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Paris, Alger et…l’ile de Gorée !

by sur 14 août 2014

Le Président Ibrahim Boubacar Keïta sera à Paris cette nuit avant de se rendre en Provence pour commémorer le débarquement du 15 août 1944, au succès duquel « l’armée d’Afrique » a largement contribué. Un déplacement sous haute surveillance étant donné les « affaires » auquel son nom est mêlé, notamment ses fréquentations pré-électorales.

Rencontrera-t-il en privé le président Hollande pour parler de la reprise des pourparlers sur la question du Nord ? Ils devaient avoir lieu le 17 août à Alger, ils sont reportés au 1er septembre apprend-on du ministère des affaires étrangères.

Dans les reproches faits à IBK il y avait un marché trop rapidement conclu pour la fourniture de matériel militaire par une société française.

Mais à qui était destiné le bateau prétendument chargé de quelques dizaines de containers remplis de « 10 000 fusils de chasse » (pour un unique commanditaire malien), qui a attiré l’attention des douanes Sénégalaises au large de l’île de Gorée ?

Désormais, elles devront plonger pour vérifier la cargaison, car l’équipage égyptien de ce bateau tanzanien provenant d’Irak via la Turquie (ouf !), retardé dans ses démarches pour accoster dans le port de Dakar, a préféré saborder le navire à 10 km au large de Gorée…

Vous avez dit bizarre ?

Ibk à Paris: Voyage à hauts risques

B. Daou – Par Lerepublicainmali – 14 août 2014

Le président de la République est arrivé hier soir à Paris. Il prendra part demain, vendredi 15 août, aux cérémonies marquant le 70 ème anniversaire du débarquement en Provence au cours duquel les « tirailleurs » africains ont joué un rôle décisif pour libérer la France du nazisme.

Plusieurs autres chefs d’Etat africains seront les hôtes du président français.

C’est la première fois que IBK séjourne en France depuis que le journal « Le Monde » a révélé (fin mars) que le nom de notre Président est associé à une enquête en France pour blanchiment d’argent et corruption d’agent public étranger. Depuis, l’homme d’affaires corses, Michel Tomi qu’IBK désigne comme son  » frère  » a été mis en examen pour plusieurs charges relatives à ses activités en Afrique et au Mali.

Pour ne pas dormir en prison, M. Tomi, qui est sous le coup d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire français, a dû payer une caution de deux millions d’euros à la justice.

C’est, à coup sûr, un voyage à hauts risques pour le Mali et son président. Juges, policiers, journalistes et diplomates auront à l’œil IBK et son avion. Le Boeing 737 sera t-il saisi ? Les juges français chercheront-ils à entendre certains proches, membres de la délégation présidentielle ?
Triomphalement élu, il y a un an, avec le soutien des socialistes français au pouvoir,  IBK aura l’occasion de mesurer ce qui lui reste de sympathie en France. Outre ses connections avec les parrains corses, sa gestion catastrophique du pays (les affaires, les dépenses de prestige, le Nord et la famille) et ses relations difficiles avec les institutions financières internationales ternissent considérablement l’image du président malien et troublent ses amis.

IBK séjournera à Paris du 13 au 16 août.

Les incertitudes:

Son agenda n’est pas connu. L’on ignore s’il aura un tête-à tête avec son homologue français, si des entretiens sont prévus avec des personnalités françaises ou si comme à Washington, il se contentera de rencontres avec d’anciens parlementaires et de seconds couteaux dans les ministères.

Sans doute, il sera installé dans un des palaces parisiens. Ses allées et venues ainsi que ses visiteurs seront surveillés.

Les observateurs seront attentifs à une éventuelle audience qu’il accorderait au colonel Gallois qui co-dirige le cabinet qui veille sur sa sécurité ou à son frère Michel Tomi.

D’après plusieurs journaux français, la police française avait filmé au printemps 2012 IBK et Tomi sortant d’un célèbre restaurant parisien.
L’on ignore également si notre président friand de contacts avec les journalistes qu’il tutoie, acceptera de donner des interviews à la presse française impatiente d’évoquer quelques questions avec lui. Samedi dernier à Washington, il avait annulé à la dernière minute un rendez-vous avec la Voix de l’Amérique. Ce qui a beaucoup frustré la station internationale. Ses reporters n’ont appris l’annulation de l’interview qu’à leur arrivée au Westin Hotel de DC.

L’on note que depuis l’éclatement de l’affaire Tomi, IBK à évité tout contact avec la presse internationale. La seule exception a été la grande interview accordée à François Soudan du groupe Jeune Afrique.

Les certitudes:

Échaudé par les développements inattendus de l’affaire Tomi, IBK sera désormais très prudent: il n’acceptera pas que Tomi paie son hôtel comme ce fut le cas en octobre dernier au Royal Monceau quand le président et toute sa délégation ont été pris en charge par l’ami corse.

Fier, il n’acceptera plus de cadeaux de son frère corse. Ni costumes, ni souliers ni montres. Ni lui, ni aucun membre de sa délégation. Les consignes sont strictes.

Si les journalistes qui le guetteront depuis le hall du palace parisien n’arrivent pas à le voir, ils surveilleront son agenda. Ses visites? Ses visiteurs? Français, Africains ou Maliens.

Les assurances:

Couvert par l’immunité de chef d’État en exercice, le Président n’aura rien à craindre des juges français. Son Boeing non plus. Même si le nom de Tomi est revenu souvent dans l’affaire de l’avion malien immatriculé à Aruba (près de Venezuela) et exploité par MagicJet.
Sans aucun doute, la présente visite d’IBK en France sera un test à plusieurs égards. Le Président mesurera l’ampleur de son isolement et de l’isolement du Mali.

Lancement des négociations intermaliennes le 1er septembre à Alger

Par Aps.dz – 13 août 2014

ALGER- Le lancement des négociations intermaliennes « substantielles », dans le cadre du processus d’Alger est fixé au 1er septembre prochain à Alger, a indiqué mercredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« Dans le cadre de la mise en oeuvre de la Feuille de route signée le 24 juillet dernier à Alger et à l’issue de consultations appropriées avec les parties maliennes ayant participé à la phase initiale du dialogue intermalien inclusif du17 au 24 juillet, l’Algérie, en sa qualité de chef de file de la médiation, a fixé la date du lancement des négociations intermaliennes substantielles, dans le cadre du Processus d’Alger, au 1er septembre dans la capitale algérienne », a précisé la même source.

Cette décision, est-il ajouté, « qui répond au souci de réunir au bénéfice de la prochaine étape des négociations entre le gouvernement malien et les mouvements politico-militaires du Nord du Mali l’ensemble des conditions susceptibles de favoriser leur tenue dans un climat serein et constructif, a été prise à la demande de parties maliennes qui ont souhaité disposer de temps suffisant pour la consolidation et le parachèvement de leurs consultations et préparations ».

Toutes les parties maliennes concernées ainsi que les différentes composantes de l’équipe de médiation sont « dûment » informées de la date qui vient d’être fixée sur la base de « considérations strictement technique » et dans l’objectif de « promouvoir un déroulement harmonieux et un aboutissement heureux du processus », est-il expliqué. La phase initiale du dialogue intermalien, qui avait eu lieu du 17 au 24 juillet à Alger, avait été sanctionnée par la signature par le gouvernement du Mali et six mouvements politico-militaires du nord de ce pays de deux documents comportant « la feuille de route pour les négociations dans le cadre du processus d’Alger » et une « déclaration de cessation des hostilités ».

Outre les représentants du gouvernement du Mali, les six mouvements signataires des deux documents étaient le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

Officiellement destinés au Mali : Dix mille fusils coulés à Gorée

mgueye@lequotidien.sn – Lequotidien – 13 août 2014 à 19:59

Le navire Sea Soul 1, qui a été coulé par son équipage, transportait 10 mille fusils et était destiné au Mali. Répéré par les services de sécurité du Sénégal, l’équipage a coulé son navire. Affaire à suivre.

Une cargaison d’armes a été coulée hier au large de Gorée, aux environs de 14 heures. Ces armes, présentées comme des fusils de chasse sur le manifeste, au nombre de 10.000, ainsi qu’un stock de 30 millions de balles, se trouvaient sur le bateau Sea Soul 1, battant pavillon tanzanien, mais dont l’équipage d’une quinzaine de personnes, était de nationalité égyptienne.

Le Sea Soul 1, qui dans le manifeste a déclaré les armes et les munitions comme destinées à un ressortissant malien, qui les faisait transiter par le port de Dakar, avait été signalé par la Marine nationale depuis le vendredi dernier. La cargaison se trouvait dans une quarantaine de conteneurs entreposés sur le bateau. Les marins en patrouille l’ont repéré au large des Almadies. Un contrôle de routine a pu faire constater que la cargaison du navire n’était pas des plus orthodoxes.

La Marine nationale a donc signalé le bateau suspect à la Douane, qui a pris la question en charge, et pris des dispositions pour surveiller étroitement le navire en question. Des questions d’engorgement du Port ont fait que le Sea Soul 1 a dû passer quasiment tout le week-end au large de Gorée, dans l’attente de son tour pour pouvoir débarquer sa marchandise. Pour cette dernière, il convient de signaler que la sûreté du territoire avait donné toutes les autorisations nécessaires à l’armateur et à l’équipage, afin de pouvoir débarquer à Dakar.

Les Gabelous attendaient toutefois le moment du débarquement pour mettre la main sur la cargaison. Il faut souligner que personne n’avait été vraiment convaincu que les dix mille fusils pouvaient être destinés à la chasse au Mali, à moins que les gens aient décidé d’en finir avec toute espèce de faune dans les rachitiques brousses maliennes. Pour les services de sécurité, il y avait là un mystère qu’il convenait d’éclaircir au plus vite.

Mais si cela devrait se faire, ce sera certainement sans le bateau, car hier après-midi, tous ceux qui surveillaient le bateau, ont été surpris de voir le Sea Soul 1 rendre l’âme et sombrer dans les eaux, au large de Gorée, à environ une dizaine de kilomètres de l’île. Si jusqu’à présent, aucune explication valable n’est encore donnée pour expliquer ce qui est à la base de cela, les services de sécurité n’écartent pas l’hypothèse que ce soit l’équipage du navire lui-même qui se soit sabordé. Il se dit que se sentant déjà traqués, les Egyptiens du navire n’ont pas voulu être arrêtés avec une telle quantité d’armes comme pièces à conviction. D’autant plus que le trajet du navire posait lui-même problème. Il a été démontré que le navire a quitté l’Irak pour transiter par la Turquie, avant de se diriger dans les eaux sénégalaises.

Quoi qu’il en soit, les services de la Marine nationale, ainsi que ceux de l’Armée nationale et de la Gendarmerie, se sont rendus sur les lieux du naufrage. Des balises ont été posées et une équipe de surveillance installée. Car il s’agit d’éviter que des petits malins en profitent pour récupérer les armes en catimini. En attendant que l’enquête éclaircisse les points som­bres de l’affaire, l’équipage a été placé en garde à vue au Commissariat du Port.

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