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Un neuvième soldat français tué au Mali

by sur 15 juillet 2014

Nouvelle mise à jour le 17 juillet 2014 à 18h30

Un neuvième soldat français a été tué hier au Mali. Paradoxalement, son régiment avait défilé sur les Champs Elysées hier matin à l’occasion de la Fête Nationale.

On notera que c’est l’une des premières fois qu’une attaque suicide est menée directement contre la force Serval en opération.

Depuis une quinzaine de jours, les bandes armées reprennent du poil de la bête et réinvestissent les localités les unes après les autres. Sans doute dans la perspective des discussions qui débutent demain à Alger.

Mais on notera que le message est clair au moment où la Force Serval laisse la place à l’opération Barakhane et où le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian arrive à Bamako pour parapher les accords de coopération et de défense entre la France et le Mali…

L’attentat a été revendiqué par Mokhtar Bel Mokhtar, terroriste-islamiste-narco-trafiquant, surnommé aussi Mister Marlborough, de nationalité algérienne, allié au MUJAO et jusqu’ici insaisissable malgré les promesses de récompenses pour qui aidera à sa capture.

MALI. Le groupe de Belmokhtar revendique la mort du soldat français

Par Le Nouvel Observateur avec AFP – Publié le 17-07-2014 à 12h26 Mis à jour à 12h53
Un porte-parole des djihadistes a revendiqué l’attentat suicide qui a tué le sous-officier le 14 juillet dans la région de Gao.

MokhtarMokhtar Belmokhtar était apparu dans une vidéo après l’attaque contre la raffinerie d’In Amenas, en Algérie, une image diffusée le 20 janvier 2013. Capture d’écran (Sahara Médias)
Le groupe djihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué l’attentat suicide du 14 juillet, dans lequel est mort un soldat français dans le nord du Mali, apprend-on jeudi 17 juillet.
« Un djihadiste de notre groupe a réussi à faire exploser son véhicule piégé contre une unité des forces d’invasion dans la région d’Al-Moustarat », tuant un soldat français et en blessant plusieurs autres dans la région de Gao, a affirmé mercredi soir à l’agence de presse mauritanienne Alakhbar le porte-parole d’Al-Mourabitoune.
« L’attentat a été une réponse adressée aux Français qui prétendent avoir anéanti les forces djihadistes et réussi l’opération Serval », a-t-il ajouté.
L’opération militaire française Serval, lancée en janvier 2013 pour traquer les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui occupaient depuis plus de neuf mois le nord du Mali, vient de prendre fin. Elle a été remplacée par une opération de lutte antiterroriste permanente dans plusieurs pays de la bande sahélo-saharienne appelée Barkhane.
« L’opération Serval qui a été lancée contre les peuples musulmans a fini par plonger la région dans une guerre civile et des affrontements inter-ethniques alors que le pouvoir islamique avait mis fin à ces tensions », estime le porte-parole d’Al-Mourabitoune.
« Les Français ont tenté comme d’habitude de dissimuler la vérité et de minimiser les pertes engendrées. Ils ont profité de la faiblesse des médias sous-régionaux pour dire qu’il s’agissait d’un simple attentat à la voiture piégée qui a fait une seule victime », a-t-il ajouté sans dire cependant combien de soldats français auraient été tués selon lui.
D’après le ministère de la Défense, outre la mort de l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, un légionnaire de 45 ans, l’attaque suicide a blessé six soldats.
« Un mode opératoire terroriste »
La revendication d’Al-Mourabitoune est intervenue pendant une visite au Mali du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian qui doit se rendre jeudi à Gao, notamment pour rendre hommage au soldat tué le 14 juillet, jour de la fête nationale française.
A propos de cette revendication, l’entourage de Le Drian indique la connaître. « Nous ne sommes pas encore en mesure de la confirmer par nos propres services », mais il s’agit clairement « d’un mode opératoire terroriste », ajoute-t-on.
Recherché par les services de sécurité
Al-Mourabitoune est un mouvement armé djihadiste né il y a un an de la fusion des Signataires par le sang de Mokhtar Belmokhtar – un ex-chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dit « Le Borgne » – et du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un groupe djihadiste très actif au Mali, en particulier dans la région de Gao.
Activement recherché par les services de sécurité de plusieurs pays, Belmokhtar circule dans la région et serait actuellement dans le sud de la Libye.
Dejvid Nikolic, 45 ans, sous-officier du premier régiment étranger du Génie de Laudun-l’Ardoise, dans le Gard, a été tué lundi au nord du Mali pendant « une opération de reconnaissance ». Il s’agit du neuvième soldat tué au Mali depuis le lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

Qui est le soldat français tué au Mali?

N.B. – 20 mn – le 15/07/2014 à 13h01 — Mis à jour le 15/07/2014 à 13h34
L'adjudant chef français Dejvid Nikolic
L’adjudant chef français Dejvid Nikolic, mort au Mali le 14 juillet 2014. DEFENSE
AFRIQUE – Dejvid Nikolic est mort lundi dans une attaque suicide dans le Nord du Mali…

Il est le neuvième soldat français tué au Mali, mais le premier à être victime d’une attaque suicide. Titulaire de la médaille d’or de la défense nationale et de la médaille outre-mer avec agrafes Liban, Afghanistan et Tchad, l’adjudant-chef (ADC) Dejvid Nikolic a trouvé la mort lundi dans le Nord du Mali, à une centaine de kilomètres de Gao. Il avait 45 ans. 20 Minutes dresse le portrait de ce soldat.
Né le 16 mai 1969 à Belgrade, en Yougoslavie, Dejvid Nikolic était de nationalité française. Sous-officier expérimenté, il a participé durant sa carrière militaire à de nombreuses missions à l’étranger, notamment au Tchad, à Djibouti, en Afghanistan, en ex-Yougoslavie ou au Liban, avant d’être désigné en 2014 pour l’opération Serval au Mali.
«Humble et efficace»
Engagé dans la Légion étrangère en 1988, à l’âge de 19 ans, il a gravi les échelons progressivement. En 1991, il participe à la Formation générale élémentaire (FGE), «où il obtient d’excellents résultats et se révèle un jeune gradé d’encadrement de grande valeur», selon la Défense. En 1992, il rejoint la Légion étrangère à Djibouti, où il occupe la fonction de chef d’équipe d’infanterie. A son retour de séjour en septembre 1994, il est affecté au 1er régiment étranger d’Aubagne, où il est promu au grade de caporal-chef le 1er août 1996, puis sergent le 1er septembre 1996.
C’est en 1997 qu’il se porte volontaire pour être réorienté vers le domaine du «combat au génie», auquel il appartenait encore avant sa mort au Mali. Il réussit alors le Certificat technique du 1er degré correspondant, ce qui lui permet d’être affecté le 12 janvier 1998 au 1er régiment étranger de génie (1er REG) à Laudun-l’Ardoise, régiment qu’il ne quittera plus.
Il est ensuite employé comme chef de groupe puis comme sous-officier adjoint à partir de 1999, où «il se révèle comme un sous-officier humble et efficace», dit le ministère de la Défense. Il obtient ensuite son Brevet supérieur de technicien de l’armée de Terre (BSTAT) en 2002 et devient chef de section de 2002 à 2004. «Son exemplarité et ses qualités en font un modèle à suivre et son excellente manière de servir lui permet de gravir rapidement les échelons», écrit le ministère de la Défense. En 2002, il est ainsi promu sergent-chef; puis, en 2004, adjudant.
Célibataire et sans enfants
L’année suivante, il rejoint le groupe d’intervention Nedex (Nedex (neutralisation, enlèvement, destruction des explosifs). Par sa «réussite à l’ensemble des stages auxquels il est inscrit et à sa capacité à travailler en groupe», il «devient alors au fil des années une référence au sein du régiment». En 2009, il est donc promu adjudant-chef.
Nikolic était projeté au Mali depuis le 23 avril en qualité de chef de groupe EOD (Explosive ordonnance disposal). C’est donc là, le 14 juillet, qu’il a trouvé la mort, alors qu’il était engagé dans une opération de contrôle de zone à une centaine de kilomètres au nord de Gao. A la suite d’une attaque suicide contre des blindés français, sept militaires ont été touchés par l’explosion, dont trois grièvement. Evacué par hélicoptère vers l’hôpital militaire de campagne de Gao, Dejvid Nikolic est décédé dans la soirée des suites de ses blessures. Il était célibataire, sans enfants.

Un soldat français tué au Mali dans une attaque suicide

(Chine Labbé, Marine Pennetier et Gregory Blachier, édité par Sophie Louet) mardi 15 juillet 2014 à 09:25
(Reuters) – Un soldat français est mort lundi dans le nord du Mali lors d’une attaque suicide, à quelques jours de la réorganisation du dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne.
La mort de ce sous-officier du 1er régiment étranger de Génie de Laudun-l’Ardoise (Gard) porte à neuf les pertes françaises au Mali depuis le début de l’opération Serval, en janvier 2013.
Le soldat a été victime d’une attaque suicide alors que les forces françaises étaient en mission de contrôle à une centaine de kilomètres de Gao, dans la région d’Al Moustarat, sur la trans-saharienne, a-t-on précisé à l’état-major des armées françaises.
« Un véhicule s’est approché à vive allure, on a ouvert le feu, ce qui a permis de stopper le véhicule à 10 mètres de là où nous étions, mais le terroriste a activé sa charge explosive », a dit à Reuters le colonel Gilles Jaron.
Sept soldats français ont été blessés, dont trois grièvement.
L’un d’eux, l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, a succombé à ses blessures dans la soirée de lundi, a précisé le porte-parole des armées. Deux autres militaires ont été transférés à Paris, les quatre autres se trouvent à Gao.
Les deux blessés graves sont désormais hors de danger, a dit par la suite le colonel Jaron lors d’un point de presse.
Dans un communiqué, François Hollande rappelle que les soldats français sont engagés dans ce pays aux côtés de l’armée malienne et des forces des Nations Unies.
« Ils accomplissent avec courage et efficacité cette mission pour consolider la souveraineté du Mali et lutter contre les groupes terroristes », déclare le chef de l’Etat.
FIN « DE FAIT » DE L’OPÉRATION SERVAL
Il s’agit du premier soldat français tué dans un attentat suicide depuis le début de l’opération Serval au Mali, une mission destinée à lutter contre les groupes islamistes armés du nord du Mali qui menaçaient la capitale Bamako.
Quelque 1.600 soldats français sont encore déployés dans le pays aux côtés des 8.000 soldats de la force onusienne Minusma.
« Au Mali, nous sommes engagés contre des groupes armés terroristes, ils utilisent les modes d’action qu’utilisent tous les groupes armés au monde, ces actions sont là pour frapper les esprits », a expliqué le colonel Jaron.
« Ces actions sont généralement menées quand ils n’ont pas la capacité de conduire des actions de grande ampleur contre les forces », a-t-il ajouté.
L’attaque n’a pas été revendiquée pour l’heure.
Dimanche, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé la fin « de fait » de l’opération Serval qui a été selon lui « menée à bien avec une grande efficacité ».
La France réorganisera dans les prochains jours son dispositif militaire dans la région dans le cadre de l’opération « Barkhane », suite de l’opération Serval qui a pour objectif de lutter contre les groupes islamistes opérant dans la bande sahélo-saharienne, et non dans un seul pays.
Cette opération prévoit notamment le transfert du poste de commandement Serval de Bamako à N’Djamena au Tchad, où François Hollande doit se rendre samedi au terme d’une tournée africaine qui l’aura auparavant mené en Côte d’Ivoire et au Niger.
Quelque 3.000 hommes devraient être concernés par cette opération dont la mise en oeuvre avait été repoussée de quelques semaines, fin mai, en raison d’un regain de violences au Mali.
« La mission au Mali ne s’est jamais arrêtée, elle ne s’arrêtera pas, nous continuons à lutter contre les groupes terroristes », a souligné le porte-parole des armées françaises.

MALI. Un soldat français tué lors « d’une attaque suicide »

Le Nouvel Observateur avec AFP – Publié le 15-07-2014 à 10h25Mis à jour à 11h02
Un sous-officier du 1er régiment étranger du Génie est mort pendant « une opération de reconnaissance ». C’est le neuvième tué depuis le début de l’opération Serval.
Un sous-officier du 1er régiment étranger du Génie de Laudun-l’Ardoise (Gard) a été tué lundi au nord du Mali pendant « une opération de reconnaissance », a annoncé l’Elysée, mardi 15 juillet, dans un communiqué.
« Le président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort » de ce soldat, qui « participait à une opération de reconnaissance dans la région d’Al Moustarat.
Le légionnaire français tué a été « victime d’une attaque suicide » au nord du Mali à une centaine de kilomètres de Gao, a précisé le ministère de la Défense.
La victime est l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, né en Serbie et naturalisé français, et appartenait au 1er régiment étranger du génie (1er REG) de Laudun-l’Ardoise (Gard), a indiqué le ministère dans un communiqué.
9 morts depuis le début de l’opération Serval
Il s’agit du neuvième soldat tué au Mali depuis le lancement de l’opération Serval en janvier 2013. Quelque 1.700 militaires français participent à cette mission lancée pour stopper la progression des islamistes armés et soutenir les troupes maliennes.
Elle doit s’achever dans les prochains jours pour céder la place à une opération plus large et permanente de lute contre le terrorisme au Sahel, qui mobilisera 3.000 militaires français.
Dans son communiqué, le chef de l’Etat « rappelle que les soldats français sont engagés aux côtés de l’armée malienne et des forces des Nations unies » et « accomplissent avec courage et efficacité cette mission pour consolider la souveraineté du Mali et lutter contre les groupes terroristes ».
François Hollande « adresse ses condoléances à sa famille comme à ses proches et les assure de la solidarité du pays dans ces douloureuses circonstances ».

Un légionnaire français tué et deux autres grièvement blessés au Mali

Publié le 15/07/2014 à 09h43 , modifié le 15/07/2014 à 14h43 par SudOuest.fr, avec AFP
Six autres militaires ont été blessés, dont deux grièvement, dans l’attaque suicide qui a coûté la vie à l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans.
Un légionnaire français a été tué lundi et deux autres grièvement blessés lors d’une « attaque suicide » au nord du Mali, à la veille du basculement de l’opération Serval vers une mission plus large de lutte contre le terrorisme au Sahel.
« Le président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort » de ce soldat, qui « participait à une opération de reconnaissance dans la région d’Al Moustarat, écrit l’Elysée dans un communiqué.
Attaque suicide
Cette attaque intervient à la veille d’une tournée africaine de François Hollande. Lundi, en fin d’après-midi, « un véhicule suicide a attaqué des éléments de la force française engagés en opération de contrôle de zone à une centaine de kilomètres au nord de Gao », a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.
« L’attaque a été portée contre des véhicules blindés installés en surveillance dans le secteur d’Al Moustarat. Sept militaires ont été touchés par l’explosion, dont trois grièvement. Immédiatement pris en charge par leurs camarades, ils ont ensuite été évacués vers l’hôpital militaire de campagne de Gao. L’un des trois militaires grièvement blessés est décédé dans la soirée », a-t-on précisé.
Il s’agit du neuvième soldat tué au Mali depuis le lancement de l’opération Serval en janvier 2013. C’est la première fois qu’un militaire français est tué au cours d’une opération de ce type. La dernière perte française au Mali remonte au 8 mai.
Un militaire expérimenté et aguerri
La victime est l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, né en Serbie et naturalisé français, qui appartenait au 1er régiment étranger du génie (1er REG) de Laudun-l’Ardoise (Gard), a indiqué le ministère. « Ce sous-officier supérieur de la Légion étrangère, expérimenté et aguerri, effectuait au Mali sa huitième mission en opération extérieure. Il s’était notamment engagé au Gabon, à Djibouti, et plus récemment en Afghanistan (2005 et 2010) et au Liban (2012 et 2013). Il comptait plus de 25 années de service ».
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a lui souhaité « un prompt rétablissement aux compagnons d’armes » de la victime.
Quelque 1 700 militaires français participent à la mission Serval lancée le 11 janvier 2013 pour stopper la progression des islamistes armés et soutenir les troupes maliennes. Elle doit s’achever dans les prochains jours pour céder la place à une opération plus large et permanente de lutte contre le terrorisme au Sahel, qui mobilisera 3 000 militaires français.

Mali : un neuvième soldat français tombe au combat

Le Monde.fr avec AFP | 15.07.2014 à 09h45 • Mis à jour le 15.07.2014 à 15h42

Ils sont désormais neuf soldats français à avoir perdu la vie depuis le lancement de l’opération « Serval » au Mali. Un sous-officier du 1er régiment étranger du génie de Laudun-l’Ardoise (Gard) a été tué lundi 14 juillet alors qu’il « participait à une opération de reconnaissance dans la région d’Al-Moustarat », dans le nord du pays, a annoncé mardi l’Elysée dans un communiqué.
L’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, né en Serbie et naturalisé français, a été « victime d’une attaque-suicide » lancée par un seul véhicule contre les blindés français à une centaine de kilomètres au nord de Gao, a précisé le ministère de la défense, mardi, dans un communiqué.
« Sept militaires ont été touchés par l’explosion puis immédiatement pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’hôpital militaire de campagne de Gao. L’un des trois militaires grièvement blessés est décédé dans la soirée. »
Le sous-officier mort effectuait sa huitième mission en opération extérieure. Il comptait plus de vingt-cinq années de service et avait notamment été engagé au Gabon, à Djibouti, ainsi qu’en Afghanistan et au Liban.

Un soldat français tué au Mali

AFP 15 juillet 2014 à 09:53 (Mis à jour : 15 juillet 2014 à 12:23)

La mort de ce sous-officier marque le neuvième décès dans les forces françaises depuis le début de l’opération Serval en janvier 2013.
Un légionnaire français a été tué lundi et deux autres grièvement blessés lors d’une «attaque suicide» au nord du Mali, à la veille du basculement de l’opération Serval vers une mission plus large de lutte contre le terrorisme au Sahel. Cette attaque, qui a fait le neuvième mort français depuis le début de Serval, est également intervenue à la veille d’une tournée africaine de François Hollande.
Lundi, en fin d’après-midi, «un véhicule suicide a attaqué des éléments de la force française engagés en opération de contrôle de zone à une centaine de kilomètres au nord de Gao», a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. «L’attaque a été portée contre des véhicules blindés installés en surveillance dans le secteur d’Al Moustarat. Sept militaires ont été touchés par l’explosion puis immédiatement pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’hôpital militaire de campagne de Gao. L’un des trois militaires grièvement blessés est décédé dans la soirée», a-t-on précisé.
Il s’agit du neuvième soldat tué au Mali depuis le lancement de l’opération Serval en janvier 2013. Si des attentats ou tentatives d’attaques suicides ont déjà eu lieu dans le nord du pays contre des casernes où étaient stationnés des soldats français et africains, c’est la première fois qu’un militaire français est tué au cours d’une opération de ce type. La dernière perte française au Mali remonte au 8 mai.
La victime est l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, né en Serbie et naturalisé français, qui appartenait au 1er régiment étranger du génie (1er REG) de Laudun-l’Ardoise (Gard), a indiqué le ministère. «Ce sous-officier supérieur de la Légion étrangère, expérimenté et aguerri, effectuait au Mali sa huitième mission en opération extérieure. Il s’était notamment engagé au Gabon, à Djibouti, et plus récemment en Afghanistan (2005 et 2010) et au Liban (2012 et 2013). Il comptait plus de 25 années de service», précise-t-on.
Fin de Serval, début de l’opération Barkhane
François Hollande, chef des armées, qui a annoncé le décès du militaire, a souligné dans un communiqué que «les soldats français» étaient «engagés aux côtés de l’armée malienne et des forces des Nations unies» et accomplissaient «avec courage et efficacité cette mission pour consolider la souveraineté du Mali et lutter contre les groupes terroristes». Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a lui souhaité «un prompt rétablissement aux compagnons d’armes» de la victime.
Quelque 1 700 militaires français participent à la mission Serval lancée le 11 janvier 2013 pour stopper la progression des islamistes armés et soutenir les troupes maliennes. Elle doit s’achever dans les prochains jours pour céder la place à une opération plus large et permanente de lutte contre le terrorisme au Sahel, qui mobilisera 3 000 militaires français. Cette perte française intervient juste avant la tournée en Afrique, de jeudi à samedi (Côte d’Ivoire, Niger, Tchad), de François Hollande et la visite au Mali de Jean-Yves Le Drian, qui doit signer mercredi à Bamako l’accord de défense franco-malien qui ouvre l’après-Serval. Un millier d’hommes devrait rester au Mali pour lutter contre «les groupes terroristes combattants».
Dimanche, Le Drian avait acté la fin de la mission Serval et salué une «opération contre le terrorisme menée à bien, avec une grande efficacité», avec «beaucoup d’élimination» de «terroristes» «et beaucoup de stocks d’armes repris». Au total, 200 tonnes d’armements et de munitions ont été saisis, dont 20 tonnes de nitrate d’ammonium, qui sert à fabriquer des engins explosifs, selon son entourage.
Serval va être remplacé par Barkhane, qui doit se mettre en place «dans les jours qui viennent», en «partenariat» avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) avec «à peu près 3 000 militaires en tout». L’opération comptera 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, 6 avions de chasse et 3 drones, selon le ministère. L’état-major sera basculé à N’Djamena.

Mali : un légionnaire français tué le 14 juillet dans une attaque suicide

Mardi, 15 Juillet, 2014 – 07:42 – Par Frédéric DUMOULIN – Paris (AFP)
Un légionnaire français a été tué lundi et deux autres grièvement blessés lors d’une « attaque suicide » au nord du Mali, à la veille du basculement de l’opération Serval vers une mission plus large de lutte contre le terrorisme au Sahel.
Cette attaque, qui a fait le neuvième mort français depuis le début de Serval —le premier par attaque suicide—, est également intervenue à la veille d’une tournée africaine de François Hollande.
Lundi, en fin d’après-midi, « un véhicule suicide a attaqué des éléments de la force française engagés en opération de contrôle de zone à une centaine de kilomètres au nord de Gao », a indiqué le ministère de la Défense mardi dans un communiqué.
« L’attaque a été portée contre des véhicules blindés installés en surveillance dans le secteur d’Al Moustarat. Sept militaires ont été touchés par l’explosion puis immédiatement pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’hôpital militaire de campagne de Gao. L’un des trois militaires grièvement blessés est décédé dans la soirée », a-t-on précisé.
Il s’agit du neuvième soldat tué au Mali depuis le lancement de l’opération Serval en janvier 2013. Si des attentats ou tentatives d’attaques suicides ont déjà eu lieu dans le nord du pays contre des casernes où étaient stationnés des soldats français et africains, c’est la première fois qu’un militaire français est tué au cours d’une opération de ce type. La dernière perte française au Mali remonte au 8 mai.
La victime est l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, né en Serbie et naturalisé français, qui appartenait au 1er régiment étranger du génie (1er REG) de Laudun-l’Ardoise (Gard), a indiqué le ministère. « Ce sous-officier supérieur de la Légion étrangère, expérimenté et aguerri, effectuait au Mali sa huitième mission en opération extérieure. Il s’était notamment engagé au Gabon, à Djibouti, et plus récemment en Afghanistan (2005 et 2010) et au Liban (2012 et 2013). Il comptait plus de 25 années de service », précise-t-on.
– Fin de Serval, début de l’opération Barkhane –
François Hollande, chef des armées, qui a annoncé le décès du militaire, a souligné dans un communiqué que « les soldats français » étaient « engagés aux côtés de l’armée malienne et des forces des Nations unies » et accomplissaient « avec courage et efficacité cette mission pour consolider la souveraineté du Mali et lutter contre les groupes terroristes ».
Le Premier ministre Manuel Valls a également rendu un « hommage appuyé » aux soldats français engagés pour « assurer la sécurité et la stabilité de cette région ». Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a lui souhaité « un prompt rétablissement aux compagnons d’armes » de la victime.
Quelque 1.700 militaires français participent à la mission Serval lancée le 11 janvier 2013 pour stopper la progression des islamistes armés et soutenir les troupes maliennes. Elle doit s’achever dans les prochains jours pour céder la place à une opération plus large et permanente de lutte contre le terrorisme au Sahel, qui mobilisera 3.000 militaires français.
Cette perte française intervient juste avant la tournée en Afrique, de jeudi à samedi (Côte d’Ivoire, Niger, Tchad), de François Hollande et la visite au Mali de Jean-Yves Le Drian, qui doit signer mercredi à Bamako l’accord de défense franco-malien qui ouvre l’après-Serval. Un millier d’hommes devrait rester au Mali pour lutter contre « les groupes terroristes combattants ».
Dimanche, M. Le Drian avait acté la fin de la mission Serval, lancée en janvier 2013, et salué une « opération contre le terrorisme menée à bien, avec une grande efficacité », avec « beaucoup d’éliminations » de « terroristes » « et beaucoup de stocks d’armes repris ». Au total, 200 tonnes d’armements et de munitions ont été saisis, dont 20 tonnes de nitrate d’ammonium, qui sert à fabriquer des engins explosifs, selon son entourage.
Serval va être remplacé par Barkhane, qui doit se mettre en place « dans les jours qui viennent », en « partenariat » avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) avec « à peu près 3.000 militaires en tout ». L’opération comptera 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, 6 avions de chasse et 3 drones, selon le ministère. L’état-major sera basculé sur N’Djamena.

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