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Les corps des bérets rouges authentifiés

by sur 25 juillet 2014

Les corps retirés du charnier découvert le 3 décembre 2013 à Diago, à une trentaine de km de Bamako et à quelques km de Kati, sont bien ceux des 21 « bérets rouges » disparus après la tentative de contre coup d’état à la fin d’avril 2012.

On se souvient que plusieurs charniers avaient été découverts à compter du début décembre 2013, certains renfermant aussi des dépouilles de « bérets verts » disparus après la mutinerie de Kati en septembre 2013.

Le juge d’instruction Yaya Karambé avait alors fait appel à des spécialistes de différentes polices scientifiques. Ce sont ceux du FBI américain qui ont identifié les corps des bérets rouges après des tests ADN.

L’instruction du juge va maintenant pouvoir être bouclée et transmise au Parquet qui décidera des suites à donner alors que le « capitaine général » Sanogo et plusieurs officiers supérieurs sont incarcérés dans ces affaires.

Mali : bientôt un procès dans l’affaire des « bérets rouges » ?

Jeune Afrique – 22/07/2014 à 15:52 Par Benjamin Roger

Le rapport d’enquête sur l’affaire de la disparition des « Bérets rouges » devrait prochainement être bouclé et transmis au procureur, ouvrant ainsi la voie à un éventuel procès.

Selon plusieurs sources judicaires maliennes, le rapport d’enquête du juge d’instruction Yaya Karembé sur la disparition des « Bérets rouges », fin avril 2012, est en passe d’être bouclé et devrait être transmis dans les jours à venir au procureur. Après étude du dossier, le parquet général pourrait alors décider d’ouvrir un procès.

Parmi la quinzaine de militaires inculpés dans cette affaire figure le général Amadou Haya Sanogo, accusé de « complicité d’enlèvement et d’assassinat » après la disparition d’une vingtaine de parachutistes fidèles à l’ex-président Amadou Toumani Touré, qui avaient tenté un contre-coup d’État fin avril 2012.

Torturés à l’électricité

Le juge Karembé n’attendait plus que les résultats des tests ADN effectués sur les cadavres, qu’il a reçus la semaine dernière et notifiés dans la foulée à la défense et aux parties civiles.

D’après nos confrères de Radio France internationale (RFI), ces analyses, réalisées par des experts américains du Federal bureau of investigation (FBI), affirment que les 21 corps découverts en décembre 2013 dans un charnier près de Bamako sont bien ceux de « Bérets rouges ».

Toujours selon RFI, « plusieurs militaires auraient été torturés, certains à l’électricité », avant d’être assassinés et « au moins deux militaires auraient été enterrés alors qu’ils respiraient toujours ».

Les serpents de Sanogo

Arrêté en novembre 2013, le général Amadou Haya Sanogo a été transféré de Bamako à Sélingué, dans le sud du pays, près de la frontière avec la Guinée, en mars 2014. « Il est détenu dans des conditions déplorables, dans un ancien garage où il n’est pas rare de voir des serpents, déplore son avocate, Me Mariam Diawara. Il est aussi coupé du monde extérieur et ne bénéficie pas d’un dispositif de sécurité adéquat. »

Selon elle, l’ancien putschiste a tout de même « bon moral » et occupe son temps libre en faisant de la gym ou en priant. Le nom de son client est par ailleurs cité dans une autre affaire sensible : la mutinerie d’anciens sous-officiers de la junte, le 30 septembre 2013, à Kati.

 

Charnier au Mali: pour le FBI, ce sont bien des bérets rouges

Par RFI – 22 juiillet 2014 – 5 h du matin 

Les résultats des tests ADN effectués par le Bureau fédéral d’investigation américain (FBI) sur les corps découverts début décembre 2013 dans un charnier à une vingtaine de kilomètres de Bamako confirment qu’il s’agit bien des militaires « parachutistes » qui avaient disparu en 2012, alors qu’une junte dirigeait le Mali.

Le document de 14 pages produit par une équipe américaine du FBI est sans appel : les 21 corps découverts dans un charnier en décembre 2013 non loin de Bamako sont effectivement ceux de militaires du régiment des commandos parachutistes maliens (bérets rouges), disparus après une tentative de contre coup d’Etat.

À l’époque, une junte dirigée par le capitaine Amadou Sanogo, qui sera rapidement promu au grade de général était aux affaires. Le juge Yaya Karembé, en charge du dossier, a informé lui-même les proches des victimes des résultats des tests ADN effectués. Au même moment, le juge d’instruction accélère les enquêtes. De hauts gradés de l’armée devraient rapidement être entendus.

L’ex-patron de la junte Amadou Sanogo est depuis quelques mois arrêté et inculpé dans le cadre de cette affaire. Tout comme une quinzaine d’autres militaires dont deux généraux. Les langues commencent par se délier. Avant d’être assassinés, plusieurs militaires auraient été torturés. Certains à l’électricité. Par ailleurs, au moins deux militaires auraient été enterrés alors qu’ils respiraient toujours. 

 

 

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