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Touareg et djihadistes reprennent la main

by sur 22 mai 2014

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (indépendantistes touareg) et le Haut Conseil Unifié de l’Azawad (dans lequel on retrouve notamment les touareg djihadistes d’Ansardine, dirigé par Iyad Ag Ghali) et le Mouvement Arabe de l’Azawad, ont pris le pouvoir à Kidal, défaisant une nouvelle fois l’armée malienne.

Un porte parole du MNLA a annoncé avoir également repris, sans combats les villes de Anderamboukane, Ménaka, Aguelhoc, Tessalit, Anefis.

Rappelons que c’est à Tessalit que l’opération Serval a installé une base autour de l’aéroport.

Le président malien a demandé hier un cessez le feu immédiat et dans l’entourage du gouvernement on reconnaît la défaite de l’armée malienne.

La visite du Premier ministre Moussa Mara dans les trois capitales des régions du Nord (Tombouctou, Kidal et Gao) le week-end devait être, au départ, une démarche d’affirmation de la ré-installation de l’autorité de l’Etat sur la zone occupée durant un an par les indépendantistes touareg puis par les groupes djihadistes et narco-trafiquants. Et ce afin d’arriver en position de forces dans les négociations qui tardent à s’installer.

A Kidal, la visite a tourné à l’affrontement, les combats se sont poursuivis hier toute la journée et ont fini à l’avantage des touareg et des djihadistes.

Ce camouflet pour l’autorité de l’Etat malien va de pair avec un isolement à l’ONU qui regrette que tout ce qui a été mis en place par l’ONU depuis un an a été mis à terre en quelques heures…

Mali : le MNLA prend Kidal, IBK appelle à un « cessez-le-feu immédiat »

22/05/2014 à 08:14 Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a demandé mercredi soir « un cessez-le-feu immédiat » après de nouveaux combats à Kidal, dont les rebelles touaregs du MNLA affirment avoir pris le contrôle.
La déroute de l’armée malienne à Kidal a poussé mercredi 21 mai le président Ibrahim Boubar Keïta a demandé un « cessez-le-feu immédiat ». Quelque heures plus tôt, de nouveaux combats avaient opposé les forces régulières aux combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui a ensuite affirmé contrôler la ville en début de soirée. Les rebelles touaregs ont également annoncé avoir conquis d’autres localités « d’où l’armée a fui, sans combats ».
Déjà théâtre d’affrontements sanglants le week-end dernier à l’occasion de la visite du Premier ministre Moussa Mara, Kidal, situé à 1 500 km au nord-est de Bamako, est plus que jamais un défi pour l’État malien, où il n’a jamais réussi à complètement reprendre pied depuis plus d’un an.
HCUA et MAA aux côtés du MNLA
Des combats, d’abord qualifiés d' »opération de sécurisation » par l’armée malienne, ont éclaté mercredi matin avant de tourner dans l’après-midi en faveur du MNLA. Joint au téléphone par Jeune Afrique, Bilal Ag Acherif, chef du groupe rebelle, a indiqué que ses troupes contrôlaient les points névralgiques de la ville – tels le « camp 1″ de l’armée et le gouvernorat – et que les militaires maliens s’était réfugiés dans le camp de la Minusma (force de l’ONU au Mali). Mossa Ag Attaher, responsable de la communication du MNLA, a quant à lui dénoncé l' »agression » de l’armée malienne, désormais délogée de « l’ensemble (de ses) positions ». D’après Moussa Ag Assarid, un autre responsable du MNLA, l’armée aurait également « fui d’autres villes, sans combats », citant notament Anderamboukane, Ménaka, Aguelhoc, Tessalit, ou encore Anefis. Cette information n’a pu être immédiatement confirmée auprès d’une autre source que les groupes armés.
De leur côté, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), deux autres mouvements rebelles du Nord du Mali, ont déclaré avoir pris part aux combats aux côtés du MNLA.
Plusieurs soldats maliens tués
Dans un communiqué publié dans la soirée, le gouvernement a reconnu que les combats à Kidal avait tourné en défaveur des soldats maliens, qui ont notamment tenté de reprendre le gouvernorat de la ville tombé aux mains des groupes armés le 17 mai.
Les forces maliennes ont pu reprendre « un temps le gouvernorat » mais, « affaiblies par des problèmes de coordination, de renseignement, (elles) ont dû se replier sous le feu nourri des groupes rebelles appuyés par les terroristes d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et de narcotrafiquants », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby. Il a aussi indiqué que « conformément au souhait du secrétaire général des Nations unies et au nom de la communauté internationale », le président Ibrahim Boubacar Keïta demandait « un cessez-le-feu immédiat ».
Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs fait état de « plusieurs blessés et des pertes en vie humaines » de part et d’autre dans les combats. De son côté, Moussa Ag Assarid a affirmé que la coalition des groupes armés avait enregistré dans ses rangs « quatre morts et huit blessés ». Selon lui, plusieurs soldats maliens ont été tués, blessés ou faits prisonniers.
L’ONU réclame un cessez-le-feu
Face à cette brusque flambée de violences, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé mercredi « à la cessation immédiate des combats et à la mise en place d’un cessez-le-feu » à Kidal. La tension y était brusquement montée samedi dernier, à l’occasion de la première visite du chef du gouvernement Moussa Mara à Kidal. Selon les autorités maliennes, les combats avaient fait 36 morts, dont huit militaires. D’après l’ONU et Bamako, six responsables de l’État et deux civils ont également été assassinés le même jour au gouvernorat de Kidal. Le MNLA a toutefois démenti avoir combattu aux côtés des jihadistes et avoir exécuté des otages.
Mardi, dans une déclaration unanime, les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont condamné les violences du week-end. Ce regain de tension a aussi obligé la France à décaler de « quelques semaines » la réorganisation de son dispositif militaire au Sahel et a amené Paris à muscler sa présence dans la région septentrionale du Mali. Une centaine de soldats français ont ainsi été envoyés en renfort dans la ville de Gao (au sud de Kidal).

L’armée malienne mise en déroute par les rebelles touareg à Kidal

Le Monde.fr avec AFP et Reuters – Mis à jour le 22.05.2014 à 08h09

Quatre jours après des affrontements meurtriers à Kidal, dans le nord-ouest du Mali, les combats ont repris dans la région mercredi 21 mai. Ils opposent des soldats maliens et plusieurs groupes armés, dont des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui ont réussi à prendre le dessus sur les militaires.
L’armée cherche à récupérer la grande ville du nord du pays, située à plus de 1 500 kilomètres de Bamako, retombée sous le contrôle du MNLA le 17 mai, après des combats qui ont coûté la vie à une trentaine de soldats maliens, déclenchés lors d’une visite sur place du premier ministre.
• Plusieurs villes contrôlées par les rebelles
Le MNLA a déclaré mercredi soir avoir conservé le contrôle de Kidal, qui est son fief, et pris le contrôle d’autres localités de la région avec l’aide de deux autres groupes armés : le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).
Un porte-parole du MNLA a assuré mercredi soir : « La situation est calme ce soir à Kidal. Nous avons pris plusieurs villes d’où l’armée a fui, sans combats : Anderamboukane, Ménaka, Aguelhoc, Tessalit, Anefis. »
Des observateurs indépendants ont fait état du même constat. Un membre de l’ONU sur place avait indiqué plus tôt dans la journée que les rebelles armés avaient « pris nettement le dessus sur les forces armées maliennes ».
• Lourdes violences
Selon plusieurs sources, dont les bilans sont contradictoires ou manquent de détails, des soldats maliens ont été tués, et d’autres faits prisonniers par les groupes armés au cours de la journée.
Ces derniers ont eux aussi subi des pertes humaines, sans qu’il soit possible de dire le nombre précis de victimes ; un porte-parole du MNLA a indiqué que la coalition des groupes armés avait enregistré dans ses rangs « quatre morts et huit blessés ».
Des témoins contactés sur place expliquent que le principal marché de Kidal a été détruit dans la journée.
« Il ne s’agit pas seulement de tirs, ce sont des combats. Il y a eu des fusillades pendant une heure sans interruption », a raconté un habitant.
Selon un membre de la Minusma, la mission de l’ONU sur place, « le renforcement des positions des uns et des autres ne pouvait déboucher que sur [une telle situation] ».
• Appel au cessez-le-feu
Le gouvernement a reconnu que les combats à Kidal avaient tourné en défaveur de son armée. Les militaires ont expliqué mercredi soir avoir dû battre en retraite, affaiblis, selon eux, par des problèmes de coordination et de transmission des renseignements.
Ils ont toutefois promis dans la journée : « Les combats se poursuivront jusqu’à ce que nous ayons entièrement libéré la ville. Nos hommes sont toujours sur le terrain face aux forces coalisées d’AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique), du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest) et autres trafiquants. »
Mercredi soir, on apprenait néanmoins que « le président appelait à un cessez-le-feu immédiat », selon un porte-parole du gouvernement qui est apparu à la télévision publique.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait plus tôt réclamé « la cessation immédiate des combats » à Kidal, soulignant « en particulier (…) que la protection des civils [était] une obligation qui s’impose à toutes les parties ».
Elément déclencheur des tensions, la visite du premier ministre Moussa Mara à Kidal, le 17 mai, n’a pas eu l’effet souhaité. La volonté de l’Etat malien de réaffirmer son autorité sur l’ensemble du territoire a été vécue comme une grave provocation par la rébellion. Un risque qu’avaient pointé de nombreux diplomates pour convaincre le chef du gouvernement malien de ne pas effectuer ce déplacement.
La nomination, le mois dernier, d’un Haut représentant chargé de relancer des pourparlers, faisait espérer une nouvelle impulsion dans les négociations de paix. « Le premier ministre est rentré à Bamako comme un héros. Et maintenant ? », se demande, amer, un diplomate étranger, interrogé par Le Monde. « Les autorités ont sans doute pensé que cette visite serait, pour elles, une façon de marquer un point. Elle risque de marquer plutôt un pas en arrière ».
• Renforts français sur place
Face à cette situation, la France a annoncé qu’une centaine de soldats supplémentaires allait être envoyés dans le pays. L’effectif français de la force Serval va ainsi passer de 1 600 à 1 700 soldats.
Le porte-parole des armées françaises, le colonel Gilles Jaron, a détaillé mercredi soir : « La décision a été prise de prendre des éléments depuis Abidjan pour les basculer à Gao compte tenu de la période de tension. C’est une centaine d’hommes qui devraient être là en fin de soirée ou demain dans la journée à Gao pour nous permettre de faire face à une contrainte : celle d’amorcer une relève alors que nous faisons face à une période de tension. »
Paris avait décidé mardi de repousser de quelques semaines la réorganisation annoncée de son dispositif militaire dans la bande sahélo-saharienne.
Gérard Araud, l’ambassadeur de France à l’ONU, a toutefois répété, mercredi, après la demande d’un mandat plus « robuste » des forces de l’ONU dans le pays : « Le [gouvernement] malien a pris ses responsabilités. Il n’a informé ni la Minusma ni Serval [de l’offensive de mercredi]. C’est une affaire malienne. C’est aux Maliens de résoudre les problèmes maliens qui ne datent pas d’hier ni même de 2012. »

MALI. Kidal tombe aux mains des rebelles touareg du MNLA

Par Le Nouvel Observateur avec AFP – Publié le 21-05-2014 à 20h26
De nouveaux combats auraient fait plusieurs victimes dans les rangs de l’armée malienne.
Les rebelles touareg du MNLA ont affirmé mercredi 21 mai avoir pris le contrôle de Kidal, dans le nord-est du Mali, après de nouveaux combats dans la ville qui ont fait plusieurs tués dans les rangs de l’armée malienne.
Théâtre d’affrontements sanglants le week-end dernier, Kidal (1.500 kilomètres au nord-est de Bamako) est le fief du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), une rébellion indépendantiste.
L’Etat malien n’a jamais réussi à complètement y reprendre pied malgré l’offensive lancée en 2013 par l’armée française, qui a permis de libérer le nord du Mali de l’emprise de groupes islamistes.
Combats avec des djihadistes
Les combats, d’abord qualifiés d' »opération de sécurisation » par l’armée malienne, ont éclaté mercredi matin, avant de tourner dans l’après-midi en défaveur de Bamako.
« Nous contrôlons actuellement toute la ville de Kidal », a déclaré Mohamed Ag Rhissa, un chef du groupe rebelle, contacté par téléphone depuis Bamako.
Une source militaire au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a confirmé que « les groupes armés ont pris nettement le dessus sur les forces armées maliennes ». Les camps militaires restent « sous contrôle de l’armée malienne », a-t-elle cependant précisé, ajoutant : « Les bruits d’armes cessent actuellement. »
Un responsable au ministère malien de la Défense s’est borné à dire que les militaires maliens « sont toujours sur le terrain face aux forces coalisées d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) », deux des groupes djihadistes qui occupaient le nord du Mali en 2012-2013, et à d' »autres trafiquants ».
Morts dans les rangs de l’armée malienne
L’armée malienne a subi de nouvelles pertes lors des combats, et certains de ses hommes ont été capturés. « Il y a des prisonniers et des morts dans les rangs de l’armée malienne », a souligné la source onusienne. Le responsable du MNLA a confirmé que son groupe avait fait « des prisonniers », sans plus de précision.
Les combats de mercredi font suite à des affrontements ayant fait le 17 mai à Kidal plus de 30 morts, selon les autorités maliennes, qui avaient annoncé dans la foulée l’envoi de 1.500 soldats sur place.
Ce regain de tension a obligé la France à décaler de « quelques semaines » la réorganisation de son dispositif militaire au Sahel.
Il a aussi amené Paris à muscler sa présence dans la région septentrionale du Mali. Une centaine de soldats français ont été envoyés en renfort dans la ville de Gao (au sud de Kidal), a annoncé mercredi l’armée française, qui a déjà envoyé une trentaine de soldats en renfort à Kidal.
L’ONU réclame un cessez-le-feu
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé mercredi « à la cessation immédiate des combats et à la mise en place d’un cessez-le-feu » à Kidal. Exprimant « sa préoccupation pour la sécurité des populations civiles », il a condamné « le meurtre des civils et (appelé) à ce que tous les auteurs soient traduits en justice », selon son porte-parole.
La tension est brusquement montée samedi dernier, à l’occasion de la première visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal. Selon les autorités maliennes, les combats avaient fait 36 morts, dont huit militaires.
D’après l’ONU et Bamako, six responsables de l’Etat et deux civils ont également été assassinés le même jour au gouvernorat de Kidal, et les groupes armés y ont séquestré une trentaine de fonctionnaires, libérés lundi. Le MNLA a toutefois démenti avoir combattu aux côtés des djihadistes et avoir exécuté des otages.
L’Algérie, qui joue un rôle de médiateur au Mali, a condamné la mort « injustifiable » de cadres de l’Etat malien.
Mardi, dans une déclaration unanime, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU avaient condamné les violences du week-end. Tout en réaffirmant leur soutien à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, y compris Kidal, ils ont estimé que « seul un processus de négociation crédible et sans exclusive pouvait amener paix et stabilité durables » dans le pays.
Le Mali a été traumatisé et divisé par une profonde crise politico-militaire de 18 mois, dont le départ a été une offensive lancée par le MNLA en janvier 2012, qui a conduit à l’occupation du nord par des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Un temps alliés aux rebelles touareg du MNLA, les islamistes les avaient ensuite supplantés.

Communiqué du Gouvernement sur la situation à Kidal

Par Gouvernement – 22/05/2014

Dans le communiqué, « le Gouvernement demande à tous les Maliens de faire preuve de calme pour éviter tout amalgame ou toute stigmatisation pouvant entamer la cohésion nationale ».

Le Gouvernement informe l’opinion publique nationale et internationale que des affrontements ont eu lieu aujourd’hui, 21 mai 2014, dans la ville de Kidal, entre les Forces armées maliennes et les groupes armés, occasionnant plusieurs blessés et des pertes en vies humaines de part et d’autre.

Après quelques heures de combat qui ont permis aux FAMA de reprendre un temps le Gouvernorat de Kidal, nos forces de défense, affaiblies par des problèmes de coordination, de renseignement, ont du se replier sous le feu nourri des groupes rebelles appuyés par les terroristes d’AQMI et les narcotrafiquants.
Des enquêtes en cours permettront de fixer les responsabilités et d’en tirer toutes les conséquences.

L’armée est en train de se réorganiser, la situation est suivie de près par les plus hautes autorités du pays.
Toutefois, le Président de la République, dans son message à la Nation du 19 mai 2014, a indiqué que notre priorité est le dialogue. En vertu de cela, et conformément aux souhaits du Secrétaire Général des Nations Unies, au nom de la communauté internationale, il a instruit un cessez-le-feu immédiat.

Tout en regrettant la perte de vies humaines, le Mali reste inflexible sur la nécessité que s’établisse la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble de son territoire national, y compris à Kidal. Cela a été encore une fois affirmé par le Conseil de Sécurité des Nations Unies dans son communiqué du 20 mai 2014.

Devant la gravité de la situation, toute la nation doit rester mobilisée derrière les autorités nationales pour atteindre cet objectif.

Le Gouvernement demande à chaque malienne et à chaque malien de faire preuve de calme, de sérénité, et d’un sens élevé de la responsabilité, pour éviter tout amalgame ou toute stigmatisation pouvant entamer la cohésion nationale, et nuire à la qualité des relations avec les partenaires du Mali.

La Minusma, la force Serval et les représentants de la communauté internationale ne doivent pas être inquiétés. Ils ne sont pas nos ennemis.

Nos ennemis communs sont les terroristes et les narcotrafiquants. Notre combat commun est celui de la restauration de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire. Et nous le gagnerons !
Le Gouvernement communiquera régulièrement sur l’évolution de la situation, et des consultations seront prochainement organisées avec l’ensemble des forces vives de la Nation.

Bamako le 21 mai 2014
Le Porte-parole du Gouvernement
Mahamane BABY

Décès du colonel Fayçal Ag Kiba (bras droit du général El Hadj Ag Gamou) dans les combats à Kidal

Maliactu – 21 mai 2014 avec AFP

 

Dans un discours prononcé lundi, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta « a indiqué que notre priorité est le dialogue ». « En vertu de cela et conformément au souhait du secrétaire général des Nations unies et au nom de la communauté internationale, il a instruit un cessez-le-feu immédiat », selon un communiqué lu à la télévision publique ORTM par le porte-parole du gouvernement, le ministre Mahamane Baby.

Dans le même temps, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), rébellion touareg dont Kidal est un fief, a annoncé avoir pris mercredi, avec deux autres groupes armés, le contrôle de plusieurs villes du Nord après les affrontements leur ayant permis de se rendre maîtres de Kidal le même jour.

Cette ville avait déjà été le théâtre d’affrontements meurtriers le 17 mai, alors que le Premier ministre y était en visite officielle.

Les groupes ayant livré bataille contre l’armée sont le MNLA, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), a affirmé à l’AFP Moussa Ag Assarid, un responsable du MNLA joint à Kidal.

Après les combats dans la journée, « la situation est calme ce soir à Kidal. Nous avons pris plusieurs villes d’où l’armée a fui, sans combats », a dit M. Ag Assarid, en citant « Anderamboukane, Ménaka, Aguelhoc, Tessalit, Anefis ».

Cette information n’avait pu être immédiatement confirmée auprès d’aucune autre source en dehors des groupes armés.

Dans son communiqué, le gouvernement a reconnu que les combats à Kidal ont tourné en défaveur des soldats maliens, qui ont tenté notamment de reprendre le gouvernorat de la ville tombé aux mains des groupes armés le 17 mai.

Les forces maliennes ont pu reprendre « un temps le gouvernorat » mais, « affaiblies par des problèmes de coordination, de renseignement, (elles) ont dû se replier sous le feu nourri des groupes rebelles appuyés par les terroristes d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et de narcotrafiquants », a expliqué le porte-parole du gouvernement.

« Des enquêtes en cours permettront de fixer les responsabilités et d’en tirer toutes les conséquences. L’armée est en train de se réorganiser », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs fait état de « plusieurs blessés et des pertes en vie humaines » de part et d’autre dans les combats, sans fournir de détails. Il a invité les populations à faire preuve notamment « de calme, de sérénité », et à « éviter tout amalgame ».

Moussa Ag Assarid du MNLA a de son côté affirmé que la coalition des groupes armés avait enregistré dans ses rangs « quatre morts et huit blessés ». Il a refusé de fournir tout bilan concernant les soldats maliens, assurant cependant que plusieurs d’entre eux avaient été tués, blessés ou faits « prisonniers ».

Il a cependant fait cas du décès d’un officier supérieur, « parce qu’il est célèbre: le colonel Fayçal Ag Kiba, c’est le bras droit du général El Hadj Ag Gamou », un officier supérieur touareg loyaliste.

« Les blessés ont été emmenés à l’hôpital » et la mission de l’ONU au Mali, la Minusma, présente dans le Nord, « a été saisie », a-t-il ajouté.

Le Mali a été traumatisé et divisé par une profonde crise politico-militaire de 18 mois, dont le départ a été une offensive lancée par le MNLA en janvier 2012, qui a conduit à l’occupation du Nord par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Un temps alliés aux combattants du MNLA, les islamistes les avaient ensuite supplantés.

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