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Autour du ramadan, mois du jeûne

by sur 10 juillet 2014

Article mis à jour le 11 juillet à 10h30

Je me suis fait, très gentiment, corriger par un ami Père Blanc en poste au Mali, car j’ai utilisé le mot carême pour qualifier le ramadan.

Je vous fais profiter de son explication

« En toute rigueur, le mot « Carême », qui a pour racine « quarante » en latin, en référence aux 40 jours de jeûne de Jésus au désert, est un mot typiquement chrétien.

 Le Ramadan dure une lune, un peu moins de 30 jours; il vaut mieux parler de mois de jeûne, ‘sun kalo’ en bambara, ou Ramadan… et garder le mot carême pour la période qui précède Pâques chez les chrétiens« .

Dont acte et grand merci pour cette utile précision : les mots ont un sens.

Je vous livre ici une série d’articles qui mêlent le religieux et le profane du ramadan.

Le jeûne, sa signification, mais aussi la rupture du jeûne, l’ostentation, les vertus et le casse tête de la préparation des repas par les femmes qui se retrouvent entre le marteau et l’enclume : les demandes du mari et les moyens financiers et le temps…

ramadan

Ramadan et les folles dépenses : Est-ce une déviation de la prescription islamique ?

Par La Révélation – Amadou T Dansoko – 11 juillet 2014

Le Ramadan est un mois d’abstinence que Dieu Le tout puissant, dans sa grâce, impose aux fidèles musulman. C’est pendant ce mois que l’homme est le plus proche de lui, puisqu’il est censé ne pas commettre de péchés eu égard à l’observation du jeune.
Le mois de Ramadan impose à tout pratiquant le renoncement, pendant la journée et cela durant un mois, aux délices des plats et plaisirs pour se consacrer exclusivement à Dieu et bénéficier de sa miséricorde. Au regard des prescriptions coraniques, toute personne qui observe le jeune, doit être astreinte à une moralisation de ses dépenses habituelles.
Cela suppose une réduction des dépenses et une grande attention à l’endroit des hérités en partageant avec eux le jeûne, cette pratique religieuse qui permet au corps de puiser dans sa propre réserve aux fins d’aboutir à un fin biologique, doit autant créer des conditions propices à celui du foyer.
Mais paradoxalement, il se passe que nonobstant que la prescription religieuse sanctionne le faste et l’opulence pendant le mois de ramadan. Ce mois, malheureusement, demeure le plus dépensier de l’année en tout cas pour ce qui concerne notre société. En lieu et place de l’aumône se substituent, le sucre, lait, rafraichissant, plats spéciaux offerts aux beaux – parents, parents et amis. N’est-ce pas une déviation de la prescription islamique ?
Dans les pays islamiques, les mosquées pendant le mois de Ramadan sont les lieux où abondent toutes sortes de nourritures destinées aux plus démunis qui mangent et boivent.
Le mois de Ramadan pour le malien moyen est celui de toutes les difficultés, car il est émaillé d’exigences extra – religieuses érigées en droit. Des investigations menées auprès de quelques ménages à revenus intermédiaires révèlent des dépenses de l’ordre de 75 000 FCFA à 100 000 FCFA effectuées pendant le seul mois. Alors que d’ordinaire ils se tirent d’affaires avec un montant inférieur.
La grande partie de ces dépenses est engloutie dans l’achat du sucre, lait et la préparation des plats destinés aux beaux – parents ou même à la famille. Mamadou, salarié de son état, affirme avoir investi rien que pour le sucre plus de 20 000F FCA sans compter qu’en plus il débourse 50 000FCA comme prix de condiments, alors qu’habituellement il donnait 30 000 FCA par mois. A cela s’ajoutent de nombreux plats spéciaux pour gratifier la belle famille, ce geste témoigne de toute l’attention et la considération que leur portent les gendres.
Toujours de l’avis de notre interlocuteur, les dépenses auxquelles il est soumis se chiffrent à la centaine de milles de FCFA, et six mois ne lui suffiront pas pour redresser la barre.
Les Ulémas rapprochés par rapport à la question sont formels là-dessus : l’islam ne fait obligation à personne de se dépouiller pour faire plaisir à qui que ce soit pendant le Ramadan, mieux l’islam désapprouve toute orientation aux dépenses exorbitantes qui n’auraient aucun échos favorable auprès de Dieu. L’individu en ce mois est astreint à l’humilité et à l’entraide, vertus que tout homme se doit de cultiver.
Il y a des pratiques qui ne cadrent plus avec les réalités du moment. Faudrait-il continuer à les entretenir ? Sûrement pas !
Donc ne mélangeons pas coutume et religion au risque de dissimuler les lois sacrées divines.

 

Ramadan ou le triomphe de l’ostentation

Par Moussa CAMARA – 08/07/2014

Prières en pleine rue, aumône donnée au vu et au su de tous… au Mali, le mois de ramadan est devenu un terreau favorable aux pratiques ostentatoires.
Réputé être le mois de la solidarité, de l’entraide et d’assistance sociale, le mois de ramadan est devenu l’occasion rêvée pour les hommes politiques et autres individus peu modestes d’afficher leur soudaine et curieuse propension pour la religion musulmane. Des « opérations Sunakari » (rupture du jeûne) à la « Marmite de l’unité » en passant par les « Cantines du cœur », chacun y va de sa trouvaille.
Le hic est que tout se passe à grand renfort médiatique.
Chaque cérémonie de dons se passe sous les objectifs des caméras et les flashes des photographes et journalistes mobilisés à cet effet. Des gros plans et interview à la télé, des articles dithyrambiques avec des photos du généreux donateur dans les journaux sont ensuite relayés par les médias pour immortaliser la cérémonie à toutes fins utiles.
Du coup, la misère des uns fait la publicité et la promotion des autres. La pratique, qui est devenue monnaie courante par les temps qui courent, est pourtant aux antipodes des recommandations coraniques.
On a point besoin de faire l’exégèse du Coran pour savoir que les actes de solidarité et d’entraide vis-à-vis de son prochain grâce à Dieu sont vivement recommandés et appréciés par le Créateur. Ces actes le seront encore mieux lorsqu’ils se passent sous le sceau de l’humilité et surtout de la discrétion.
C’est le contraire du cirque auquel on assiste depuis le début de ce mois béni qui va boucler son dixième jour. Et ce sont les hommes politiques qui gagnent la palme d’or. Ils en font une récupération pour gagner le cœur des âmes en détresse.
Les hommes politiques n’ont pas le monopole de cette rente religieuse. Des institutions de la République saisissent la balle au bond. Des commerçants ainsi que d’autres particuliers bien lotis sur le plan financier se prêtent aussi volontiers au jeu. Histoire de se couvrir du respect et de la considération du quartier qui n’hésitera pas à lui trouver une place de choix au ‘’Panthéon’’ des âmes nobles.
Des distributions de denrées alimentaires comme le sucre et les dattes, la distribution des billets de banques aux familles pauvres, des vivres à la mosquée pour les besoins de la rupture du jeûne… sont les armes de séduction religieuse dégainées pour la circonstance.
Ainsi va le ramadan en mode ostentatoire.

Changement vestimentaire pendant le mois de ramadan : Les tenues sexys rangées dans les armoires !

Tjikan – Aoua Traoré – 08 Juillet 2014
L’arrivée du mois de ramadan influe très visiblement sur le comportement des jeunes filles. Une influence matérialisée par un changement général du mode de vie, de s’habiller et de se coiffer. Chacun essaie de se conformer aux prescriptions religieuses qui recommandent aux fidèles de s’habiller de manière à couvrir le corps.
Le mois béni de ramadan est un moment de prières et d’abstinence pour les musulmans au monde. À Bamako c’est la période au cours de laquelle les filles et les femmes musulmanes ont tendance à changer leurs habitudes vestimentaires. En effet, le constat est partout le même dans la capitale. Le mois de ramadan a un impact direct sur l’aspect vestimentaire des femmes. Pendant le mois de ramadan, il est rare de voir une fille sans foulard de tête et le plus souvent elles sont toutes dans des tenues respectueuses.
Les filles qui ont l’habitude de s’habiller en sexy rangent leurs fringues dans l’armoire durant tout le mois béni de ramadan. Mini-jupes, bas, pantalons serrés, bustiers, sont remplacés par des tenues traditionnelles. Ainsi que les mèches qui ne riment pas avec les conditions des ablutions. Dans la mouvance de ce mois, les tenues traditionnelles sont les plus prisées, notamment, les grands boubous, pagnes, wax, Hijab avec voile… Aussi certains ne se séparent pas de leur chapelet qu’ils égrainent à tout moment.
En effet, la spiritualité qui caractérise ce mois sacré oblige les gens à changer leur train de vie habituel durant tous les 30 jours. Un grand nombre reportent leurs voyages et annulent les sorties en plage, boite de nuit etc. Tous veulent être purs, en ce mois béni de ramadan. Chez les hommes aucun changement n’est généralement remarquable.
Mais est ce que doit-on réservé ce mode vestimentaire uniquement pour le mois de ramadan ? Ou c’est pendant le mois de ramadan qu’on doit se conformer aux prescriptions de l’islam ? Les questions restent posées, surtout que ces tenues vont bien avec certaines jeunes filles.
Selon un fidèle musulman, âgé d’une quarantaine d’années, Sékou Dramé « il n’y a pas d’uniforme, ou de couleurs imposées mais qu’il faut éviter que les vêtements soient révélateurs du corps, trop transparents ou bien trop serrés. En fait, en période de ramadan, le corps de la femme doit d’être davantage couvert. Les épaules, le buste, les bras et les jambes étant les premières zones à cacher. Aussi, l’habillement correct honore la femme et suscite chez l’homme une attention particulière ».
Pour lui, la femme doit cacher son corps par pudeur comme recommandé par l’islam même si ce n’est pas le mois de ramadan.
Pour Kalifa Sissoko, étudiant au franco-arabe, c’est mauvais d’attendre le mois de ramadan pour pratiquer la religion conformément aux indications du coran. « C’est une bonne chose de voir les jeunes filles de se priver de leurs pantalons serrés et autres vêtements sexy lors de la période de jeûne et de dévotion pour se conformer aux principes de l’islam. Mais il serait mieux si ce changement de comportement durait pour toujours », estime-t-il. Il faut que ce changement de comportement pendant le mois de ramadan soit pareil dans les autres mois de l’année. Dans ce cas, cela réduira de nombreux attentats à la pudeur, notamment sur le plan vestimentaire.

Ramadan : les beaux jours du Kinkéliba

Par Anne Marie KEITA/ Lessor – 04/07/2014

Les colons d’Afrique de l’ouest l’appelaient le « thé du Sahel », ou « tisane de longue vie ». Il s’agit du Quinquéliba ou Kinkéliba dont le nom scientifique est « Combretum micranthum ». Il fait partie de la grande famille des combrétacées. La plante pousse essentiellement dans les pays du Sahel (Sénégal, Mali, Niger, Burkina Faso) et en Guinée. Ses feuilles séchées sont consommées en tisane. Le Quinquéliba se boit en infusion avec de l’eau chaude ou mélangée au lait.
Réputé pour ses propriétés diurétiques, dépuratives et digestives, le quinquéliba est très sollicité en ce mois de Ramadan, pour la rupture du jeûne. Si elle est très prisée des jeûneurs, cette boisson est aussi recommandée en dehors du mois de Ramadan. En effet, ses vertus sont multiples. Cette boisson soigne les hépatites ou les intoxications d’origine hépatique et parfois les conséquences de l’alcoolisme. Son effet sur le foie est renforcé par l’adjonction de fumeterre. Le quinquéliba stimule ou facilite également les digestions difficiles.
Ce mois de Ramadan fait donc les bonnes affaires des vendeurs des feuilles de quinquéliba. On les rencontre un partout. Dans les marchés, aux abords des grandes artères. D’autres vendeurs détaillants font du porte-à-porte dans les familles et dans les services publics.
Broulaye Traoré, commerçant grossiste de quinquéliba, est installé au marché de Médina-Coura. L’homme constate avec satisfaction que le marché de la tisane est toujours dopé par le mois de carême. Cette année d’ailleurs plus que l’an passé. «Actuellement, je peux vendre plus de 10 sacs par jour. J’ai un bénéfice de 750 Fcfa sur chaque sac vendu», confie le commerçant.
Selon Broulaye Traoré, le quinquéliba ne coûte pas vraiment cher sur les lieux d’approvisionnement. Mais ce sont les frais de transport qui alourdissent les prix à la vente. Selon ses dires, le grossiste achète le sac de 120 kg à 9 000 Fcfa, celui de 105 kg à 7 500 Fcfa. Le sac de 50 kg, lui, revient à 2000 Fcfa.
Si la plupart des vendeurs de quinquéliba se frottent les mains, il y en a qui restent sur leur faim. C’est le cas de Nantenin Diarra, vendeuse installée au marché de Sabalibougou. Elle propose le sac de 25 kg à 1 500 Fcfa. Elle reconnaît que le marché bouge avec le mois de carême. Mais pas autant qu’elle l’aurait souhaité.
Sur les petits marchés que nous avons sillonnés, les commerçants de détail vendent le quinquéliba en petits sachets dont les prix varient entre 25 à 50 Fcfa. Les revendeuses ne cachent pas leur satisfaction mais font remarquer que l’engouement pour la plante ne dure que le temps du mois de Ramadan.
Le quinquéliba se vend sous différentes formes. Outre les feuilles en gros ou au détail, il y a ceux qui préparent la tisane pour le vendre aux clients à la rupture du jeûne. Ici la clientèle est constituée de personnes qui ne peuvent pas rompre le jeûne à la maison pour des raisons professionnelle ou d’autres motifs. Certaines gargotières proposent également la boisson chaude.
Du côté des consommateurs, l’on ne tarit d’éloges sur le quinquéliba chaud et sucré. Moussa Kané, un chef de famille domicilié à Kalanba-Coura, compte parmi les grands amateurs de quinquéliba. Il assure qu’il en consomme régulièrement, même en dehors du Ramadan. « Mais pendant ce mois, j’ai encore plus besoin de cette boisson chaude pour faciliter ma digestion. A la coupure du jeûne, le premier produit sur lequel je me rue après les dattes, c’est le quinquéliba », confie-t-il.
Comme on peut donc le constater, le quinquéliba représente un énorme marché potentiel. Il est dommage que les opérateurs économiques intervenant dans la transformation de nos produits naturels ne s’intéressent pas assez à cette plante aux nombreuses vertus avérées. Juste peut-on citer dans ce domaine, l’expérience menée par Mandingo Industrie qui propose du quinquéliba conditionné en sachets à infuser, dans une gamme qui comprend aussi du bissap, du gingembre ou du thé vert. Autant de boissons chaudes qu’une promotion conséquente devrait aider à faire fureur durant le Ramadan.

Dossier Ramadan : les avantages et actes qui annulent le jeûne

Par Moussa CAMARA – 07/07/2014
Tels sont les points abordés dans la 2è partie de notre interview avec Oustaz Ousmane Salia Traoré, imam de la mosquée Al Muntada Al Islami et vice-président de la Ligue des prédicateurs du Mali
Journaldumali.com : Quels sont les avantages spirituels du jeûne ?
Ousmane Salia Traoré : Louange à Allah ! Paix et salut sur son prophète ! Le jeûne exerce l’homme à l’endurance, fortifie sa volonté, lui enseigne l’autodiscipline et lui en facilite l’application. Il crée en lui la crainte de Dieu et la nourrit, et surtout la piété qui est le fondement du jeûne. Dieu n’a-t-il pas dit ? « Ainsi atteindrez-vous la piété » (Coran, 2-La Vache-183).
Le jeûne est un moyen de reconnaître les bienfaits d’Allah et lui en exprimer la gratitude. En effet, la personne qui jeûne en s’abstenant de manger, de boire et d’avoirs des rapports sexuels pendant un laps de temps remarquera l’importance de ces choses. Ce qui le pousse à en remercier Allah. Le jeûne permet également de vaincre Satan qui utilise les désirs er les instincts comme moyen de tentation. Signalons ici que les désirs et les instincts se renforcent par le boire et le manger.
Le jeûne a-t-il aussi des avantages sociaux ?
Tout à fait, l’homme tire aussi des profits sociaux du jeûne. En effet le jeûne habitue la communauté à l’organisation, à l’union, à l’amour, à la justice et à l’égalité. Il permet à la personne qui l’exerce d’avoir de la compassion pour les pauvres. En effet, quand le jeûneur sent son estomac se tordre de faim, il vit expérimentalement la réalité des pauvres. C’est alors qu’il éprouve de la compassion à leur égard et leur donne avec plaisir de quoi apaiser un tant soit peu leur faim.
A présent, pouvez-vous nous parler un peu des actes qui annulent le jeûne ?
Tout ce qui parvient à l’estomac à la suite d’un rinçage exagéré de la bouche, d’une aspiration de l’eau pendant les ablutions annule le jeûne. Comme acte annulant le jeûne, on peut retenir l’émission du sperme suscitée par le regard continu, l’imagination, le baiser ou le toucher. Le vomissement provoqué annule le jeûne car le Prophète(PSL) a dit : « Qui vomit volontairement doit refaire son jeûne. Boire, manger ou avoir des rapports sexuels sous contrainte, boire ou manger par mégarde (en pensant qu’il fait nuit ou que la nuit est tombée par exemple), l’intention de rompre le jeûne même sans boire ou manger, renier sa foi (même si on y retourne), sont tous entre autres des actes qui annulent le jeûne. Il faut retenir que tous ces actes annulent le jeûne et obligent à le refaire sans toutefois exiger une réparation expiatoire.

Ramadan : Les femmes entre le marteau de la faim et l’enclume des fonds

Par Makhtar DIOP – 07/07/2014
Le ramadan est un mois béni. Les femmes le vivent difficilement, partagées qu’elles sont entre les obligations familiales et les attentes de la belle famille.
Mères de famille obligées de jeûner, les femmes vivent le calvaire durant les trente jours du mois béni de ramadan. Dès les premières heures de la journée, elles sont sur pied pour préparer le repas de l’aube que les hommes préfèrent chaud. Du kinkéliba neuf à la bouillie de mil en passant par un plat salé fait de sauce et de viande, le menu doit être lourd afin que monsieur ne ressente pas la faim tout le long de la journée.
Mariame Doumbouya, secrétaire de direction, explique « la difficulté à allier le travail et les contingences familiales : j’ai un mari exigent qui ne mange que ce que je prépare. Il tient à consommer des plats chauds à l’aube avant d’aller à la mosquée ce qui signifie que je dois me lever vers deux heures trente minutes pour préparer, le servir à manger, prier, donner les directives et faire ma toilette pour être au service à sept heures trente. Mes journées sont harassantes durant le carême. Je me surprends entrain de dormir au bureau en fin de matinée ». Sa collègue renchérit « les hommes sont juste égoïstes, ils restent dehors jusque tard le soir et se tirent du lit la mine renfrognée prêt à admonester madame à la moindre occasion. Nous nous tapons tout le boulot de la maisonnée et non content de cela la belle famille nous met la pression dés le premier jour du ramadan ». Madame évoque ici l’épineux problème du « sucre du ramadan ».
Le sucre, prix du sacrifice
Autrefois, la femme mariée offrait quelques kilogrammes de sucre à ses beaux parents ou préparait un repas pour la grande famille. Cette tradition a aujourd’hui pris des proportions démesurées. Les hommes, radins et complices, laissent les femmes se débrouiller pour contenter la belle famille.
Raky Siby, commerçante de son état, dit «payer un mouton, les condiments idoines, des pagnes Wax hollandais, des paquets de dattes, un sac de sucre, un carton de lait en poudre, du café et des caisses de boisson à déposer au pied de la belle-mère qui pour l’occasion fait venir ses filles. En plus de ces produits, je remets une enveloppe d’au moins cinquante mille francs à la maman de mon mari pour avoir sa bénédiction et éviter l’arrivée d’une coépouse, car qu’on me le dise ou pas, je sais que les copines de mon mari passeront dans la belle-famille avec des cadeaux ».
Fatim Sidibé, cadre dans une organisation internationale voit plus grand. Elle affirme « avoir payé le billet du petit pèlerinage à ses beaux parents. Mon mari tient à ses parents et sa mère est très opportuniste, donc je joue sur leur terrain en les comblant de cadeaux. En plus du sucre du ramadan, il faut gérer le quotidien et préparer la fête. Les hommes savent que tout ceci coûte cher, mais ils nous abandonnent à notre propre sort et si tu ne fais rien, les reproches pleuvent ».
Indexés du doigt, les hommes font la moue. Diack Ousmane, imprimeur à Dravéla estime que «les femmes nous font trop dépenser donc à l’occasion du ramadan, elles doivent rendre la monnaie à nos parents et si une femme mariée ne le fait pas, la copine le fera ». Le mois de ramadan vaut mille mois selon l’islam, mais pour les femmes mariées, il vaut douze mois. Dans tous les cas, si le « sucre du ramadan » permet de garder le mari alors pourquoi ne pas s’appauvrir le temps d’un carême, si bien sûr on tient à son mari et que ce dernier mérite le sacrifice financier.

Dossier Ramadan : Des vertus du jeûne…

Par Moussa CAMARA – 30/06/2014
Cette interview est la première d’une série sur le jeûne tous les lundis durant le mois de Ramadan avec l’Oustaz Ousmane Salia Traoré, imam de la mosquée Al Muntada Al Islami(ACI 2000)…
Journaldumali.com : Que signifie le jeûne ?
Ousmane Salia Traoré : Louange à Allah. Paix et salut sur son prophète. Jeûner en arabe (As-Siyaam) signifie linguistiquement : ‘’s’abstenir de’’ ou ‘’ se retenir …’’. Dans la terminologie de la charia, cela veut dire l’abstinence, de boire et manger et d’ avoir des relations sexuelles et de tout ce qui est susceptible de rompre le jeûne de l’apparition de l’aube jusqu’au coucher du soleil.
Journaldumali.com : Est-ce que le jeûne est une obligation pour les fidèles musulmans ?
Il fut institué un lundi du mois de Chaabane de la 2ème année de l’hégire (642 ap. J.C) par le verset coranique : « Ô croyants ! On vous a prescrit As-Siyam comme l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété (sourate/verset 183). Il a été ordonné aussi par la parole du prophète Mohamed(PSL) qui : « les fondements de l’islam sont au nombre de cinq : l’attestation qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Mohamed est son prophète ; l’accomplissement de la prière, de la Zakat, du pèlerinage et du jeûne du mois de Ramadan. (Recueil de Boukhari et Mouslim). En effet le jeûne est obligatoire pour toute personne musulmane adolescente qui jouit de ses facultés mentales et qui n’a pas une cause lui permettant de ne pas jeûner comme le voyage ou la maladie.
Journaldumali.com : Pouvez-vous nous parler de quelques mérites du jeûne ?
Ses mérites ont été reconnus par les hadiths et du prophète qui dit que le jeune préserve de l’enfer tel un bouclier au combat (Recueil d’Ahmed). Selon lui, celui qui jeûne un jour pour l’amour de Dieu sera éloigné du feu de la distance parcourue en 70 années. (Recueils Bouhkari et Mouslim). L’invocation de celui qui jeûne sera exaucée chaque fois qu’il rompt son jeûne le soir (Recueil d’Ibnou Maja). Une des portes du paradis appelée ‘’Porte de Rayane’’ c’est-à-dire porte des rafraîchissements. Seuls ceux qui jeûnent la franchissent. Il sera dit : « Où sont ceux qui jeûnaient ? ». Ils se lèveront alors et entreront. Aucune autre personne ne la franchira. Elle sera refermée. (Recueils d’Abou Sonni AbouNaim)

Ramadan, entre excès et privations

Par Fidèle GUINDOU – 27/06/2014
Le Ramadan, 4è pilier de l’islam devient d’année en année, une charge toujours plus lourde, pour les chefs de familles maliens. Comment s’organisent les uns et les autres ?
Les musulmans maliens comme leurs frères du monde entier se préparent à entamer le mois de carême. Le ramadan est l’un des 5 piliers de l’islam, donc une prescription divine. Mais plus le temps passe, plus le ramadan devient une institution sociale qui sort de la sphère religieuse au Mali.
A la veille de ce rendez-vous important pour le musulman, certains chefs de familles ne savent plus ou donner de la tête puisque les dépenses des familles sont multipliées par deux voire trois. La perception des uns et des autres varie en fonction des centres d’intérêts. Certains disent n’avoir pris aucune disposition particulière par rapport au mois de jeune, pendant que d’autres remuent ciel et terre pour assurer les ruptures de jeune.
Témoignages
Ousmane Djiguiba dit Djah est tôlier et mari de deux femmes qui vivent dans des concessions différentes. L’une au quartier Mali et l’autre à Torokorobougou, mais ce dernier bien qu’étant musulman ne semble pas inquiet : « le ramadan est pour le musulman une manière de se rapprocher de Dieu, les dépenses que font les hommes aujourd’hui n’ont rien à avoir avec cette prescription divine. Je continuerai a donner à mes femmes la somme quotidienne pour les repas, car pour moi rien a changé », soutient Dja que nous avons trouvé dans son atelier en face du cimetière de Sabalibougou. A en croire ce chef de famille, tous ces remous autour du mois saint de l’islam sont des attitudes qui n’ont rien à voir avec les prescriptions du Saint Coran.
Par contre, pour Ayouba Maiga, le mois de jeune est un mois de partage et de communion. Et, il est important que les musulmans et les non musulmans partagent ce moment, même si cela doit avoir un impact considérable sur les dépenses des familles : « C’est avant tout un instant de partage, il est donc important de préparer plusieurs repas pour recevoir les amis, les parents et les voisins parfois. Bien sûr, tout le monde sait que la vie devient chère, mais c’est le Coran qui le demande », étaye Ayouba Maiga.
Stabilité des prix ?
Au début du mois de Juin, le Conseil National des prix a rassuré les maliens sur la stabilité des prix des denrées de grande consommation. Le souvenir des années précédentes hante toujours l’esprit de certains consommateurs, avec des spéculations sur le prix du gaz, de l’huile, du lait et du sucre. Malgré les dispositions prises pour appréhender ce mois de pénitence rien n’aboutit.
Pour le gaz butane, les revendeurs continuent à vendre la bouteille de 6kg au prix de 3500 CFA et celle de 12kg à près de 9000CFA. On constate par ailleurs, une hausse du prix de la viande. Même si officiellement rien n’a filtré, dans les marchés de la capitale, le prix du kilogramme fait polémique.
« Le bœuf est devenu cher, les bouchers n’arrivent plus à faire de profits. Aujourd’hui certains sont obligés de vendre le kilogramme de viande entre 2100 et 2200, au lieu de 2000 FCFA auparavant. « Moi je continue à vendre à 2000 FCFA, mais j’avoue que j’ai parfois des pertes allant de 30 000 à 40 000 FCFA », témoigne Issa boucher au marché de Banankabougou, en commune 6.
Pour le sucre, le prix oscille autour de 450FCA le kilo.

Veille de Ramadan : Un marché à deux visages

D. DJIRÉ – L’Essor du 26 Juin 2014

Si le risque de spéculation est écarté en ce qui concerne les produits de première nécessité, d’autres denrées ont pris l’ascenseur.
La communauté musulmane de notre pays, à l’instar de toutes celles du monde entier, se prépare à accueillir ce week-end le mois béni de Ramadan. Moment d’évocation de Dieu, de lecture du Saint Coran, de recueillement et de prières par excellence, ce mois est aussi un grand moment de solidarité et d’entraide. Bien au-delà de la privation de nourriture et de boisson, il incite les fidèles à se recueillir, à ressentir la spiritualité qu’inspire chaque jour de cette période très particulière.
« Jeûner avec son cœur, jeûner pour Dieu uniquement, jeûner avec sa langue, ses actes, ses paroles, son comportement. Le véritable jeûne réside dans notre sincérité et se confirme par nos actions les plus nobles. C’est un mois où nos récompenses sont multipliées, et nos cœurs purifiés. Le meilleur profit à en tirer quant à l’accomplissement de nos œuvres bonnes réside dans ce mois », nous enseigne le Saint Coran.
Sur le plan des préparatifs matériels, le mois béni rime avec une plus grande consommation de produits alimentaires. Il impose au chef de famille de faire un surcroît d’efforts pour rendre les moments de rupture de jeûne agréable aux siens. Il n’est donc pas étonnant qu’à la veille du Ramadan, il règne une atmosphère toute spéciale dans les marchés de Bamako. Les étals sont exceptionnellement bien fournis pour accueillir l’arrivée des chalands venus s’approvisionner en produits de première nécessité comme le riz, le mil, le sucre, le lait, l’huile alimentaire.
Ni pénurie , ni hausse.
A Bamako, comme partout à travers le pays, les décors de circonstance ont été plantés dans les marchés. Ceux-ci offrent bien sûr de nouveaux produits de consommation à la tentation des clients. Mais les valeurs sûres restent les mêmes. Ce sont les marchandises dites de Ramadan qui règnent en maître. Nattes et tapis de prières, chapelets, bouilloires ont envahi les moindres recoins de la capitale et se vendent comme des petits pains.
Idem pour les accessoires indispensables à la ménagère : thermos, glacières, cafetières, bols, pots de lait, vaisselle diverse. Mais pour les pères de famille, la principale préoccupation est et demeure la disponibilité des produits de première nécessité et l’accessibilité à ceux-ci. Cette année, il faut reconnaître que de ce côté, le marché est bien achalandé et les prix restent acceptables. Il faut rappeler que cette situation ne s’est pas créée toute seule. Elle a été atteinte à travers les dispositions prises par le département du Commerce et par les importateurs. Grâce aux efforts déployés, les prix de ces produits sont stables. Pour le moment.
Au niveau du ministère du Commerce, le ministre Abdoul Karim Konaté est formel sur l’effet des précautions prises. « Le niveau d’approvisionnement du pays est excellent, indique-t-il. Il n’aura ni pénurie, ni hausse de prix. Nous avons accentué le suivi régulier du niveau des stocks depuis trois mois. A ce jour, les stocks disponibles sur le territoire couvrent 33 jours de consommation pour le riz, 145 jours pour le sucre, 35 jours pour le lait en poudre, 56 jours pour la farine de blé et 80 jours pour l’huile alimentaire. Mieux, nous avons demandé aux chargeurs et aux importateurs d’accroître le rythme d’importation pour éviter tout spéculation ».
« Cependant, assure le chef de département, les missions de la direction nationale du Commerce ont été renforcées. Un suivi régulier et sans complaisance est effectué chaque semaine. Je peux vous assurer que les spéculateurs ne seront pas épargnés. Car rien ne saurait expliquer une flambée de prix, surtout que le marché est à l’abri de toute pénurie ».
Les chefs de famille rencontrés dans les marchés corroborent les propos du ministre et ne cachent pas leur satisfaction. « Je viens d’acheter le sac de sucre à 21.000 Fcfa et le bidon de 20 litres d’huile à 13.000Fcfa. C’est réconfortant par rapport aux années passées. Mais il faut reconnaître que malgré tout, nos économies sont soumises à rude épreuve pendant cette période. Et notre soulagement est altéré avec l’annonce des hausses de prix sur l’électricité », témoigne ce chef de famille rencontré devant l’« Adema Boutique » à Ouolofobougou Bolibana qui ne désemplit pas en cette période.
Ousmane Sidibé, un autre pater familias rencontré dans cette boutique, se dit rassuré. « Le comité syndical de mon service a renouvelé son opération Ramadan cette année. J’ai pu faire ma provision à partir de là. Ici, je suis venu acheter du lait en poudre et des dattes. Je pense que nous pouvons espérer sur un bon Ramadan si le panier de la ménagère suivait la même tendance », indique notre interlocuteur.
Si du côté des clients, l’on s’accorde sur la stabilité actuelle des prix, au niveau des commerçants, l’unanimité est faite sur la quantité suffisante des denrées de première nécessité disponibles. Depuis une semaine, les magasins de stockage des grossistes grouillent de monde. En effet, des centaines demi grossistes et de détaillants s’affairent à consolider leurs stocks. Autour de ces magasins, on retrouve aussi de nombreux agents de l’administration ainsi que des responsables syndicaux venus négocier pour leurs collègues des produits à un coût raisonnable et assortis de facilités de payement.
Confortablement assis dans son bureau, le PDG de GDCM, Modibo Kéita se veut rassurant. « Il n’y aura ni pénurie, ni hausse de prix. Nous avons assez de stocks dans les magasins pour supporter le mois de Ramadan et même au-delà. Les opérations d’importations continuent et se sont d’ailleurs intensifiées ces dernières semaines. Le prix du sucre connaît une baisse réelle cette année. Cela s’explique par la baisse du prix de ce produit sur le marché international. Le riz, local et importé, inondent pratiquement le marché », assure l’importateur.
La demande explose.
Abondant dans le même sens, un autre importateur présente les marchés comme suffisamment achalandés. « Ici, nous disposons de tout ce dont le fidèle a besoin pour la rupture du jeûne. Du riz au sucre, du lait à l’huile, de farine à la datte. Les clients aussi viennent en masse pour acheter. Notre seul souci, c’est il y a moins d’affluence que les autres années. Les gens n’ont pas d’argent et beaucoup de salaires ne sont pas encore tombés », précise-t-il, l’air inquiet.
Au marché de céréales de Niaréla, c’est le même constat rassurant qui est reconduit. A l’image de des magasins des importateurs, on vit ici aussi au rythme des préparatifs du mois de Ramadan. Les centaines de sacs de petit mil – céréale fort prisée pendant le ramadan surtout pour la préparation de la bouillie de rupture de jeûne – se chargent et se déchargent de manière quasi ininterrompue. Déniché par nous dans sa boutique, Djibril Coulibaly, une poignée de billets de banque en main, l’air fatigué, assure que le marché est fluide.
« Ici, le sac de 100 kilos de mil est cédé entre 19.000 à 20.000 Fcfa selon les qualités proposées. Cependant, ce prix connaît une petite hausse depuis deux semaines. Il faut savoir que le prix du mil évolue en fonction de la qualité et selon les zones de production. Par exemple, le mil en provenance des régions de Sikasso et de Mopti sont réputés de meilleure qualité et sont donc un peu plus chers que ceux des régions de Ségou et Koulikoro. De façon générale, pendant le Ramadan, comme la demande sur ce produit explose, dans les zones de productions on renchérit un peu les prix. Mais par rapport à l’année passée, le prix du mil est abordable », analyse le commerçant céréalier.
Tout n’est cependant pas positif dans le tableau que nous essayons de dresser. Si les dispositions prises ont permis de maintenir les prix des produits de première nécessité stables, la situation est toute autre en ce qui concerne les légumes et autres condiments frais ou secs qui constituent le panier de la ménagère.
Visiblement, les spéculateurs en quête de profits se sont rabattus sur ces produits essentiels. Depuis que s’est amorcée la période des grandes dépenses du Ramadan, les prix des légumes et ceux des produits frais ont pris l’ascenseur. En effet, les vendeurs et vendeuses de condiments font allègrement exploser les étiquettes. Aujourd’hui, oignons, tomates, pommes de terres, carottes, haricots verts, autres légumes frais et poissons s’illustrent déjà par leur cherté.
Malgré l’abondance apparente.
Les vendeurs ne se sont pas trompés dans leurs calculs. Ils savent bien que les ménages bamakois n’ont d’autre choix que d’attendre la veille du début du mois de Ramadan pour faire provision des condiments dont la conservation prolongée serait compliquée.
Concernant ces produits, il y a une vérité invariable. Les prix dans ce secteur tels qu’ils s’établissent dans les jours qui précédent le début du jeun se maintiendront quasi inchangés tout le reste du mois. Un tour au marché de condiments de la capitale nous autorise à risquer un pronostic hélas négatif : les ménagères auront du souci à se faire pour concocter les savoureux plats qui caractérisent le Ramadan et dont les jeûneurs raffolent.
Pour se convaincre de cette réalité, il suffit de se rendre au marché « Place de Niono » qui est le principal centre de négoce des produits secs, des oignons et des pommes de terre en provenance des zones de production. « Niono » est aussi et surtout le point d’approvisionnement des autres marchés d’oignons de la capitale. Ici, depuis lundi, des cargaisons d’oignons affluent à un rythme soutenu. Mais, dès leur arrivée, des véhicules transportant les légumes sont pris d’assaut par les commerçantes.
Alors commencent les marchandages acharnés entre grossistes et détaillants. Malgré cette abondance apparente, les prix n’ont pas baissé. Au contraire, ils ont notoirement flambé. Le kilogramme d’échalote fraiche est passé de 250 Fcfa/kg à 500, voire 600 Fcfa, selon les négociants. Le kilogramme de gros oignons passe de 200 à 350 Fcfa. Une hausse importante frappe depuis trois semaines les prix de la viande et du poisson. Mais nous reviendrons plus en détails sur le panier de la ménagère dans nos prochaines parutions.
Ainsi va le marché en cette veille de Ramadan. Un marché à la structure fragile et à l’intérieur duquel les rebondissements les plus spectaculaires ne sont jamais à exclure entièrement. Cependant l’éventualité de mauvaises surprises pour les consommateurs a été sérieusement circonscrite cette année par les dispositions prises au niveau du département du Commerce. La vigilance reste toutefois de mise et nous suivrons avec vous l’évolution du marché tout au long de ce mois.

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