Skip to content

Les municipalités et la santé des populations

by sur 25 juillet 2014

Les questions de santé publique, et notamment la gestion des Centres de santé communautaires (CS Com), font partie des responsabilités que l’Etat a transféré vers les communes… sans que celles-ci aient toujours les moyens nécessaires pour y faire face; ou ne les mettent pas dans leurs priorités.

Les municipalités ont notamment l’obligation de prendre en charge les Agents Communautaires de Santé, les ACS.

L’Association des Municipalités du Mali, présidée par Boubacar Bâh, et la Fédération nationale des centres de santé communautaires (FENASCOM) s’en préoccupe et a plaidé auprès du premier ministre.

Santé au Mali : Une priorité de la Fenascom et de l’Amm

Dognoumé DIARRA –  Le Flambeau du 23 juil 2014

Le jeudi 17 juillet 2014, dans la grande salle Wa Kamissoko du Cicb, la Fenascom (Fédération nationale des centres de santé communautaire) et l’Association des municipalités du Mali « Amm) ont organisé un important colloque qui avait pour thème : «Investissons-nous davantage pour un apport indélébile aux Soins essentiels dans la communauté (Sec)». L’événement était placé sous la haute présidence du Premier ministre Moussa Mara.

Tout au long de ladite table ronde, l’accent a été mis sur les rôles que doivent jouer les collectivités au profit des ASSACO et des CSCOM en vue d’assurer une meilleure gestion des Soins essentiels dans la communauté, en particulier, la charge des Agents de Santé Communautaire (ASC).

À l’entame de son discours, Yaya Zan Konaré, président de la Fenascom, a élucidé les élus communaux sur les obligations qui leur incombent pour la survie des Associations de santé communautaire et les Centres de santé communautaire. «Sachant qu’on ne peut pas parler d’électorat sans une population en bonne santé, un bon élu communal doit toujours avoir comme priorité une bonne politique de gestion sanitaire», a dit Yaya Zan Konaré. Et d’ajouter que la santé est également un droit constitutionnel au Mali. Pour finir, il a exhorté les autorités nationales et les partenaires techniques et financiers à faire une mobilisation sans faille en faveur du Projet d’Appui à la Pérennisation de l’Approche aux Soins Essentiels dans la Communauté (PASEC).

Pour sa part, Boubacar Bah, président de l’Association des municipalités du Mali et ses homologues présents se sont dits convaincus par l’interpellation du président de la Fenascom, tout en relatant des exemples d’activités qu’ils ont su mener dans les ASSACO et les CSCOM de leurs communes respectives. Il a ensuite souligné que des appoints sont bien disponibles avec les  partenaires techniques financiers (PTF), mais que ce sont les collectivités qui doivent poser le premier jalon auprès des structures sanitaires communales pour qu’ensuite les partenaires leur viennent en aide. «Je suis frustré et même en colère que les Etats unis mobilisent des fonds pour nous apprendre à laver nos mains au savon», a t-il martelé.

La cérémonie a pris fin par une projection sur les statistiques de la Direction nationale de la santé (DNS). À travers cette projection, il a été constaté que beaucoup de progrès ont été réalisés sur les soins essentiels dans la communauté. Même s’il y a encore beaucoup d’efforts à fournir.

Deux milliards Fcfa pour l’Association des municipalités du Mali

Idrissa KEITA – Le Témoin du 22 juil 2014

La Primature et l’Amm étaient autour de table pour débattre sur la mobilisation de ressources financières et la prise en charge financière des agents de la santé en milieu rural. C’était au Centre international de conférences de Bamako en présence de hautes personnalités.

Boubacar Bah, dit Bill, président de l’Association des municipalités du Mali (Amm) était en compagnie du représentant du ministre de la Santé, l’Oms et la Fenascom et plusieurs partenaires techniques et financiers tels que l’Usaid, Save the children, Plan Mali, World vision et l’Unicef.

Le Plaidoyer de Bill a porté sur la lutte face à la mortalité infantile. Il appelle à ce que chacun s’engage dans ce combat et partant pour la prise en charge des agents de santé communautaire au nombre de 3 000 pour 761 municipalités. Seulement, le gouvernement doit élargir l’assiette afin de faciliter la faisabilité de cette initiative.

Exhortant l’Etat à soutenir cet accompagnement il n’a pas caché sa dévotion à accompagner la santé communautaire afin de la développer et la promouvoir en termes d’accessibilité et de qualité.

Le Premier ministre a exprimé, pour sa part, son encouragement aux principaux acteurs, en occurrence l’Association des municipalités du Mali (Amm) et la Fenascom. Moussa Mara  a exhorté les partenaires techniques et financiers à poursuivre leurs appuis multiformes pour l’atteinte des objectifs assignés aux services de santé à la base.

Au sortir de la rencontre, ce sont 2 milliards de nos francs qui ont été mobilisés pour permettre à l’Amm de mettre en pratique cette noble initiative citoyenne.

 

Soins essentiels : LES RESSOURCES FINANCIERES A MOBILISER

DOUMBIA    – L’Essor du 18 juil 2014

Ils permettent d’améliorer la qualité des soins au niveau périphérique et de répondre aux aspirations légitimes des communautés. Mais le système est en butte à des difficultés de financement

La nécessité du renforcement des soins essentiels à la base, c’est-à-dire au niveau communautaire est admise et partagée par tous. L’Association des municipalités du Mali (AMM) est bien convaincue de l’efficacité de cette stratégie, mais surtout de l’urgence de la consolider.

A cet effet, elle a organisé jeudi au Centre international des conférences de Bamako, une table ronde de mobilisation des ressources financières au profit des soins essentiels dans la communauté (SEC).

La cérémonie présidée par le Premier ministre Moussa Mara s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique Ousmane Koné, du ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille Mme Sangaré Oumou Ba. On notait aussi la présence du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans notre pays, Dr Ibrahima Soccé Fall, du président de l’AMM Boubacar Ba dit Bill et son homologue de la Fédération nationale des associations de santé communautaire (Fenascom), Yaya Zan Konaré et nombre d’invités.

Il faut rappeler que les soins essentiels initiés dans notre pays sous l’impulsion du gouvernement pour améliorer l’offre de soins au niveau de la communauté, ont apporté un plus dans l’accessibilité à des services de santé. Mais la consolidation des SEC rencontre des difficultés liées à la prise en charge des salaires des agents de santé communautaire dans les communes et autres collectivités décentralisées.

Ainsi, les réflexions engagées sur la question par l’AMM, la Fenascom et certains partenaires stratégiques dans l’accompagnement des soins essentiels à la base, ont abouti à l’élaboration d’un Programme d’appui à la pérennisation des soins essentiels (PASEC).

Ce programme 2014-2018 mobilisera dans les prévisions un peu plus de 5,4 milliards de Fcfa dont 79% seront consacrés aux salaires des agents de santé communautaire.

Soulignons que dans l’organisation des SEC, le Mali garde une bonne longueur d’avance sur nombre de ses voisins africains. Notre pays a développé, dans ce domaine, une expertise qui continue d’inspirer d’autres africains.

Le président de l’Association des municipalités du Mali a expliqué que le PASEC avait pour but le renforcement des soins essentiels de santé à la base et la mobilisation des fonds nécessaires à la pérennisation des soins de santé au niveau périphérique.

Boubacar Ba dit Bill ajoutera qu’il est nécessaire pour les municipalités d’innover dans la recherche de financement, en révisant leur assiette fiscale. Il a également invité le gouvernement à s’engager à leurs côtés pour assurer les SEC.

L’AMM est engagée dans un partenariat avec la Fenascom. Le cadre juridique de cette collaboration est la Convention d’assistance mutuelle (CAM), paraphée le 4 juin 2013 par les deux parties. Ce document définit les engagements des parties prenantes et leurs responsabilités. Le président de la Fenascom a fait la genèse de cette convention qui vise l’implication et la participation des collectivités.

A sa suite, des partenaires stratégiques ont successivement annoncé des intentions de financement de ce programme pour la période 2014 et 2015 pour certains, voire plus pour d’autres. L’on retient que l’USAID pour 2014 et 2015 se propose de prendre en charge les salaires des agents de santé communautaire pour la totalité de la région de Kayes et une partie de Sikasso. Save the Children promet de mettre sur la table un peu plus de 990 millions de Fcfa dont 275 millions à consacrer à la prise en charge des salaires.

Plan Mali ne reste pas en marge de cet élan dans l’accompagnement des soins essentiels. L’organisation mobilisera 34,7 millions de Fcfa pour le reste de 2014. World Vision mettra également la main à la poche. Cette ONG finance 7 aires de santé dans le cercle de San pour un peu plus de 90 millions de Fcfa, destinés au renforcement des capacités pour relever le niveau du plateau technique des centres de santé communautaire (Cscom) concernés.

Enfin il y a l’Unicef dont la contribution n’a pas été chiffrée mais qui est sans doute assez conséquente. Ce partenaire stratégique de l’Etat soutient depuis des années les efforts d’amélioration de la qualité des soins au premier niveau de la pyramide sanitaire (les Cscom) mais aussi d’accessibilité géographique à des services de santé. L’organisation onusienne a rappelé sa détermination à s’inscrire dans une vision globale d’accompagnement constant des SEC.

Le Premier ministre Moussa Mara, lui-même élu à la base, s’est réjoui de l’opportunité de cette table ronde. « C’est une initiative salutaire qui correspond à notre ambition actuelle qui vise à responsabiliser davantage les pouvoirs locaux dans la gestion des affaires publiques notamment celles qui leur sont déjà transférées », a apprécié le chef du gouvernement qui a rappelé que la santé fait partie des domaines transférés.

Il a aussi rappelé que c’est dans le souci de mieux organiser les approches sur l’offre de soins de santé dans la communauté que le gouvernement à travers le ministre de la Santé avait lancé en 2010 l’initiative des SEC dans le souci d’améliorer la qualité des soins de santé au niveau périphérique et de répondre favorablement aux besoins légitimes des populations.

Pour Moussa Mara, il est heureux de constater qu’à moins de 4 ans de mise en œuvre les progrès réalisés sont satisfaisants. Par ailleurs le Premier a invité les collectivités à gérer avec équité, justice et transparence les fonds mis à leur disposition avant de promettre que le gouvernement jouera aussi sa partition.

 

Projet d’appui aux soins essentiels dans la communauté Pour la mobilisation des ressources financières en faveur de la prise en charge de la rémunération des Asc

 Diango COULIBALY – Réporter – 18 juillet 2014

Le Premier ministre Moussa Mara a procédé au lancement du projet d’appui aux soins essentiels dans la communauté, qui a été validé dans un premier temps par les acteurs au cours d’une table ronde sur la mobilisation des ressources financières pour la prise en charge de la rémunération des Agents de santé communautaire (Asc). C’était le jeudi 17 juillet 2014 au Centre international de conférence de Bamako, en présence du président de l’Association des municipalités du  Mali (Amm), Boubacar Bah et du président de la Fenascom.

Dans le souci de mieux organiser les approches sur l’offre des soins dans la communauté, le ministère de la Santé a organisé en 2009 un forum national sur l’amélioration de la qualité des soins dans la communauté qui a recommandé la mise en œuvre d’un paquet de soins appelés Soins essentiels dans la communauté (Sec). La mise en œuvre de ce paquet de services est réalisée par des Agents de santé communautaire (Asc). De 2011 à nos jours, 2266 Asc sont fonctionnels dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti.

Dans les sites où les soins essentiels dans la communauté sont mis en place, un effet visible est rapporté par la Direction nationale de la santé. Il s’agit, entre autres, de la baisse constatée de cas graves de paludisme chez les enfants et le recours rapide aux soins par la population. Ainsi, de mai 2012 à avril 2013, environ 15% des cas de paludisme, 27 % des cas de diarrhée et 18% des cas de pneumonie ont été correctement pris en charge par les Asc. Avec la stratégie visant le rapprochement des services de soin aux communautés, voire des ménages, l’espoir semble être permis au Mali en vue d’une réduction conséquente de la mortalité maternelle, néonatale et infantile d’ici 2015. Toutefois, l’engagement de tous les acteurs reste le principal préalable.

C’est dans cette perspective que l’Association des municipalités du Mali (Amm), en collaboration avec la Fédération nationale des associations de santé communautaire (Fenascom), a entrepris plusieurs actions de concertation avec les élus locaux, de plaidoyers avec les parlementaires et les conseillers nationaux, et de réflexion avec les partenaires techniques et financiers concernés par le secteur autour de la problématique de la survie de l’enfant en mode décentralisé. Cela, dans l’optique du renforcement du système de santé, en général et de la santé communautaire, en particulier. L’organisation d’un atelier national d’échanges entre les collectivités territoriales et les Asaco à Ségou les 14 et 15 mars 2013 sur la problématique de la rémunération des Asc, rentrait dans ce cadre.

Par ailleurs, l’une des recommandations de cet atelier était d’organiser une table ronde nationale des acteurs sur la mobilisation des ressources financières au profit des collectivités territoriales, en vue d’assurer toutes les charges afférentes à la gestion des Sec, en particulier, les salaires des Asc. La présente table ronde avait pour objectifs de présenter aux acteurs nationaux et aux partenaires techniques et financiers l’état des lieux de la mise en œuvre des Sec au niveau de la communauté en termes de progrès enregistrés, défis à relever et perspectives ; de recueillir l’adhésion des autorités nationales et des partenaires techniques et financiers au Projet d’appui à la pérennisation de l’approche Sec (Pasec) et de définir un mécanisme de suivi et de mise en œuvre du Pasec.

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :