Skip to content

Tentative de coup d’Etat : l’ombre de Mariko ?

by sur 12 juin 2014

Tentative de coup d’Etat ? Tentative de déstabilisation ? Tentative pour mettre le Président de la République hors circuit ? Les rumeurs sont multiples, mais avec l’aveu d’un des sous-officiers arrêtés, proche de la junte et ancien garde du corps d’Oumar Mariko, l’affaire prend une nouvelle tournure.

L’ancien leader charismatique des étudiants, très en pointe dans la lutte contre Moussa Traoré au début 1991, Oumar Mariko, actuellement député de Kondiéla et secrétaire général du parti Sadi a souvent flirté avec la ligne jaune.

Il a approuvé le coup d’Etat du capitaine Sanogo; ses troupes étaient le fer de lance dans la prise d’assaut du Palais de Koulouba qui s’est soldée par la tentative d’assassinat du président de la Transition qu’il n’a jamais reconnu; ses déplacements dans le Nord du Mali alors qu’il était sous la férule des djihadistes et autres groupes armés ont souvent posé question.

Au retour d’un voyage à Accra, il risque fort de devoir répondre aux questions des enquêteurs. On saura peut-être alors si les griefs formulés à son encontre tiennent la route ou s’il s’agit simplement d’une tentative pour se débarrasser d’un opposant radical aux manières de faire de l’actuelle classe politique malienne.

En un mot : Le suspect n°1

DAK – L’indicateur du Renouveau du 12 juin 2014

Oumar MarikoOumar Mariko

Déjà impliqué dans une affaire d’homicide qui lui a valu la lavée de son immunité parlementaire lors de la précédente législature, Oumar Mariko est encore suspecté d’avoir participé à la tentative de coup d’état de la semaine dernière.
En tout cas, les enquêteurs disposeraient d’éléments compromettants pour l’ancien leader estudiantin qui a été vu cette nuit-là à ATT-bougou en compagnie du sergent-chef Sylla arrêté.
Le suspect n°1 qui devait rentrer hier d’un voyage est attendu par les enquêteurs qui l’ont déjà entendu. Le président de l’Assemblée nationale devrait donner une suite à la requête de levée d’immunité du procureur.

Rebondissement dans la « tentative de déstabilisation des institutions et atteinte à la sureté de l’Etat » : le sergent-chef Sylla, un des membres de la conspiration, passe aux aveux
La Rédaction – L’Indépendant du 11 Juin 2014
Interpellé en même temps que le lieutenant Mohamed Ouattara et d’autres sous-officiers, le sergent-chef Sylla est vite passé aux aveux. Devant l’équipe des enquêteurs qui l’ont cuisiné pendant plusieurs heures, il a déclaré que le palais de Koulouba ne constituait pas la cible, mais plutôt le domicile privé du président de la République sis à Sébénikoro. Le plan consistait à attaquer l’endroit une fois que le chef de l’Etat se trouvait à l’intérieur afin de porter atteinte à son intégrité physique et l’empêcher d’exercer sa fonction à la tête de l’Etat et au service de la nation.
A la question de savoir où et comment comptaient-ils avoir les hommes pour mener à bien l’opération, le sergent-chef Sylla aurait déclaré que cela ne constituait pas un problème, car des éléments acquis à la cause étaient prêts à exécuter la mission à tout moment.
Il nous revient que le lieutenant Mohamed Ouattara, le sergent-chef Sylla et les autres sous-officiers interpellés étaient très bavards et ne donnaient pas l’impression de cacher leur complot.
Pour son exécution, ils comptaient approcher des militaires proches de l’ex-junte putschiste mécontents d’avoir été laissés en rade et quelques éléments du 33ème régiment des commandos parachutistes (RCP) communément appelés les bérets rouges, frustrés depuis que la garde présidentielle leur a été retirée. Il s’y ajoute que certains d’entre eux n’ont pas digéré le retrait subséquent de leur camp, sis sur les hauteurs de Koulouba, passé sous le contrôle de la garde nationale désormais en charge de la sécurité présidentielle.
Notons, enfin, que des proches du lieutenant Mohamed Ouattara le décrivent comme un » fanatique du coup d’Etat « .

TENTATIVE DE COUP D’ETAT: Oumar Mariko arrêté dès son retour d’Accra

Le Prétoire du 11 juin 2014
Selon des sources concordantes, le putsch manqué de la semaine dernière n’était pas organisé que par des militaires. Certains hommes politiques étaient impliqués dans le coup. Le suspect n°1 démasqué est Oumar Mariko, élu à Kolondiéba, non moins Secrétaire général du parti Sadi.
Des résultats des enquêtes sur la «tentative de déstabilisation des institutions de la République», il ressort que l’honorable Oumar Mariko est le cerveau politique du Coup d’Etat manqué de la semaine dernière.
Etant parmi les putschistes, le Sergent- chef Cheik Alassane Sylla,qui assurait sa garde pendant la transition, a été arrêté. Il nous revient des sources proches de l’enquête que le jour du coup d’Etat manqué, le Sergent-chef Sylla a été aperçu deux fois de suite en train de s’entretenir avec Oumar Mariko sur un site de logements sociaux. Inutile de dire ce qu’ils se sont dit. Mieux, au moment où le Sergent- Chef, Cheik Alassane Sylla devrait rejoindre le lieu de regroupement pour attaquer la résidence du Président de la République à Sébénicoro, il a été arrêté seul à bord du véhicule d’Oumar Mariko par les forces de sécurité maliennes.

Très vite, il a fait des aveux. Outre ses nombreuses rencontres avec Oumar Mariko le jour où devrait avoir lieu le coup, il a fait d’autres révélations accablantes compromettant davantage le député tonitruant de Kolondiéba, apprend-on de sources proches du dossier.
Partant, poursuivent nos sources, les enquêteurs ont informé le secrétaire général du parti Sadi des preuves retenues contre lui dans le cadre de la tentative de déstabilisation des institutions de la République. Les informations qui nous sont parvenues précisent que Mariko n’a pas démenti ce qu’on lui reproche. Il a tout simplement expliqué qu’il devrait effectuer une mission parlementaire à Accra. De toutes les façons, nous avons appris que son arrestation lui a été notifiée. On n’attend que son retour d’Accra pour lui mettre les grappins.

Tentative de coup d’état : La piste Oumar Mariko se dévoile

Y. C. – L’Indicateur du Renouveau du 10 juin 2014.

Pour tentative de déstabilisation des institutions de la République et atteinte à la sûreté de l’État, des sous-officiers ont été mis aux arrêts dans la nuit de mercredi à jeudi. Un des deux cerveaux de ce putsch manqué, un certain sergent-chef Sylla a été vu cette nuit-là en compagnie d’Oumar Mariko. C’est pourquoi, ce dernier serait dans le collimateur des enquêteurs.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, des forces spéciales ont mis aux arrêts le lieutenant Mohamed Ouattara et quelques sous-officiers dont un certain sergent-chef Sylla. Ils sont accusés de déstabilisation des institutions de la République, d’atteinte à la sûreté de l’Etat.
Selon les enquêteurs, le nommé Sylla qui serait un proche de Seyba Diarra, a été vu cette nuit-là en compagnie de l’homme politique quelques heures seulement avant qu’il soit arrêté sur les lieux où devaient se réunir les apprentis putschistes. Les deux hommes auraient vu aux 1008-Logements dans le domicile d’un cadre touareg.
D’ailleurs, un premier départ, le jeune Sylla a été rappelé par Oumar Mariko qui aurait confirmé les faits lors d’une première audition. Le sergent aurait même été arrêté à bord d’un de ses véhicules. Présentement en déplacement au Ghana, le député élu à Kolondiéba devrait être encore entendu.
Affaire à suivre.

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :