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19 mai : la situation à Kidal

by sur 19 mai 2014

Selon les dernières informations, la situation à Kidal demeure très tendue.

Des négociations devraient permettre la libération d’une partie des 30 otages retenus par le MNLA dans les locaux du gouvernorat, parmi lesquels figurent plusieurs journalistes dont le responsables de l’antenne locale de l’ORTM.

Parmi les officiels maliens assassinés, on déplore trois préfets : ceux de Kidal, de Tin-Essako et de Abaïbara, ainsi que le sous préfet de Tinzawaten, à la frontière avec l’Algérie.

En revanche, et selon les informations reçues ce soir à 19h40, le lieutenant colonel d’aviation Adama Kamissoko, que beaucoup de nos lecteurs connaissent puisqu’il a été préfet de Nioro Du Sahel, est sain et sauf.

De même que le préfet Mamoutou Balla Dembélé, que les jumelages du Nord ont connu comme chef d’arrondissement central du cercle de  Bafoulabé, blessé au pied, est actuellement soigné à l’hôpital de Kidal.

Le premier ministre Moussa Mara a été particulièrement clair en déclarant que « le Mali est en guerre contre les terroristes« .

Et, toujours selon des informations reçues ce soir, ce sont près de 1500 hommes de l’armée malienne qui serait d’ores et déjà arrivés en renfort à Kidal.

L’armée malienne est cantonnée dans le camp N° 1 et la Minusma dans le camp N°2, plus près de l’aéroport.

Mali : des dizaines de morts et une prise d’otages à Kidal

Le Monde.fr avec AFP | 18.05.2014 à 15h32 • Mis à jour le 19.05.2014 à 13h51

 La ville de Kidal préoccupe les autorités maliennes et françaises. Alors que des violences meurtrières ont opposé l’armée et des combattants du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) samedi 17 mai, des renforts militaires sont arrivés dans cette ville de l’extrême nord-est du pays en provenance de Gao. « Certains sont arrivés samedi, d’autres hier et d’autres encore sont en route », a précisé une source militaire.

Depuis le début des combats très violents samedi, 36 personnes ont été tuées, dont huit militaires, et une trentaine de personnes ont été enlevées, selon le gouvernement malien. Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue malien, Ibrahim Boubakar Keïta, le président français François Hollande a « appelé à la libération immédiate et sans condition du gouvernorat de Kidal et des otages qui y sont détenus », selon un communiqué de l’Elysée. Le MNLA a décrit ces otages comme des « prisonniers de guerre ». Ils seraient retenus dans le bâtiment du gouvernorat.

LE MNLA REVENDIQUE LA PRISE DE CONTRÔLE DU GOUVERNORAT

Des officiels maliens ont été victimes des violences. Dimanche, le chef de la mission de l’ONU au Mali (Minusma) a annoncé « l’assassinat de deux civils et six officiels maliens à Kidal ».

D’après une source locale et une source internationale, les six « officiels » tués étaient les préfets de Kidal et de Tin-Essako (à l’est de la ville), ainsi que quatre sous-préfets de la région. Parmi eux figurerait le sous-préfet de la localité de Tinzawaten, située dans le désert, à la frontière avec l’Algérie.

Ces assassinats s’ajoutent au lourd bilan consécutif des combats entre les militaires et des hommes armés dans la ville. « Les forces armées maliennes ont enregistré huit morts et 25 blessés, tandis que 28 morts et 62 blessés ont été dénombrés du côté des agresseurs », a précisé dimanche le ministère malien de la défense.

Les soldats ont selon lui « repris le contrôle de tous les bâtiments administratifs à l’exception, pour le moment, du gouvernorat, où le MNLA et les terroristes détiennent une trentaine de fonctionnaires en otages ». Le MNLA, rébellion touareg dont les partisans réclament l’indépendance ou l’autonomie d’un vaste territoire du nord du Mali, a revendiqué la prise de contrôle par ses hommes du gouvernorat en question, évacué par les rebelles en novembre après près de neuf mois d’occupation.

« ATTAQUES TERRORISTES »

« Les forces armées maliennes sont à Kidal, en train de se préparer à toutes les éventualités », a assuré le premier ministre malien, Moussa Mara, dimanche soir. .

« Les terroristes ont déclaré la guerre au Mali, le Mali est donc en guerre contre ces terroristes. Quand quelqu’un attaque la République, c’est un terroriste, quelles que soient son origine, son appartenance à un terroir », a également commenté le premier ministre malien. Les violences ont éclaté à Kidal au moment de sa présence sur place, alors qu’il effectuait une tournée dans le nord du pays,  sous la protection des membres de la force française militaire Serval.

 

Le premier ministre malien Moussa Mara au Parlement de Bamako fin avril.

 

Les régions de Kidal, Gao et Tombouctou ont été occupées pendant presque dix mois entre 2012 et 2013 par des groupes armés incluant des islamistes liés à Al-Qaida. Les islamistes ont été en grande partie chassés des grandes villes par l’opération militaire internationale déclenchée en janvier 2013 à l’initiative de la France, toujours en cours. Mais ils demeurent présents dans le Nord, y commettant régulièrement des attaques meurtrières. Et l’Etat malien n’a jamais repris véritablement le contrôle de la région de Kidal.

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