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Ousmane Sy imprime sa marque

by sur 10 mai 2014

Le nouveau ministre (et Père) de la décentralisation du Mali, Ousmane Sy, imprime tout doucement sa marque.

Après avoir lâché, de manière quasi anodine , au cours d’une cérémonie de signature entre deux association, »On aura beau faire, Kidal ne peut pas être Sikasso« , il fait donner son « Alliance malienne pour refonder la gouvernance », pour aborder, durant ce week-end la sécurité du pays dans toute sa réalité et sa complexité…

Tout sauf la langue de bois !

Alliance malienne pour refonder la gouvernance : LA SECURITE DANS TOUTE SA REALITE ET SA COMPLEXITE

L’Essor du 9 mai 2014 – A. DIARRA

Le Forum multi-acteurs s’est ouvert hier au CICB sous la présidence du ministre de la Décentralisation et de la Politique de la ville, Ousmane Sy. Son objectif est d’établir une cartographie des vulnérabilités, des différentes menaces et défis sécuritaires du local au national, afin d’élaborer des propositions consensuelles pour forger une nouvelle approche de la gouvernance sécuritaire du pays.
A l’issue de deux jours de discussions, des propositions de réforme du secteur sont attendues qui prennent en compte la pluralité des menaces, la diversité des territoires et la complexité des enjeux nationaux et internationaux.
Espace non formel de dialogue, le forum se propose d’identifier les leviers d’action qui servent un processus de gouvernance légitime et reconnue, qui confortent les institutions de l’Etat, sans contrarier les pratiques sociales et culturelles du pays.
Cette initiative est mise en œuvre sous l’égide du Commissariat au développement institutionnel dans le cadre du projet de renforcement de la gouvernance démocratique au Mali, avec le soutien financier de l’ambassade de France et l’appui méthodologique et logistique de l’Alliance malienne pour refonder la gouvernance en Afrique (ARGA-Mali).
ARGA-Mali, selon son représentant Salif Traoré, est constituée d’acteurs africains et non africains convaincus que la paix et le développement du continent africain sont subordonnés à une profonde ré-interrogation des fondements et non à une simple réforme de la régulation des affaires publiques.
Depuis sa création, le Forum multi-acteurs s’est réuni à plusieurs reprises pour ouvrir des débats thématiques sur des questions cruciales de gouvernance au Mali.
Les 24 et 25 mars derniers, s’est ainsi tenue à Mopti, la douzième séance thématique du Forum multi-acteurs sur la gouvernance au Mali. Des constats majeurs ont été établis qui mettent en évidence de nombreux enjeux et montrent le caractère holistique de la question sécuritaire. Il s’agit de l’insuffisance des patrouilles militaires dans certaines localités sensibles facilitant le retour des terroristes et des bandits armés ; des difficultés de gestion des conflits liés au foncier ; de la corruption de la justice et de l’inaccessibilité des services sociaux de base.
Les partisans des groupes terroristes (tels le MUJAO) se sont constitués en groupes armés autonomes et sévissent dans les cercles, sans être réellement identifiés et combattus. La crise alimentaire s’est installée dans la foulée de la crise sécuritaire et rend vulnérables certaines couches de la population.
Les mécanismes endogènes et communautaires de prévention et de gestion des conflits ne sont pas suffisamment valorisés dans le cadre d’une meilleure politique de sécurité à l’échelle locale et régionale. Ces mécanismes locaux, a expliqué Salif Traoré, peuvent notamment jouer un rôle important dans la médiation, le dialogue, la sensibilisation et l’information au sein des communautés et entre elles. Le manque de confiance en la justice au niveau local aggrave les conflits entre les différentes communautés. L’inefficacité et la partialité de la justice ont été, dans bon nombre de cas, sources d’aggravation des conflits, entrainant une dégradation du climat de sécurité, a regretté Salif Traoré.
Le forum a aussi noté la peur des populations de se rendre aux foires, à cause des agressions armées et des coupeurs de route. Cette psychose provoque un ralentissement continu de l’économie locale et une paupérisation croissante des communautés.

Ousmane Sy : « On aura beau faire Kidal ne peut pas être Sikasso… »

A.Touré – Le Matin -1er mai 2014-05-01

Le ministre de la Décentralisation et de la politique de la ville, Ousmane Sy, un expert de la décentralisation, dira qu’au Mali, nous avons une diversité humaine et géographique.
Et que, selon lui, ‘’si nous voulons un Mali uni, il faudra que nous acceptions les diversités’’, a-t-il martelé, samedi 26 avril 2014, lors de la cérémonie de signature de partenariat entre le Collectif des ressortissants du Nord (Coren) et le collectif des associations de développement du Sahel occidental (Cadso).
A l’en croire, chaque zone à sa diversité culturelle, ethnique et géographique et il faudra qu’on accepte cet état de fait. Le ministre Sy qui est l’auteur de l’ouvrage intitulé : «Reconstruire l’Afrique, vers une nouvelle gouvernance fondée sur les dynamiques locales », en 2009, pense qu’on aura beau faire, Kidal ne peut pas être Sikasso. A son avis, si on arrive à accepter cela, nous arriverons à être unis.

Accord de partenariat entre le COREN et le CADSO : les ressortissants du Nord et du sahel occidental accordent leurs violons !

Par Tjikan – Date: 29 Avril 2014 – Daniel Kouriba

Convaincu que la force et le développement résident dans l’unité et la cohésion et que leur rôle peut être déterminant dans la restauration de la paix, de la sécurité et du développement sur toute l’étendue du territoire national, le Collectif des ressortissants du nord (COREN) et le Collectif des associations pour le développement des cercles du Sahel occidental (CADSO) ont décidé de s’unir pour mieux développer le Mali.
En effet, les deux Collectifs, (COREN représenté par son secrétaire général, Abdoulaye Albadia Dicko, et le CADSO par son président, El hadj Gabouné Kéita), ont signé une convention de partenariat, le samedi 26 avril dernier à la Maison de la presse.
Pour l’importance de la cause, l’événement a été placé sous le haut parrainage de quatre membres du gouvernement à savoir : les ministres de la Réconciliation nationale Zahabi Ould Sidi Mohamed, de la Planification, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Cheickna Seydi Hamady Diawara, de la Décentralisation et de la politique de la Ville, Ousmane Sy et celui des Affaires Religieuses et du Culte, Thierno Oumar H. Diallo en présence de plusieurs autres personnalités de la République, dont l’ancien président de l’Assemblée nationale, Younoussi Touré, des anciens ministres et plusieurs députés.
Par la signature de cette convention, les deux entités visent plusieurs objectifs. Il s’agit, entre autres, le développement du partenariat entre les deux associations, l’appui à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale dans les régions du nord et le sahel occidental, le développement des actions de plaidoyer auprès de l’Etat et des partenaires pour relever les multiples défis de sécurité, de paix et de développement auxquels font face les régions du nord et le sahel occidental.
Pour le secrétaire général du COREN, Abdoulaye Albadia Dicko, le partenariat est un phénomène normal et naturel car, dit-il, les deux associations partagent en commun la culture, l’aridité de l’espace géographique, le mouvement des populations, l’enclavement, l’hostilité de la nature.
Quant au président du CADSO, il dira que l’accord de partenariat a été une nécessité pour les deux Collectifs de développer une stratégie efficace de communication, de sensibilisation et d’organisation des populations, pour leur permettre de faire face à toute menace avant de souligner que les rebelles, une fois poursuivies au Nord, viennent, dans leur fuite, se réfugier au Sahel Occidental, pour créer un nouveau champ de bataille, notamment dans le cercle de Nioro.
Les deux Collectifs ont promis de jouer pleinement leur rôle dans la restauration de la paix, de la sécurité et du développement sur toute l’étendue du territoire national. Un partenariat dynamique qui constitue un véritable atout à exploiter pour les pouvoirs publics qui ont fait de la question de la réconciliation nationale, une priorité.
Une réelle satisfaction pour le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Mohamed qui a saisi l’occasion pour saluer l’initiative qui est dynamique et concerne le brassage ethnique, gage de paix et de cohésion nationale. Il a affirmé que quand la société civile est dynamique, il y a de l’espoir pour la paix et la réconciliation, avant de promettre l’élaboration très prochainement d’une feuille de route de la réconciliation nationale qui sera soumise à toutes les institutions de la République et les partenaires techniques et financiers.
A noter que, le COREN est un collectif de 21 associations des ressortissants du nord regroupées au sein de 4 coordinations régionales, des régions du nord comprennent les régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal, et le CADSO est une Association pour le sahel occidental comprenant, les cercles de Kayes, Nioro, Nara, Dièma, Yélimané, Niono, Macina, Banamba et le District de Bamako.
 

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From → Revue de Presse

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