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Célébrons la journée des droits des femmes…

by sur 14 mars 2014

Tant qu’il y aura des femmes en Afrique, le continent ne sera pas perdu…

Cela dit, pour une journée de célébration par an, elles payent un lourd tribut au quotidien.

Raison de plus pour les valoriser !

8 Mars, journée internationale de la femme : Dix femmes exceptionnelles qui font le Mali

Harber MAIGA – Le Prétoire du 06 Mars 2014

Elles sont bureaucrates ou exercent des professions libérales. Leur point commun : chacune d’entre elles est une perle rare. Au delà du fait qu’elles excellent chacune dans le domaine qui la concerne, elles ont marqué de leur empreinte l’histoire moderne de notre pays. Patriotes engagées, elles sont la fierté de tout un peuple et font de la promotion de la femme une réalité au Mali. A l’occasion de la célébration de la journée de la femme, nous avons donc décidé de faire un clin d’œil à ces maliennes qui ont été tout simplement exceptionnelles lors des deux dernières années.

Keïta Aminata Maiga, une première dame au service des démunis

Mme IBK née MaïgaL’humilité n’est pas un caractère très partagé chez la femme. Elle fait la force de Mme Keita Aminata Maiga, l’épouse du président de la République. Cette brave dame au sourire éternel est, dit-on, l’atout secret de son mari de président de la République. Elle est partie prenante de tous les combats que son mari a menés depuis, sans jamais être au devant de la scène. Jusqu’à l’investiture d’IBK en septembre dernier, on avait très peu vu Aminata Maiga. Même pendant la campagne électorale, elle était restée derrière, mais agissant dans l’ombre.

Les images de la visite surprise de Soumaïla Cissé au domicile d’Ibrahim Boubacar l’ont montré simple et entouré de ses enfants sur le petit écran. Pour ceux qui la connaissent, c’est une femme discrète mais efficace.

Présidente de l’ONG Agir, Aminata Maiga est originaire de la région de Bourem. Fille d’un ancien ministre de l’ère Modibo Keïta, elle ne s’est jamais vraiment mêlée de la politique, se contentant d’apparaître aux côtés de son époux, lors des sorties officielles de ce dernier. On devine cependant que ses conseils doivent être précieux pour son époux. Mme Keïta Aminata Maiga a étudié en France, à l’Université de Nantes.

Très discrète et humble, elle est connue aussi dans le milieu sportif puisqu’elle est membre du Comité national olympique et sportif du Mali depuis 2000. Elle est directrice de l’Académie olympique et vice-présidente de l’Académie africaine. Elle est également la marraine de la Fédération malienne de bras de fer où elle a participé à diverses activités.

Femme de terrain et de cœur, Aminata Maiga est vraisemblablement l’arme fatale et discrète du président IBK. Cette femme dévouée, mère de quatre enfants, entend faire parler son cœur au profit des plus démunis.

Bouaré Fily Sissoko, une économiste dans l’âme

Lagarde-2A droite, recevant Christine Lagarde, directrice du FMI

Née un certain 22 août 1955 à Dakar (Sénégal), Mme Bouaré, au terme de ses études universitaires, passe avec succès un diplôme d’études approfondies (DEA) en droit du développement, une maîtrise en sciences économiques, un certificat en techniques douanières et un autre en planification stratégique et en budgétisation des programmes publics. Autant dire que l’actuelle ministre de l’Économie et des Financeshttp://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png est loin d’être une novice dans le domaine économique.

Économiste chevronné, Fily Sissoko était en poste à la représentation de la Banque mondiale à Bamako quand Ibrahim Boubacar Keïta lui fit appel en septembre dernier. Mais, elle avait déjà acquis une expérience gouvernementale entre 2000 et 2002 en occupant le portefeuille des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, avant de se voir adjoindre celui de la Communication. Elle a également été consultante en audit et fiscalité, contrôleur général d’Etat, contrôleur d’Etat, Directeur général adjoint des Douanes.

Le ministre de l’Economie et des Finances a aussi occupés plusieurs postes de responsabilité à la Direction générale des Douanes. Mariée, mère de 2 enfants, Mme Bouaré Fily Sissoko parle français, anglais, bambara, khassonké et ouolof. Elle fait vraiment la fierté de toutes les femmes du Mali.

Il faut souligner au passage que sa plaidoirie devant le Parlement européen semble avoir porté des fruits, car la pluie de milliards annoncée commence à tomber au grand bonheur de tout un peuple.

 Fantani Touré, un rossignol au cœur doré

Originaire de Bamako et formée à l’école des griottes de l’Empire de la sagesse divine, Fantani est l’une de ces perles rares. Avec sa voix suave, qui a résonnée aux quatre coins du monde, elle est l’une des artistes maliennes ayant porte très haut le drapeau national pendant cette période exceptionnelle qu’a connue notre pays.

A travers conférences et festivals, la femme du célèbre comédien Aguibou Dembélé alias « Guimba » a tenu haut les couleurs nationales

Fantani Touré découvre la musique et la danse à travers des activités artistiques et culturelles de son quartier à l’âge de dix ans. Elle reçoit le titre de « meilleure soliste et danseuse » lors des Biennales artistiques et culturelles du Mali. Elle conserve ce titre de 1978 à 1986.

Mme Dembélé fut révélée au grand public lors du Marché des arts du Spectacle africain en 1995, où elle chante en solo, accompagnée par Toumani Diabaté, cette virtuose de la kora. Elle commence ainsi une carrière internationale, qui l’a conduit aux quatre coins du monde. Aujourd’hui, elle est promotrice du Festival international féminin au bord du fleuve Niger.

Festival qui lui a donné l’occasion cette année de jouer un grand rôle dans le cadre de la paix et la réconciliation nationale. Elle est également la cantatrice de la fameuse chanson que l’actuel président de la République a utilisée lors de sa campagne présidentielle.

 Aminata Dramane Traoré, une constante dans le combat

Aminata Traoré janvier 2014

S’il y a des battantes au Mali qui luttent pour une cause à laquelle elle croit dur comme fer, Aminata Dramane Traoré en est sans doute une. Née en 1947 dans une famille modeste de douze enfants, Aminata Traoré a fréquenté l’école Maginot. Elle a étudié en France à l’université de Caen. Elle est titulaire d’un doctorat de 3e cycle en psychologie sociale et d’un diplôme de psychopathologie. Chercheuse en sciences sociales, elle a enseigné à l’Institut d’Ethnosociologie de l’université d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et travaillé pour plusieurs organisations régionales et internationales.

Nommée ministre de la Culture et Tourisme sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré entre 1997 et 2000, elle a démissionné pour ne plus être tenue de son devoir de réserve par lequel elle était tenue en tant membre de l’équipe gouvernementale.

Elle s’engagea alors dans le combat contre le libéralisme qu’elle considère comme l’une des causes de la pauvreté au Mali et en Afrique en général. Altermondialiste convaincue, Aminata crée le Forum social et était responsable de l’organisation du troisième volet à Bamako. A cause de ses prises de position radicale, la France l’a inscrite sur la liste des persona non grata en 2012, ce qui limite ses déplacements en Europe.

Auteure de plusieurs livres, les uns aussi pointus que les autres, Aminata Traoré a récemment publié « La gloire des imposteurs ». Elle est récipiendaire de plusieurs distinctions nationales et internationales dont le prix Prince Klaus de la Culture (Pays Bas) en 2004. Le Commandeur de l’ordre national du Mali s’est vivement fait remarqué ces deux dernières années toujours avec la même constance dans le combat.

 Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, une passionnée de l’administration publique

 

Mme Diakité Fatoumata N'Diaye SGG

Administrateur civil, Fatoumata N’Diaye est la mémoire vivante de nos différents gouvernements depuis bientôt une décennie. Elle est née à Bamako, en avril 1954. Après l’Université des sciences sociales de Toulouse, où elle obtint en 1976 une maîtrise en Droit civil, Mme Diakité décroche un DEA dans la même spécialité, obtenu à l’Université de Paris I, Panthéon Sorbonne. elle intègre la Fonction publique en 1983.

Blanchie sur le harnais, l’administration publique n’a aucun secret pour cette amazone. Elle en gravit tous les échelons et occupa plusieurs portefeuilles ministériels entre 1991 et 2000. En avril 2002, elle est nommée Médiateur de la République.

D’octobre 2003 à novembre 2005, elle est vice-présidente, et de novembre 2005 à décembre 2007, présidente de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie. Son mandat terminé, elle fut bombardée quelques jours plus tard au poste de Secrétaire Général du Gouvernement. Poste qu’elle occupe actuellement. Et tous les communiqués du Conseil des ministres portent son sceau.

Membre très active et coordinatrice de plusieurs associations de femmes au Mali et en Afrique, cette mère de famille a été eu plusieurs distinctions nationales et internationales. L’ensemble des femmes maliennes se retrouvent en elle, par son abnégation et sa détermination.

Colonel Nema Sagara, un exemple de bravoure

Lt Colonel Nema-SegaraNul n’échappe au sort du destin », a-t-on coutume de dire. Le Col Sagara ne fait pas exception à cet adage bien connu de chez nous, elle qui aspirait à une vie de médecin dans l’armée. Nema s’est retrouvée certes dans les rangs de la grande muette, mais elle est de la profession médicale. L’héroïne de notre armée est la fierté de toute la gent féminine du Mali pour avoir brillé de tout son éclat en bravant les djihadistes et autres narcoterroristes qui ont semé la terreur dans le Nord/Mali.

Le colonel de l’armée malienne est une femme que tout prédisposait à une vie des armes, car fille de militaire, Nema Sagara a, peut-on dire, grandit sous l’uniforme. En effet, son rêve de porter l’uniforme a commencé à se dessiner après son admission au baccalauréat, au lycée Askia Mohamed de Bamako.

Elle fait des études à l’Ecole nationale d’administration de Paris de 1990 à 1991, puis elle fréquente l’Ecole militaire interarmes en 1994, avant d’aller chercher un DUA en gestion au Cesac de Dakar, en 1996.

En 2001, la brave Nema suit des cours au Nigeria, puis à l’état-major Maxwell R force BJ, en Alabama, aux Etats-Unis d’Amérique. En 2004, au compte d’une mission internationale de l’ONU, elle est envoyée au Liberia dans le staff de l’état-major en charge des logistiques militaires.

Infatigable et toujours prête à aller au front, le col Sagara se retrouve à Freetown, en Sierra Leone en charge de décompléter les équipements militaires tels que les armes, les munitions, les gilets pare-balles.

Puisse qu’on est jamais bien servi que par soi-même, avec la crise au nord, elle débarque directement au centre des opérations. Et prend, le rôle de seconde dans la conduite des opérations sur le terrain. Le monde entier a eu la surprise de voir une femme en treillis, arme en bandoulière dans cette zone plus qu’hostile.

Mais, Nema Sagara avait sa devise dès son recrutement : le sexe importe peu dans le métier des armes. Hommes et femmes militaires, estime-t-elle, doivent servir la nation de la même manière. C’est d’ailleurs pour quoi elle fait une motion spéciale pour ses consœurs, en l’occurrence le Lt. Fanta Koné et le Caporal Sitan Diawara, qui également ont mouillé le maillot lors de la libération des régions sous occupation.

D’un courage débordant, Nema Sagara est une curiosité nationale que n’importe qui souhaiterait côtoyer. Derrière son visage sévère, se cache un cœur très humain que les populations du nord ont eu à découvrir. Elle est partisane de la droiture et du sens du devoir bien fait.

 Mme Manassa Danioko, un « crack » de la justice malienne

Magistrat de classe exceptionnelle et doyen de corps, Mme Manassa Danioko est une icône de l’histoire de notre justice, née le 19 janvier 1945 à Kadiolo. Après son baccalauréat au lycée Terrasson de Fougères en 1966, elle décrocha une maîtrise en Droit.

Mme Manassa Danioko, pendant ses de 27 ans de carrière dans la magistrature, a occupé divers postes. Elle fut ainsi tour à tour juge d’instruction du tribunal de 1ère instance de Ségou (1970-1971), substitut du procureur de la République près le Tribunal de 1ère instance de Ségou, Kayes et Sikasso entre 1972 et 1978, avocat général près la Cour d’appel de Bamako (1979-1981).

Mme Manassa Danioko devient conseiller à la Cour spéciale de sûreté de l’État (1983-1988), président du Tribunal de 1ère instance de Bamako (1985-1988). Elle a été suspendue, puis radiée du corps suite à une ordonnance de référé en 1988 du général Moussa Traoré pour sa fermeté et son sens de la droiture.

Trois ans plus tard, elle reprend fonction à la Dnaj suite à un arrêt de la Cour suprême annulant le décret de radiation.

De 1991 à 1995, Mme Manassa Danioko a été procureur général près la Cour d’appel de Bamako, mais le public retiendra certainement une dame tenace lors du procès des dignitaires du régime dictatorial de GMT, le retentissant procès dit de crime de sang. Ironie du sort, ce fut le procès de l’homme qui l’avait radié de la magistrature. Procureur général près la Cour suprême du Mali en 1995, elle a effectué deux mandats au Conseil supérieur de la magistrature (1979-1988).

Elle est l’auteure de la note technique sur le statut de la magistrature à la demande du président de la République, président du conseil supérieur de la magistrature.

Mme Manassa Danioko était, de 1995 et 2002, ambassadrice du Mali auprès du Canada, le Cuba, le Mexique, le Nicaragua et le Venezuela, avec résidence à Ottawa (Canada). Elle est initiatrice du programme décennal de développement de la justice. Elle siège aujourd’hui à la Cour constitutionnelle en tant que conseillère.

 Mme Seck Oumou Sall, une réputation au delà des frontières du Mali

 OUMOU-SALL-SECK-300x215Métissée, née d’une mère touarègue et d’un père songhaï, Oumou Sall Seck a été élue maire de la ville de Goundam, au nord du Mali, en juin 2004. Elle est l’icône de ce à quoi doit ressembler la réconciliation nationale. Première femme à avoir obtenu un mandat électif dans le Nord, une région largement conservatrice.

Très engagée dans le monde des affaires, notamment le commerce des produits cosmétiques, Oumou a fait ses premiers pas en politique lors de la campagne présidentielle de 2002, en créant une association de soutien au candidat Amadou Toumani Touré.

Élue maire de la commune urbaine de Goundam, sa première bataille a été pour la cause des femmes. Elle construira l’un des centres multifonctionnels pour les femmes de Goundam, le plus moderne et le mieux équipé du pays. Le monde entier découvrira cette dame sur les antennes des télévisions, défendant contre vents et marées la cause nationale contre des apatrides. Elle anima conférences et fora pour démonter, brique par brique, la grotesque mensongère du Mnla contre le Mali.

Elle a même été classée parmi les 50 femmes les plus influentes d’Afrique selon un classement Jeune Afrique. Très versée dans le social, Oumou Sall Seck est aujourd’hui la fierté de toute la gente féminine et des populations du nord. Et pour l’unité et le revivre ensemble, elle a créé une association dénommée ‘’Trait d’Union’’.

Haïdara Aichata Cissé dite Chatto, battante et combattante

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Native de Bourem, membre influente de l’Uneem (Union nationale des élèves et étudiants du Mali) et de l’Association des scolaires de Bourem. Chatto, après des études secondaires, a obtenu successivement un Brevet de technicien supérieur en Comptabilité 3ème degré supérieur à Paris, Commerce, Marketing, en mai 1999, un diplôme en Tourisme à l’Ecole supérieure de formation à Air Afrique, elle devient chef de section centralisation de l’ex-librairie populaire du Mali.

Admise au concours d’entrée à Air Afrique comme agent-comptable, Mme Haïdara devient successivement chef-comptable, chef du service Tourisme, Marketing, Relations Publiques, chargée de la communication à Air Afrique.

De 1983 à 1997, elle a été Secrétaire générale du Syndicat des travailleurs d’Air Afrique au Mali et en même temps, Secrétaire générale du Syndicat des transports aériens. De 1984 à 2000, elle est Secrétaire pour l’Afrique francophone de l’ITF (Fédération internationale des transports). A New Dehli, elle participe à la Fédération mondiale de la concurrence et l’Egalité homme-femme dans le transport des produits. Élue députée à Bourem en 2007, elle est engagée auprès des populations démunies. Au cœur de la crise sécuritaire au nord-Mali, Chato a été sans doute celle qui s’est investie personnellement en faveur d’une solution définitive à la crise.

Puisque rien n’est de trop pour sa patrie, elle s’est dépensée physiquement, moralement et même financièrement au prix de sa vie pour décrier l’intox du Mnla. C’est ainsi qu’elle a commencé à contacter toutes ses connaissances pour créer des réseaux partout où besoin s’est fait sentir. Ce, afin de lui permettre d’agir avec eux à tout moment pour libérer notre cher pays.

Au cours d’un débat télévisé, elle infligea un sacré revers à Moussa Ag Assarid, qui ravala ses couleuvres avec ses mensonges éventrés. Elle fut la seule femme à se présenter à élection présidentielle de 2013 avec un score honorable. Chatto se fera élire député dans son Bourem natal sans grande difficulté. De quoi rendre fières toutes les femmes du Mali.

Aïcha Belco Maiga, le patriotisme dans l’âme

Qui, mieux que cette brave dame, née dans les massifs de l’Adrar des Ifoghas, aime ce pays ? Celle que tout aurait pu conduire dans la folie du Mnla, a préféré rester dans son pays et se mettre à la disposition des populations meurtries par l’occupation des régions du nord.

Aïcha Belco Maiga, puisse que c’est d’elle qu’il s’agit, est technicienne supérieure des affaires sociales, préparant actuellement une maîtrise en communication. Elle est la coordinatrice de l’ONG Effad, qu’elle a créée à Kidal pour stimuler l’alphabétisation et la prise de décision pour les femmes. Vice-présidente de l’Assemblée régionale de Kidal de 2006 à 2009 et Directrice régionale de la promotion de la femme et présidente du Conseil de cercle de Tessalit.

Elle reçut en 2007 le trophée des femmes les plus méritantes de Malamine Koné. Médaillée du mérite national, Aïcha Belco Maiga a brillé, pendant la crise que nous avons connue, par son sens du social et de l’humanitaire. C’est ainsi qu’avec des partenaires, elle mobilisa d’innombrables quantités de vivres et de médicaments et c’est aussi elle qui organisa la distribution de l’aide alimentaire du gouvernement pendant la crise.

Toutes choses qui lui ont valu d’être élue dès le premier tour des législatives dernières avec un score sans appel. Celle qui mérite de se faire appelée Hadja pour avoir effectuée 3 fois le pèlerinage à la Mecque, a construit 3 mosquées à Tessalit. Aujourd’hui, elle est la 6è vice-présidente de l’Assemblée Nationale, un véritable challenge pour l’amazone et une fierté pour les femmes du Mali.

 

Femmes battantes : primées pour l’excellence

Le Journal du Mali – Par Modibo FOFANA – 10/03/2014

Dix femmes leaders ont été récompensées par « Les Trophées de la femme battante » pour leur leadership dans un pays où les hommes ont le monopole sur l’économie.

A l’occasion de la célébration du 8 mars, l’alliance des patronnes de la presse écrite et les radio libres FM en partenariat avec le ministère de la communication et des nouvelles technologie ont trouvé une initiative originale, en organisant la première édition de la nuit du Trophée des « femmes battantes ».

Pour la circonstance les femmes leaders, les patronnes de presses, la société civile, étaient présents au CNDIF pour recevoir des trophées symboliques. Le thème retenu cette année par notre pays pour la journée internationale de la femme était « Paix réconciliation : enjeux et perspectives pour une autonomisation accrue des femmes »

Dix femmes récompensées pour leur leadership

Ainsi, elles sont dix femmes à avoir été récompensées par la remise de trophées pour leur leadership dans un pays où les hommes ont le monopole de l’économie. Il s’agit de Simpara Assitan Keita, promotrice de Kissima Industrie, Mme SY Balia SY, technicienne, Mme Maiga Marietou Diakité, promotrice du groupe « Evidence Couture », Mme Coulibaly Maimouna Sidibé Gérante et Directrice de la Société «Faso Kaba », Mme Fatoumata Siré Diakité, de l’association pour la Défense des Droits des Femmes (APDF), l’ONG WillDaf-Mali, la députée Assory Aicha Belco Maiga, élue de Tessalit, Mme Diénebou Sanogo, Directrice du Carrefour des Jeunes, Mme Ramata Dia, Promotrice de la Radio Guintan « la voix des femmes », et Mme Diaby Makoro Camara, Directrice de publication du journal de faits divers KABAKO.

Evoluant dans ses différents secteurs, ces braves dames de tout âge donnent l’exemple du leadership féminin. La marraine de cette première édition était Mme Dembélé Ouleymatou Sow, présidente de la FENACOF. Elle a exprimé non seulement sa fierté pour ces femmes battantes mais aussi pour les organisatrices de l’évènement (les patronnes de la presse).

Waly Traoré, du département de la communication a assuré les patronnes de la presse de l’accompagnement de son ministère pour la pérennisation de l’édition. La secrétaire générale de l’Alliance des patronnes de presse, Bintou Dagnon, également directrice de publication du journal le Défi a surtout remercié les partenaires financiers et techniques pour l’organisation de la première édition du Trophée des femmes battantes.

La Malienne Fatimata Touré récompensée pour son courage

La Croix – 10/3/14 – 12 H 00 – LAURENT LARCHER

Fatimata Touré a reçu le « prix international de la femme courage », décerné par le secrétaire d’État américain.

Mme F Touré honorée par Michelle Obama

(JEWEL SAMAD/AFP) Michelle Obama et Fatimata Touré, mardi 4 mars, lors de la remise du « Prix international de la femme courage ».

Elle est récompensée pour son combat en faveur de la dignité humaine à Gao, une ville du nord du Mali qui a été occupée par les islamistes pendant dix-huit mois.

Le « prix international de la femme courage », décerné chaque année par les États-Unis, a récompensé (avec neuf autres femmes) la Malienne Fatimata Touré pour « son courage inébranlable et son travail acharné pour défendre le droit des femmes contre les mariages forcés et les agressions sexuelles à Gao pendant l’occupation du nord du Mali », a expliqué Heather Higginbottom, secrétaire d’État adjointe américaine, le jour de la remise du prix, la semaine dernière.

Une distinction qui n’étonne personne à Gao, cette ville située dans le nord-est du Mali, occupée par les djihadistes du mois d’avril 2012 au mois de janvier 2013.

 

Sous la domination des djihadistes

« Fatimata est connue ici par tout le monde », témoigne Oumarou Mohamed Lamine, animateur à la radio communautaire Aadar FM Koima de Gao.

« C’est une femme très combattante, qui n’a jamais renoncé à dire ce qui n’allait pas sous la domination des djihadistes, continue-t-il. Elle s’est toujours élevée contre les mauvais traitements faits aux femmes: les violences, les viols. Je me souviens que, au plus fort de l’occupation, elle venait à la radio lire des messages pour informer les femmes atteintes d’infections génitales liées à leur accouchement, afin de leur indiquer où elles pouvaient recevoir des soins gratuits. »

 

Fondatrice du Greffa

 

Née en 1960 au Mali, Fatimata Touré, songhaï, veuve et mère de quatre enfants, a fondé, après l’obtention d’un diplôme d’ingénieur en 1995, le Groupe de recherche, d’étude, de formation femme-action (Greffa), une ONG engagée en faveur des droits de la femme.

« Je travaille avec elle depuis 2008, confie Amadou Cissé, du Greffa. C’est une femme formidable, courageuse, travailleuse. Quand il s’agit de son ONG, elle ne badine jamais. Elle a su établir des partenariats avec ONU femme pour tout ce qui touche aux violences liées au genre et avec le HCR pour la prise en charge des personnes déplacées. »

 

Défense des droits de l’homme à Gao

Ibrahim Touré, le président de la section de Gao de l’Association malienne des droits de l’homme ajoute: « Nous avons conduit ensemble tous les combats en faveur de la défense des droits de l’homme à Gao, Fatimata s’est engagée particulièrement en faveur de l’éducation des petits, de la protection des femmes, de la santé. Sous les djihadistes, elle ne craignait pas de poursuivre son combat. Ce qui lui a valu beaucoup d’ennemis parmi ceux qui voulaient enfermer la femme dans un carcan traditionnel. »

Une femme capable, aussi, de s’élever contre l’excision et la polygamie. « Elle est farouchement contre et sait le faire savoir », insiste Ibrahim Touré.

Droits des femmes: Fatimata Touré récompensée par Michelle Obama

Par RFI – 5 mars 2014 à 14h30 Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Michelle Obama a récompensé hier, mardi 4 mars, dix femmes des quatre coins du monde, qui se sont distinguées au cours de l’année pour leur courage et leur détermination.

Parmi ces dix lauréates, Fatimata Touré, directrice de l’ONG Greffa, le Groupe de recherche, d’étude et de formation femme – action. Celle-ci vit à Gao, et son organisation porte assistance aux femmes violées et aux malades, elle milite contre le mariage précoce et les violences faites aux femmes. Son action pendant la crise malienne lui a donc valu d’être récompensée à Washington.

« Pour son courage inébranlable, et son travail acharné pour défendre le droit des femmes contre les mariages forcés et les agressions sexuelles à Gao pendant l’occupation du nord du Mali, nous distinguons Fatimata Touré parmi les « femmes courageuses » », a ainsi déclaré Heather Higginbottom, la sous-secrétaire d’Etat américaine.

Fatimata Touré fait partie des dix femmes récompensées par les Etats-Unis cette année pour leur courage et leur ténacité. Heather Hinginbottom, l’appelle à la tribune, elle est en larme, accueillie par Michelle Obama. Fatimata Touré travaille à Gao pour la cause des femmes, elle n’a pas encore réalisé l’honneur qui lui est fait, pour une action qu’elle mène dans l’anonymat depuis plus de vingt ans.

Retour à la vie normale

« Je n’ai jamais rêvé de ça : qu’une dame de l’un des pays les plus pauvres au monde, reçoive un honneur d’une Première dame d’un des pays les plus puissants au monde », raconte l’intéressée. Avant de poursuivre sur son travail : « C’est ce que je faisais tous les jours, à la seule différence que j’ai accepté de rester [dans le nord du Mali] pendant que tout le monde fuyait. »

Fatimata Touré est émue mais elle reste lucide sur la situation dans son pays. La réconciliation est loin d’être achevée et c’est la tâche qu’elle s’est assignée pour les mois qui viennent : venir en aide aux femmes, et travailler à la reprise d’une vie normale dans la région de Gao au Mali.

 Fatimata Touré, « femme de courage »

Par Célia d’ALMEIDA avec autres médias – 05/03/2014     

Pour avoir risqué sa vie pour défendre les femmes et les enfants de Gao pendant l’occupation, notre compatriote a été distinguée, à quelques jours de la célébration du 8 mars.

L’épouse du président Barack Obama a rendu hommage ce mardi 04 mars aux récipiendaires du prix International Women of Courage 2014, en déclarant: «Quand nous voyons ces femmes hausser la voix, se lever et inspirer le changement, nous devons réaliser que chacun d’entre nous a le même pouvoir et la même obligation». La cérémonie s’est déroulée au département d’Etat, en l’absence du secrétaire d’Etat John Kerry qui s’est rendu brièvement en Ukraine, où s’exacerbent les tensions.

Le Mali était à l’honneur à cette cérémonie, à travers Fatimata Touré de Gao. A 4 jours de la célébration de la journée internationale des femmes, elle a reçu le « prix international de la Femme de courage », un prix remis par le Secrétaire d’Etat Adjoint Heather Higginbottom, en présence de la première dame des USA Mme Michelle Obama. Ce prestigieux prix honore annuellement des femmes dans le monde entier qui ont démontré un courage exceptionnel et un leadership dans la défense de la paix, de la justice sociale, des droits humains, de l’égalité entre les sexes et de la promotion de la femme, souvent au prix de grands risques personnels.

Madame Touré est honorée pour avoir risqué sa propre vie en défendant publiquement les droits des femmes et des enfants, tout en dénonçant les abus des droits humains pendant l’occupation de la partie nord du Mali en 2012 par les extrémistes. Pendant la crise politico-sécuritaire du Mali, elle a continué à faire entendre sa voix contre les violations des droits de l’homme malgré qu’elle ait été menacée par les extrémistes. Pendant l’occupation, son aide a été très déterminante à fournir des soins médicaux aux malades de Gao transférés à Mopti et à s’assurer que les abus qu’ils ont subits ne soient pas oubliés. C’est en larmes qu’elle a reçu cette distinction qu’elle a dédié à ses sœurs du nord du Mali.

Mme Diakité Fatoumata N’diaye : La discrète du palais !

Georges Diarra – Tjikan du 07 mar 2014

Mme Diakité Datoumata N'Diaye SGGouv

La fête du 8 mars, journée internationale de la femme, nous  donne l’occasion de lever un coin de voile sur le parcours d’une femme de palais, à savoir Mme Diakité Fatoumata N’diaye, secrétaire générale du gouvernement. Une dame qui mène sa mission dans la discrétion totale, sans tambour ni trompette, ce qui lui a valu la confiance renouvelée des présidents qui se sont succédés à la tête du Mali depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays.

Elle est presque invisible. Mais, incontournable dans le gouvernement.  Pour certains, sa visibilité se résume au rapport et à la signature des différents communiqués du Conseil des ministres. Très humble, efficace et discrète, cette femme a une compétence qui a forcé la confiance des présidents successifs du Mali depuis l’avènement de la démocratie au Mali.

Membre fondatrice de l’Adema-association, et militante chevronnée de l’avènement de la démocratie au Mali, voilà une femme au parcours exceptionnel dans les secrets des pouvoirs d’Alpha Oumar Konaré de 1992 à 2002, d’Amadou Toumani Touré  de 2002 jusqu’au coup d’Etat du  22 mars 2012. Ainsi que de la transition de Dioncounda Traoré et d’Ibrahim Boubacar Keita depuis le 4 septembre 2013, jour de sa prestation de serment.

Un parcours exceptionnel

Administrateur civil de son Etat, reconnaissable par ses lunettes, soigneusement posées sur son nez droit, Mme Diakité Fatoumata N’DIAYE est née à Bamako il y a près de 60 ans.  Elle commence ses études à l`école régionale de Ségou et  les poursuit à l`école de la Mission catholique de Ségou. D’où elle obtient le Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) en juin 1968.

Après son baccalauréat, série Lettres modernes au Lycée de Jeunes Filles de Bamako, elle s’inscrit à l’Université des Sciences Sociales de Toulouse où elle obtient, en 1976, une maîtrise en Droit civil. Elle poursuivra ses études à Paris. Avant d’y obtenir, en 1978, un DEA de droit civil à l’Université de Paris I, Panthéon Sorbonne.

Nantie de tous ces diplômes, elle retourne au Mali pour servir son pays. D’abord, en intégrant la Fonction publique en 1983.

Jusqu’en 1991, elle est chargée de travaux dirigés (TD)  à l’Ecole Nationale d’Admiistration (ENA), et chargée de cours à l’Ecole des Hautes Etudes Pratiques (EHEP).

Des tâches qu’elle cumule avec ses fonctions successives de Conseiller au Secrétariat général du gouvernement, de chef de la Division Publication et Documentation du même service, puis de Directeur de cabinet du Ministre chargé des Sports et de la Promotion des Jeunes.

Plusieurs fois ministre

A partir de juillet 1991, elle est nommée Ministre de la Santé Publique, de l’Action Sociale et de la Promotion Féminine dans le Gouvernement de Transition.

A partir de 1992, elle est successivement nommée, Commissaire au Tourisme. Puis Secrétaire Général adjoint du gouvernement.

En 1993, elle est nommée Commissaire à la Promotion des Femmes avec rang de ministre avant d’être nommé, en 1997,  Ministre de la Santé, des Personnes Agées et de la Solidarité.

Son passage le plus remarquable dans le gouvernement est celui qu’elle a eu à effectuer au ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées. Avec ses nombreuses actions de solidarité en faveur des couches défavorisées.

Première femme Médiateur de la République au Mali

A la grande surprise générale, après son parcours gouvernemental bien rempli,  pour occuper le fauteuil laissé vacant par l’éminent avocat Me Demba Diallo, le président Alpha Oumar Konaré louera ses services comme médiateur de la République. Une mission qu’elle va remplir avec brio.

Une personnalité bien connue de la place témoignera sur elle en ces termes : « Mention très honorable pour Madame le Médiateur de la République, une dame qui fait la fierté du Mali et singulièrement des femmes, voilà une dame qui a mené sa mission jusqu’au bout sans tambour, sans trompette et sans traîner ses collaborateurs et ses compatriotes dans la boue, espérons qu’elle passe le témoin à un successeur aussi digne qu’elle. ».

Elle a occupé le poste  de Trésorière générale dans le tout premier bureau de l’Association des Médiateurs des Pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (AMP-UEMOA). Le mandat de Médiateur de la République de Madame Diakité Fatoumata N’DIAYE s’est achevé le 25 avril 2009. Et seulement, quatre jours après, elle sera nommée par le Conseil des Ministres Secrétaire Général du Gouvernement.

Pressentie comme Premier ministre

Lors du dernier remaniement du gouvernement d’Amadou Toumani Touré, Mme Diakité Fatoumata N’diaye était pressentie comme Premier ministre.

En effet, dans les hautes sphères de l’Etat, c’est son nom qui était le plus cité pour succéder à Modibo Sidibé dont le bilan était jugé catastrophique par la majorité des Maliens. Certaines sources bien introduites assurent qu’elle aurait décliné la proposition. Raison pour laquelle, ATT choisira  finalement Mme Cissé Mariam Kaidama Sidibé comme Premier ministre de son dernier gouvernement.

Très discrète et dotée d’une humilité qui force l’admiration de ses collaborateurs, son parcours est un témoignage éloquent de sa compétence.

Mme Diakité Fatoumata N’diaye a exercé ses talents aux cotés des différents présidents qui se sont succédés à la tête du Mali depuis l’avènement de la démocratie. Ce qui fait d’elle, l’une des rares personnalités dans les secrets des pouvoirs d’AOK, d’ATT et d’IBK.

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