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« Sursaut national » et nouvelle constitution

by sur 29 avril 2014

Moussa Mara, premier ministre, a sacrifié au rituel de la Déclaration de politique générale (DPG, pour la presse malienne) devant l’assemblée nationale, durant un discours de plus de deux heures dont nous n’avons, bien entendu, pas la totalité du texte.

Mais il a annoncé, entre autres choses, la révision de la constitution, voire même une nouvelle constitution pour le Mali.

Diable ! Rien que ça ?

Mais dans quels buts et pour faire quoi ?

Début d’éclaircissement qui demande à être complété…

Le Mali va réviser sa Constitution (Premier ministre)

Par APA News – 29-avril 2014 –

APA-Bamako (Mali) – La Constitution du Mali, en vigueur depuis 1992, va être révisée dans le cadre d’une série de mesures visant à améliorer le cadre démocratique, a déclaré le Premier ministre Moussa Mara dans sa Déclaration de politique générale, mardi devant le Parlement.
Moussa Mara n’a pas indiqué avec précision les points sur lesquels va porter la révision mais il a laissé entendre que celle-ci va chercher à renforcer le dispositif institutionnel et le cadre démocratique dans le pays.
‘’Nous engagerons rapidement d’importantes réformes du système et du processus électoral ainsi que des textes régissant l’activité des partis politiques », a indiqué Moussa Mara soulignant que son pays devrait plutôt tendre aujourd’hui vers de ‘’grands et forts ‘’ partis politiques.
Le Premier ministre malien a évoqué la perspective d’une meilleure protection des opposants politiques dans le cadre d’un projet de statut de l’opposition dont l’inscription est envisagée dans la future Loi fondamentale du pays.
Il a aussi annoncé des réformes dans le secteur de la presse en vue de l’édification de grands groupes à capitaux privés et au renforcement de l’organisation de la profession avec une autorégulation forte.
Des réformes seront opérées dans les domaines de la sécurité et de la défense en dotant, notamment, l’armée de capacités de rapidité et de flexibilité devant lui permettre d’apporter des réponses armées et non armées aux menaces à l’intérieur et aux frontières.
Le pays aura, pour ce faire, besoin de plusieurs centaines milliards de francs cfa sur plusieurs années, a affirmé Moussa Mara, ajoutant que des initiatives seront prises en vue de l’obtention de ces financements.

Mali: « Nous en avons été réduits à implorer l’aide des autres et à les applaudir quand ils nous sauvaient de nous-mêmes », a affirmé le Premier ministre

maliactu.net avec AFP – Publié le 29 avr 2014 – 13:50

Le nouveau Premier ministre malien Moussa Mara a appelé mardi son pays en crise depuis 2012 au « sursaut national » afin de lui rendre « sa fierté et sa dignité » et a promis d’accélérer la réconciliation nationale, au point mort.

Après une minute de silence à la mémoire des victimes du conflit malien, M. Mara, nommé le 5 avril par le président Ibrahim Boubacar Keïta, a lu pendant près de trois heures une déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, où un débat et un vote de confiance sont prévus vendredi.
Il a énuméré les mesures qu’il entendait prendre en vue d’appliquer une politique « qui va redonner à notre pays sa dignité et sa fierté », car « jamais dans notre histoire récente les Maliens n’ont eu aussi peu confiance en eux-mêmes et en leur pays ».
« Du militaire dépenaillé qui fuit devant l’adversaire, au jeune diplômé expert en trafics de tous genres, en passant par l’agent de l’Etat qui pille les faibles ressources de l’Etat à son seul profit (…), chacun veut tirer la couverture à lui, quitte à la déchirer, au détriment des plus faibles », a-t-il ajouté.

« Nous en avons été réduits à implorer l’aide des autres et à les applaudir quand ils nous sauvaient de nous-mêmes », a affirmé le Premier ministre.
Il a remercié « tous les amis du Mali » ayant aidé à neutraliser en partie les groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du pays pendant neuf mois en 2012, jusqu’à une intervention armée internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, toujours en cours.

Il a listé les « actions » à venir: « le renforcement des institutions et l’approfondissement de la démocratie, la restauration de l’intégrité du territoire et la sécurisation des biens et des personnes, la réconciliation des Maliens, le redressement de l’école, la construction d’une économie émergente et la mise en oeuvre d’une politique active de développement social ».

– Accélérer « le calendrier » de la réconciliation –
Sur la réconciliation nationale, qui stagne depuis des mois, il a promis que l’équipe de négociateurs « s’emploiera à aller rapidement » dans les discussions avec les groupes armés, dont la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et d’autres représentants des différentes communautés du Nord.
« Nous allons organiser des discussions sur le territoire national en étroite collaboration avec les médiateurs de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), les présidents Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Goodluck Jonathan (Nigeria) », a indiqué M. Mara.
Les négociations doivent être menées par le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidy Mohamed, un Arabe natif de Tombouctou (nord-ouest du Mali), et Modibo Keïta, un ancien Premier ministre, représentant spécial du chef de l’Etat.

Depuis l’entrée en fonction du président Keïta en septembre 2013, aucune négociation formelle n’a eu lieu entre le gouvernement et les groupes armés, alors qu’un accord préliminaire de paix signé en juin 2013 à Ouagadougou stipulait que des négociations devaient s’ouvrir dans les deux mois suivant la formation d’un nouveau gouvernement.
Celui de l’ex-Premier ministre Oumar Tatam Ly, qui a démissioné en mars sur fond de divergences avec le chef de l’Etat, avait juste organisé diverses « assises » sur la décentralisation et le Nord, puis des « ateliers » de discussions auxquels avaient participé quelques représentants du MNLA et des délégués de la société civile.
L’ouverture de négociations formelles est rendue difficile par les divisions internes aux groupes armés, mais aussi par le multiplication des « médiateurs » que sont l’Algérie, le Maroc, le Cédéao ou encore le Burkina Faso, selon les observateurs.
Le ministre de la Réconciliation nationale et le représentant spécial du président doivent prochainement se rendre dans plusieurs capitales de la région pour faciliter l’ouverture de ces négociations.

Le PM Mara appelle au « sursaut national »

AFP – 2014-04-29 – 13h30

Bamako – Le nouveau Premier ministre malien Moussa Mara a appelé mardi son pays en crise depuis 2012 au « sursaut national » afin de lui rendre « sa fierté et sa dignité ».
Après une minute de silence à la mémoire des victimes du conflit malien, M.Mara, nommé le 5 avril par le président Ibrahim Boubacar Keïta, a entamé la lecture d’une longue déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.
Il a énuméré, secteur par secteur, toutes les mesures qu’il entendait prendre en vue d’appliquer une politique « qui va effacer des yeux et des mémoires de nos compatriotes les affres de la honte, de la peur, du désespoir, de l’inquiétude sur l’avenir du pays. » Une politique « qui va redonner à notre pays sa dignité et sa fierté ».
« Jamais dans notre histoire récente, les Maliens n’ont eu aussi peu confiance en eux-mêmes et en leur pays », a affirmé M. Mara. « Du militaire dépenaillé qui fuit devant l’adversaire, au jeune diplômé expert en trafics de tout genre, en passant par l’agent de l’Etat qui pille les faibles ressources de l’Etat à son seul profit (…) chacun veut tirer la couverture à lui, quitte à la déchirer, au détriment des plus faibles », a-t-il ajouté.
« Nous en avons été réduits à implorer l’aide des autres et à les applaudir quand ils nous sauvaient de nous-mêmes », a affirmé le Premier ministre qui a remercié « tous les amis du Mali » qui l’ont aidé à neutraliser en partie les groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du pays pendant neuf mois en 2012, jusqu’à une intervention armée internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, toujours en cours.
« Faisons en sorte que plus jamais le Mali n’ait besoin de quelqu’un d’autre pour se protéger, se défendre et assurer sa sécurité. Relevons-nous et engageons-nous dans un grand élan de sursaut national pour réaliser ce dessein », a-t-il affirmé. « Tous ensemble, chacun en ce qui le concerne, nous avons la charge d’amorcer, d’organiser et d’encourager ce sursaut ».
Il a annoncé la mise en place d’un « programme d’actions du gouvernement » axé sur « le renforcement des institutions et l’approfondissement de la démocratie, la restauration de l’intégrité du territoire et la sécurisation des biens et des personnes, la réconciliation des Maliens, le redressement de l’école, la construction d’une économie émergente et la mise en oeuvre d’une politique active de développement social ».

DPG du gouvernement Mara : de nombreux chantiers mais la sécurité avant tout

Le Journal du Mali – Par MDD – 29/04/2014
Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Moussa Mara a énoncé les grands principes de l’action gouvernementale, mais au préalable, il a insisté sur une politique de défense.
Où commencer tant les défis sont nombreux pour ce Mali qui se relève lentement de la crise. Pour Moussa Mara, premier ministre, la déclaration de politique générale, instituée par l’article 94 de la constitution du 25 février 1992, était un exercice difficile, mais orchestré avec brio. A écouter Mara, on se prend à rêver de ce Mali nouveau, ce Mali sûr, où il fera bon vivre et où les Maliens seront sereins et dotés des meilleures capacités pour conduire leur nation vers le développement intégral, un développement qui comprend plusieurs aspects.
La sécurité avant tout. C’est l’un des points principaux de ce discours. Sans laquelle, il ne peut y avoir de paix, ni de développement. Elle implique la réforme en cours de nos forces armées et de sécurité. Le Premier ministre annonce en outre un document de politique de défense, des réponses multiformes à la menace : réponses non armées et armées pour constituer un dispositif global, aux frontières et à l’intérieur du territoire.
Avec une dimension régionale, internationale pour renforcer cette sécurité. « Avec la crise que nous venons de traverser, elle est essentielle, a souligné le PM Mara, qui a mentionné les deux lois de programmation militaire et de sécurité, pour lutter contre les trafics illicites, la drogue, le crime organisé, mais aussi le renforcement des moyens de la police, de la garde nationale et de la gendarmerie ».
Cela de pair avec une coopération multilatérale, bilatérale.
Cette réforme, précise le premier ministre Mara, coûtera cher, très cher, mais elle est primordiale. Avec une dotation actuelle de 175 milliards, il faudra espérer 65 milliards de plus pour atteindre le quota international des 4% du budget national d’un pays. Toute la question réside dans l’augmentation des dépenses liées à la sécurité pour combattre la pauvreté en revalorisant le statut de nos militaires. Optimiste, Mara ajoute que l’armée malienne opère une montée en puissance au Nord, avec un peu près de 8000 hommes déployés et une logistique d’un peu plus d’un millier de véhicules, de pair avec les forces serval et celles de la Minusma.
Nous reviendrons sur les autres aspects de cette DPG qui aura duré près de deux heures.

 

Déclaration de Politique Générale du Gouvernement devant l’A.N : Un test grandeur nature pour Mara !

Moustapha Diawara – Tjikan Publié le 29 avr 2014 – 11:30

C’est en principe ce matin, mardi 29 avril 2014 que le nouveau premier ministre, Moussa Mara passera devant les députés afin de faire la déclaration de politique générale du gouvernement dont il a la charge de diriger depuis quelques semaines maintenant.
Un exercice périlleux, mais bien démocratique. Pouvait-on résumer ainsi la déclaration de politique générale du gouvernement devant l’Assemblée Nationale. Pour la simple raison qu’il permet aux élus du peuple de prendre connaissance du projet gouvernemental, les stratégies et les initiatives envisagées pour le mettre en œuvre. Mais aussi l’architecture du budget attendu pour l’exécuter.
Faut-il le rappeler, depuis le dernier gouvernement d’Amadou Toumani Touré, dirigé par Mme Cissé Mariam Kaidama Sidibé, aucun autre chef de gouvernement n’a osé se sacrifier à cet exercice. Sous la transition, c’est le premier ministre Diango Cissoko qui est passé devant les députés pour soumettre à leur appréciation la feuille de route de son gouvernement. Une feuille de route, qui renfermait les grandes actions politiques de la transition. Notamment, le calendrier détaillé des élections présidentielles et législatives ainsi que le processus de normalisation du septentrion malien. Une feuille de route exécutée à bon échéant, couronnée d’une part par l’élection d’Ibrahim Boubacar Kéita à la magistrature suprême et de 147 nouveaux députés à l’Assemblée Nationale pour un mandat de cinq ans.
Le premier gouvernement du régime d’IBK, dirigé par Oumar Tatam Ly n’a pas eu l’occasion de passer devant l’Assemblée Nationale pour faire connaissance des points inscrits dans son PAGAM (Programme d’Actions Gouvernementales du Mali). Et cela a donné lieu à de nombreuses interprétations et commentaires.
Certains observateurs de la scène politique ont confondu ce manquement grave aux principes démocratiques avec le manque de charisme du premier ministre d’alors, Oumar Tatam Ly. Issu du monde bancaire, sans parcours politique, qui aurait des difficultés à se livrer au feu des questions des députés.
Pour d’autres, il s’agit de la traduction de manque de programme, proprement dit, gouvernemental du président IBK. Quoi serait élu sur la base de la confiance de la majorité des Maliens et non d’un projet viable.
En acceptant de passer devant le parlement pour sa DPG, le premier ministre Moussa Mara se lance dans une aventure démocratique, mais bien périlleuse. Car, il s’agira pour lui d’annoncer point par point les six axes du programme présidentiel d’IBK pour son quinquennat à la tête du Mali. Mais aussi, à faire preuve d’une connaissance parfaite de chacun de ces domaines, avant de donner le ferme engagement de son gouvernement de les réaliser à court, moyen et long termes avec des moyens bien définis.
Faut-il le rappeler, les six axes du programme présidentiel, comme énoncé dans le code d’engagement éthique et de responsabilité, soumis à la signature des membres du gouvernement la semaine dernière, portent sur :

    • le renforcement des institutions, la sécurité des Maliens,
    • la réconciliation nationale,
    • la remise en l’état de l’école,
    • l’acquisition d’une économie prospère ayant des retombées en termes de création de richesse et d’emploi,
    • de pouvoir d’achat
    • et une politique de développement social au bénéfice de tous, notamment les plus faibles et les plus fragiles.

Mara, en mesure de relever le défi !

Vue sur le plan général, cette déclaration de politique générale du gouvernement, dont les débats seront retransmis en direct sur les chaines nationales suscitera un grand intérêt chez les Maliens. Qui seront au parfum des réelles ambitions du pouvoir actuel dans la prise en compte de leurs préoccupations. Mais aussi, les grands projets de l’homme de 77% de suffrages pour sortir le Mali de l’ornière.
En outre, l’exercice de ce matin permettra aux uns et aux autres, à la lumière des débats de savoir si le jeune Moussa Mara a le profil adéquat pour mener à bon port le gouvernement actuel. Sans tract, ni langue de bois il doit être en mesure d’expliquer de manière explicite chacune des composantes de cette politique générale de son gouvernement. Surtout qu’il aura en face, une opposition parlementaire autour de l’URD, composée des technocrates ayant déjà fait leur preuve dans la gestion gouvernementale des régimes précédents. Mais aussi, le groupe parlementaire SADI (au statut ambigu), autour de Dr Oumar Mariko, qui ne rate jamais de telles occasions pour secouer le cocotier.

En effet, sans anticiper sur la tournure que les débats vont prendre, force est de reconnaitre que Moussa Mara aura du pain sur la planche pour expliquer en langage clair le programme d’IBK, que d’aucuns assimilent à de la pure littérature politique, sans base solide, pour briguer la magistrature suprême lors de la campagne électorale.
Tout compte fait, au regard de son charisme politique, de sa connaissance avérée des chiffres de l’indice de développement et de sa maîtrise parfaite des domaines clés de ce programme, le PM Mara pourra se tirer d’affaires. Surtout qu’il sera soutenu par une majorité écrasante des élus de la majorité présidentiel des groupes parlementaires RPM et APM.
En tout état de cause, cette déclaration de politique générale devant le parlement constituera un test grandeur nature pour Moussa Mara.

 

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