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Le processus de paix selon Modibo Keïta

by sur 11 juillet 2014

Le Haut représentant spécial du président IBK pour le Nord , Modibo Keïta, a livré quelques pistes sur la manière dont pourraient se dérouler le processus de paix entre le Mali et les « groupes armés », dont les négociations doivent en principe s’ouvrir à Alger mercredi 16 juillet.

En principe, car mercredi 16 juillet, c’est aussi (un hasard ?), la date qu’a choisi IBK pour inviter à Bamako, le ministre français de la défense Jean Yves Le Drian : pour signer les accords de coopération et défense qu’Alger ne voit pas d’un très bon oeil s’ils accordent la base de Tessalit à la France ?

Le processus de paix, remis laborieusement en route, s’annonce comme un marathon : il faudra tenir la distance; mais s’il se transformait en sprint on pourrait  craindre qu’il ne s’attache pas à tenter de régler les problèmes au fond…

Haut Représentant d’IBK pour le dialogue inter-Maliens… La classe politique conseille la vigilance vis-à-vis de certains voisins du Mali

Bruno D SEGBEDJI – L’Indépendant – le 11 juillet 2014
Modibo Keita Ht Rep IBK
Dans le but d’échanger avec les acteurs politiques avant l’amorce du dialogue inclusif pour une paix définitive au Nord du Mali, le Haut Représentant du président de la République dans ce processus, l’ancien Premier ministre Modibo Kéita (en photo ci-dessus) a rencontré hier au gouvernorat les représentants des partis politiques. Ceux-ci ont pour la plupart reçu des éclaircissements sur les démarches menées avant de conseiller à leur interlocuteur d’être vigilant.
Modibo Kéita a profité de l’occasion pour lever un certain nombre d’équivoques. Il n’est pas négociateur. C’est le gouvernement du Mali qui l’est et désignera celui ou ceux qui prendront part en son nom aux négociations. Il a ajouté qu’il n’est pas non plus médiateur mais il fait partie des facilitateurs.
Un collège de médiateurs a été mis place et comprend l’Union Africaine, la CEDEAO, l’Algérie et les Nations Unies. Ils prennent une part active aux négociations proprement dites, ont la police des débats, rapprochent les points de vue, reformulent les prises de positions. Les facilitateurs comprennent l’Union Européenne, l’UA, les Pays du Champ, la France, le Burkina faso, les nations Unies, la Suisse.
Le Haut Représentant d’IBK a précisé que depuis sa nomination, il a rencontré les groupes armés (les signataires et les adhérents de l’Accord préliminaire de Ouagadougou) à Ouaga et à Nouakchott. Il a pris contact avec l’Algérie et le Burkina Faso pour finir par élaborer une feuille de route pour ce dialogue inclusif en vue de parvenir à une paix définitive dans cette crise.
Il a salué les efforts des pays impliqués dans le processus, notamment l’Algérie pour déblayer le terrain de ces discussions. « Elles se feront sur la base de l’Accord de Ouagadougou et la Résolution 2100 des Nations Unies », a-t-il assuré.
Il a, en outre, précisé que son travail a permis de mettre sur pied des commissions de travail pour des négociations véritablement inclusives. Celles doivent, à l’en croire, se dérouler dans un climat de confiance et de respect de tous les participants.
Et Modibo Kéita de préciser qu’il y aura trois phase dans ce dialogue : validation de la feuille de route, la négociation proprement dite et la signature de l’accord de paix. Si les deux premières étapes se dérouleront à Alger, la phase ultime se tiendra au Mali.
Après avoir fourni d’amples explications sur tous les contacts noués aux représentants des partis politiques, qui n’ont cessé de lui conseiller vigilance par rapport à certains pays voisins du Mali, l’ancien Premier ministre a demandé un minimum de confiance et d’optimisme pour ce dialogue.

Modibo Keïta dévoile sa feuille de route

Aguibou Sogodogo – Par Lerepublicainmali – 10 juillet 2014
« Qu’on le veuille ou non l’accord de Ouaga est un document capital » . « Les partis politiques sont des acteurs incontournables dans le processus de négociation » En marge de la rencontre du Cadre de concertation entre le ministre de l’intérieur et les partis politiques, le Haut représentant du président de la République pour les pourparlers inclusifs inter-maliens, Modibo Keïta a rencontré la classe politique hier jeudi 10 juillet 2014 au gouvernorat du district de Bamako pour les informer de l’état d’avancement des négociations.
Il était entouré par le ministre de l’intérieur et de la sécurité, le Général Sada Samaké et le gouverneur du district de Bamako, Hadi Traoré, en présence des représentants des partis politiques et de nombreuses autres personnalités. Au cours de son allocution, l’ancien premier ministre, Modibo Keïta a informé les partis politiques de l’élaboration par son équipe d’une feuille de route tout en soutenant que l’accord de Ouagadougou est un document capital.
«Nous avons élaboré une feuille de route le 16 juin 2014 dont l’objectif est d’aboutir à un accord de paix définitif et global. Et l’objectif du dialogue inclusif est d’aboutir à la réconciliation nationale.
Cette feuille de route a été élaborée avec un certain nombre de principes basé sur l’accord préliminaire de Ouagadougou. Qu’on le veuille ou non c’est un document capital. Je me suis référé à l’accord de Ouagadougou et je ne veux pas faire de rupture. Je continue sur cette lancée. Cette feuille de route doit être consensuelle. Elle indique la forme, les équipes et les schémas des négociations…..
Que vous voulez ou pas, l’accord de Ouaga est un document de base malgré ses imperfections. C’est cet accord qui a permis d’organiser les élections présidentielles », c’est en substance ce qu’a déclaré le Haut représentant du président de la République pour les pourparlers inclusifs inter-maliens, Modibo Keïta devant les représentants des partis politiques.
Avant d’ajouter qu’il avait trois objectifs en rencontrant les signataires et les adhérents de l’Accord de Ouaga à savoir : prendre contact avec eux, porter le message de paix du président de la République et demander leurs suggestions pour la suite des négociations. « Cette feuille de route a été élaboré par mon équipe personnelle. Ceci a été fait pour que nous ne soyons pas pris en otage par d’autres feuilles de route car quatre autres feuilles de route étaient en préparation », a précisé le haut représentant.
Selon lui, certains groupes armés ont souhaité une médiation internationale. Et de poursuivre qu’il a été demandé à l’Algérie d’abriter les deux phases à savoir la phase de validation de la feuille de route et la phase de négociation. A l’en croire, la troisième phase, celle de la signature de l’accord de paix doit se faire au Mali. L’ancien premier, Modibo Keïta a souligné qu’il est prévu dans cette feuille de route une adhésion très large impliquant les communautés au processus de négociation.
A cet effet, quatre commissions de travail ont été formées : Il s’agit de la commission chargée du volet politique et institutionnel, la commission chargée des problèmes sécuritaires, la commission chargée du volet socio-économique et la commission chargée de la justice et de la réconciliation.
En outre, Modibo Keïta rappelle la formation d’un collège de médiateurs, composé de l’Union Africaine, la Cedeao, l’Algérie et les Nations-Unies et d’un collège de facilitateur comprenant l’Union Européenne, l’Union Africaine, des pays du champ, la France, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et la Suisse.
En réponse aux questions des leaders politiques, le haut représentant a indiqué que le Mali a certes un problème mais « refuse de croire que nous allons négocier le couteau à la gorge », a-t-il dit.
A l’en croire, les partis politiques sont des acteurs incontournables dans le processus de négociation. Pour lui, la guerre n’est pas la solution au problème. Ce n’est plus le cœur mais le tonus cérébral qui pourra résoudre le problème, a-t-il conclu.

Modibo Kéita : « le Mali ne négociera pas le couteau sous la gorge »

Par Malijet – A. Berthé – 10 juillet 2014

C’est ce qu’a déclaré, Modiko Kéita, Haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inter-malien. C’était ce jeudi matin au gouvernorat du district au cours d’une concertation qu’il a eue avec les partis politiques. Objectif : informer les partis politiques sur la feuille de route des futures négociations entre gouvernement malien et les groupes armés.
Au cours de cette rencontre sommaire, le haut représentant du président de la République a parlé de la forme des prochaines négociations sans entrer dans les détails. Il a indiqué qu’une feuille de route a été élaborée laquelle sera soumise, sans délai, au gouvernement et aux groupes armés pour adoption. Suivront ensuite les négociations proprement dites qui aboutiront à un accord final.
Il a précisé que les futures négociations se feront sous la supervision de la Minusma, de l’Union africaine de la Cédéao et sous la médiation de l’Algérie et du Burkina-Faso. Le Niger et la Mauritanie sont également retenus comme des facilitateurs.
Les représentants des partis politiques ont apprécié l’approche du Haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inter-malien, avant de le bombarder avec des questions notamment sur le lieu des négociations, le choix des médiateurs ou des facilitateurs et le moment des négociations.
Sur quelle base se feront les négociations ?
La réponse de Modibo Kéita est sans appel : «l’Accord du 18 juin de Ouagadougou que nous le voulions ou pas, est un document».
En entendant que les groupes armés n’approuvent la feuille de route des négociations, le représentant spécial du président de la République dans les négociations a fait savoir que les premiers pourparlers se feront en Algérie mais l’accord final sera signé au Mali.
Certains intervenants n’ont pas caché leur inquiétude par rapport au choix de certains pays retenus comme médiateur ou facilitateur comme l’Algérie et la Mauritanie qui sont, selon eux, des «vrais faux –amis» du Mali. Tous les accords de paix ou presque relatifs au problème du nord ont été signés en Algérie. Mais la suite on la connait.
C’est pour ces raisons et d’autres encore que les partis politiques ont demandé au Haut représentant du président de la République et au gouvernement d’être très vigilants dans cette phase cruciale de la crise ; à tout faire afin que ces négociations qui s’amorcent ne produisent pas l’effet contesté par l’écrasante majorité des Maliens, à savoir la partition de notre pays.
Le Mali doit-il accepter de négocier en position de faiblesse ?
Modibo Kéita a assuré que le Mali ne négociera pas le couteau sous la gorge. Pour lui, l’essentiel, c’est de savoir ce que l’on veut.
Mais ce qui est sûr et inquiète plus d’un malien, c’est que depuis les événements des 17 et 21 mai derniers, les groupes armés occupent plusieurs localités du Nord et bénéficient en même temps du soutien officieux d’une certaine communauté internationale.

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