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Un « chevronné » pour discuter au Nord

by sur 24 avril 2014

Le Président de la République avait annoncé la nomination d’un « Haut Représentant du Chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien »; lors  du dernier conseil des ministres qui s’est tenu mardi, le nom est tombé : Modibo Keïta !

Comme le premier président de la République du Mali… Mais chacun sait que le nom du président en exercice a souvent été donné aux nouveaux nés. Et là, ce n’est même pas le cas puisque le Modibo Keïta « Haut représentant » est né en 1942.

Mais c’est un homme politique chevronné, qui a commencé comme instituteur à Kéniéba avant de passer au CAP, puis de devenir directeur de cabinet du ministre de l’Education et… dernier premier ministre d’Alpha Oumar Konaré.

Sans parler de sa carrière de diplomate…

L’homme de la situation ? En tous cas il aborde sa nouvelle mission avec lucidité et clarté.

Dialogue inclusif inter-malien : Modibo Keita aux commandes

S. DOUMBIA – L’Essor du 24 avr 2014

Modibo Keïta Haut Représentant d'IBK pour le Nord
Modibo Kéïta nommé Haut Représentant du chef de l’État pour le dialogue inclusif inter-malien.

Modibo Keita qui vient d’être nommé « haut représentant de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien » est un professeur de lettres à la retraite et ancien Premier ministre. Né le 31 juillet 1942 à Koulikoro, Modibo Keïta a fait ses études primaires dans la même ville entre 1950 et 1957. Ses études secondaires l’amèneront à l’école normale secondaires de Katibougou. En 1965, Modibo Keïta entame les études supérieures à l’Ecole normale supérieure qui furent sanctionnées par une maîtrise en lettres modernes en 1969.
Au titre des stages pédagogiques, le grand commis de l’Etat a fréquenté Montrouge-Montpellier, Marly-Le Roi et Saint-Cloud en France. Au titre de sa carrière professionnelle, l’ancien Premier ministre a occupé de nombreuses fonctions dans l’administration.
De 1963 à 1979, Modibo Keïta est instituteur à Kéniéba, professeur à l’Ecole normale secondaire de Bamako, directeur du Centre de recherche pédagogique et de production audiovisuelle, directeur général de l’Institut pédagogique et directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale.
Sa carrière ministérielle débute en 1982 quand il fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l’Emploi et de la Fonction publique. De 1986 à 1989, il est ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Durant sa carrière diplomatique, Modibo Keïta a été ambassadeur du Mali auprès de la RFA, de la Suisse, de la Suède, du Danemark, de l’Autriche, de la Norvège et auprès des organisations du système des Nations unies à Genève et à Vienne.
Rentré au bercail en 1992, il occupe successivement les postes de conseiller pédagogique à l’Institut pédagogique national, conseiller à l’éducation au secrétariat général de la présidence de la République, secrétaire général de la présidence de la République. En 2002, il est nommé Premier ministre.
La mission qui lui est aujourd’hui confiée est d’importance capitale : parvenir à la signature d’un accord global et définitif de paix. Le terrain a été déjà partiellement défriché à travers différentes actions : rencontres multiformes, accord préliminaire de Ouagadougou et assistance des partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Le haut représentant de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien entend s’appuyer sur ces différents acquis pour mener à bien sa mission. Il s’agira d’aller s’entretenir avec nos compatriotes. Quelle différence avec la Commission dialogue réconciliation ? Ce sont deux entités différentes, explique Modibo Keïta. Avec quelle équipe, l’ancien Premier ministre travaillera-t-il à la signature d’un accord global de paix ? Cela demande un sacrifice et tout sacrifice débouche sur un sacerdoce. Seule une combinaison du bon sens avec la logique peut profiter à la nouvelle entité. Les membres du dialogue inclusif inter-malien se disent acteurs de la logique et du bon sens.

Modibo Keïta : » Ma mission consiste à convaincre toutes les parties sur la nécessité de la signature d’un accord de paix définitif. Je compte y arriver grâce au sacrifice de tous «

Abdoulaye DIARRA – Par L’indépendant – 24 avril 2014

L’ancien premier ministre du président Alpha Omar Konaré de mars 2002 à juin 2002, Modibo Kéïta, a été nommé à l’issue du Conseil des ministres de mercredi dernier en qualité de Haut Représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-maliens.
On se rappelle que lors du premier Conseil des ministres du gouvernement Moussa Mara, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, avait déclaré confier à une personnalité dont le » sens de l’Etat et de la Patrie, la probité et le courage politique sont de notoriété avérée » la lourde charge de conduire, sous son autorité directe, les pourparlers avec les groupes rebelles.
Modibo Kéïta qui vient d’être investi de cette mission, est conscient de la tâche qui l’attend. A le croire : « Il ne s’agit pas d’affronter des adversaires, mais plutôt de s’entretenir avec des compatriotes qui ont tout à fait le droit d’avoir des préoccupations ». Convaincu que le pardon n’exclut pas la vérité (justice) Modibo Kéïta estime que « nous devons savoir concilier le bon sens et la logique ».

Modibo Kéïta :

Je suis optimiste. Le terrain a été défriché, il y a eu des acquis d’une extrême importance déjà. Il y a eu des discussions et même la signature de l’Accord préliminaire de Ouagadougou entre le gouvernement malien et les groupes armés avec l’accompagnement de la communauté internationale, des instances sous-régionales.
Je crois qu’il y a des acquis indéniables qu’il faut saluer et sur lesquels on doit pouvoir s’appuyer et mener à bien cette mission. Car, l’objectif ultime de cette mission est d’aboutir à la signature d’un accord de paix global et définitif.
A l’issue de l’Accord préliminaire de Ouagadougou, il y avait des acquis fondamentaux qui avaient été obtenus de part et d’autre à savoir l’intégrité territoriale, la préservation de la laïcité au Mali ainsi que la forme républicaine de l’Etat et les grands principes démocratiques.
Ceux qui ont accepté cela ne sont pas des étrangers, ce sont des compatriotes maliens à part entière. Il s’agit de donner suite à cet Accord après les élections présidentielles et législatives. Les pourparlers qui devaient s’engager devaient permettre d’évoluer pour atteindre un Accord définitif. On est à cette étape. Les questions qui restaient à résoudre étaient assez précises.
Il y a une partie de notre population qui a eu des préoccupations relatives à l’organisation administrative et institutionnelle, au programme de développement intégré des collectivités, à une gouvernance améliorée du point de vue administratif, économique et politique.
Il s’agira aussi de débattre des questions relatives à la reforme des forces de défense et de sécurité et particulièrement la mise en œuvre du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion socio-économique (DDR).

Dans quelle condition cela devrait se faire ?

Il reste aussi à résoudre le problème du retour des réfugiés et des personnes déplacées. Il est à examiner en toute considération le contour des droits de l’homme au Mali, réfléchir à une assise solide de la réconciliation au Mali sur la base de la justice.
Comment comptez-vous appréhender cette mission ?
Dans cet exercice, il ne s’agit pas d’un combat ni d’un affrontement contre des adversaires. Il s’agit surtout d’engager un débat et de s’entretenir avec des compatriotes qui ont tout à fait le droit d’avoir des préoccupations.
Les questions qui restent en suspens sont celles qui intéressent l’ensemble de la population malienne, car ce sont des questions transversales. Il est vrai que les régions du nord peuvent avoir des spécificités, mais vous remarquerez que l’essentiel c’est le Mali.

Ne redoutez-vous pas une certaine antinomie entre votre mission (Haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien) et celle de la Commission justice et vérité ?

Ce sont deux entités différentes. Le groupe de femmes et d’hommes avec lequel je travaillerais se consacrera exclusivement à la conclusion d’un accord de paix global et définitif.
Ce n’est pas souhaitable que ce soit une mission de longue durée. Alors que la commission justice et vérité a pour but de recoudre le tissu social à long terme. Cette commission prépare le terrain.
Imaginez que nous parvenions à la conclusion d’un accord alors que le tissu social n’est pas recousu, la réconciliation ne sera pas effective. Il n’y a pas d’antinomie entre les deux au contraire, elles se complètent.

Vous allez conduire les pourparlers avec ces groupes armés afin d’aboutir à un accord définitif. Pensez-vous que la paix est possible sans la justice quand on sait que des familles ont été endeuillées et même pillées ?

Nous avons amorcé un élément essentiel de la paix à savoir un accord préliminaire qui a conduit aux élections présidentielles et législatives. Qui parle de réconciliation parle de justice. Le pardon n’exclut pas qu’on dise la vérité.
Mais une chose est sûre, quand on gère ces questions avec le cœur on ne peut aller loin. Il faut que le cœur nous donne le souffle nécessaire, mais il faut faire la part des choses.
Nous devons savoir concilier le bon sens et la logique.
Je souhaite que tout ce qui sera obtenu jusque-là le soit grâce à l’engagement et l’esprit de sacrifice des Maliens ainsi que l’accompagnement de tous nos partenaires. Je souhaite que toutes les composantes de la société malienne ou du moins leurs représentants puissent participer aux pourparlers qui vont s’ouvrir dans les jours à venir.
Aux partenaires extérieurs, à l’ensemble de la communauté internationale, je leur demande de continuer à apporter leur assistance. Car il s’agit pour les Maliens de se retrouver, il n’y a pas de Malien de première ou de seconde zone. Ce n’est pas une question d’homme ou de groupe, il s’agit d’un sacrifice à consentir et tout sacrifice débouche nécessairement sur un sacerdoce et tout sacerdoce requiert un don de soi ». Un homme d’expérience doté d’une grande capacité d’écoute.

Modibo Kéïta n’est pas un inconnu du grand public malien pour avoir occupé plusieurs postes au sommet de l’Etat notamment celui de premier ministre de mars à juin 2002 sous le régime de l’ancien président de la République, Alpha Omar Konaré.
Il a aussi été sous la deuxième République ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de 1986 à 1989 et ministre de l’Emploi et de la Fonction publique entre 1982 et 1986.
Directeur de cabinet du ministère de l’Education nationale, Directeur général de l’Institut pédagogique national, Directeur du Centre de recherche pédagogique et de production audiovisuelle, conseiller pédagogique à l’Institut pédagogique national, le professeur de lettres à la retraite qu’il est a promené son expérience dans plusieurs sphères de l’administration malienne.
Il a été de 1999 à 2002 Secrétaire général de la Présidence de la République et Conseiller à l’Education au Secrétariat général de la Présidence de la République.
Ce natif de la région de Koulikoro, a aussi connu une riche carrière diplomatique pour avoir été de 1982 à 1992, ambassadeur du Mali auprès de la République fédérale d’Allemagne (RFA) de la Suisse, la Suède, du Danemark, de l’Autriche, la Norvège et auprès des organisations du système des Nations Unies à Genève et à Vienne.
Modibo Kéïta est né le 31 juillet 1942 à Koulikoro. Il est marié et père de cinq enfants. Il entama ses études primaires dans sa ville natale (Koulikoro) de 1950 à 1957 et les études secondaires à l’Ecole normale secondaire de Katibougou de 1957 à 1963. Il poursuivra ses études supérieures à l’Ecole normale supérieure de Bamako de 1965 à 1969. Modibo Kéïta effectua courant 1972 des stages pédagogiques à Montrouge-Montpellier, Marly-Le Roi-Saint – Cloud en France.
Il a obtenu en 1957 le Certificat d’études primaires et le Brevet d’études du 1er cycle en 1961. Modibo Kéïta est diplômé de l’Ecole normale secondaire (série Lettres-Histoire-Géographie) et diplômé de l’Ecole normale supérieure (Maitrise en lettres modernes). Il est aussi détenteur de divers certificats de stages pédagogiques : pédagogie audiovisuelle (OFRAME, Montrouge France 1972), enseignement du français langue étrangère (Montpellier France 1976). Modibo Kéïta est décrit par ses proches comme une personnalité très modeste dotée d’une forte moralité.
S’y ajoutent sa capacité d’écoute et sa profonde connaissance des réalités socioculturelles du pays. Autant de raisons qui ont motivé le chef de l’Etat à le désigner afin de conduire l’épineux dossier du nord du Mali.

Dialogue inclusif inter-malien : Modibo Keita désigné pour diriger les travaux

Oumar KONATE – Le Prétoire du 24 avril 2014
Pour relancer le dialogue inter malien afin de résoudre la crise, un homme intègre et expérimenté a été nommé par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta en qualité de Haut Représentant du Chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien. Il s’agit de Modibo Keïta, dernier Premier Ministre d’Alpha Oumar Konaré.
Après le premier conseil de ministres du Gouvernement Mara, le 16 avril dernier, le Président IBK avait annoncé qu’il confierai à une personnalité dont le sens de l’Etat et de la Patrie, la probité et le courage politique sont de notoriété avérée, la lourde charge de conduire, sous son autorité directe, les pourparlers, avec les groupes en rébellion certes, mais aussi, comme le stipule l’article 21 de l’Accord de Ouagadougou, avec l’ensemble des communautés du Nord, pour obtenir une paix durable conforme aux intérêts et aspiration de notre peuple. C’est désormais chose faite.
Le mardi 22 avril, le Président de la République a informé le Conseil des Ministres de la nomination de Monsieur Modibo KEITA en qualité de Haut Représentant du Chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien.
Qui est Modibo Keïta ?
Né à Koulikoro, le 31 juillet 1942, Modibo Keïta, marié et père de 5 enfants, est un homme politique connu pour son sens élevé d’homme d’Etat de patriotisme.
Après des études secondaires 1957-1963, il est nommé instituteur en 1963 avant de poursuivre les études universitaires sanctionnées par une maîtrise de lettres modernes en 1969. Depuis, il a entamé une riche carrière professionnelle.
Carrière professionnelle :
En 1972, il est professeur de Lettres à l’Ecole normale supérieure, avant d’être nommé Directeur du centre de recherches pédagogiques et de production audiovisuelle.
En 1977, Modibo Keïta devient Directeur de l’Institut pédagogique national avant d’occuper le poste Directeur de Cabinet du Ministre de l’Education nationale en 1979.
De 1982 à 1999, il a été successivement Ministre de l’Emploi et de la Fonction publique et des Affaires étrangères et de la coopération internationale ; Ambassadeur du Mali en République fédérale d’Allemagne ; Conseiller pédagogique au Ministère de l’Education nationale ; Conseiller à l’éducation au Secrétariat Général de la Présidence et Secrétaire Général de la Présidence en 1999.
Du 18 mars 2002 au 09 juin 2002, il est nommé Premier Ministre par Alpha Oumar Konaré pour gérer la phase de l’élection présidentielle, suite à la démission du Premier Ministre Mandé Sidibé. Il sera désigné Président de la Commission préparatoire des États généraux sur la corruption au Mali En 2008.
Tous ces loyaux services rendus à la nation font de lui un homme expérimenté avec la probité et le courage politique avéré, d’où son choix par le Président IBK pour conduire cette lourde tâche.

Dialogue inclusif: Modibo Kéita sera le négociateur

Par Moussa CAMARA – 23/04/2014 – Le Journal du Mali
A l’issue du Conseil des Ministres du mercredi dernier, on apprenait la prochaine nomination d’une personnalité pour conduire le dialogue inclusif. L’ancien Premier ministre aura du pain sur la planche
Le Président de la République avait annoncé, il y a un semaine, le choix d' »une personnalité dont le sens de l’Etat et de la Patrie, la probité et le courage politique sont de notoriété avérée, la lourde charge de conduire, sous mon autorité directe, les pourparlers, avec les groupes en rébellion certes, mais aussi, comme le stipule l’article 21 de l’Accord de Ouagadougou, avec l’ensemble des communautés du Nord, pour obtenir une paix durable conforme aux intérêts et aspiration de notre peuple(…) ».

Chose promise, chose due, pourrait-on dire. Le nom de cette personnalité est connu depuis mardi 22 avril 2014 : il s’agit de Modibo Kéita, un grand commis de l’Etat.
Le conseil des ministres d’hier ( a été informé de sa nomination par le président de la République en qualité de Haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien.
Premier Ministre de mars à juin 2002
Ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du général président Moussa Traoré, c’est ce vieux briscard de la vie politique et sociale du Mali qui a finalement répondu aux traits du portrait-robot dressé la semaine dernière par le président de la République pour driver les négociations au nord.
En tout cas sa riche connaissance du pays pourrait bien plaider en sa faveur. L’éphémère premier ministre, de mars à juin 2002, de Alpha Oumar Konaré après avoir été secrétaire général de la Présidence, n’est pas à son coup d’essai dans la gestion des grands chantiers du pays.
Ainsi en 2008 il fut nommé en qualité de président de la commission préparatoire des Etats généraux sur la corruption au Mali. L’homme jouit auprès de ses compatriotes du sens élevé de la patrie et est caricaturé comme un bourreau de travail avec une intégrité morale appréciable.
On se souveint qu’après sa nomination comme Premier ministre par le président Alpha Oumar Konaré en 2002, Modibo Kéita faisait sa déclaration de biens adressée au président de la Cour suprême. Une première dans l’histoire du Mali, qu’il réitérera d’ailleurs en quittant son poste. Ces qualités d’honnêteté, de probité et de rigueur envers lui-même et les autres suffiront-elles à notre sexagénaire pour réussir le pari du dialogue inclusif inter-malien ?
C’est tout le malheur qu’on lui souhaite.

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