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Le Mali en alerte face à Ebola

by sur 17 août 2014

Mis à jour le 18 août à 11h

Au début du mois d’avril l’alerte au virus de la fièvre Ebola avait mis le pays en émoi jusqu’au moment où les trois cas suspects s’avéraient finalement ne pas être liés au virus.

Depuis, 16 cas suspects ont été décelés, isolés et finalement déclarés inoffensifs.

Ce qui n’empêche pas le Mali d’être sous surveillance, étant voisin de la Guinée Conakry où plusieurs cas ont été décelés.

Etat des lieux des précautions prises.

Corridor Bamako-Conakry : LE RYTHME DES ECHANGES AU RALENTI

D.DJIRE – L’Essor du 18 août 2014

La psychose d’Ebola s’est installée le long du corridor entrainant une méfiance et des incertitudes dans les échanges commerciaux

La quiétude est une variable essentielle du commerce. La situation d’épidémie de fièvre Ebola que connaissent certains pays de la sous-région depuis quelques mois n’est pas sans conséquence sur les échanges économiques interfrontaliers. D’ores et déjà, les économistes s’inquiètent des conséquences de cette pandémie sur les échanges économiques sous-régionaux dans les mois à venir.

Vaste de plus 1,2 million de km2, enclavé et partageant 7000 km de frontières avec 7 autres Etats, notre pays doit son approvisionnement correct en produits de première nécessité et en produits industriels aux échanges commerciaux aussi bien avec ses voisins qu’avec des pays lointains. Notre pays importe pour près de 2000 milliards de Fcfa par an en provenance d’Afrique (40,7%) dont 29,3% de l’espace UEMOA, d’Europe (30%) et d’Asie (19,2%). Le commerce se caractérise par la dualité entre l’informel et le formel. De façon pratique, la vitalité économique du pays est basée sur le dynamisme des opérations d’importations et d’exportations.

Les relations de fraternité entre notre pays et la Guinée Conakry transcendent les conjonctures de voisinage territorial. En effet, tout lie les deux pays. Le père de l’indépendance de la Guinée le président Ahmed Sékou Touré a trouvé cette formule devenue célèbre pour exprimer les liens étroits entre nos deux pays : « Le Mali et la Guinée sont deux poumons d’un même corps ». Donc si l’un des deux pays tousse l’autre s’enrhume. Car le brassage est une réalité entre Maliens et Guinéens. Les échanges commerciaux aussi.

Pour éviter que l’épidémie d’Ebola qui sévit en Guinée, passe la frontière, nos autorités ont pris des mesures de surveillance des mouvements entre les deux pays.

La méfiance et les incertitudes. Le constat fait l’unanimité, les échanges économiques interfrontaliers ont lourdement pâti des incertitudes liées à l’épidémie d’Ebola. Et aujourd’hui, les acteurs du corridor Bamako-Conakry vivent dans une psychose totale. Même si certains sont plus alarmistes que d’autres, la situation est qualifiée de préoccupante par tous et la persistance la non maîtrise de l’épidémie avec la propagation dans d’autres pays de la sous-région (Sierra Leone, Liberia et le Nigéria) la rend encore plus inextricable, dans la mesure où nos frontières se caractérisent par leur porosité. Ce qui rend la surveillance sanitaire moins efficace.

Pour prendre la température de ce corridor pendant de cette période de psychose, le lieu le mieux indiqué est sans doute la gare routière de Djicoroni-Para où stationnent la plupart des véhicules en provenance de la Guinée. Ici, c’est le ballet incessant des véhicules de type R12, R18 et R21 avec des plaques d’immatriculation guinéenne. « Kankan, Conakry, Laabé », hèlent les apprentis à la recherche de voyageurs. Cette ambiance apparemment animée est trompeuse car les habitués de la gare soutiennent que les activités y sont au ralenti. Assis en groupe de 5 à 7 personnes autour du thé, chauffeurs et passagers discutent de l’actualité. L’épidémie d’Ebola est évidemment le sujet numéro un.

Le patron du syndicat des transporteurs, Mory Keïta est un chauffeur ayant blanchi sous le harnais. L’homme affirme qu’il a derrière lui 35 ans d’expérience sur l’axe Bamako-Conakry. Il explique que le commerce entre les deux pays est surtout tenu par des femmes. « Les Maliennes vont en Guinée pour s’approvisionner en tissus wax et autres produits féminins importés à partir du port de Conakry. Tandis que les Guinéennes font le commerce des produits agroalimentaires (huile de palme, soumbala et autres produits de cueillettes). Elles achètent en grande quantité le bazin malien », détaille-t-il, ajoutant que le commerce de contrebande y est aussi très développé et concerne surtout les engins motorisés et autres produits comme la cigarette.

Notre interlocuteur estime que l’épidémie a ralenti considérablement les mouvements entre les deux pays. « Beaucoup de Maliennes ont aujourd’hui abandonné l’axe Bamako -Conakry à cause des méfiances et des incertitudes autour de cette maladie. Voyez-vous, la gare est remplie de véhicules vides. Les rares qui arrivent à quitter de la journée ont tout le mal à faire le plein de clients », fait-il remarquer.

Favorable au contrôle sanitaire. Cependant, exergue-t-il, la grande particularité de ce corridor est le dynamisme des échanges intercommunautaires le long des frontières. « Les populations riveraines de la frontière ont les mêmes modes de vie. Ils ont les mêmes habitudes alimentaires et vestimentaires. C’est donc à travers les échanges commerciaux basés sur les produits agroalimentaires que l’économie locale tourne. Malheureusement, avec la pandémie d’Ébola, les Maliens sont de plus en plus réticents à aller à l’intérieur de la Guinée, mais les populations guinéennes continuent de fréquenter les foires hebdomadaires maliennes », analyse le syndicaliste.

Ces propos sont confirmés par les chauffeurs en activité sur le corridor. Koman Keïta, vient de décharger ses passagers en provenance de Kankan. Il semble très déçu. A ces camarades qui lui demande comment le voyage s’est passé, il répond d’un ton chagriné « Je suis parti et retourné sain et sauf c’est le plus important », lance t-il en refrain. Selon lui, le premier problème c’est la psychose crée par la maladie. « Quand on vous dit qu’il y a pas de médicaments pour un maladie et que ça tue, c’est la psychose naturellement. Vous savez même le contrôle sanitaire installé à la frontière ne rassure pas beaucoup. Dans la voiture tout le monde se regarde et le moindre toux ou indigestion est objet d’inquiétude. Moi, par exemple, j’ai décidé de ne plus prendre de passager en cours de route ou de passager n’ayant pas subit le contrôle. C’est une question de vie ou de mort », lance-t-il d’un air effrayé.

« Le contrôle sanitaire à la frontière est devenu fondamental et même vital pour nous routier. Parce qu’avec une maladie comme Ebola qui se transmet aussi facilement, il vaut mieux être prudent », lance un autre chauffeur.

Mme Konté Assouma Soumaré est une commerçante reconnue du corridor. « Je vais en Guinée pour acheter les produits agricoles et les produits de cueillettes (l’huile de palme, l’avocat, les bananes plantain, l’igname, le manioc etc.). Mais j’ai ralenti un peu le rythme de mes déplacements vers la Guinée, surtout que le marché est très lent à Bamako. Les gens rechignent à acheter les produits importés de la Guinée. Bon, avec l’Ebola, même nous, nous avons peur mais c’est notre gagne-pain. On vit de ce commerce », témoigne la commerçante.

Le corridor Bamako-Conakry résistera-t-elle à la pression de la propagation de l’épidémie d’Ebola ? C’est la question que se pose beaucoup d’observateurs nationaux. Cependant, la réponse du patron du syndicat de la gare routière est toute simple : « Cela dépendra de situation de l’épidémie. S’il est maitrisé, ce que nous souhaitons le plus vite possible, nous continuerons à l’emprunter mais dans le cas contraire, nous resterons ici. Car, la prudence est de toute sureté », annoncera-t-il.

Il faut dire que plusieurs facteurs interviennent dans l’essor de ce corridor. Mais deux s’avèrent déterminants : la position géographique et les produits importés essentiellement féminines donc l’économie informellle. Mais, sur le plan de l’économie formelle, le port de Conakry représente moins de 2 % les importations et exportations de notre pays soit moins de 4000 tonnes de marchandises par an contre près 73.000 tonnes pour le Sénégal et plus de 26.000 tonnes avec la Côte d’Ivoire. Le bureau des douanes de Kourémalé peine à faire 50 millions de Fcfa de recettes par an au moment où certains bureaux font mensuellement plus de 3 milliards de Fcfa. Malgré la psychose, les échanges commerciaux intercommunautaires restent très dynamiques et mais la menace Ebola risque fort d’impacter ces échanges.

 

Lutte contre la fièvre Ebola au Mali : l’ambassadeur de Chine rassuré par le dispositif malien

La République populaire de Chine promet d’aider le Mali à faire face à l’épidémie de fièvre Ebola déclenchée en Guinée et qui menace l’Afrique de l’Ouest en particulier et le monde entier selon la directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms).

L’ambassadeur de la République populaire de Chine, S. E. Cao Zhongming a été reçu le vendredi 8 août dernier par le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, M. Ousmane Koné. Le diplomate chinois était venu s’enquérir des dispositifs de prévention prises par le Mali dans le cadre de lutte contre la fièvre Ebola. Après l’avoir remercié de cette initiative, le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique lui a décrit les mesures prises par notre pays depuis la déclaration des premiers cas de maladies de fièvre hémorragique à virus Ebola en Guinée, en mars 2014. Le Ministre Ousmane Koné a précisé que notre pays a érigé son dispositif de prévention autour de la vigilance accrue au niveau des postes frontaliers entre le Mali et la Guinée.

Selon le Ministre Koné, la dotation des agents de santé en moyens de protection individuelle et collective et leur formation à la connaissance des voies de transmissions de la maladie et de ses manifestations symptomatiques ont été les premières dispositions prises par le département de la Santé et son partenaire, l’Oms. Une campagne d’information et de sensibilisation à travers les médias a été aussitôt engagée depuis la nouvelle de la maladie en provenance de la Guinée voisine. Le ministre a de même fait part de la bonne synergie d’actions entre les agents de santé, les forces de sécurité et des communautés des villes frontières avec la Guinée. Il a décrit les différents organes qui animent le dispositif : le comité interministériel de gestion des épidémies et catastrophes, qui est dirigé par le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique et comprenant plusieurs autres Ministres ; la commission de coordination dirigée par le secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique ; l’équipe d’intervention rapide et les agents de terrains.

A cela s’est ajouté l’organe de suivi quotidien des tâches, assuré par le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, M. Ousmane Koné et le représentant résident de l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) et leurs staffs respectifs. Le chef du département de la Santé a aussi évoqué à l’occasion la mise en place des unités d’isolement créées en plusieurs endroits pour la prise en charge des cas suspects. Ce travail, a-t-il rappelé, a été rendu possible grâce à l’expertise combinée de la représentation nationale de l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) et les services compétents du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. Le Ministre Ousmane Koné a salué l’implication des partenaires techniques du Mali aux côtés de notre pays en cette période de menace à Ebola. A titre d’exemple, il a cité le soutien de l’Unicef à la campagne de communication en faveur de la lutte contre a fièvre Ebola ; l’Unicef vient de financer le budget de communication de la campagne d’information et de sensibilisation en cours pour plus 100 millions de Fcfa.

A la lumière des informations à lui fournies, le diplomate chinois s’est dit rassuré par les mesures prises par notre pays contre la fièvre Ebola. En contrepartie, il a pris l’engagement d’apporter le soutien de la Chine au Mali face à la situation de menace à Ebola. Les deux personnalités devront très prochainement se retrouver pour donner corps à cet engagement.

 

Lutte contre la fièvre à virus Ebola : les Pays-Bas proposent un appui financier au ministère de la Santé

CM/MSHP –   Le Soir de Bamako du 12 Août 2014

En plus de la Chine, le Royaume des Pays-Bas entend appuyer notre pays face à la menace du virus Ebola. Porteurs de cette bonne nouvelle, le chef de coopération de l’ambassade des Pays-Bas à Bamako, Madame To Tjoelker, et son Conseiller santé publique, Iny Huitjs, ont apprécié les efforts du département de la Santé et de l’Hygiène Publique dans la prévention de cette épidémie qui, selon la directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms), menace le monde entier et l’Afrique de l’Ouest en particulier.

La coopération entre le Mali et le Royaume des Pays-Bas ne souffre d’aucun nuage. Reçu en audience, le lundi 11 août 2014, par le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique M. Ousmane Koné, le chef de coopération de l’ambassade des Pays-Bas à Bamako, Mme To Tjoelker, l’a confirmé. Elle était accompagnée à l’occasion par le Conseiller santé publique, Mme Iny Huijts. Les deux diplomates hollandaises ont attentivement suivi la description des dispositifs de prévention érigés par le Mali dans la lutte contre l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola. Le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, M. Ousmane Koné, qui était assisté par son secrétaire général, Ousmane Domubia, son directeur des Finances et du Matériel, Souleymane Traoré et son chargé de communication, Markatié Daou, n’a pas manqué de rappeler les efforts de ses services techniques dans ce cadre.

Les visiteuses ont apprécié ces efforts entamés dès la déclaration de l’épidémie en Guinée en mars 2014. Notre pays, a rappelé le Ministre Koné, a aussitôt mis en place une équipe d’intervention rapide ; un comité de coordination, dirigée par les techniciens du département de la Santé appuyés par ceux de l’Oms ; et l’activation du Comité interministériel de gestion des épidémies. Cette chaine d’intervention aura permis de former les personnels sanitaires sur la connaissance de la maladie, et ses modes de préventions. Elle aura surtout permis de prendre en charge plus de 13 cas suspects, mis en isolement et testés tous négatifs plus tard. La possibilité de l’analyse au virus Ebola par un laboratoire national (le SERFO du Point G) grâce à l’appui du National Institute of Health (Nih) des États-Unis d’Amérique, la célérité dans la prise en charge des cas suspects par les professionnels de santé du Mali, n’ont échappé à l’admiration des diplomates hollandaises. C’est pourquoi, elles ont promis un appui financier à notre pays afin de lui permettre d’inscrire ces actions dans la durée.

Ainsi, les actions prioritaires futures de la lutte contre Ebola ont été identifiées pour faire l’objet d’une intervention ciblée et rapide. Selon le plan de contingence soumis dans l’après midi (lundi 11 août) à l’appréciation du Comité interministériel de gestion des épidémies, il apparait que le besoin financier du Mali se chiffre à plus d’un milliard 396 millions de francs Cfa. Ce plan est conçu pour prendre en charge tous les scenarii (en tenant de toutes les éventualités), à savoir la prévention de l’épidémie sans cas et la prise en charge des cas de maladies à virus Ebola. Rassurés par la vigilance de nos autorités sanitaires face à la menace, les partenaires techniques du Mali dans le domaine de la santé de la santé, par la voix des deux diplômâtes hollandaises, souhaitent partager l’information fraiche avec nos autorités sanitaires sur l’évolution de la situation actuelle. Une première réunion dans ce sens est prévue avant la fin de la semaine. 

Panique face au mal du siècle’’ la fièvre Ebola’’ : Le Mali reste sur le qui-vive !

Aliou Touré –  Le Matin du 14 août 2014

L’inquiétude mondiale reste vive face à l’épidémie d’Ebola’’. Ce mal du siècle qui a tué près de 1.000 personnes en Afrique de l’Ouest, s’impose pour l’organisation mondiale de la santé (Oms) comme une urgence mondiale.     

Alors que le cap des 1 000 morts d’Ebola a été dépassé en Afrique de l’Ouest, selon l’Oms, plusieurs pays africains ont décidé de renforcer leurs mesures pour se prémunir de la propagation du virus.

C’est aussi le cas du Mali, où il a été mis en place un dispositif pour la prévention contre la maladie et un plan national de contingence a été élaboré. En effet, le Ministère de la sante reste sur le qui-vive en matière de prévention et de gestion d’une éventuelle arrivée du virus Ebola sur le sol malien.

Depuis le 21 mars, date à laquelle, l’alerte a été déclenchée à aujourd’hui, aucun cas confirmé de fièvre hémorragique à virus Ebola n’a été enregistré au Mali. Une réunion interministérielle a été tenue pour faire l’état des lieux des actions menées tout en se projetant dans l’avenir.

Le Mali est en très bonne position pour pouvoir non seulement bien surveiller une arrivée éventuelle de cas d’Ebola au Mali, mais également de circonscrire, d’empêcher une certaine propagation rapide de l’infection sur le territoire malien. Les dispositions prises au jour d’aujourd’hui, par le gouvernement, sont très satisfaisantes sur le terrain.

Des cordons sanitaires installés dans les localités frontalières

L’épidémie sévit en Guinée Conakry voisine, où elle a déjà fait plus de 300 morts. Et pour mieux contrôler une éventuelle propagation au Mali, des cordons sanitaires sont installés dans les localités frontalières  avec la Guinée.

D’autres dispositions sont également prises comme l’installation par exemple à l’aéroport de Bamako Sénou d’une camera thermique pour contrôler la température de tous les passagers. Cependant pour parer à toutes les éventualités les professionnels de la santé invitent la population à observer des gestes simples que sont entre autres : réduire les cérémonies au cours desquelles il va avoir des étrangers, éviter ou réduire des voyages dans les pays où il y a l’épidémie, éviter les viandes de brousse (parce que les réservoirs du virus, ce sont les singes, les chauves-souris, les porcs…).

Le virus Ebola reste la plus grande épidémie jamais enregistrée en Afrique Subsaharienne. En tout cas, la menace reste patente au Mali tant que l’épidémie persistera en Guinée, donc la garde, la vigilance, et la responsabilité doivent être de mise par la population malienne.

 

Pour la prévention de la fièvre Ebola : Le Mali adapte son plan de contingence

12 août 2014 à 16:04 – Papa Sow 

Le ministre de la santé et de l’hygiène publique du Mali, Ousmane Koné a présidé, lundi 11 août dernier, une réunion interministérielle, pour faire le point de la gestion de la menace Ebola au Mali. Aussi, la rencontre a permis de discuter autour du nouveau plan de contingence en cours d’élaboration.

Si aucun cas confirmé n’a été enregistré, à ce jour, dans notre pays, il n’en demeure pas moins que la fièvre hémorragique à virus d’Ebola constitue une menace prise très au sérieux par nos autorités. Depuis la déclaration officielle de son existence en Guinée voisine, l’alerte a été déclenchée au Mali à travers la prise d’importantes dispositions destinées à préparer la prévention et l’endiguement d’éventuels foyers de propagation de la maladie.

Sous le leadership du ministre Koné, une série de mesures, avait été prises pour renforce la prévention au niveau de notre pays. Parmi lesquelles figurent, entre autres, l’identification de sites d’isolement, la mise sur pied d’une cellule de veille dont le travail consiste à partager les informations épidémiologiques de la maladie et entreprendre toutes actions de prévention et de riposte.

Outre la réactivation du comité permanent de gestion des épidémies, un autre comité de coordination dont la présidence est assurée par le ministre de la santé et de l’hygiène publique en personne, a été également institué. Objectif ? Suivre les activités de prévention et de prise en charge de la fièvre Ebola.

Une maladie pour laquelle le département a également vite vu la nécessité de la création d’une équipe d’intervention rapide présidée par le directeur du centre d’appui à la lutte contre la maladie, le Prof Samba Sow. Lors de cette réunion interministérielle, le Prof Samba Sow, a fait le point des activités menées les deux mois derniers dans le cadre de la prévention.

C’est le cas, notamment de l’installation de cordons sanitaires sur certains axes. C’est le cas au niveau de la gare routière de Sébénincoro, à la sortie du poste de Sénou, à Kangaba, Kéniébé, Sélingué ainsi qu’à l’aéroport de Bamako Sénou où existent aujourd’hui des caméras thermiques et un système de contrôle électronique de la température des passagers.

«Au jour d’aujourd’hui, nous examinons tous les passagers qui se présentent avec une maladie, même s’il s’agit d’une simple panaris», a déclaré le président du comité d’intervention rapide. Pour le Prof Sow, à ce jour, aucun cas confirmé de fièvre Ebola n’a été enregistré au Mali. Mais, a-t-il ajouté, il y a eu au total 16 cas suspects qui, après traitement se sont tous révélés négatifs.

Harmonisation des plans de contingence

Le caractère très contagieux du virus, la proximité géographique du foyer épidémique et l’intensité des échanges socioéconomiques, fait que la propagation de la maladie est aujourd’hui redoutée dans les pays voisins d’Afrique de l’Ouest. Face à une telle situation, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), à la suite d’une rencontre qu’elle a organisé en juillet dernier, avec tous les ministres de la santé de la sous région, a recommandé aux pays d’adapter leur plan de contingence à la stratégie régionale de lutte contre les épidémies de fièvre hémorragique à virus d’Ebola.

La réunion interministérielle du lundi, a permis aux participants, d’échanger autour du nouveau plan de contingence que le Mali entend adopter, conformément aux instructions de l’organisation mondiale de la santé. Ce plan de contingence est une somme de plusieurs actions robustes (envisagées) pour endiguer toute progression de la maladie vers notre pays. Parmi elles, on peut noter le pré positionnement de stocks de médicaments et désinfectants qui sont remplacés au fur et à mesure de leur utilisation.

 

Ebola Mali: dispositif sécuritaire aux frontières

Pana 08/08/2014

Le ministre malien de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, rassure les populations maliennes du dispositif sécuritaire frontalier mis en place dans le cadre de la lutte contre la fièvre à virus Ebola au Mali, à l’issue d’une visite qu’il a effectuée mardi à Kourémalé, localité située à la frontière entre le Mali et la Guinée-Conakry.

Selon le ministre dont les propos sont rapportés par le correspondant de l’agence malienne de presse à Kangaba (sud – 90 km de Bamako à quelques kilomètres de Kourémalé), joint au téléphone ce mercredi, cette visite avait pour but de s’assurer du bon fonctionnement du dispositif sécuritaire mis en place pour prévenir l’épidémie de fièvre Ebola qui constitue une menace dans la sous-région ouest-africaine, en Afrique et même pour le monde entier.

Au cours des échanges, il est ressorti que dans le cadre de la prévention de l’épidémie à virus hémorragique Ebola, la vigilance est restée la même depuis cinq mois; la prévention contre le virus dans la bande frontalière avec la Guinée au niveau de Kourémalé et de Kangaba a été enclenchée.

D’après les responsables de la riposte, forces de sécurité et personnel médical travaillent en parfaite harmonie pour ne rien laisser au hasard. « Ici aucun passager ne passe le poste de contrôle sans être soumis à un contrôle médical strict », assurent-ils. De plus, le comité de crise mis en place depuis cinq mois par les communautés locales fonctionne parfaitement grâce à l’engagement patriotique des jeunes qui organisent jour et nuit des patrouilles frontalières pour éviter tout franchissement clandestin des frontières maliennes.

En plus des campagnes d’information  menées par les radios locales, une stratégie d’information de porte à porte sera engagée dans les jours à venir par un service technique du ministère de la Santé pour mieux informer la population sur la menace qui n’est qu’à des dizaines de kilomètres des frontières maliennes.

Le ministre a par ailleurs ordonné l’installation de caméras thermiques au poste de contrôle pour faciliter la détection des cas de fièvre intense, un des signes de la fièvre Ebola, avant de visiter un site d’isolement et de prise en charge de cas suspects. Ce site avait été mis en place en avril dernier.

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