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Djihadistes toujours actifs, même recyclés !

by sur 25 février 2014

Les salafistes, djihadistes et autres « fous d’Allah » sont toujours actifs au Mali, même si leurs activités ont été sérieusement perturbées.

Hier ils ont semé la terreur dans le village de Bamba, d’où est partie leur offensive du 17 janvier 2013.

Il tombe encore des obus sur Gao, et, tout récemment, sur Tombouctou.

700 mineurs de sel opérant à Taoudénit, dans l’extrême Nord, à proximité de la frontière algérienne, ont été priés de vider les lieux par des hommes armés non encore identifiés. Ils sont arrivés totalement démunis à Tombouctou, et désormais chômeurs…

Dans le sud, à la frontière de la Côte d’Ivoire, c’est un mouvement proche du MUJAO qui s’est développé à partir d’une medersa, ce qui montre bien que le ver est dans le fruit…

Jusqu’aux cadres du mouvement Ançar Dine, créé par le touareg Iyad Ag Ghalli, salafiste prônant djihad et charia, que l’on retrouvent désormais recyclés dans le Haut Conseil Unifié de l’Azawad, chargé des négociations avec Bamako…

Du Nord au Sud du Mali, les salafistes et les djihadistes ont pénétré la population et gangréné l’islam malékite traditionnel au Mali; ils font des émules chaque jour… au moment où le Haut Conseil Islamique du Mali annonce son congrès pour la mi-avril.

Retour inquiétant des jihadistes dans le Nord du Mali

Par RFI – 25 février 2014

Dimanche soir, des hommes armés sont entrés à Bamba dans le nord du Mali en tirant des coups de feu en l’air, visiblement pour effrayer la population. Ces dernières semaines, les actes violents se multiplient dans la région et visiblement les jihadistes reprennent possession des zones et de lieux abandonnés en 2013.

« Il y a des missions, elles n’ont jamais cessé, mais pas dans la zone citée », si ce responsable de l’état major français dément toute opération en ce moment dans le massif du Tigharghar, un cadre du ministère malien de la Défense est plus précis : « Il n’y a pas de troupes au sol, mais un survol permanent et des missions d’écoutes, car il y a actuellement une forte résurgence des activités des jihadistes dans le massif ».

Réorganisation

Selon les informations de RFI, combattants d’Ansar Dine et d’Aqmi se réorganisent. « Ces dernières semaines, ils se déplacent essentiellement en moto, ils sont revenus dans l’ancien fief d’Abou Zeid, la vallée et le village d’Amététaï, explique une source locale qui ajoute qu’ils ont menacé les familles : soit vous êtes avec nous, soit vous partez. Certains clans ont décidé de fuir vers l’Algérie ».

Discrétion

La réinstallation des jihadistes dans la région se fait en toute discrétion. « Ils ont des observateurs pour suivre les mouvements des Français, ils n’utilisent plus les téléphones satellites, raconte une source militaire malienne qui conclut qu’ils sont dans l’Adrar, mais aussi vers Taoudeni, les soldats français ne peuvent pas intervenir rapidement dans cette zone trop éloignée. Des interventions sont prévues, car dans quelques semaines, la saison chaude empêchera alors tout déplacement ».

Une cellule terroriste à Kolondiéba : Il y a péril en la demeure

Harber MAIGA –  Le Prétoire – 24 février 2014

C’est une véritable cellule djihadiste et probablement des adeptes du Mujao, qu’abritent le cercle de Kolondiéba et le village de M’Piessana dans l’arrondissement de Fakola dans la région de Sikasso. Le chef de cette secte n’est autre qu’un certain Birama Koné que les populations de M’Piessana veulent voir partir de leur village, à cause des faits et gestes ayant endoctriné tous les enfants du village. Sa secte prône aujourd’hui le djihad.

M’Piessana est une paisible bourgade située dans la commune de Fakola à la frontière de la Cote d’Ivoire au nord, à l’extrême sud du Mali. Les populations vivaient en parfaite harmonie jusqu’à l’arrivée de Birama Koné. Ce dernier est un ressortissant de Blatiè dans l’arrondissement de Garalo, qui s’était exilé en Côte d’Ivoire. Il a été contacté il y a 15 ans de cela pour diriger la medersa de 3 classes du village. Selon une correspondance en date du 17 février 2014 adressée au ministre de la justice garde des sceaux, signée du chef de village de M’piessana Issa Fofana dont une copie nous est parvenue.       

Ce fut une erreur monumentale de leur part que d’avoir sollicité les services de ce monsieur, car, accueilli avec tous les honneurs, il a même épousé une femme du village. Il devint l’imam de la seconde mosquée du village. Sûr d’être bien installé, Birama Koné a radicalement changé son comportement. Il s’habilla de plus en plus bizarrement,  portant des pantalons courts, la barbe teinte au henné au model de Oumar Hamaha du Mujao qui voulait conquérir tout le Mali, de Tombouctou à Kolondiéba.

Justement c’est dans le cercle de Kolondiéba que notre apprenti djihadiste, selon la lettre du chef de village commença à déraciner les enfants à qui il enseigne l’intolérance, la désobéissance parentale, car selon lui, les enfants doivent respecter les parents dans les limites autorisées par l’islam. Les enfants dont les parents ne respectent pas ce principe doivent prendre leur autonomie vis-à-vis d’eux. Il enseigne que les coutumes et les traditions du village sont Haram (non tolérées en islam).

Les manifestations à caractères festives sont interdites. Les femmes doivent se voiler obligatoirement. Les élèves qui ont 15 ans et plus n’ont plus le droit de porter des pantalons qui descendent sur la cheville. La télévision, la cigarette, manger ou collaborer avec un chrétien sont  Haram. Bref, les élèves sont tellement endoctrinés qu’ils ne sont plus en harmonie avec leurs parents ni avec les autres habitants du village. Certains ont même rompu les liens avec leurs propres parents qu’ils considèrent comme des mécréants (cafres). Selon Birama Koné, le début et la fin du mois de carême ne doit pas être annoncés à la radio mais à vue d’œil.

Dans sa lettre le chef de village affirme qu’il a tout fait pour créer une tension entre les populations, étant l’imam de la seconde mosquée, il refuse de prier sur la dépouille de toute personne qui ne prie pas derrière lui dans sa mosquée. Il ne tolère pas la célébration du Maouloud. Il ne rate pas une occasion pour défier le chef de village et notabilités pour qui il n’a le moindre respect.

Au fil des ans, ses adeptes se sont multipliés et le village s’est rempli. La tension est palpable dans l’air et un affrontement est imminent. C’est ainsi que les ressortissants du village résidant à Bamako ont constitué une délégation pour essayer de désamorcer la bombe, car elles constatent un risque imminent d’affrontement entre les adeptes du djihadiste et le reste du village. Mais rien à faire : Birama Koné continue ses prêches radicaux et la pratique d’un islam digne du Mujao et de Boko Haram.

Soucieux de la cohésion sociale qu’un conflit confessionnel peut mettre en péril, le conseil du village a notifié à l’indélicat hôte de se retirer du village, toujours selon la lettre. Depuis lors, ses adeptes sont devenus de plus en plus agressifs et intolérants menaçant permanemment des gens avec des couteaux au nom d’un prétendu djihad qu’ils ont à mener.

C’est alors que la gendarmerie de Kolondiéba saisie urgemment lui ordonna de quitter le village pour s’installer à Sokourani (village voisin). Ce qui a permis de faire baisser considérablement la tension au niveau du village. Mais, Birama revient fréquemment dans le village pour tenir des réunions secrètes avec ses adeptes que certains villageois affirment avoir même vu avec des armes à feu. A cause de son comportement islamiste, les fidèles musulmans ne prient plus ensemble pour des raisons fallacieuses dans ce village.

Les jeunes islamistes formés par ses soins sont très agressifs. Et le village a décidé de prendre très au sérieux la menace, car ils sont tous déracinés. Et l’un des plus agressifs, un certain Daouda Doumbia, selon le chef de village, Issa Fofana dans sa lettre, cherche à fabriquer une bombe artisanale à partir de la poudre à fusil. Il ne cesse d’affirmer sa sympathie pour les djihadistes du nord du Mali.

En plus du village de M’Piessana, la secte a étalé ses ramifications au niveau des villages voisins comme Sokourani, Djonkoni et Fakola. Et de plus en plus, leur comportement se radicalise. Aujourd’hui, c’est une véritable cellule terroriste qui est en gestation dans cette partie du Mali selon la correspondance. Il est impensable que des gens comme Birama Koné et ses adeptes sont libres comme l’air et agissent sans être inquiétés, pour qui sait que l’on revient de loin, il y a un an de cela ces djihadistes menaçaient même le pays.

Ils ont coupé des mains et des pieds faisant des manches courtes et des manches longues. L’on se rappelle aussi de la cellule dormante du Hezbollah démantelée par les services secrets et la police militaire  ici à Bamako, il y a quelques mois de cela. Et pendant ce temps, on pense que les djihadistes ne sont seulement qu’au nord du pays oubliant qu’au sud peuvent naitre des groupes et des sectes capables de beaucoup de petites misères.

A l’Etat de s’assumer face à la radicalisation de l’islam dans certaines localités du pays notamment dans la commune de Fakola. Face à cette situation qui risque de dégénérer à tout moment, si rien n’est fait, le nord du pays risque de devenir le  soucis mineur des autorités par rapport au sud.

En tous les cas, il y a péril en la demeure.

Des experts de l’Onu évoquent la disparition « progressive » d’Ansar Edine

Par saharamedias.net – Date: 22 Février 2014  

Des experts des Nations unies chargés du suivi de l’application des sanctions à Al qaeda et à ses démembrements que le mouvement Ansar Eddine est menacé d’éclatement à moyen ou long termes.

Ces experts notent que des personnalités importantes de ce mouvement sont réapparues récemment à la tête du conseil supérieur pour l’unité de l’Azawad, en ce qui concerne les négociations entre les Touaregs et le gouvernement malien.

Ces experts ont ajouté, dans un rapport présenté hier vendredi au conseil de sécurité de l’Onu à New York qu’Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) n’a pas perdu totalement toutes ses capacités, malgré la perte de ses principales bases au nord Mali.

Le rapport indique que l’organisation continue encore une forme de « résistance », comme le confirment certaines attaques à l’explosif et à la voiture piégée accomplies récemment. Il confirme surtout qu’AQMI est décidé de continuer à prendre pour cible les intérêts étrangers dans la région.

Des hommes armés sèment la terreur au nord-Mali : 700 mineurs chassés de Taoudénit

Soumaïla T. Diarra –  L’Aube du 24 fév 2014 à 10:30

De mystérieux hommes armés auraient débarqué à Taoudénit, une localité coupée du monde dans le grand nord, intimant aux mineurs l’ordre d’évacuer les carrières de sel.

Taoudénit est une localité du nord du Mali située à peu près à 750 km au nord de Tombouctou et dans la partie sud du désert algéro-malien du Tanezrouft, la partie méridionale du Sahara. Ce n’est pas une ville à proprement parler, et actuellement ne subsistent que les ruines de l’ancien bagne abandonné il y a quelques années.

Environ 700 mineurs artisanaux originaires de la région de Tombouctou ont été sommés de quitter les lieux par des hommes armés inconnus. L’on rapporte que depuis jeudi dernier, par camions entiers ou en voiture, ils ont commencé d’affluer à Tombouctou et dans les communes rurales qui entourent la ville.

Un ultimatum de 72 heures leur avait été donné pour quitter les lieux il y a une dizaine de jours aurait été prolongé. Malheureusement, la panique s’emparant des mineurs, personne ne veut risquer sa vie. Un a notamment raconté qu’il y avait plusieurs hommes armés à bord d’une voiture mais affirme ne savoir qui ils sont, encore moins pourquoi ils leur ont demandé de partir.

Ces hommes armés n’ont pas été identifié, mais dans la surenchère qui entoure les négociations de paix il faut s’attendre qu’il s’agisse d’un enjeu politique. Des témoins affirment que parmi les envahisseurs certains parlaient arabe, d’autres arabe et tamashek.

Le suspect idéal serait le terrorisme, même si le véhicule décrit par les pauvres mineurs n’arborait pas le drapeau noir des djihadistes d’Aqmi.  Les rebelles touaregs du Mnla et les combattants du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) ont intérêt à ce genre d’agissements, au moment où les négociations de paix buttent toujours contre les ambitions territorialistes de la minorité touareg.

Comme un air d’apartheid

Toute fois, le Mnla a annoncé que ce ne sont pas leurs combattants, mais à sa charge peut rappeler les camions chargés de populations noires invitées à quitter la ville de Kidal. Même son de cloche du côté du MAA qui dit ne pas être irraisonnable pour s’attaquer à des ressortissants du bercail : Taoudéni.

La localité de Taoudéni est, depuis des siècles, le site d’une importante exploitation des mines de sel gemme. C’est à cet endroit que l’on confectionne les fameuses plaques de sel qui sont encore vendues au sud du pays, jusque sur les marchés de la région de Mopti.

A l’époque du commerce transsaharien, ce sel était transporté dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, par des caravanes de dromadaires. Ces caravanes ainsi que les expéditions qu’elles forment sont appelées Azalaï en langue tamasheq.

Les caravanes sont formées d’une centaine ou plus de dromadaires, menées par le chef de clan. Les mineurs peuvent voyager avec l’Azalaï à condition de se débrouiller seuls. Les caravaniers se déplacent uniquement grâce au vent, aux dunes et aux étoiles et parcourent environ 40 km par journée d’environ 10 h de marche.

Il  est difficile de dénombrer les travailleurs exploitant le sel affleurant dans cette zone composée d’anciens fonds marins. La plupart d’entre eux travaillent pour rembourser des dettes contractées auprès des caravanes, le labeur allant de quelques mois à plusieurs années malgré des conditions de travail épouvantables.

En attendant le pétrole

Certains mineurs restent sur place et exploitent la mine pour nourrir leur famille, tout en étant obligés de passer par les Azalaï pour vendre le sel.  Les conditions de vie des mineurs sont particulièrement éprouvantes dans cet environnement hostile. Ils sont entièrement dépendants des caravanes auxquelles ils troquent nourriture, eau, combustible contre du sel (un litre d’huile pour trois plaques de sel par exemple, alors qu’un mineur doit extraire au moins 12 plaques par jour pour rembourser ses dettes).

Les mineurs travaillent sans équipement de protection, souvent pieds nus, avec des outils rudimentaires identiques à ceux employés depuis des siècles. L’appétit vorace des groupes armés en ajoute à leur malheur sur la terre de leurs ancêtres.

De récentes prospections ont mis en évidence des gisements pétroliers. Il s’agit probablement des mêmes gisements que ceux découverts en Mauritanie, non loin de la zone de Taoudéni. Des permis de prospection et d’exploitation ont été délivrés. Un réaménagement des pistes de ce qui reste de l’aéroport était à l’étude avant le coup d’Etat pour permettre le développement de cette activité.

En s’attaquant à de pauvres mineurs noirs du Sahara malien, ces assaillants ont planté un couteau dans le cœur d’un mode de vie presque sacré: l’Azalaï. C’est aussi porter atteinte à une économie de survie qui a résisté à tous les bouleversements historiques.

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