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Incendie du Marché rose : et de quatre !

by sur 22 mars 2014

En moins de six semaines, pas moins de quatre marchés ont brûlé à Bamako.

Le dernier, et non le moindre, dans la nuit de jeudi à vendredi : le Marché Rose, au centre ville commercial et historique de la capitale malienne.

Evidemment quand, européen, on a fréquenté régulièrement depuis 25 ans ce haut lieu du commerce malien, on est étonné en permanence de l’exiguïté des coursives et de l’encombrement des lieux en cas d’évacuation; idem pour la précarité des installations électriques, des multiples « repiquages » sans parler des surtensions possibles compte tenu de l’absence de disjoncteurs…

Le dernier incendie qui avait touché le marché rose date de septembre 1993 et il avait été réouvert quelques mois plus tard, flambant neuf.

Mais quatre marchés de la capîiale victimes d’incendie en un mois et demi, cela fait beaucoup et ne manque pas de poser question.

Est-ce lié à la traque des vendeurs ambulants chassés des routes du centre ville pour bâtir le Bamako de 2030 ?

Le point sur tous ces aspects, ci-dessous.

Le « Marché Rose » de Bamako (aussi) a brûlé

Par Modibo FOFANA et Célia d’ALMEIDA – 21/03/2014

C’est le quatrième marché de Bamako qui brûle ainsi, sans que l’on puisse déterminer les causes exactes du sinistre. Les commerçants désespérés commencent à se poser des questions.

Le « Marché Rose » a complètement brûlé cette nuit. Situé en plein coeur du grand marché de Bamako, il abritait des milliers de commerçants qui vendaient tous genres de produits, allant des cosmétiques aux accessoires féminins, en passant par des objets artisanaux. Les dégâts sont énormes, selon les commerçants qui n’ont pas encore réussi à chiffrer le sinistre.

Marché Rose de Bamako

Le célèbre Marché Rose de Bamako

2014-03-21 Incendie du Marché RoseVendredi matin les bâtiments fumaient encore

21-03-2014 Incendie Marché RoseLes dégâts et pertes se comptent par centaines de millions de CFA, peut-être plus d’un milliard

« On ne sait pas encore les causes de l’incendie », a affirmé Ousmane Diallo, membre du syndicat des commerçants détaillants du Mali qui montre du doigt les branchements électriques « anarchiques », nombreux sur ce marché. Le marché construit dans les années 60 pour accueillir environ un millier de commerçants en abritait 3000. Ils étaient des centaines sur place ce vendredi matin, impuissants devant le spectacle qui s’offrait à eux.

Beaucoup pointent du doigt « l’incompétence » des pompiers qui, sans moyens efficaces, ont encore une fois joué les médecins après la mort. « Il a fallu que nous-mêmes on parte chercher de l’eau pour essayer d’éteindre le feu », témoigne un jeune commerçant dont l’échoppe brûlait encore ce matin…

Chapelet d’incendies et des milliards de pertes

Cette fois, ils sont nombreux à ne pas croire pas à la thèse du court-circuit même si l’on peut effectivement constater les branchements anarchiques. « On brûle nos marchés, ayez pitié de nous », se lamente une dame qui a vu son étal et la caisse qu’il abritait, contenant des bijoux traditionnels, partir en fumée. « On ne va pas nous empêché de penser que ce n’est pas un hasard, maintenant« , continue-t-elle.

En effet, c’est le quatrième marché de Bamako qui prend feu en l’espace de six mois. A l’Artisanat et Médine, les dégâts ont pu être limités grâce à la vigilance et la réaction opiniâtre des commerçants eux-mêmes. mais les deux derniers, au marché de colas et au marché rose, ont été désastreux. On se souvient également de l’incendie, l’an dernier du marché de Kayes.

Selon le lieutenant Kabaye Coulibaly sapeur pompier, le feu est à présent maitrisé avec les quatre véhicules qui sont sur place. « Nous avons eu tous les problèmes pour accéder au lieu vers 23 heures. Il a fallu que les blindés de la gendarmerie viennent ratisser pour qu’on puisse s’approcher du lieu de l’incendie et l’éteindre vers 4 heures du matin » explique–t-il.

Elles sont nombreuses les victimes à ne pas pouvoir s’exprimer sous le choc. Ibrahim Tounkara avait quatre boutiques de parures féminines se lamente dans son coin. « Toutes mes boutiques sont brulées. J’ai investi environs 200 millions. Avant-hier seulement je suis revenu de l’Inde avec une marchandise de 30 millions environs. Tout est parti en fumée » déplore t-il. Même amertume chez Adama Diaby, vendeur des chaussures « je ne fais que m’en remettre à Dieu » déclare –t-il. Par ailleurs les commerçants dont les échoppes sont aux alentours du marché rose ont vidé leurs boutiques par peur que le feu ne se propage.

En tout cas, accidentelle ou pas, cette série d’incendies interpelle plus que jamais les pouvoirs publics. L’emplacement des marchés, en plein centre ville et leurs dédales d’échoppes difficilement accessibles par les véhicules de secours. Mais aussi, l’absence de bouches à incendie, qui aurait permis une réaction plus rapide de ces derniers.

Et enfin, la question des branchements électriques, la grande majorité des commerçants étant raccordée à des boutiques ou directement au poteau, éliminant ainsi la protection du disjoncteur. « Nous payons la mairie, tous les matins, leur agents viennent prendre notre argent ici. Ils doivent nous protéger de ce genre de catastrophe. A quoi sert ce qu’on paie? Pourquoi on se retrouve si abandonné? » se lamente notre commerçante, en pleurs.

Une réunion d’urgence se déroule cet après-midi à la Primature sur cet incendie. Le premier ministre s’était auparavant rendu sur les lieux de même que l’honorable Oumar Mariko .

 

Mali: un incendie ravage une partie du marché central de Bamako

AFP – 21 mars 2014

Un incendie aux causes encore inconnues a ravagé dans la nuit de jeudi à vendredi une partie du marché central de Bamako, provoquant d’importants dégâts évalués à plusieurs millions d’euros, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’incendie s’est déclaré dans la partie appellée « Marché rose » du marché central, a indiqué un commerçant au journaliste de l’AFP qui a constaté vendredi matin que les pompiers, sous-équipés, n’avaient pas encore réussi à totalement maîtriser les flammes et étaient aidés par des bénévoles avec des seaux d’eau.

« On ne sait pas encore les causes de l’incendie, mais ce marché construit au départ pour 800 personnes, abritait 3.000 personnes », a affirmé Ousmane Diallo, membre du syndicat des commerçants détaillants du Mali. Selon lui, les branchements électriques « anarchiques » sont nombreux sur ce marché.

« Les pertes et les dégâts causés par l’incendie sont évalués pour le moment à des centaines de millions de FCFA », soit plusieurs millions d’euros, selon M. Diallo.

Situé au coeur du grand marché de Bamako, le « Marché rose » doit son nom à la couleur des murs de ses échoppes.

Dans les années 1960, c’était le principal marché aux légumes de la capitale malienne, mais il est devenu au fil des années un des poumons de la vie économique de la ville, On y trouve toujours des légumes, mais également d’innombrables autres produits (bijoux, tissus, artisanat, etc).

L’an dernier, un gigantesque incendie accidentel avait détruit le marché principal de la ville de Kayes, dans l’ouest du Mali

 

Incendie du Marché Rose de Bamako : tous les magasins du rez-de-chaussée sont endommagés

Seydou Coulibaly – 21 mars 2014 – © AFRIBONE MALI SA

Le marché Rose de Bamako a pris feu dans la nuit du jeudi à vendredi, provoquant des pertes estimées à plusieurs milliards de F Cfa. Constat d’un désastre qui complète la série noire à quatre épisodes.

C’est aux environs de 21h30 que les premières flammes se sont déclarées au marché Rose ce jeudi 20 mars. Cet incendie complète malheureusement à quatre le nombre de marchés de Bamako récemment dévastés par le feu. Et ce drame, est le second auquel cet espace marchand doit faire face après celui du 18 septembre 1993.

À 9h, heure à laquelle nous nous sommes rendus sur place ce vendredi matin, le feu n’était pas encore totalement maîtrisé. Toutefois, des commerçants croisés sur place, disent saluer la promptitude des pompiers.

« Leur intervention à permis de sauver des milliards qui étaient menacés », a souligné Cheick Hamala Simpara, un opérateur économique propriétaire de grands magasins au marché rose.

Néanmoins notre interlocuteur estime avoir perdu, à lui tout seul, plus de 100 millions réduits en cendre. Si l’on ne déplore pas de perte en vie humaine, les dégâts matériels sont énormes : « Les pertes dépasseront de loin le milliard de Franc Cfa », selon un étalagiste situé à proximité du marché.

Près de la moitié des 3000 magasins du marché Rose serait partie en fumée. Les causes de l’incendie ne sont pas encore connues mais les commerçants redoutent un court circuit électrique.  

Côté officiel, pour un soutien moral, la visite du premier ministre était attendue aux alentours de 10h ce matin.

Le maire Adama Sangaré et une délégation de la mairie du district de Bamako ont passé une partie de la nuit avec les forces de l’ordre, aux côtés des commerçants.
Le député Oumar Mariko s’est rendu sur les lieux du sinistre à 9h30.   

 

Le marché rose de Bamako dévasté par un incendie, plusieurs milliards de francs CFA de dommages

Édition de  RFI Bâyiri.com –  le vendredi 21 mars 2014 09:51

Le coeur du grand marché de la capitale malienne a complètement brûlé dans la nuit de jeudi à vendredi. En début de journée vendredi, l’incendie n’était pas encore totalement maîtrisé. De nombreuses boutiques ont été détruites.

Aucune victime n’est à signaler. Le bilan des dégâts s’élèverait à plusieurs milliards de francs CFA. Les causes de l’incendie ne sont pas connues.

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi au Grand marché de Bamako, situé en plein cœur de la capitale malienne, sans faire de victime connue, ni de dégât majeur, selon des témoins.

Le feu, parti apparemment de façon accidentelle d’un immeuble en construction, a été en partie circonscrit avant l’arrivée des pompiers.

Ce drame survient après deux incendies de grande ampleur, dont l’un avait ravagé dans la nuit du 5 au 6 mars le marché de colas de la capitale malienne, localement appelé  »Woro Sugu ».

Auparavant, ce fut au tour d’une partie du marché des artisans abritant des commerces de tissu basin d’être entièrement ravagée par des flammes.

 

Nouvel incendie au marché « Woro Courou » : Plus de 500 commerçants sinistrés et des centaines de millions de nos francs partis en fumée

Yaya Sidibé – 22 Septembre

Le marché de la Cola, communément appelé par ses usagers « Woro Courou »-ils cohabitent avec les vendeurs de cola-vient d’être victime de son deuxième incendie en un peu plus de deux ans. S’il n’y a pas eu, heureusement, de perte en vie humaine, les dégâts matériels sont, en revanche, considérables. Et les drames sociaux tout aussi immenses, car toutes les installations marchandes ont été réduites en cendres et ce sont des centaines de millions de FCFA qui sont partis en fumée et souvent toutes les  économies d’une vie entière avec.

Le marché « Woro Courou »  ou ce qu’il en reste, après l’incendie de la nuit du 5 au 6 mars, offrait un véritable spectacle de désolation, en ce jour du vendredi 7 mars avec des kiosques encore fumant.  Malgré qu’il ait dévoré leur contenu, le feu boulimique et cynique se faisait encore voir comme pour narguer les hommes et tourner en dérision leur impuissance.

Des amas de tôles calcinées, vestiges tragiques d’échoppes bien achalandées en habits, chaussures, sacs, jouets pour enfants, parfum… jonchent à perte de vue le sol de cette galerie qui offrait naguère à plus de 500 commerçants l’opportunité de faire de juteuses affaires à cause de sa position stratégique  qui en avait fait une véritable fourmilière humaine.

        

C’est dans ce décor apocalyptique qu’une délégation conduite par Adam Moussa Guindo, Chef de la Cellule d’appui à l’aménagement et à la gestion des marchés et président de la Commission nationale de lutte contre les incendies  dans les marchés, a effectué une visite de terrain, le 7 mars dernier, pour constater, de visu, l’ampleur des dégâts, faire l’état des lieux et chercher l’origine de l’incendie en vue d’en tirer les conséquences.

Ces dégâts, a souligné M. Guindo, sont d’autant plus importants que les sapeurs-pompiers, venus pour l’intervention,  n’ont pas pu circonscrire le sinistre à cause de l’engorgement des voies d’accès à l’incendie.

        

A l’issue de cette visite, le président de la Commission nationale de lutte contre les incendies dans les marchés a fait part de l’existence d’un plan de lutte contre l’incendie élaboré par sa Commission et qui sera incessamment soumis au gouvernement pour communication. Ce plan s’articule autour du désengorgement des voies d’accès à nos marchés, la lutte contre les branchements anarchiques, la mise en place d’une équipe technique de veille contre les feux et  la souscription par les commerçants et les mairies de polices d’assurance.

        

Il sied de rappeler qu’en janvier 2012 le « Woro Courou » avait été victime d’un incendie similaire qui avait semé la désolation dans les rangs des petits commerçants de ce marché et qu’il y a un mois à peine le marché populaire de Médine a eu son lot de sinistre par le feu. Avec moins d’ampleur s’agissant des conséquences. Il est grand temps que les autorités compétentes prennent les mesures idoines pour exorciser le signe indien de ces feux à répétions qui ne finissent plus de consumer nos marchés et de plonger leur usagers dans le drame.

 

SOS pour les femmes du « Woro Courou »

Combien sont-elles ? Trois cents, quatre cents ? Ce qui est sûr c’est qu’elles sont nombreuses, les femmes du marché « Woro Courou ». A l’image de leurs collègues hommes, elles ont tout perdu dans l’incendie de ce marché de Bamako. A notre passage, elles n’avaient pas de mots assez forts pour crier leur détresse. Beaucoup d’entre elles vendaient de la friperie. 

A l’image de Mastan Sidibé qui a perdu des balles de soutien-gorge dans l’incendie. Une balle de soutien-gorge coûtant environ 200 000 FCFA, on imagine aisément son malheur. Mastan Sidibé dit vendre au marché « Woro Courou » depuis sa tendre enfance, autrement dit,  depuis une vingtaine d’années. Maintenant, elle et ses compagnes d’infortune n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Ne sachant plus à quel saint se vouer, elles ont besoin de secours aussi bien de la part de l’Etat que  des âmes charitables.

D’autant que certaines d’entre elles sont veuves sans soutien avec, en plus, en charge  des enfants mineurs. Et que toutes sont endettées auprès de Microcred, une institution de micro finance qui leur faisait des prêts jusque, souvent, à concurrence de 2 millions de FCFA, qu’elles remboursaient mensuellement. Elles réfutent la thèse du court-circuit suite aux branchements anarchiques en arguant que les sous-compteurs ont été branchés dans les règles de l’art. Et qu’elles prennent  elles-mêmes en charge les salaires des dix gardiens qui y évoluent, soit 500 000 FCFA.

Cache-cache commercial à Railda

Par Makhtar DIOP – 21/03/2014

Le grand marché de Bamako ressemble ces derniers jours à une piste d’athlétisme. Gendarmes et marchands ambulants jouent au chat et à la souris. Reportage.

Le grand marché de Bamako divorce, du moins pour l’instant, d’avec les embouteillages et l’encombrement. Depuis une quinzaine de jours, la mairie du district appuyée par les forces de sécurité a entrepris de déloger les commerçants qui occupaient de façon anarchique les trottoirs et les grandes artères du marché de Rail-Da.

Vendeurs de prêt à porter, de bazin, de perles, de chaussures, de sachets d’eau, de fruits et d’autres produits souvent consommés à la va-vite sont sommés de déguerpir par des détachements de la police nationale, de la garde nationale, du Groupement mobile de sécurité et de la gendarmerie.

De Batimat à l’Institut national des arts, de l’hôpital Gabriel Touré à Bagadadji, de Dabanani au guichet unique de la douane en passant par l’Assemblée nationale, la circulation est devenue fluide.

La rue principal du Railda

© Célia D. journaldumali.com

« La mairie a raison, mais nous n’avons pas le choix »

Des femmes, bébé sur le dos, l’assiette remplie de produits sur la tête courent à tout va pour échapper à la vigilance des policiers et des gendarmes. De jeunes badauds, vendeurs à la sauvette se cachent dans les ruelles adjacentes le temps de laisser les forces de sécurité passer pour héler à nouveau les clients. C’est une course-poursuite infernale.

Adiara Kabayoko, lessivée par le jeu de cache-cache, reconnait « avoir fauté. Je n’ai pas de cantine, je n’ai pas de place à l’intérieur du marché et pourtant je dois nourrir ma famille avec mon commerce. Je viens de Bolibana d’où je prépare mes plats pour venir les écouler ici. Je payais juste une taxe journalière mais depuis la visite du roi du Maroc il nous est interdit de nous installer sur la chaussée. Si les agents municipaux nous prennent, ils embarquent nos produits et nous flanquent une amende donc en les apercevant on est obligé de fuir ».

Un vendeur de cola, ressortissant de la Guinée Conakry soutient pour sa part « avoir déjà perdu deux paniers de cola la semaine dernière. Je me suis présenté au niveau des services techniques de la mairie mais la contravention m’a découragé. La mairie a raison mais nous n’avons pas le choix et de toute façon ce n’est pas la première fois que de telles opérations ont lieu, la mairie organise des opérations ponctuelles et finit par nous laisser revenir d’autant qu’elle gagne des recettes substantielles avec les marchands à la sauvette ».

Du côté des automobilistes, l’on se frotte les mains car la circulation est devenue fluide à Rail-Da et environs. Selon Makoro Kanouté, taximan de son état, « c’est bien de les déguerpir mais il faut pérenniser l’opération parce que notre assemblée nationale se trouve au cœur de ce grand marché et c’est une mauvaise image de voir que le parlement est transformé en souk. Parfois les députés mettent du temps à atteindre le marché et ceci n’est pas bien, il faut une solution durable ».

Un assistant parlementaire ayant préféré garder l’anonymat confie que « lors des sessions budgétaires, nous avons du mal à rester à l’assemblée jusqu’à des heures tardives du fait de l’insécurité ».

La mairie de concert avec les forces de sécurité maintient la pression sur les commerçants mais jusqu’à quand ? Le temps, seul, répondra à cette question.

 

Occupations anarchiques des Espaces Publiques : Le Ministre Moussa Mara décide d’agir

Tom – Maliba Info du 19 mar 2014 – 6:00

Les espaces publics sont indispensables à la vie en société. Ils disparaissent les uns après les autres et, de 1597 espaces dans la capitale, il ne reste que 261.Comment protéger ces espaces publics ? D’où cette rencontre du  Ministre de l’Urbanisme et de Politique de la Ville Moussa Mara avec les populations de la CII.

C’était le Jeudi 13 Mars 2014 à la Mairie de la CII en présence du maire Youssouf Coulibaly Maire de la CII, M.Boua Simpara Chef de Quartier de Quinzambougou, M. Bamoussa Touré Coordinateur des Chefs de Quartiers, conseillers municipaux, notabilités et habitants de la commune.

Le foncier constitue un problème majeur  de notre société. Des espaces publics sont aujourd’hui utilisés à d’autres fins ; pour mettre fin à cette pratique, le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes d’abord en identifiant les différents espaces (chose déjà faite), pour   ensuite trouver des moyens et stratégies pour les protéger.

Le Ministre Moussa Mara  dans son propos  rappellera qu’à  l’initial, Bamako disposait de  1597 espaces publics. Aujourd’hui,  il n’en reste que 261 dont  27 notifiés par le  Gouverneur  repartis entre les différentes communes   : 65 Commune I;  4 en Commune II, 25 en  Commune III ; 77 en Commune IV ;  47 en Commune V  et 43 en Commune VI.

Le Département de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville selon le premier responsable,  prendra toutes ses responsabilités pour protéger ces espaces Publics (Hôpitaux, Ecoles, Espaces Vert …) destinés à soulager les populations en leur offrant des cadres de vie meilleur.

Aussi, le Ministre Mara d’ajouter que la gestion des espaces publics  relève de la compétence des collectivités avant d’inviter les populations à la  vigilance et à l’alerte.

Deux mesures de protection seront  envisager : Une  protection juridique  c’est-à-dire  faire en sorte que les espaces  soient classés suivant un décret présidentiel  qui selon le Ministre n’est pas suffisant et,  ensuite  une  protection physique opérée par les populations qui doivent veiller sur ces équipements. Et dans ces deux jours la liste des équipements sera transmis à chaque maire afin que tout le monde soit informé et ,il sera question de mettre des plaques qui expriment leur vocation.

Urbanisation : QUEL BAMAKO A L’HORIZON 2030 ?

Mh. TRAORE –  L’Essor du 18 mar 2014

«Faire de la ville une capitale moderne et soucieuse de la qualité de vie de ses habitants, tel est l’ambitieux projet que nourrissent les autorités nationales

Depuis plusieurs années, les autorités nourrissent l’ambitieux projet de faire de Bamako une capitale digne de ce nom à l’horizon 2030. C’est dans ce cadre que s’est tenu cinq jours durant à l’Institut français du Mali (IFM), ex-Centre culturel français, un colloque sur le thème : « l’avenir de la capitale ». Au menu : expositions photos et projections de films sur la ville de Bamako de l’époque précoloniale à nos jours.

Le dernier volet de cette rencontre a regroupé, samedi, les autorités en charge de la ville de Bamako et leurs partenaires français. Ils ont discuté des tenants et aboutissants de ce projet et croisé leurs points de vue sur la nécessité de sa réalisation conformément à un programme préétabli.

Des experts locaux et d’autres villes, notamment d’Addis Abeba et de Lyon,  travaillent main dans la main pour, disent-ils, faire de ce rêve une réalité. Le ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, Moussa Mara, a salué cette « initiative d’anticipation ». Il a rappelé les quatre grands axes de la politique du département pour plus de 200 villes du pays avec prioritairement la ville de Bamako en tête.

Le premier axe de cette politique du département de tutelle concerne la réalisation d’équipements qui permettront non seulement d’améliorer le cadre de vie de nos concitoyens mais aussi de leur assurer des « revenus stables » en terme économique, avec pour objectif de leur permettre d’avoir une vie décente.

Le second axe a trait aux moyens à engager pour créer de la richesse dans la ville surtout par la promotion des métiers urbains. Ce qui, du point de vue du ministre Mara, participe à la lutte contre la pauvreté. « Si une ville ne peut créer des richesses, elle ne doit pas exister », pense-t-il.

Le troisième axe vise à donner sa place au citadin qui est le plus souvent oublié alors qu’il ne saurait avoir de ville sans citadin.

Le quatrième et dernier axe de cette politique du département de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville est relatif à la gestion des villes, une gestion qui passe nécessairement par une forte implication des collectivités en les responsabilisant dans l’optique des évolutions urbaines.

Quoi qu’il en soit, a estimé Moussa Mara, la réalisation d’un projet du genre nécessite l’implication des populations elles mêmes d’abord et celle des politiques ensuite. A ce propos, il a donné l’assurance que la participation de l’Etat ne fera pas défaut.

La conseillère du gouverneur du district de Bamako en développement urbain et gouvernance urbaine et coopération française, Mme Coulibaly Juliette Paradis a abondé dans le même sens. Ce projet, a-t-elle souligné, répond d’abord à une vison des décideurs politiques du pays. Pour elle, la ville de Bamako est à l’image de plusieurs grandes villes du monde qui ont de sérieuses difficultés liées à la  conurbation. Mais, a t-elle ajouté, Bamako est une ville qui a de l’avenir. D’où son optimisme quant au devenir du projet Bamako 2030, date à laquelle sa population atteindra plus de six millions d’habitants.

Auparavant le président de l’Association des municipalités du Mali (AMM), Boubacar Bah « Bill », s’est appesanti sur la volonté des politiques de mettre de l’ordre dans les occupations anarchiques des espaces, notamment en ce qui concerne les lits des rivières qui traversent çà et là la capitale.

La stratégie consiste surtout à la mise en commun de toutes les communes du pays avec comme objectif d’inciter les populations à participer elles mêmes aux actions visant à améliorer leurs conditions de vie dans la cité. L’édile a tenu à rappeler aux citoyens la nécessité de connaître leurs droits d’abord et surtout leurs devoirs vis-à-vis de leur pays.

Le projet prévoit également des volets relatifs à l’enseignement de certaines disciplines scolaires tels l’histoire-géographie, le cadastre, etc. De l’avis du représentant du département de l’Education impliqué dans la réalisation du projet, il permettra aux élèves d’imaginer ce que leur capitale pourra être dans l’avenir.

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