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Nouveau report de l’aide du FMI

by sur 20 juin 2014

C’est la faute à l’achat du nouvel avion présidentiel (20 milliards de CFA) et aux marchés passés un peu rapidement pour équiper l’armée (près de 70 milliards de CFA).

C’est aussi le deuxième report de l’aide du FMI accordée dans des conditions préférentielles, qui devait être versée en mars, fut reportée à juin et finalement à septembre.

La ministre de l’économie, Mme Bouaré Fily Sissoko, a eu beau négocier durant trois jours, le communiqué final est tombé hier soir.

Le Mali est prié de revoir sa copie et le vérificateur général de réaliser un audit des finances, et des pratiques…

Un coup dur pour le Mali, car sa crédibilité est atteinte au niveau international.

Les concessions de Bamako au FMI

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La directrice du FMI, Christine Lagarde, discute avec la ministre malienne de l'économie et des finances, Bouare Fily Sissoko, en janvier 2014, à Bamako. AFP/Stephen Jaffe La directrice du FMI, Christine Lagarde, discute avec la ministre malienne de l’économie et des finances, Bouare Fily Sissoko, en janvier 2014, à Bamako. AFP/Stephen Jaffe

Au Mali, le bras de fer engagé par le Fonds monétaire international avec les autorités maliennes se poursuit. Le FMI demande depuis le mois de mai des explications sur l’achat d’un nouvel avion présidentiel à 30 millions d’euros, et sur un contrat d’équipements passé par le ministère malien de la Défense pour 105 millions d’euros. En attendant, le versement de ses crédits est gelé. La ministre malienne de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, s’est rendue à Washington en début de semaine. A la demande du FMI, elle a accepté de prendre certaines dispositions.

Premier engagement pris par les autorités maliennes : mener un audit des transactions. Il s’agit d’abord de lever les inquiétudes du FMI sur le financement d’achats qui pourraient menacer l’équilibre du budget malien, mais aussi sur la structure même des contrats. Le FMI s’interrogeant, par exemple, sur la nécessité pour le ministère de la Défense de payer une société malienne au titre d’intermédiaire.

Bamako s’engage également à préciser les conditions d’application de certaines règles budgétaires et de passation de marché.

En ligne de mire : l’utilisation d’une disposition du code malien de marché public, qui permet de ne pas respecter les règles habituelles de transparence et d’appels d’offres pour certains achats jugés sensibles. C’est une disposition invoquée pour l’avion présidentiel et le contrat de la Défense, d’une manière jugée abusive par le FMI.

Conditions de reprise des versements

« Il y a déjà une transparence, commente le ministre malien de la Communication, Mahamadou Camara, mais le FMI est notre partenaire et ces nouveaux engagements montrent que nous tenons compte des remarques qui nous sont faites. »

Ce paquet de mesures devra être mis en œuvre d’ici septembre prochain, dans l’optique d’une éventuelle reprise des versements, et au plus tôt en décembre.

Le FMI bloque son aide jusqu’à septembre

Par Journaldumali.com avec agences – 19/06/2014

Conséquence de l’achat controversé de l’avion présidentiel, le Fonds Monétaire International a annoncé ce jeudi le blocage de l’aide et la mise en oeuvre d’un audit.
L’achat de l’avion présidentiel n’en finit pas de provoquer des remous. Le Fonds Monétaire International qui avait gelé son aide après le déblocage de 40 millions de dollars (20 milliards de FCFA) par l’Etat malien a annoncé que celle-ci restera bloquée au moins jusqu’en septembre. un audit sera également mis en œuvre.
Les auditeurs à Bamako en Septembre
Le Fonds monétaire international s’était dit mi-mai « préoccupé » par l’acquisition de l’avion et par des contrats passés sans appel d’offres entre le gouvernement et des sociétés privées. En représailles, le Fonds avait décidé de retarder le versement de son prochain prêt au Mali, qui bénéficie depuis décembre d’une ligne de 46 millions de dollars sur trois ans auprès de l’institution.
Initialement attendues en juin, les équipes du Fonds ne se rendront finalement qu’ »en septembre » pour mener leur audit, condition au versement d’une nouvelle tranche d’aide, a annoncé le FMI dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi.
L’institution a également demandé aux autorités maliennes de prendre de « mesures concrètes » pour s’attaquer aux « faiblesses » dans la gestion leurs finances publiques. Bamako devra notamment mener un audit sur ces différentes transactions controversées et prendre de nouvelles « directives » sur les passations de marchés publics, indique le FMI.

Pour la reprise de la coopération avec le Mali : Le FMI exige un audit de l’achat de l’avion d’IBK et des armements

Rassemblés par YC – L’Indicateur du Renouveau du 20 juin 2014.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, a conduit du 16 au 18 juin 2014, une visite de travail auprès du Fonds monétaire international (FMI) à Washington. A l’issue de cette visite, Mme Bouaré et Christian Josz, chef de mission du FMI pour le Mali, ont publié une déclaration dans laquelle le FMI exige un audit de l’achat de l’avion présidentiel et des armements par le Bureau du vérificateur général. Nous vous proposons en intégralité leur communiqué conjoint.

« Au cours de ces dernières semaines, les services du FMI et du ministère de l’Economie et des Finances de la République du Mali ont tenu des discussions à propos de l’achat récent d’un avion, d’un contrat de fournitures autres que des armes et munitions passé par le ministère de la Défense et des Anciens combattants, et de l’octroi d’une garantie par l’Etat lié à ce contrat ainsi que d’autres contrats.
L’objectif de ces discussions est de s’assurer que la conduite des finances publiques au Mali est compatible avec les objectifs quantitatifs et les engagements de bonne gouvernance des finances publiques du gouvernement du Mali dans son arrangement au titre de la Facilité élargie de crédit (Fec) que le conseil d’administration du FMI a approuvé le 18 décembre 2013 (voir communiqué de presse n°13/524).
Les services du FMI et du ministère ont discuté des faiblesses dans la gestion des finances publiques et identifié des mesures concrètes pour y remédier. Ces mesures comprennent un audit des transactions précitées par le Bureau du Vérificateur général et la rédaction de directives précisant les conditions d’application de certaines règles budgétaires et de passation de marché.
Le gouvernement du Mali s’est engagé à mettre en œuvre ces mesures d’ici la prochaine mission du FMI à Bamako prévue au mois de septembre 2014. Les discussions relatives à la conclusion de la première revue de l’arrangement Fec se poursuivront à cette occasion à la lumière des résultats de la mise en œuvre de ces mesures.
La conclusion des discussions relatives à la première revue et un accord à propos d’un programme de politiques économiques et financières pour l’année 2015 devraient permettre l’examen conjoint des première et deuxième revues de l’arrangement Fec par le conseil d’administration du FMI d’ici la fin de l’année ».

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