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Le PM visite la région de Kayes

by sur 14 août 2014

Moussa Mara, premier ministre (dont les jours à la tête du gouvernement seraient comptés selon une énième rumeur…), poursuit ses tournées dans le Mali profond. Il a passé trois jours dans la région de Kayes, plus précisément dans les cercles de Nioro, Diéma, Kayes, Bafoulabé et Kita.

A Bafoulabé il a fait un crochet dans le village de Sélinkégny, fief de la famille Diaby qui a perdu 22 jeunes dans la noyade tragique au large des côtes libyennes, pour présenter ses condoléances.

Vous trouverez ci-dessous le détail des sujets abordés : de la scolarisation des filles aux mariages précoces, des retards du chantier de l’aéroport Dag Dag aux doléances des populations des secteurs enclavés, de ses interventions, de ses coups de gueule, de ses promesses….

Fin de la visite du Premier ministre en première région : TOUTES LES DECISIONS PRISES SERONT SUIVIES D’EFFETS

L. DIARRA – L’Essor du 13 août 2014

Le chef du gouvernement a promis de s’employer, dans la mesure du possible, à relever les défis auxquels sont confrontés nos compatriotes 

Le Premier ministre, Moussa Mara, est rentré dimanche satisfait de son périple dans la région de Kayes. Le chef du gouvernement a exprimé son sentiment au terme d’une tournée qui l’a conduit successivement à Nioro du Sahel, Kayes, Bafoulabé et Kita.

Cinq jours durant, Moussa Mara s’est entretenu avec l’administration et les populations de ces différentes localités. A chacune de ses étapes, le Premier ministre a délivré un message de confiance et de reconnaissance mais aussi et surtout expliqué le projet de société proposé par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.

Les pourparlers d’Alger, les problèmes du nord, la signature récente de l’accord de coopération militaire avec la France, la justice, la bonne gouvernance, le foncier et d’autres défis sociaux, notamment la santé, l’éducation, la sécurité, l’équité et le genre et enfin le développement social et la solidarité ont constitué des sujets de discussion entre le Premier ministre et ses interlocuteurs.

Cette tournée a permis au chef du gouvernement de toucher du doigt les préoccupations de communautés qui aspirent à une chose essentielle : le bien-être par le retour définitif de la paix dans notre pays !

Pour entendre un maximum de points de vue, la méthode a été de regrouper les cercles : Diéma et Nioro du Sahel ; Kayes et Yélimané ; Bafoulabé, Kita et Kéniéba. Soit les sept cercles de la région regroupant 129 communes pour une population estimée à près de 1,6 million d’habitants. Si nombre de préoccupations convergent, des spécificités locales propres à chacune des localités visitées par le chef du gouvernement et sa délégation, ont émergé et ont été captées par le Premier ministre.

« Nous avons visité les villes, rencontré les populations qui aspirent presque aux mêmes choses. Les préoccupations soulevées çà et là ont généralement trait à l’accès à la santé, à l’éducation, aux infrastructures de base, à l’eau potable. La sécurité, la quiétude, le nord et nos relations avec les partenaires, notamment la France intéressent au plus haut niveau nos compatriotes.

« En plus de ces préoccupations, les populations ont défini leurs spécificités. A Nioro nous avons beaucoup parlé de l’éducation, notamment l’éducation des filles. A Kayes, c’est le foncier qui a dominé les débats, tandis que les populations de Bafoulabé ont fait du désenclavement leur priorité. Par contre à Kita, nous avons été interpellés le plus souvent sur la corruption et l’injustice », a énuméré Moussa Mara.

SOIF DES DIRIGEANTS.

Le Premier ministre s’est dit très impressionné par l’ouverture d’esprit et la volonté de nos compatriotes à accompagner les autorités.

Cependant, cet état de fait se heurte à un sentiment d’indifférence dont se plaignent nos compatriotes de la Première région vis-à-vis des gouvernants. Pour le chef du gouvernement, il est nécessaire d’établir un climat de confiance entre les autorités et les populations. « Nous avons vu des Maliens qui ont soif de l’information, qui ont soif de leurs dirigeants. Cette soif ne peut être étanchée par la distance. Il faut que nos compatriotes se sentent aimés et considérés par les autorités. Ceci est tout à fait légitime et logique. Il n’y a pas d’autres motivations pour le gouvernement que d’être à l’écoute des populations, de résoudre leurs problèmes. C’est pour cela qu’il a été mandaté par le président de la République. Et c’est pour ça que les Maliens lui ont fait confiance et confié le pays pour les 5 ans à venir », a-t-il résumé.

Le Premier ministre s’est félicité du bilan de ce périple qui, de son point de vue, a été une réussite à tous égards. Les rencontres, a-t-il souligné, se sont déroulées dans une atmosphère de convivialité, certes avec fermeté, mais avec un sens élevé de respect et de discernement.

Moussa Mara s’est réjoui des actions menées durant ce voyage dans l’ouest. Parmi celles-ci, il faut citer entre autres, le lancement du projet d’excellence au profit des jeunes filles et l’inauguration des voies urbaines à Nioro du Sahel, la visite du chantier des travaux d’aménagement de l’aéroport « Dag-Dag » à Kayes et l’inauguration des travaux de rénovation et de réhabilitation du centre de santé de référence (CSREF) de Kita.

Parlant de l’inauguration du CSREF, Moussa Mara a estimé que l’initiative permettra de doter la structure sanitaire d’un cadre de travail propice mais aussi et surtout d’améliorer le plateau technique d’intervention des praticiens locaux. Cela évitera le transfert des malades vers d’autres centres, notamment à Bamako, comme c’était jusqu’ici le cas. Ce projet de rénovation a coûté un peu plus de 700 millions de Fcfa au budget national.

Dans la foulée, un chèque de 10 millions de Fcfa a été remis par la société RandGold Resources aux responsables du service sanitaire. Cet appui est une contribution de l’entreprise minière à l’amélioration des services sanitaires dans les localités, dont Kita, indirectement affectées par son activité. C’est un don qui bénéficie chaque année aux zones situées dans le périmètre de la mine. Les fonds alloués proviennent de quêtes auprès des entreprises sous-traitantes de RandGold Resources et s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de solidarité baptisée « Rallye du Cœur » initiée par RandGold Resources, a expliqué Tiémoko Traoré, surintendant chargé du développement communautaire à la mine d’or de Gounkoto.

Le chef du gouvernement, accompagné du ministre du Développement rural Bocari Tréta, s’est ensuite rendu dans un champ de coton et de sorgho dans la petite localité de Hèrèmakono. Soutoumba Keita y exploite 19 hectares sur lesquels il produit du coton et des céréales, notamment du mil, du sorgho, du maïs et de l’arachide. Il est attendu ici une production d’environ 50 tonnes de céréales.

Moussa Mara a félicité les responsables des services de l’agriculture et invité les paysans à persévérer dans cette dynamique pour assurer l’autosuffisance alimentaire et faire de notre pays, le grenier de la sous-région. Le chef du gouvernement a jugé cet objectif à la portée du monde rural. Le gouvernement a pris des mesures incitatives pour améliorer les rendements des agriculteurs en subventionnant les intrants agricoles. Il revient maintenant au monde rural de mettre à profit cet accompagnement de l’Etat pour le bonheur de tous nos compatriotes, a préconisé Moussa Mara.

Le Premier ministre a promis que toutes les décisions prises au cours de ce périple seront suivies d’effets. Moussa Mara s’est engagé à poursuivre la démarche de rapprocher les Maliens à travers d’autres activités du genre. Une promesse faite aux populations de Kéniéba qui ont exprimé leur désir de l’accueillir très prochainement dans le Bambouk.

Moussa Mara sur des radios à Kayes : « Les négociations exigent des compromis »

AMC – L’Indicateur du Renouveau – 13 août 2014

Obtenir une paix durable dans le Nord du Mali ne peut se faire sans des compromis. Telle est la conviction de Moussa Mara lors sa tournée en première région.

S’il y a un sujet qui a passionné durant le voyage du Premier ministre dans région de Kayes, c’est le bien la gestion de la crise du Nord. Ainsi, de Nioro du Sahel à Kayes, en passant par Bafoulabé et Kita, le chef du gouvernement a traité la question de fond en comble et aucun détail ne lui a échappé.

De prime à bord, le chef du gouvernement a été interpellé par rapport à la signature de l’accord de défense qui lie désormais le Mali et la France. Selon lui, cet accord a tout son sens, car il permettra de donner un cadre juridique à la présence des forces françaises. « Il n’y a pas cas de l’installation d’une base militaire dans le contenu. Certes, l’accord a été signé mais il sera envoyé à l’Assemblée nationale », a-t-il commenté.

Répondant à la question de la presse locale sur les affrontements du 21 mai à Kidal et qui avait donné l’ordre à l’armée d’enclencher les hostilités, Moussa Mara a été très clair. « Les militaires sont en guerre depuis 2012 à travers le théâtre des opérations Maliba », a-t-il souligné. Non sans préciser que l’armée n’attaque pas d’habitude mais elle a été toujours sur une position défensive.

S’agissant des poursuites contre certains chefs rebelles, il a fait savoir qu’il serait incompatible de signer un accord sans la levée des mandats d’arrêts. « Il faut faire des enquêtes approfondies pour connaître les auteurs des crimes et exactions. On peut enlever les mandats mais les enquêtes continuent », a-t-il expliqué.

Sur la question de la libération des prisonniers se présentant combattants de groupes armés, le chef du gouvernement a apporté un éclairage important. « Parmi tous ceux qui ont été libérés, il n’y a aucun élément terroriste. Et les prisonniers qui sont identifiés comme tels n’ont pas bénéficié de cette mesure. La preuve, les groupes armés ont demandé la libération de Mohamed Aly Wadoussène mais le gouvernement a opposé un niet catégorique », a-t-il dit.

Pour ce qui est de la perspective d’une paix durable dans le Nord du Mali, Moussa Mara a fait remarquer qu’il y a eu des avancées notables, notamment la signature des deux accords, le cessez-le feu et la feuille de route des négociations.

Dans ce processus de retour à la paix, il y a la réinsertion des combattants des groupes armés. « Notre objectif est de les réinsérer dans la vie civile, car les autres réinsertions, notamment militaires ont échoué », a-t-il constaté. Plus loin, il saluera le cas particulier du général El hadji Gamou qui est resté fidèle au pays depuis sa réintégration dans l’armée, ainsi que d’autres vaillants militaires. A en croire Moussa Mara, les déserteurs ne seront pas réintégrés mais pourront suivre les procédures légales de recrutement dans l’armée.

 

En visite à Kayes : Le PM redonne vigueur à l’action gouvernementale

Alpha Mahamane Cissé – Envoyé spécial à Kayes – L’Indicateur Renouveau  – 13 août 2014 à 03:31

Il a fallu cinq jours à Moussa Mara pour parcourir une bonne partie de la 1re région administrative afin de donner un coup de pouce à l’action gouvernementale. Le pari était de rétablir la confiance entre l’Etat et les populations locales. Il semble gagné.

Accompagné d’une forte délégation composée d’une dizaine de ministères et services techniques, le Premier ministre Moussa Mara a poursuivi sa tournée dans les cercles de Kayes, Bafoulabé et Kita.

Dans ces localités, le chef du gouvernement a pu toucher du doigt les vrais enjeux du développement. Il a exploré les solutions à court, long et moyen termes. Moussa Mara a mis cette occasion à profit pour visiter de nombreux chantiers en cours ou en retard d’exécution.

Ainsi, il a pu constater les travaux du projet d’extension de l’aéroport de Kayes Dag-Dag réceptionné en octobre 2011 mais qui nécessite un dépôt de kérosène. La réalisation de l’infrastructure a pris du retard du fait que le mécanisme du système de payement est très irrégulier.

A Kayes ville, le Premier ministre a visité les locaux et les installations techniques du projet E-poste. Il s’agit d’améliorer les prestations de la structure dans le domaine du transfert d’argent. Dans la région de Kayes, ce sont 15 bureaux qui devraient être construits pour rapprocher l’historique service des usagers en cette période de rude concurrence.

Moussa Mara a insisté sur la sécurité sur le réseau, son interactivité et sa maîtrise. Pour ce faire, les responsables du projet assurent que grâce à la fibre optique et au satellite, il y aura des améliorations notables dans le service.

Dans le cercle de Bafoulabé, les difficultés ont pour noms : l’enclavement, les nombreux projets de développement en souffrance, la vétusté du bac, l’insécurité grandissante, le chômage des jeunes malgré la présence d’usines.

Sur le champ, le Premier ministre a ordonné au gouverneur de région de doter la localité d’un 2e bac. Dans la même dynamique, il a annoncé que les gendarmes auront avant la fin de ce mois d’août un véhicule.

Engouement populaire

A Kita, le Premier ministre a inauguré le Centre de santé de référence en présence du ministre de la Santé, Ousmane Koné. L’infrastructure permet d’offrir un plateau technique varié qui va soulager les populations de la zone. Sitôt, Moussa Mara est allé à la rencontre des paysans de Hérémokono, localité située à 19 km de la ville de Kita. Ici, il a salué la bravoure des exploitants qui, à partir de l’engrais organique, obtiennent un rendement important. Ce qui va améliorer l’autosuffisance alimentaire et augmenter les revenus des paysans.

Les débats publics que le Premier ministre a animés dans chaque cercle a sans doute permis de corriger le déficit de communication dans la matérialisation de l’action gouvernementale.

Le patent constat qui se dégage partout est qu’il y a un grand fossé qui sépare les populations et les services de l’Etat, notamment la justice. Idem pour le conflit foncier qui a pris une proportion inégalée.

Les populations qui étaient en masse, ont fait des doléances dans la réalisation des dossiers. Aussi, la gestion de l’insécurité frontalière est récurrente dans les débats. Comme un tribunal populaire, les populations ont exprimé leurs préoccupations, souvent en brandissant des documents.

A Kayes, Bafoulabé et Kita, le chef du gouvernement a détaillé les six grands axes du programme du président Ibrahim Boubacar Kéita qui, s’ils se réalisaient, feraient le bonheur des Maliens.

Dans la foulée, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Me Mohamed Aly Bathily, a fait part de la nouvelle donne pour que l’appareil judicaire puisse jouer son rôle. Pour ce faire, le ton était musclé de la part de Bathily qui n’a pas hésité à demander même de donner des noms de juges fautifs.

Tournée de Moussa Mara dans la région de Kayes : Entre gaspillage et agenda politique

Diango COULIBALY – Par Le Reporter – 13 août 2014

Le Premier ministre Moussa Joseph Mara a effectué du 6 au 10 août 2014 une tournée dans la région de Kayes. L’objectif de cette tournée, dit-on, était de prendre contact avec les populations, les élus et l’administration de la région. Mais, selon nos sources, Moussa Joseph Mara avait son agenda propre à lui : celui de mettre en place les structures de son parti. Pour ce faire, il tenait des rencontres politiques nocturnes. Cette visite du Premier ministre dans la région de Kayes a été un échec, comme celle qu’il a effectuée, il y a de cela quelques mois, dans la région de Sikasso.

Le Premier ministre, Moussa Joseph Mara, revient d’une tournée dans la 1ère région administrative, Kayes. Il s’est successivement rendu dans les cercles de  Diéma, Kayes et Nioro. Selon nos sources, le Premier ministre a profité de cette visite pour tenter de mettre en place des structures de base de son parti. C’est dire que Moussa Joseph Mara a bien son agenda  politique propre à lui. Il profite de son séjour à la Primature pour préparer les futures échéances présidentielles. C’est pourquoi, à en croire nos sources, le Premier ministre a mis à profit sa tournée à Kayes pour tenter d’implanter des structures de base de son parti.

En effet, nos sources indiquent par ailleurs que son coup a échoué, car les partis politiques tels que l’Adéma, les Fare, l’Urd et Prvm-Faso Ko ont mis en place une fronde contre lui afin de lui barrer la route. À Kayes, tout comme à Diéma et Nioro, selon nos sources, Moussa Joseph Mara tenait des rencontres politiques nocturnes. Toute chose qui n’a pas plu à ces partis politiques qui n’ont pas hésité à bouder toutes les rencontres du Premier ministre.

Par ailleurs, selon toute vraisemblance, Moussa Joseph Mara initie des tournées à l’intérieur du pays pour son propre agenda politique et non pour l’intérêt du pays. C’est pourquoi sa tournée de Sikasso ainsi que celle de Kayes ont été un fiasco total. D’autant qu’à part quelques-uns, les ministres eux aussi ont commencé à bouder ses activités populistes. Et pourtant, ce sont des centaines des millions de Fcfa du contribuable qui sont débloqués pour ces deux missions. C’est dire que ces tournées du Premier ministre ne sont que gaspillage des deniers publics.

En outre, nos sources indiquent également que les anciens militants de son parti, qui avaient promis une grande mobilisation pour cette visite, ont finalement boudé.

 

Le Premier ministre à Kayes : DES PREOCCUPATIONS PARTAGEES

Envoyé spécial L. DIARRA — L’Essor – Lundi 11 août 2014

La situation au Nord, les pourparlers d’Alger, l’accord de défense avec la France et le foncier, sont les principaux sujets qui ont dominé les échanges avec la population

Le Premier ministre, Moussa Mara, a bouclé hier la tournée qu’il avait entamée mercredi dans la Région de Kayes. Après Nioro du Sahel (L’Essor de vendredi), la ville de Kayes a constitué la deuxième étape de ce périple. Dans « la capitale des rails », la journée du vendredi fut bien chargée pour le chef  du gouvernement.  Le ton fut donné dès son arrivée  par une rencontre avec les autorités administratives, les élus locaux et les notabilités de la ville de Kayes.

La réunion s’est déroulée dans les locaux du Conseil de cercle. Expliquant le sens de sa visite à ses interlocuteurs, Moussa Mara dira : «  Je suis venu chez vous pour m’entretenir avec vous. Nous ne sommes nullement venus pour faire le procès qu’on veille intenter à qui que ce soit. Seulement, il est nécessaire que l’on se rencontre pour parler des défis auxquels les populations confrontées ».

Après ce briefing, tout le monde s’est retrouvé quelques minutes plus tard dans la salle de conférence du gouvernorat. Comme à Nioro du Sahel, aucun sujet concernant la vie de la Nation ne fut occultée.

Le chef du gouvernement a eu des échanges ouverts et directs avec la population. « Nous sommes venus vous parler, vous écouter pour qu’enfin nous puissions connaître les préoccupations des uns et des autres. Il n’y aura pas de restriction dans la parole. Tous les sujets seront abordés ici. Car nous sommes là pour se dire la vérité », a énoncé le chef du gouvernement.

Le ton était ainsi donné. Moussa Mara a ensuite exposé les orientations politiques données au gouvernement par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita. Ces orientations contenues dans le projet de société du président de la République, se déclinent en six chapitres pour que le Mali retrouve son rang de grande nation.

DES SACRIFICES A CONSENTIR.

Les six axes définis par le chef de l’Etat prennent en charge les priorités parmi les priorités. La situation de la crise a encore amplifié l’urgence à laquelle fait face notre pays, a souligné Moussa Mara. Aujourd’hui, les Maliens ont besoin d’un Etat fort. Et cela n’est possible que lorsqu’il existe des institutions fortes. Ibrahim Boubacar Keïta a fait du renforcement des symboles de la République son premier chantier.

La sécurité fait également partie des priorités des priorités comme en témoigne la situation actuelle au Nord. Et le chef du gouvernement de souligner le lien indissociable entre la sécurité et le développement socioéconomique. Ces deux premiers chapitres vont de paire également avec d’autres défis : la réconciliation nationale, l’éducation, la croissance économique et enfin le développement social et la solidarité.

Tous ces chapitres constituent des chantiers qu’il faut à tout prix mener à bien pour que le pays devienne ce que les Maliens aspirent qu’il soit. Moussa Mara a indiqué que la  bonne exécution de ce projet de société reste tributaire à la résolution de la crise au nord. De son point de vue, cet objectif reste à la portée des Maliens. Mais il va falloir consentir des sacrifices. 

Le chemin à suivre pour sortir définitivement le pays de l’impasse passe par les pourparlers avec les groupes rebelles et l’ensemble des communautés du Nord. C’est aussi cet esprit de dialogue et de confiance qui sous-tend la signature de l’accord de coopération et de défense entre notre pays et la France. Le Premier ministre a expliqué que la signature de cet accord avec la France n’est pas quelque chose d’inédit. Il existait déjà un accord de coopération militaire entre les deux pays depuis 1985. Moussa Mara a indiqué que cet accord tient à deux motivations. Il s’agissait d’une part de réactualiser les relations de coopération militaire vieilles d’une trentaine d’années et d’autre part trouver un cadre de gestion à la présence des troupes françaises sur le territoire national. En effet, après l’opération « Serval » qui a permis de chasser les obscurantistes hors du pays, le territoire national abrite encore quelques milliers de soldats français dans le cadre de l’opération « Barkhane » qui a pris le relai de « Serval ».

La question du foncier est également revenue dans les interventions au cours de la rencontre. Pour le Premier ministre, le foncier a pris des proportions dramatiques dans notre pays ces dernières années. Cela est dû en partie à l’interprétation biaisée des textes qui régissent le domaine,  et aussi et à la multiplicité des acteurs qui interviennent dans le secteur. Aujourd’hui la terre est devenue un enjeu économique. Elle attise toutes les convoitises, cristallise les tensions. Tous (autorités administratives, élus communaux,  chefs coutumiers)  sont devenus des vendeurs de terrains. Des mesures appropriées sont en cours pour que cessent les dérives, a assuré le chef du gouvernement, annonçant qu’un comité interministériel a été mise en place et veillera à l’application stricte des textes régissant le domaine foncier.

Sur la question du foncier, le ministre de la Justice et des Droits de l’homme Mohamed Ali Bathily qui a dû personnellement intervenir récemment dans la gestion de certaines affaires foncières, a fait une intervention fort remarquée. En effet, il n’a pas pris de gants pour dénoncer la corruption qui mine la gestion du foncier. Il a même assuré détenir des preuves contre certaines personnes tapies dans les tribunaux.

« Il y a des gens qui en ont fait leur gagne-pain. Nous en connaissons des gens qui collectent de l’argent auprès de Maliens de l’extérieur prétendant soudoyer les juges pour qu’un litige foncier soit tranché en leur faveur. Il y a des gens qui ne reculent devant rien. Ils n’ont peur de rien et n’ont aucun respect pour l’appareil judiciaire. Ceux-là, nous les combattrons avec la plus grande détermination. Aussi bien les spéculateurs que les juges et autres procureurs qui se seraient rendus leurs complices. Nous les poursuivrons où qu’ils aillent », a martelé Mohamed Ali Bathily, sous les applaudissements nourris de la salle.

Les échanges entre le Premier ministre et l’auditoire ont permis de  recenser quelques grandes préoccupations des populations des cercles de Kayes et Yélimané. Elles sont relatives, entre autres, au bitumage de la route Kayes-Bafoulabé, à la subvention des intrants agricoles, au renforcement du dispositif sécuritaire dans les différentes localités, à la question de l’énergie, à l’emploi des jeunes etc…

C’est par le cercle de Kita que le périple du chef du gouvernement a pris fin hier.

Nous y reviendrons da ns  notre prochaine édition

Le Premier ministre dans les cercles de Nioro et Diéma : Face aux réalités du terrain…

Par Le Flambeau – Le 11 août 2014

Le Premier ministre, accompagné d’une forte délégation, était dans les cercles de Nioro et de Diéma les mercredi et jeudi derniers où il a rendu des visites de courtoisie aux notabilités, animé des conférences débats et procédé au lancement du projet d’excellence au féminin qui vise l’amélioration de la scolarisation et de la qualité scolaire chez les filles suite à de nombreux constats de déséquilibre lié au genre à tous les niveaux de l’éducation y compris l’enseignement supérieur.

Cette visite du Premier ministre s’inscrivait dans le cadre d’une tournée dans la région de Kayes.   L’objectif, à l’instar des autres régions déjà sillonnées, était de s’enquérir des préoccupations de nos compatriotes de la cité des rails et de discuter avec eux sur les grands dossiers de la nation.  Trois activités majeures ont été menées dans ces deux localités.

Première activité phare : le lancement du projet d’excellence au féminin. Ce projet, pour un coût de 1,8 milliard de FCFA, sera conduit dans les académies de Nioro, de Mopti, de Tombouctou  et dans les universités de Ségou et de Bamako. Sa durée initiale est de 4 ans.

Au cours de la cérémonie, les 15 meilleures écolières au Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) et au Baccalauréat du cercle de Nioro ont été récompensées suivant les mentions : très bien, bien, assez bien. Elles ont reçu des livres, des ordinateurs, des clés USB, des sacs, etc.

Deuxième activité phare : un forum d’échanges et de discussions avec tous les acteurs locaux.  Le premier ministre a animé une conférence des cadres élargie à la société civile et aux élus au cours de laquelle il est revenu sur les axes du programme du Président  de la république avant de s’appesantir sur la démarche des négociations en cours en Algérie.

Les cadres du cercle de Diéma et de Nioro ont également souligné diverses préoccupations dont le désenclavement intérieur, la santé, les difficultés de voisinage entre riverains sur certains points de la frontière mauritanienne, l’insécurité, l’eau potable, la promotion des jeunes et des femmes, le projet de gare routière à Diéma, l’insécurité alimentaire, le déficit de logistique pour l’administration, la vétusté des bâtiments administratifs, etc.

Troisième activité phare : la visite du projet de rue pavée de Nioro. Le projet de rue pavée est une réalisation de chantier école de formation des jeunes de la localité de Nioro par l’agence pour la promotion de l’emploi des jeunes sur près de 300 mètres. Ce projet de 35 millions a permis la formation de plusieurs dizaines de jeunes dans les techniques de taille et de pose puis d’entretien des voies de pavés de roches en collaboration avec les collectivités locales.

La commune de Nioro a contribué pour 3 millions.  Le premier ministre s’est dit satisfait de cette méthode qui combine embellissement des villes et création d’emplois à travers la formation des jeunes. Le Premier ministre et sa délégation sont arrivés à Kayes dans la nuit du vendredi. Plusieurs activités, sur lesquelles nous reviendrons, meubleront cette étape.   

SUR LE CHANTIER DE L’AEROPORT ET A LA POSTE…

La tournée du Premier ministre, Moussa Mara dans la Région de Kayes ne s’est pas limitée aux rencontres avec les populations. La visite était également placée sous le signe du développement local. C’est ainsi que le visiteur de marque s’est rendu sur le chantier du dépôt de kérosène en construction à l’aéroport « Dag-Dag » et dans les locaux de la poste où il a pris connaissance du programme E-Poste.

Le projet de renforcement de l’aéroport de «Dag-Dag » de Kayes porte sur la fourniture d’un camion ravitailleur d’une capacité de 18 000 litres, la fourniture et l’installation de deux bacs de stockage atmosphériques d’une capacité utile de 100 m3 chacun, l’installation et la mise en service des systèmes électriques et téléphoniques, d’eau, de lutte anti-incendie. Enfin, le projet englobe la construction des voies de circulation et la construction d’un bâtiment administratif et d’installations connexes. Le coût global de la réalisation est estimé à 2,858 milliards de Fcfa.

La  construction des ouvrages a été confiée au Groupement d’entreprises Builders Diawra Solar/MAC pour un montant de 2,822 milliards de Fcfa et un délai d’exécution de 12 mois. Le financement du projet est assuré par le budget national sur les exercices 2013, 2014 et 2015. La surveillance et le contrôle des travaux sont confiés au Groupement SID/SERTAS pour un montant de 52,5 millions de Fcfa, avec un délai d’exécution de 13 mois, sur financement du budget de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC).

A la poste, Moussa Mara et sa délégation ont visité les nouvelles installations réalisées dans le cadre du programme E-Poste. Ce programme vise à renforcer le système de communication numérique entre les services de l’administration. Le E-Poste permet non seulement d’appuyer la poste dans sa mission originelle en tant vecteur d’échanges, de désenclavement, de rapprochement des hommes, mais aussi d’accéder à l’autoroute de l’information. Il constitue également une opportunité pour la poste de bénéficier d’une très large autonomie en matière de communication interne et externe à travers l’usage de la téléphonie IP.

Le Premier ministre a fait part de son inquiétude par rapport à l’évolution des travaux du dépôt de kérosène qui affichent aujourd’hui un taux d’exécution de 19,6% pour un délai consommé de 76,44%. Ce retard dans l’exécution des travaux est dû aux difficultés dans le décaissement des fonds, ont expliqué les responsables de l’entreprise. Le  chef du gouvernement a promis de s’investir personnellement pour que l’ouvrage soit prêt dans un an.

Il a souligné l’importance de l’aéroport sur l’économie de la Région de Kayes. « Kayes est une région d’émigration. En renforçant les installations, l’aéroport pourra jouer pleinement son rôle de trait d’union entre notre pays et la France. La réalisation permettra de rehausser le niveau de trafic aérien et des avions de ligne de toutes catégories pourront atterrir ici, facilitant le déplacement de nos ressortissants et également le transport de nos produits agricoles vers l’Europe », a-t-il souligné.

Notant que l’un des défis majeurs auxquels sont confrontés la sous-région en général et notre pays en particulier, est la fracture numérique, le Premier ministre a évoqué la situation de la poste qui fait face aux défis des nouvelles technologies de l’information. « Il va falloir qu’elle colle au train de l’évolution. Cela y va de sa survie », a dit Moussa Mara, avant d’encourager les responsables à persévérer dans les efforts pour préserver et moderniser cet outil.

 

Moussa Mara à l’écoute du pays profond…

Par Le Flambeau – 11 août 2014

Écouter et se faire entendre. Là se trouvent les premiers pas de la bonne gouvernance. L’on ne peut valablement servir celles et ceux que l’on ne connait pas. C’est fort de ce principe et en droite ligne des vœux du Président Ibrahim Boubacar Keïta que le Premier Ministre, Moussa Mara, continue de sillonner le pays profond, à l’épreuve du réel et au contact des citoyens qui ne perçoivent parfois de l’État que sa distance, ses flonflons, ses impôts, sa répression et ses manques.

Ainsi donc, après Tombouctou, Gao et Kidal en Mai, Sikasso en Juin, c’est la région de Kayes qui a accueilli le Premier ministre Mara, du 5 au 9 Août 2014. Le chef du gouvernement était allé à l’écoute du pays profond, conformément aux directives du Président de la République qui veut que tous les citoyens participent à la vie de la nation et soient informés de ce qui se fait en leur nom et pour leur bénéfice.

L’ambition est claire et simple. Au-delà d’une image renversée de l’État à remettre à l’endroit, il s’agit de prendre le pouls de nos réalités, d’écouter et d’entendre le peuple du Mali, c’est-à-dire nos paysans, pasteurs et pêcheurs qui triment du lever au coucher du soleil pour survivre et maintenir le pays debout grâce à leur ardeur au travail et à leur sens de la dignité, des valeurs en voie d’extinction en d’autres lieux.

Il y a aussi les notabilités coutumières, les dignitaires religieux qui concourent à la transmission quotidienne de notre savoir faire et de notre savoir être. Il faut prendre les nouvelles des pluies, de l’année scolaire, de l’état des routes, des centres de santé. Toucher du doigt aussi les dures réalités auxquelles sont confrontés les soldats de l’administration qui, jour et nuit, essaient de répondre aux préoccupations de leurs administrés.

Au-delà de cette écoute essentielle et indispensable, il y a aussi le besoin pour le Gouvernement de se faire entendre, en indiquant ce qu’il fait pour restaurer la sécurité, garantir la stabilité, gagner la bataille de la paix, relancer l’économie.

Cet espace pacifié est en voie de création à Alger à travers des pourparlers destinés à mettre tout sur la table et à discuter des questions difficiles pour leur trouver les réponses sécuritaires, militaires, politiques, financières, sociales et culturelles appropriées. L’objectif est d’aboutir à une paix définitive pour que le recours à la violence armée pour régler les problèmes ne soit pas un fonds de commerce que l’on convoque de manière cyclique.

A la suite des institutions de la République qu’il a visitées, le Premier ministre doit aider nos compatriotes de toutes les régions à être pénétrés de la réalité des négociations en cours dont le résultat aura une incidence sur leur vie.

Il ne saurait y avoir une région du Mali en conflit et d’autres régions en paix. Le Mali est un tout, de Kayes à Kidal. C’est aussi cette conviction chevillée au corps qui donne du lustre aux visites dans le pays profond et qui permettent de voir l’inanité des querelles de clochers dans le microcosme politique bamakois.

 

Le Premier ministre à Nioro : UN EXERCICE D’ÉCOUTE ET DE PERSUASION

L. DIARRA – L’Essor du 8 août 2014

La promotion de l’excellence chez les filles et les échanges avec les populations ont occupé une place privilégiée

L’initiative s’inscrit dans une dynamique imprimée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, celle de rapprocher l’administration des administrés. Telle sera la préoccupation principale de la tournée en Première région entamée depuis hier par le Premier ministre. Moussa Mara, poursuit ainsi un périple qui l’avait précédemment conduit dans le Nord du Mali et à Sikasso. Le chef du gouvernement est accompagné de deux ministres, Mohamed Ali Bathily, en charge de la Justice, des Droits de l’homme, Garde des sceaux et Mme Sangaré Oumou Bâ, chef du département de la Femme, de l’enfant et de la famille. Des responsables administratifs régionaux et locaux figurent également dans la délégation primatoriale.

Au cours de son périple, le chef du gouvernement expliquera en particulier à ses interlocuteurs les directives et les orientations du chef de l’Etat par rapport à l’actualité brûlante suscitée par les récents pourparlers à Alger entre le gouvernement et les groupes armés. Mais de manière générale, Moussa Mara prendra le pouls du pays profond et la mesure de l’état d’esprit de nos concitoyens. Les échanges du chef du gouvernement avec les populations porteront essentiellement sur les défis majeurs auxquels est confronté notre pays. Ecouter, expliquer, enregistrer, tel est l’exercice auquel va se soumettre le chef de l’exécutif qui conciliera dans la même démarche l’occasion d’imprégnation et l’opportunité de persuasion.

Pour ce faire, un agenda riche en activités a été établi. Le Premier ministre procèdera à l’inauguration de certaines réalisations se rattachant au développement régional. Il aura des rencontres avec les populations, l’administration publique, les notabilités, les élus locaux et les représentants de la société civile. Des activités sociales, notamment des remises de vivre, des visites sur les installations et les équipements aéroportuaires, le lancement des projets d’électrification, l’inauguration de rues pavées et la tenue des conférences de presse figurent parmi les autres activités prévues.

PAS DE MARIAGES PRÉCOCES.

C’est par la ville historique de Nioro que le chef du gouvernement a débuté son périple dans l’ouest du pays. Et c’est par une visite de courtoisie à l’imam de la grande mosquée de Nioro, El Hadj Madiassa Kaba Diakité qu’il a entamé son séjour. Son initiative lui a valu la gratitude de l’érudit qui a demandé à son illustre hôte de transmettre toute sa reconnaissance au président de la République et à l’ensemble du gouvernement, avant de prier pour le retour d’une paix durable dans notre pays.

Le chef du gouvernement s’est ensuite retrouvé dans la salle de conférences de l’hôtel Gétèma City où il a procédé au lancement officiel du « Projet d’excellence au féminin », avant de s’entretenir avec l’assistance sur la vie de la nation. Le projet en question, initiative du ministère de la Femme, de l’enfant et de la famille, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des programmes gouvernementaux en matière de promotion de la femme et de la jeune fille, a expliqué Mme Yaba  Tamboura, conseillère technique au département de tutelle. S’étalant sur une durée de 4 ans, il est financé par le Budget national et part les contributions des partenaires techniques et financiers pour un coût global de 1,18 milliards de Fcfa. Son ambition est de rehausser le taux d’accès et de réussite des filles dans le système éducatif national.

Le projet sera exécuté dans les différentes académies de Nioro, de Tombouctou et de Mopti ainsi qu’à l’université de Ségou. Le choix de ces localités est lié au fort taux d’accès, mais aussi d’échec des jeunes filles aussi bien au niveau de l’Enseignement primaire, secondaire qu’à celui du Supérieur. Le projet s’articulera autour des actions de soutien aux filles révélées comme excellentes dans les différents examens nationaux. Mais il bénéficiera également aux filles se trouvant dans les situations de précarité. Il s’agira d’aider ces dernières par l’octroi de fournitures, mais aussi par les campagnes de sensibilisation auprès de leurs parents pour éviter les mariages précoces.

Le maire de Nioro, Kalilou Diakité, s’est félicité de l’initiative qui, de son point de vue, contribuera à corriger une injustice à l’égard de la gent féminine. Selon l’édile, les femmes ont un rôle central à jouer dans le développement de notre pays, mais elles n’y réussiront qu’en acquérant un niveau d’instruction qui les mènera à leur plein épanouissement. Cette conviction a été partagée par le Premier ministre qui a rappelé que l’un des chantiers privilégiés par le président Ibrahim Boubacar Keita demeure la promotion de la femme. Pour Moussa Mara, grâce au projet, justice sera rendue à la femme malienne. Car, comme on le dit souvent chez nous, « éduquer une femme revient à éduquer toute une nation ». Cet adage, selon le PM, traduit l’extrême importance de l’éducation d’une femme, car cette éducation induit la qualité d’avenir même de tout un pays.

UNE PARFAITE PERSONNIFICATION.

Saluant les populations pour le soutien dont bénéficient le président de la République et l’ensemble du gouvernement en cette période cruciale de l’histoire du pays, Moussa Mara a exposé les axes du projet de société proposé par le chef de l’Etat à nos compatriotes. Un projet de société qui s’articule autours de six chapitres portant sur le renforcement des institutions, la sécurité des personnes et des biens, la réconciliation nationale, l’éducation, la croissance économique et enfin l’équité et le genre.

Naturellement, le Premier ministre n’a pas esquivé la question cruciale des pourparlers d’Alger. Il s’est félicité des résultats qui ont sanctionné les premières phases de ces pourparlers. « Nous sommes dans une dynamique qui doit nous mener à une paix définitive. Le gouvernement et les groupes armés se sont mis d’accord sur un cadre de dialogue qui définit clairement les sujets non négociables. L’intégrité territoriale, le désarmement et la démobilisation des combattants des groupes armés, le redéploiement de l’administration sur toute l’étendue du territoire national et enfin la laïcité du pays sont des principes sur lesquels nous nous sommes entendus », a-t-il énuméré.

L’intervention du chef du gouvernement a été suivie par celles des populations. L’accès à l’eau potable et aux infrastructures de santé, la sécurité, la promotion de l’emploi des jeunes, telles ont été les préoccupations essentiellement exprimées par les populations du Sahel.

A noter que dans le cadre du lancement du « Projet excellence au féminin », des kits scolaires composés d’ordinateurs, de livres d’anglais, de mathématique, de physique-chimie, des montre bracelets ont été remis aux meilleures élèves. Kadiatou Diallo est l’une des lauréate. Elle a été admise au DEF cette année et reçu la mention « Très bien » avec une moyenne de 16,35. Elle est donc une parfaite  personnification de l’ambition que le projet nourrit pour de nombreuses filles de notre pays.

 

En tournée dans la région de Kayes : Le PM s’imprègne des préoccupations de Nioro du Sahel

Alpha Mahamane Cissé –  Envoyé spécial à Nioro du sahel – L’Indicateur du renouveau – 8 août 2014 à 07:05 AM

En contact direct avec les populations, les élus et l’administration, le Premier ministre Moussa Mara a désormais une idée des difficultés dans le cercle de Nioro du Sahel.

Le mercredi 6 août, le Premier ministre Moussa Mara a entamé une tournée dans la 1re région administrative, Kayes. Après une escale à Diéma où il a échangé avec les notabilités, le chef du gouvernement a procédé hier au lancement du projet « Excellence au féminin ». Aussi, il a animé une rencontre des cadres des cercles de Diéma et de Nioro du Sahel, avant de visiter le plan d’aménagement d’une rue pavée réalisée par les jeunes de la localité.

Pour ce qui est du projet « Excellence au féminin », il s’agit d’une initiative du ministère de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille. Cette initiative en matière d’éducation des filles permet de corriger le fossé qu’il y a entre les garçons et les filles. D’une durée de 4 ans, le projet concerne plusieurs académies du pays dont celle de Nioro du Sahel et ses bénéficiaires sont les filles excellentes à l’école.

En procédant au lancement de ce projet, Moussa Mara dira que cela va aussi en droite ligne de l’engagement du chef du chef de l’Etat qui a toujours fait de la cause féminine sa préoccupation. Selon lui, le cas le plus récent, c’est la décision prise par le conseil des ministres en faveur de la représentativité des femmes. L’ambition du gouvernement est de faire en sorte que la femme malienne puisse occuper la place qui lui revient.

Dans la foulée, des prix ont été remises aux filles qui ont obtenu les meilleures mentions (bien, assez bien) aux examens scolaires de cette année. Le chef du gouvernement a les engagées à poursuivre leurs études pour devenir des ingénieurs, des médecins, des experts-comptables, etc.

 Préoccupations partagées

En entreprenant cette tournée dans le pays profond, le Premier ministre entend toucher du doigt les réalités des populations. A Nioro du Sahel, les préoccupations ont été expliquées par les autorités locales, les élus et les citoyens. Parmi celles-ci figurent la réalisation de la route Sandaré-Nioro de 100  km, l’insécurité frontalière. A toutes les doléances posées, chaque département présent a donné des réponses.

Très relax, le chef du gouvernement a expliqué le sens de cette tournée qui répond à un souci du chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita qui a fait le constat que l’administration à Bamako est déconnectée de la réalité du pays profond. En clair, soulignera-t-il, il y a un fossé qui sépare les Maliens et leurs responsables. De ce fait fera-t-il remarquer qu’en partant à la rencontre des populations, cela permettra de rétablir la confiance et de satisfaire leurs attentes légitimes.

Une tribune propice à Moussa Mara de préciser les grandes lignes de la feuille de route signée à Alger, dont la finalité est de déboucher sur une solution définitive à la crise rémanente du Nord du Mali.

 

Moussa Mara dans la région de Kayes : Les Niorois exposent leurs problèmes au premier ministre

Madiassa Kaba Diakité- Le Républicain du 8 août 2014 à 06:40 AM

Dans le cadre de sa tournée nationale, le premier ministre Moussa Mara, accompagné du ministre de la justice, garde des sceaux, Me Mohamed Ali Bathily et du ministre de la de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Sangaré Oumou Bah, effectue une visite de cinq jours (du 6 au 10 aout 2014) dans la région de Kayes.

A Nioro,  2e étape du voyage, le chef du gouvernement a procédé, le jeudi 7 août 2014,  au lancement de la journée d’information et de sensibilisation du « Projet d’excellence au féminin » et à la visite du projet d’aménagement d’une rue pavée de 250 m dans la ville sainte. Il a, aussi, rencontré les autorités administratives, les élus, les notabilités, les autorités religieuses ainsi que les organisations de la société civile du cercle.

Le « projet d’excellence au féminin », d’une durée de 4 ans et estimé à un milliard cent quatre-vingt millions de FCFA, a pour objectif d’accroitre la contribution des femmes au développement économique et social. Une initiative en matière d’éducation des filles afin d’encourager les filles à progresser dans le système et à soutenir leur motivation. Initié par le ministère de la femme, de l’enfant et de la promotion féminine, les bénéficiaires directes du projet sont les filles excellentes scolarisées de tous les ordres d’enseignement.

Les familles des filles scolarisées, les enseignants, les associations des parents d’élèves et les comités de gestion sont les bénéficiaires indirectes du projet. Dans son discours de lancement du projet du « Projet d’excellence au féminin », le premier ministre Moussa Mara s’est réjoui de l’initiative. Il indiquera que le genre féminin est un peu marginalisé au Mali. « C’est un projet que nous soutenons et que nous allons amplifier. », a-t-il dit.

À la fin de la cérémonie, des kits scolaires ont été remis aux filles les plus studieuses du cercle. Lors de sa rencontre avec les autorités administratives, les élus, les notabilités et les organisations de la société civile des cercles de Nioro et de Diema, Moussa Mara a expliqué que sa tournée a pour objectif de recueillir les préoccupations des maliens pour plus d’efficacité dans la recherche de solutions urgentes. Les forces vives des deux cercles ont ainsi exprimé leurs problèmes et leurs doléances au premier ministre.

Ils ont pour noms : problèmes d’insécurité, routes impraticables, problème d’eau, manque d’infrastructures, sous emplois des jeunes, non aménagement des bas-fonds de Diema, besoin d’hôpitaux modernes etc. Ensuite, le chef du gouvernement a visité le projet d’aménagement d’une rue pavée de 250 m dans la ville. A noter qu’avant l’étape de Nioro du Sahel, le premier ministre a fait une brève escale à Diéma pour saluer les notabilités de la ville. Et  Moussa Mara est attendu, le vendredi, dans la cité des rails.

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From → Revue de Presse

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