôt, doivent y répondre, comme à tant d’autres zones d’ombre de ce feuilleton de bérets rouges qui n’a pas encore révélé toutes ses vérités.

Le juge Yaya Karembé, chargé du dossier des « Bérets rouges » est décidé à aller jusqu’au bout pour faire triompher la vérité et le droit. Un à un, les officiers impliqués dans cette affaire sans précédent dans l’histoire du Mali sont entrain de tombés sous le poids des interrogatoires du juge de Kati. Il suffit d’une piste pour que ce magistrat émérite actionne une action d’interpellation qui a, jusque là, abouti à l’inculpation des intéressés.       

Le juge Karembé a frappé un grand coup en inculpant, le 27 novembre dernier, le chef de l’ex junte de Kati, le général Amadou Haya Sanogo, qui paraissait intouchable. Depuis, des langues « kaki » se sont déliées pour révéler des faits accablants comme l’emplacement du charnier de Diago (qui contenait 21 corps de soldats) et bien d’autres tombes troublantes découvertes au cimetière d’Hamdallaye.        

Mais, depuis deux semaines, le dossier connaît un tournant déterminant avec de nouvelles preuves de l’implication dans l’affaire de plusieurs hauts responsables militaires.

C’est ainsi que, le général Yamoussa Camara, ancien ministre de la Défense et des anciens combattants sous la transition et actuel chef d’état major particulier de la Présidence de la République, a été placé sous mandat de dépôt et écroué au Camp I de la Gendarmerie, le jeudi 13 février dernier après un face à face avec le juge Yaya Karembé. Il est accusé de complicité d’assassinats dans l’affaire des bérets rouges. Nous verrons plus bas pourquoi.

Le lendemain, trois autres officiers sont écroués dans le cadre de la même affaire et pour les mêmes motifs. Il s’agit du général Sidi Touré, ancien directeur de la Sécurité d’Etat, du capitaine Amadou Konaré, ancien porte-parole de l’ex junte, et du Lieutenant Tahirou Mariko, ex-aide de camp de Amadou Haya Sanogo.

Le général Ibrahim Dahirou Dembélé, ex chef d’état-major général des Armées (en séjour hors du pays) est également dans le collimateur du juge Karembé qui n’attendrait plus que son retour pour l’interpeller et, sans doute, le confondre pour une méritoire détention préventive. Là, Dahirou rejoindra ses acolytes de la transition.

Justement, cette dernière vague d’arrestations d’officiers militaires serait liée à de lourds soupçons qui pèsent sur lui et Yamoussa Camara à propos d’un nouvel élément du dossier, révélé par Le Sphinx. De quoi s’agit-il ? D’une tentative de dissimulation des preuves dans la disparition des 22 éléments du Régiment des commandos parachutistes suite au contrecoup d’Etat des 30 avril et 1ermai 2012.

Concrètement, notre confrère révèle que, par décision N° 2013-00062 CEMGA/S/CEM/ADM du 21 Février signée du chef d’état-major des armées, le Général de Brigade Ibrahima Dahirou Dembélé, une liste de 186 éléments ont été affectés à l’opération «Badenko» devant être incessamment menée au nord. Grosse anomalie : la décision comportait les noms d’une quinzaine de personnes d’abord détenues à la suite des événements du 30 avril 2013 et jours suivants à Kati dans l’antre de la junte, puis portées disparues dans des conditions non encore élucidées.

D’autres éléments figurant sur la même liste d’affectation avaient été tués au combat à Kidal. En outre, un des éléments appelé sur la liste se trouvait officiellement en formation en Europe. C’est le lieutenant-colonel Seydou Moussa Diallo, commandant de fait du 333ème Régiment des parachutistes de Djicoroni qui attira l’attention de la hiérarchie, en l’occurrence le général Lassine Koné, attaché militaire auprès du Premier ministre Django Cissoko.

Informé de la situation, le chef d’état-major de l’armée de terre au moment des faits, le colonel Major Ibrahim Fané, par correspondance en date du 27 février 2013, le notifia à son chef d’état-major général des Armées. Dahirou prit la décision N° 2013-00080 CEMGA/S/CEM/ADM du 5 mars 2013 afin d’apporter les corrections nécessaires. Mais, il n’en fut rien. La nouvelle décision s’est avérée plus incongrue que celle qu’elle remplace, avec les mêmes noms de personnes portées disparues ou en mission.

La seule et unique correction apportée est relative au sous/lieutenant Aboubacar Kola Cissé. Celui-là même dont on a trouvé la carte d’identité dans sa poche dans le tristement célèbre charnier de Diago. Donc, quasiment, pas de changement. Et Dahirou aurait contraint le chef d’état-major de l’armée de terre, le colonel major Ibrahim Fané, à signer l’ordre de mise en route des éléments. C’était visiblement là, une volonté manifeste de dissimuler les preuves de la disparition des bérets rouges à Kati. La stratégie consistait à simuler la mort des éléments portés disparus sur le champ de l’honneur, au nord.

Le lieutenant-colonel Seydou Moussa Diallo refusa d’être le complice d’une telle grosse machination  et se vit (injustement ?) radier des effectifs de l’Armée.

Si l’on sait qu’un tel ballet (signature de la décision d’affectation et de l’ordre de mise en route des éléments) ne peut jamais se faire à l’insu du ministre de tutelle, alors, on établit aisément la parfaite connaissance du dossier et la complicité du général Yamoussa Camara dont, d’ailleurs, les déclarations incendiaires à l’époque enfoncent jusqu’à la moelle.

Voilà comment des généraux voulaient maquiller un acte d’assassinats historique de leurs frères d’armes et comment la supercherie a été découverte et annihilée.

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