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« DPG » : ce que Moussa Mara promet

by sur 30 avril 2014

Faute de pouvoir rendre l’intégralité des 69 pages de sa Déclaration de Politique Générale lues hier durant plus de deux heures par le Premier ministre Moussa Mara devant l’assemblée nationale du Mali, nous publions, en complément des éléments déjà donnés, trois réactions de la presse malienne.

Le « PM » a tout passé en revue : la lutte contre l’insécurité et la corruption en passant par la fourniture d’électricité et la décentralisation, sans oublier l’économie un fichier électoral sûr et la politique de défense etc !

Les députés seront appelés à se prononcer au cours d’un vote prévu vendredi.

Assemblée nationale : Le grand oral

A. LAM – L’Essor du 30 avr 2014.
Le Premier ministre a présenté hier sa Déclaration de politique générale devant les députés. Moussa Mara y aborde tous les aspects de la vie de la nation

Le Premier ministre Moussa Mara a dévoilé hier, soit quelque deux semaines après son entrée en fonction, sa Déclaration de politique générale devant la représentation nationale. C’est un texte dont la lecture a nécessité près de deux heures trente minutes qui a été présenté aux élus de la nation. Le chef du gouvernement y aborde tous les aspects de la vie de la nation.
Moussa Mara présente sa déclaration comme un programme destiné à sortir le Mali de la crise, à lui permettre de croire de nouveau à son destin et à rendre les Maliennes et les Maliens heureux.
« En me présentant devant vous, honorables députés, pour détailler les actions que nous entendons mener dans les mois et années à venir, je mesure le poids de l’histoire, qui fait de cet instant, première déclaration de politique générale d’après crise, l’une des étapes majeures de la restauration de la démocratie malienne et du redressement du pays, après les élections générales réussies de l’année dernière qui ont vu Ibrahim Boubacar Keïta, bénéficier de la confiance de nos compatriotes ; confiance confirmée par une majorité confortable à l’Assemblée nationale».
Il a remercié au passage tous « les amis du Mali, la France, le Tchad, la CEDEAO, l’Union africaine, la Communauté internationale grâce auxquels nous avons évité le pire. Même si, j’aurais préféré nous remercier nous-mêmes, nous Armée, nous Gendarmerie, nous Garde, nous citoyens capables de se sacrifier pour la collectivité contribuant à l’édification d’une nation forte ».
Le Premier ministre nous engage à nous employer pour que le Mali n’ait plus jamais besoin de quelqu’un d’autre pour se protéger, se défendre et assurer sa sécurité. Il nous convie donc au sursaut national.
Moussa Mara promet des actions publiques orientées par une vision soutenue par des objectifs clairs et basée sur des initiatives précises dans le cadre du projet présidentiel, choisi par une bonne majorité des Maliens. Nous devons tracer la voie vers l’émergence.
Le chef du gouvernement prévient : « c’est une évidence que de rappeler qu’aucune Nation ne peut se développer tant que le tissu économique, social, voire politique, est gangrené par les maux que sont la corruption et l’impunité ».

INTENSIFICATION DE LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION.

Il admet que « la corruption a atteint un état critique qui a fait dire aux plus pessimistes qu’elle est incurable au Mali ». « La corruption est au cœur des préoccupations du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Décréter l’année 2014 « année de la lutte contre la corruption », ne procède pas de « l’effet d’annonce », mais bien « d’un engagement que mon gouvernement mettra en œuvre de façon systématique et dans la durée. ».
Parallèlement, le gouvernement s’engage à mettre en place toutes les activités prévues depuis 2009. Parmi celles-ci, figure une politique soutenue de revalorisation salariale dont les effets se feront sentir dès cette année, a-t-il annoncé.
Il confirme en outre une intensification de la lutte contre la corruption et la délinquance financière avec la soumission prochaine au débat et au vote du projet de loi sur l’enrichissement illicite qui est sur le bureau de l’Assemblée nationale.
Le gouvernement va s’attacher à dynamiser notre Administration qui s’est affaissée depuis quelques décennies. « Aujourd’hui, plus que jamais, l’opportunité nous est offerte, vous honorables députés et nous de l’exécutif, d’apporter des solutions idoines à ce drame».
Pour le Premier ministre, « est menacé de crise, un pays qui ne suit pas l’identification précise et détaillée de ses propres populations, ne peut distinguer le vrai du faux, le vivant du mort, le propriétaire de l’imposteur, le titulaire de l’usurpateur ».
Moussa Mara promet d’éradiquer cette menace « en faisant en sorte que d’ici la fin de l’année 2015, le dispositif du RAVEC soit la base du système d’état-civil en individualisant chaque citoyen et en assurant un seul recensement biométrique, donc infalsifiable, de chaque Malien». « Je vous promets que dans deux ans, on ne doutera plus des documents administratifs Maliens !! », s’est-il ainsi engagé.

Il a par ailleurs invité à la réhabilitation du pouvoir judiciaire. Ainsi la justice jouera son rôle dans le vaste chantier du retour à l’Etat de droit affirmé par le chef de l’Etat.
La décentralisation sera, elle, approfondie. Les élections communales auront lieu dans dernier trimestre 2014. Suivront des réflexions sur l’organisation territoriale avec la perspective d’une augmentation éventuelle du nombre de régions combinée ou non avec la suppression des cercles. L’un des objectifs étant de faire correspondre notre organisation du territoire avec les acceptions des populations pour assurer une cohérence plus grande entre le pays officiel et le pays réel. Il est aussi prévu l’approfondissement des instruments de la démocratie participative par la création d’un mécanisme institutionnel de dialogue entre l’Etat et les organisations de la Société civile, l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de renforcement des compétences techniques des élus et la mise en œuvre d’une charte du débat public.

Pour le chef du gouvernement, une révision constitutionnelle est nécessaire, après plus de 20 ans de pratique démocratique. La matière existe. La révision interviendra suffisamment tôt au cours du mandat du président pour ne pas subir les aspérités et autres interprétations liées aux perspectives d’élections, a-t-il assuré.
Notre pays doit tendre vers de grands et forts partis politiques, ancrés dans la société, légitimes, dotés de structures, de doctrines, de programmes qui les situent au-dessus des contingences humaines. Avec une majorité qui gouverne et une opposition protégée et mise dans ses droits pour s’opposer librement. Le projet de statut de l’opposition sera ainsi examiné pour être revu selon les exigences démocratiques, assure le chef du gouvernement qui annonce en outre une administration permanente des élections et un bannissement de la transhumance politique.
Le Premier ministre a salué le retour de notre pays sur la scène internationale. Le gouvernement travaillera sans relâche à la promotion d’une diplomatie de développement, en vue d’une mobilisation accrue des soutiens extérieurs au profit de l’économie nationale, notamment le secteur privé, pourvoyeur de richesses et d’emplois pour notre jeunesse

UNE ARMEE FONCTIONNELLE.

Sur un autre plan, estime le Premier ministre, « il n’est pas nécessaire de rappeler que le Mali a besoin d’un outil de défense et de sécurité à la dimension des menaces auxquelles il fait face. ». Aussi la priorité est de définir et de mettre en place une politique de défense et de sécurité. Le processus est en cours.
Pour Moussa Mara, « la politique de défense aide à définir clairement la réponse armée et non armée car la défense n’est pas seulement militaire, elle est aussi civile, mobilise tous les moyens de la nation et met à profit de manière optimale le territoire pour constituer un dispositif global assurant la sécurité aux frontières, l’intégrité de notre territoire et la sécurité intérieure. Elle intègre une dimension régionale, africaine et internationale qui est significative. ».
Dans cette perspective, un accent particulier sera mis sur le développement de la coopération bilatérale, régionale et multilatérale pour garantir la sécurité sans laquelle il n’y aura ni paix ni développement.
Le chef du gouvernement considère de ce point de vue le Groupe des 5 pour le Sahel comme une amorce crédible de cette construction qu’il convient de consolider. Au sein de cet ensemble, le Mali fera sa part du travail. Pour le Premier ministre, « nous devons avoir une armée fonctionnelle, réactive, équipée en fonction des menaces qui sont asymétriques, pour pouvoir faire face aux dangers. Nous avons besoin d’une armée agile car l’ennemi l’est ».
« La réforme du secteur de la sécurité coûtera cher et même très cher », a-t-il averti. Plus immédiatement, le gouvernement fait face à la situation au nord. « D’ici là, je vous informe que nos forces armées et de sécurité montent progressivement en puissance. Nous disposons d’environ 8300 hommes et de plus de 1000 véhicules sur le théâtre des opérations au Nord. Nous travaillons en partenariat avec l’opération Serval et la MINUSMA en vue de surmonter les énormes difficultés de sécurisation du territoire ».
La résolution de cette situation est une des priorités du gouvernement qui va œuvrer sur le chantier de la réconciliation nationale. « Nous sommes conscients qu’il ne saurait y avoir de solution militaire aux problèmes de rébellion et que seul un accord politique pourrait nous permettre de pacifier le front irrédentiste, établir une frontière nette entre ceux qui s’inscrivent dans la paix et la réconciliation nationale et ceux qui demeurent des terroristes, narco trafiquants et adeptes des pratiques néfastes à combattre inlassablement et de manière implacable », a clarifié Moussa Mara.

L’école constitue une autre priorité.

La qualité des produits de notre système éducatif est insuffisante pour le pays et pour ses enfants, a jugé le PM qui a invité à prendre à bras le corps le changement dans le secteur de l’éducation, courageusement, lucidement, dans la durée. Ne dévions pas de nos objectifs, a-t-il recommandé en annonçant des actions dans tous les ordres d’enseignement et plusieurs mesures dont un plan décennal. Ces réformes courageuses nous permettront de réussir si chacun s’y engage. L’Etat, lui, ne ménagera aucun effort pour y parvenir. « Nous nous engageons à maintenir l’effort public déployé pour le secteur et qui se traduit par l’affectation d’environ 40% des ressources publiques à l’éducation », a précisé Moussa Mara.

Tout ceci, a-t-il ajouté, ne doit pas nous faire oublier que nous devons combattre la pauvreté. Il nous faut travailler pour faire de notre pays, un Mali émergent En vue de maintenir la stabilité du cadre macro-économique, le gouvernement a mis en place ou mettra en place à brève échéance, des mesures parmi lesquelles, l’amélioration de la gestion de la trésorerie et la qualité de la dépense publique.
La construction des infrastructures se poursuivra. D’autres actions verront le jour dans le domaine de l’énergie pour une augmentation de la capacité de la production énergétique. L’ambition de faire du Mali une puissance agricole reste d’actualité. L’Etat veillera également à la gestion rationnelle des ressources naturelles. Notre industrie mérite d’être soutenue.

La presse sera soutenue, a-t-il indiqué en rappelant la création en cours d’une grande école de journalisme. La presse écrite publique est concernée avec la dotation de l’Agence malienne de publicité (AMAP) d’une nouvelle imprimerie moderne. Le chef du gouvernement promet un accompagnement à la presse privée, important outil d’ancrage démocratique, pour qu’elle se renforce par la professionnalisation et l’auto régulation avec à terme la mise en place de grands groupes de presse privés, donnant à ce secteur une crédibilité nécessaire aujourd’hui.

Moussa Mara a abordé d’autres sujets comme le développement de l’internet, la politique de la ville, la transition démographie, énergétique, numérique, qui feront le Mali émergent.
Les autres aspects évoqués sont le développement social, la santé, l’hydraulique, l’emploi des jeunes, la promotion des personnes handicapées.
Moussa Mara entend faire une politique de résultats. De ce point de vue, les ministres seront évalués sur leurs actions.

En conclusion, le chef du gouvernement a demandé à l’ensemble de nos compatriotes de se serrer la ceinture, de s’engager pour le pays, afin que tous ensemble, nous tirions ce pays de la mauvaise passe. Unis, comme le disent si bien nos nombreux adages, rien ne peut être au-dessus de nos forces.
Après cette déclaration, Moussa Mara a annoncé qu’il engageait la responsabilité de son gouvernement devant la représentation nationale. Le débat sur la DPG aura lieu vendredi et sera sanctionné par un vote.
L’intégralité de la Déclaration de politique générale du Premier ministre est disponible dans les pages intérieures du journal.

Assemblée nationale: La DPG de Moussa Mara comme lettre à la poste ?

Aguibou Sogodogo – Le Républicain du 30 avr 2014.
Installé il y a de cela quelques semaines, le premier ministre Moussa Mara a présenté la déclaration de politique générale (DPG) du gouvernement le mardi 29 avril 2014 aux honorables députés de l’Assemblée nationale du Mali. C’était dans la salle Modibo Keïta de l’hémicycle en présence du président du parlement, Issaka Sidibé, des honorables députés, des membres du gouvernement, des diplomates accrédités au Mali.
Dans cette déclaration, aucun domaine n’a été occulter ou ignorer par le premier ministre Mara. La plupart des sujets majeurs de la nation fumes abordés dont la réconciliation nationale, la paix, la sécurité, la diplomatie, l’économie, la santé, l’éducation, l’emploi des jeunes, l’agriculture, l’élevage, le sport, le transport, la justice, la culture, l’artisanat, le tourisme, l’environnement, l’énergie, la diaspora malienne etc. Il ressort également dans la déclaration qu’une révision constitutionnelle se fera dans le quinquennat du Président IBK.
Après l’ouverture de séance par le président de l’hémicycle, honorable Issaka Sidibé, le premier ministre Mara a lu une longue déclaration de politique générale de 69 pages. Pendant plus de 2 heures d’horloge devant les députés, le premier ministre a touché à beaucoup de domaines qui recevront selon lui un coup d’accélérateur du gouvernement.

« Le programme d’actions du gouvernement se propose de prendre en charge les priorités du Président de la République à travers le renforcement des institutions et l’approfondissement de la démocratie, la restauration de l’intégrité du territoire et la sécurisation des biens et des personnes, la réconciliation des maliens, le redressement de l’école, la construction d’une économie émergente et la mise en œuvre d’une politique active de développement social », c’est en ces termes que le premier ministre Moussa Mara a commencé son allocution.
Avant d’assurer que la lutte contre la corruption est au cœur des préoccupations du président IBK. A l’en croire, le gouvernement fera en sorte que d’ici la fin de l’année 2015, le dispositif du RAVEC soit la base du système d’état civil.
Selon lui, la justice jouera son rôle dans le vaste chantier du retour à l’Etat de droit. Mara a fait savoir que le gouvernement engagera bientôt le processus de réforme constitutionnelle et l’ensemble des acteurs politiques, de la société civile, de l’administration ainsi que toutes les forces vives seront associés à cet exercice. « La presse sera soutenue et son indépendance sera garantie », a dit le PM.
Concernant la politique étrangère, Moussa Mara a souligné que depuis 7 mois, le Mali est fréquentable et fréquenté. « Le Gouvernement travaillera sans relâche à la promotion d’une diplomatie de développement, en vue d’une mobilisation accrue des soutiens extérieurs au profit de l’économie nationale, notamment le secteur privé, pourvoyeur de richesses et d’emplois pour notre jeunesse», a-t-il dit.
Avant de signaler qu’il facilitera l’évolution de la diaspora car constituant l’une des actrices de développement. Dans le domaine de la sécurité, Mara, dira que le gouvernement fera tout pour que les villes soient des havres de sécurité. «Nous disposons d’environ 8300 hommes et de plus de 1000 véhicules sur le théâtre des opérations au Nord », a rappelé Mara. L’orateur a fait savoir que la réconciliation nationale demandera la réparation des dommages et injustices subies.
Pour la bonne marche de l’école, il fera savoir qu’il y’aura la construction et l’équipement de 448 salles d’activités dont 336 jardins d’enfant, la dotation de 105 centres d’animation pédagogique en kits de laboratoire, la création chaque année de 1189 salles informatiques, la dotation chaque année de 3 567 écoles fondamentales en kit de matériel scientifique.
En vue de maintenir la stabilité du cadre macro-économique, il a noté que le gouvernement mettra en place des mesures parmi lesquelles, l’amélioration de la gestion de la trésorerie et la qualité de la dépense publique, des réformes fiscales.
« Dans le domaine de l’équipement et des transports, mon gouvernement achèvera ou engagera les travaux de construction de la route Goma-coura-Nampala-Léré-Niafunké-Goundam-Diré-Tombouctou, de l’autoroute 2×2 voies Bamako-Ségou ; de la route du poisson ; de la route Gao-Bourem-Taoussa ; la route de l’Avenue de l’An 2000 à Ségou ; l’Aménagement en 2×2 voies de la section Ségou-San de la RN6 ; l’échangeur au carrefour de Markala ; la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire ; la section Tour d’Afrique-Yirimadio de la RN 6, la voie reliant le 3èmePont à la RN6 avec la construction d’un échangeur au carrefour de la RN 6, la route Gao –Bourem- Kidal- frontière algérienne. En outre, nous poursuivrons la recherche de financement pour la réalisation de nombreux projets routiers», a promis le chef de gouvernement.
En ce qui concerne l’énergie, il a assuré que le gouvernement fera tout pour faire disparaitre les délestages.
Dans le secteur de l’agriculture, Mara a promis qu’un appui conséquent sera accordé aux producteurs agricoles et de poursuivre que l’intensification des productions animales sera engagée dans le domaine de l’Elevage. « Notre défi dans le contexte actuel de changements climatiques, est de parvenir à valoriser le capital naturel productif tout en conservant l’environnement et le stock des ressources naturelles dans le but d’améliorer les conditions et cadre de vie des populations Maliennes », a-t-il dit.
Avant de préciser qu’une attention particulière sera accordée à la nécessité de protéger les industries contre la concurrence déloyale.
Dans le domaine des Mines, il a indiqué que l’action du gouvernement s’articulera autour de quelques axes dont la mise en œuvre d’une stratégie de développement industriel basée sur l’exploitation et la valorisation des substances minérales autres que l’or.
En ce qui concerne le tourisme et l’artisanat, le gouvernement prévoit l’instauration d’une certification de la qualité des prestations de services artisanales et touristiques. A l’en croire, une lutte contre la piraterie s’effectuera dans le domaine de la culture.
Pour ce qui est des technologies de l’Information et de la Communication (TIC), le gouvernement fera en sorte que chaque région soit dotée d’une chaîne et les villes soient des opportunités de création de richesse.
Dans le domaine du logement, le gouvernement finalisera la réalisation du nouveau projet de construction de 1 000 logements et procédera à la création de 200 000 emplois durant les 5 ans à venir.
Selon lui, l’un des défis du gouvernement dans le domaine de la santé est le financement adéquat de la santé des Maliennes et des Maliens. A noter que le premier ministre a pris l’engagement de rehausser l’état des autres domaines tels que, le développement social, l’accès à l’eau potable, le genre, les questions de jeunesse, le sport, et bien d’autres.
« Nous faisons en sorte que les religions jouent leur rôle de stabilisateur. La satisfaction de l’usager sera notre préoccupation. Je suis donc venu vous détailler, secteur par secteur, département par département, ce que nous comptons faire, quelques fois année par année, voir semestre par semestre. C’est pour vous affirmer clairement que nous nous soumettrons à vos évaluations et serons prêts à venir nous expliquer. Nous demandons à l’Assemblée Nationale mais aussi à tous les acteurs de renforcement de nos institutions et de notre démocratie d’être intransigeants à notre égard. Conformément à l’alinéa 1er de l’article 78 de la Constitution, j’ai l’honneur d’engager la responsabilité du Gouvernement sur la présente déclaration de politique générale », a conclu Mara.
Il va devoir attendre le vendredi 2 Mai 2014, pour voir l’Assemblée nationale statuée sur le document. Mais, d’ores et déjà l’on peut, sans risque de tromper, dire qu’il a passé comme lettre à la poste.

Déclaration de politique générale : Ce que Moussa Mara promet

Abdoulaye Diakité – L’Indicateur du Renouveau du 30 avr 2014.
La DPG de Moussa Mara comme lettre à la posteLe Premier ministre, Moussa Mara, a exposé hier sa Déclaration de politique générale (DPG) devant le Parlement au grand complet. Le PM a annoncé des réformes qui vont nécessiter un sursaut national.
La DPG, présentée mardi aux députés par le Premier ministre « va conduire le Mali à sortir de la crise et à croire de nouveau à son destin. La politique qui va effacer des yeux et des mémoires de nos compatriotes les affres de la honte, de la peur, du désespoir, de l’inquiétude sur l’avenir du pays. La politique qui va redonner à notre pays sa dignité et sa fierté. La politique qui va rendre les Maliennes et les Maliens heureux », a déclaré le chef du gouvernement.
Moussa Mara a annoncé des réformes dans plusieurs secteurs. Le secteur de la presse connaîtra une réforme en vue de l’édification de grands groupes à capitaux privés et au renforcement de l’organisation de la profession avec une autorégulation forte.
Des réformes seront opérées dans les domaines de la sécurité et de la défense en dotant, notamment, l’armée de capacités de rapidité et de flexibilité devant lui permettre d’apporter des réponses armées et non armées aux menaces à l’intérieur et aux frontières.
Le pays aura, pour ce faire, besoin de plusieurs centaines milliards de F CFA sur plusieurs années, a affirmé Moussa Mara, ajoutant que des initiatives seront prises en vue de l’obtention de ces financements.
Le Premier ministre, Moussa Mara aussi annoncé la révision de l’actuelle constitution du pays, en vigueur depuis 1992. Cette révision rentre dans le cadre d’une série de mesures visant à améliorer le cadre démocratique. Le Premier ministre n’a pas indiqué avec précision les points sur lesquels va porter la révision mais il a laissé entendre que celle-ci va chercher à renforcer le dispositif institutionnel et le cadre démocratique dans le pays.
« Nous engagerons rapidement d’importantes réformes du système et du processus électoral ainsi que des textes régissant l’activité des partis politiques », a indiqué M. Mara, ajoutant que son pays devrait plutôt tendre aujourd’hui vers de grands et forts partis politiques.
Le Premier ministre malien a évoqué la perspective d’une meilleure protection des opposants politiques dans le cadre d’un projet de statut de l’opposition dont l’inscription est envisagée dans la future Loi fondamentale du pays.
Le sursaut national demandé
Le Premier ministre a aussi appelé les Maliens à un sursaut national afin de lui rendre sa fierté et sa dignité.
« Jamais dans notre histoire récente, les Maliens n’ont eu aussi peu confiance en eux-mêmes et en leur pays. Du militaire dépenaillé qui fuit devant l’adversaire, au jeune diplômé expert en trafics de tout genre, en passant par l’agent de l’Etat qui pille les faibles ressources de l’Etat à son seul profit (…) chacun veut tirer la couverture à lui, quitte à la déchirer, au détriment des plus faibles », a-t-il souligné.
« Nous en avons été réduits à implorer l’aide des autres et à les applaudir quand ils nous sauvaient de nous-mêmes », dira Moussa Mara avant de remercier tous les amis du Mali qui l’ont aidé à neutraliser en partie les groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du pays en 2012. « Faisons en sorte que plus jamais le Mali n’ait besoin de quelqu’un d’autre pour se protéger, se défendre et assurer sa sécurité. Relevons-nous et engageons-nous dans un grand élan de sursaut national pour réaliser ce dessein », a-t-il affirmé. « Tous ensemble, chacun en ce qui le concerne, nous avons la charge d’amorcer, d’organiser et d’encourager ce sursaut ».
Il a annoncé la mise en place d’un « programme d’actions du gouvernement » axé sur le renforcement des institutions et l’approfondissement de la démocratie, la restauration de l’intégrité du territoire et la sécurisation des biens et des personnes, la réconciliation des Maliens, le redressement de l’école, la construction d’une économie émergente et la mise en œuvre d’une politique active de développement social.
« J’ai choisi volontairement de faire une déclaration de politique générale très longue, trop longue pourront dire certains, mais je crois fermement que nous devons proposer des solutions détaillées, précises, évaluables, à la mesure de l’ampleur du mal. La profondeur de la crise qu’a traversée notre pays ne nous laisse plus le choix des réponses à y apporter. Agir de manière superficielle, animé de bonnes intentions nous expose à une réplique qui peut être dévastatrice. Nous devons courageusement faire face aux défis de ce pays, tenir un langage de vérité, rappeler avec force et détail ce qui peut être fait et par qui, nous fixer des objectifs à la dimension de nos problèmes et nous saisir de tous les moyens disponibles pour aller au combat. Souhaiter ensuite que nous soyons évalués, à la lumière des ambitions affichées…
En contrepartie, je demande à vous tous, à l’ensemble de nos compatriotes de se serrer la ceinture, de s’engager pour le pays, afin que tous ensemble, nous tirions le Mali de la mauvaise passe. Unis, comme le disent si bien nos nombreux adages, rien ne peut être au-dessus de nos forces », a conclu le Premier ministre malien.
Les débats et le vote de cette Déclaration de politique générale aura lieu le vendredi prochain.

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