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Sarkozy, Kadhafi et le Mali

by sur 21 août 2014

Mis à jour le 21 août à 11h40

La France demande l’aide judiciaire du Mali pour tenter d’élucider l’accusation portée contre Nicolas Sarkozy d’avoir fait financer sa campagne électorale par Mouammar Khadafi en 2007…

Affaire Kadhafi – Sarkozy : les propos de Bany Kanté contredits par Dupuydauby

Jeune Afrique – 20/08/2014 à 15:35 Par Dorothée Thiénot

Soupçonné d’être impliqué dans le financement présumé de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi en 2007, Cheick Amadou Bany Kanté a démenti mercredi avoir jamais rencontré Jacques Dupuydauby. Interrogé par « Jeune Afrique », ce dernier maintient très bien connaître l’homme d’affaires malien.
Selon des informations recueillies par Jeune Afrique, le Malien Cheick Amadou « Bany » Kanté est soupçonné d’avoir tenu un rôle de « porteur de valise » dans l’enquête sur le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
Jacques Dupuydauby, PDG de Progosa, dont la société a longtemps travaillé avec la Libye de Kadhafi, a répondu en exclusivité à Jeune Afrique aux propos tenus par Bany Kanté sur RFI, mercredi 20 août.
« Nous nous connaissons très bien »
Bany Kanté, à l’époque conseiller spécial de l’ancien président malien Amadou Toumani Touré (ATT), « point focal des investissements libyens au Mali » comme il le dit, dément connaître M. Dupuydauby ni l’avoir jamais rencontré. Pourtant, le 8 avril 2013, d’après le journal Le Monde, l’homme d’affaires français avait déclaré devant le juge Serge Tournaire avoir assisté à une réunion à Tripoli, le 28 janvier 2009, avec Béchir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, et Bany Kanté.
Selon lui, ces derniers ont évoqué devant lui le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi. « Je n’ai jamais eu une rencontre pareille !, a assuré M. Kanté mercredi matin sur RFI. Je ne le connais pas ». Mais Jacques Dupuydauby, interrogé par Jeune Afrique, persiste et signe : « Tant à titre personnel que professionnel, Bany Kanté et moi-même nous connaissons très bien. »

Financement libyen de Sarkozy : le Mali prêt à aider l’enquête

Le Nouvel Observateur – Publié le 20-08-2014 à 08h06

Un ex-chargé de mission à la présidence de la République malienne, dont le nom a circulé comme possible « porteur de valises » du régime Kadhafi, pourrait notamment être entendu.
La justice malienne est prête à aider l’enquête française sur un éventuel financement libyen de la campagne de l’ex-président Nicolas Sarkozy lors de son élection en 2007, apprend-on mardi 19 août de source judiciaire.
« La justice malienne accepte de répondre favorablement à une demande de la justice française: aider à clarifier l’histoire d’un éventuel financement libyen à une campagne électorale de l’ancien président français Nicolas Sarkozy », a déclaré un responsable du ministère de la Justice.
Une source proche du procureur de la République a néanmoins affirmé que cette demande n’était « pas encore parvenue » au parquet.
« La lettre a été effectivement envoyée au ministère malien de la Justice. Nous attendons cette lettre pour désigner rapidement un juge d’instruction qui doit auditionner des ressortissants maliens et enquêter », a-t-on précisé de source du parquet.
« Je n’ai jamais rencontré Sarkozy de ma vie »
Ces auditions pourraient concerner Amadou Cheikh Bani Kanté, ex-chargé de mission à la présidence de la République et ancien représentant des investissements libyens en Afrique de l’ouest, dont le nom a circulé dans les médias comme possible « porteur de valises » du régime du colonel Kadhafi, renversé en 2011.
L’intéressé a « catégoriquement » démenti mardi avoir eu connaissance d’un éventuel financement libyen de la campagne de Sarkozy. « Je n’ai jamais été témoin d’un tel financement. Je ne connais rien de l’affaire », a-t-il notamment déclaré. « Je n’ai jamais été porteur de valises. C’est faux, et je n’ai jamais rencontré Sarkozy de ma vie », a ajouté Amadou Cheikh Bani Kanté.
Cependant, du temps du colonel Kadhafi, des hommes d’affaires, dirigeants politiques et journalistes passaient par le Mali, pays choyé par le Guide, afin d’obtenir un soutien financier de la Libye.
Nicolas Sarkozy et plusieurs de ses proches ont été placés sur écoute en septembre 2013 dans l’enquête sur les accusations, non étayées jusqu’à présent, d’un financement par la Libye de sa campagne victorieuse de 2007.

Affaire Kadhafi – Sarkozy : le Malien Bany Kanté nie avoir joué un rôle de « porteur de valise »

20/08/2014 à 09:18 Par Jeune Afrique

Soupçonné par la justice française d’être impliqué dans le financement présumé de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi en 2007, le Malien Cheick Amadou Bany Kanté a nié avoir joué un rôle quelconque dans cette affaire.
Comme l’a révélé Jeune Afrique, la justice française soupçonne un financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi en 2007 via le Mali. Et en particulier via la personne de Cheick Amadou Bany Kanté, ex-DG d’Air Mali, représentant de la Libyan Africa Investment Portfolio (LAP) et ancien secrétaire national adjoint du Parti pour le développement économique et social (PDES) de l’ex-président malien amadou Toumani Touré, dont il était conseiller pour les investissements quand ce dernier fut renversé en mars 2012.
Sur les ondes de RFI, mercredi matin, Bany Kanté a répondu aux allégations de la justice française, assurant « tomber un peu des nues parce que je n’ai jamais été un porteur de valises pour qui que ce soit. (…) Je ne me sens pas concerné par cette affaire et je suis quand même prêt à m’expliquer devant la justice française ou malienne dès qu’on me convoquera. Mon rôle était d’être une passerelle entre les autorités maliennes et les autorités libyennes par rapport à des projets. (…) Entre nous, Kadhafi et Sarkozy n’avaient pas besoin de moi pour transporter une valise quand même ! »
L’ami Béchir Saleh
Celui qui passe pour avoir été un relai essentiel des investissements libyens en Afrique de l’Ouest assure qu’il n’a jamais rencontré ni Mouammar Kadhafi ni Ziad Takieddine, un sulfureux homme d’affaires franco-libanais lui aussi visé par l’enquête française menée par les juges d’instruction Serge Tournaire et René Grouman.
Bany Kanté assure que l’ex-directeur de cabinet du « Guide », Béchir Saleh, recherché par Interpol et étrangement protégé par les autorités françaises sous Sarkozy après sa fuite de Libye, « est un ami avec qui j’ai travaillé correctement pour les intérêts du Mali et de la Libye ».
Il raconte avoir rencontré l’ex-bras droit de Kadhafi à Paris pendant leurs études, avant que les deux hommes ne se revoient en 2000 pour travailler ensemble. Mais Bany Kanté dément catégoriquement avoir jamais touché aucune commission que ce soit pour son rôle de « facilitateur » des immenses investissements libyens au sud du Sahara.

Le Mali prêt à aider l’enquête sur un financement libyen en faveur de Sarkozy (source judiciaire)

Maliactu – 19 août 2014
La justice malienne est prête à aider l’enquête française sur un éventuel financement libyen de la campagne de l’ex-président Nicolas Sarkozy lors de son élection en 2007, a appris mardi l’AFP, de source judiciaire.
« La justice malienne accepte de répondre favorablement à une demande de la justice française: aider à clarifier l’histoire d’un éventuel financement libyen à une campagne électorale de l’ancien président français Nicolas Sarkozy », a déclaré à l’AFP un responsable du ministère de la Justice.
Une source proche du procureur de la République a néanmoins affirmé à l’AFP que cette demande n’était « pas encore parvenue » au parquet.
« La lettre a été effectivement envoyée au ministère malien de la Justice. Nous attendons cette lettre pour désigner rapidement un juge d’instruction qui doit auditionner des ressortissants maliens et enquêter », a-t-on précisé à l’AFP de source du parquet.
Ces auditions pourraient concerner Amadou Cheikh Bani Kanté, ex-chargé de mission à la présidence de la République et ancien représentant des investissements libyens en Afrique de l’ouest, dont le nom a circulé dans les médias comme possible « porteur de valises » du régime du colonel Kadhafi, renversé en 2011.
Interrogé par l’AFP, l’intéressé a « catégoriquement » démenti mardi avoir eu connaissance d’un éventuel financement libyen de la campagne de Sarkozy. « Je n’ai jamais été témoin d’un tel financement. je ne connais rien de l’affaire », a-t-il notamment déclaré à l’AFP. « Je n’ai jamais été porteur de valises. C’est faux, et je n’ai jamais rencontré Sarkozy de ma vie », a ajouté M. Kanté.
Cependant, du temps du colonel Kadhafi, des hommes d’affaires, dirigeants politiques et journalistes passaient par le Mali, pays choyé par le Guide, afin d’obtenir un soutien financier de la Libye.
Nicolas Sarkozy et plusieurs de ses proches ont été placés sur écoute en septembre 2013 dans l’enquête sur les accusations, non étayées jusqu’à présent, d’un financement par la Libye de sa campagne victorieuse de 2007.

Kadhafi-Sarkozy: des hommes d’affaires maliens cités

Le Journal du Mali – Par Célia d’ALMEIDA – 19/08/2014
La France officiellement demandé au Mali de l’aider dans le dossier du financement illégal de la campagne de l’ex-président Sarkozy par la Libye.
La France qui enquête sur sur le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi en 2007, a demandé aux autorités maliennes de l’aider à faire la lumière sur l’implication de personnalités économiques maliennes qui seraient impliquées dans le dossier.
Achcar et « Bany » Kanté cités
Les temps ne sont pas très cléments pour les hommes d’affaires maliens. Alors que le PDG de Toguna Industries est entendu depuis plusieurs jours dans l’affaire de la zone aéroportuaire, voici deux autres hommes d’affaires qui sont dans le collimateur de la justice. Parvenue le 15 août au ministère de la Justice à Bamako, par le biais de l’ambassade de France, une requête d’entraide judiciaire internationale concerne le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.
« Outre l’ancien président, la demande d’entraide cite, côté français, Jean-François Copé, alors ministre du Budget, Brice Hortefeux, ministre des Collectivités locales, et Ziad Takieddine, homme d’affaires franco-libanais » peut-on lire sur le site Jeuneafrique.com. Une affaire qui aurait des ramifications jusqu’au Mali.
Selon une source proche du dossier, l’entourage de l’ancien président Amadou Toumani Touré – politiciens et hommes d’affaires – est cité dans la demande d’entraide. Parmi les personnes concernées figure notamment Cheick Amadou « Bany » Kanté.
Ce dernier gérait certains investissements libyens au Mali. Ex-DG d’Air Mali, représentant de la Libyan Africa Investment Portfolio (LAP) et secrétaire national adjoint du parti pour le développement économique et social (PDES) – le parti d’ATT -, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de « porteur de valises » dans l’affaire du financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi.
Quand à l’homme d’affaires franco-libanais Gérard Achcar, président de la société AMI (Achcar Mali Industrie) il aurait bénéficié, selon Mediapart (qui en parlait en 2005)de l’effacement des deux-tiers d’une dette fiscale contractée en France,bsoit 4 millions d’euros. Une « faveur » accordée par Jean-François Copé, à l’époque ministre du Budget.
M. Sarkozy s’était rendu deux fois au Mali, en février 2003 et mai 2006 avant d’être élu à la tête de l’Etat français en mai 2007.

Exclusif – Financement présumé de Sarkozy par Kadhafi : demande d’entraide judiciaire de la France au Mali

Jeune Afrique – 18/08/2014 à 18:18 Par Dorothée Thiénot

Rebondissement dans l’enquête sur le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi en 2007. Soupçonnant certains hommes d’affaires maliens d’être impliqués dans l’affaire, la justice française a fait une demande d’entraide judiciaire internationale à Bamako.
La justice française a officiellement déposé une demande d’entraide judiciaire internationale au gouvernement malien, dont Jeune Afrique a pris connaissance. Parvenue le 15 août au ministère de la Justice à Bamako, par le biais de l’ambassade de France, celle-ci concerne le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par l’ancien « Guide » libyen Mouammar Khadafi, alors que M. Sarkozy était ministre de l’Intérieur.
Alors qu’il occupait ce portefeuille, Nicolas Sarkozy s’est rendu au moins deux fois au Mali, en février 2003 et mai 2006. Outre l’ancien président, la demande d’entraide cite, côté français, Jean-François Copé, alors ministre du Budget, Brice Hortefeux, ministre des Collectivités locales, et Ziad Takieddine, homme d’affaires franco-libanais.
Selon une source proche du dossier, l’entourage de l’ancien président Amadou Toumani Touré – politiciens et hommes d’affaires – est cité dans la demande d’entraide. Parmi les personnes concernées figure notamment Cheick Amadou « Bany » Kanté.
« Porteur de valises »
« Bany » Kanté gérait certains investissements libyens au Mali. Ex-DG d’Air Mali, représentant de la Libyan Africa Investment Portfolio (LAP) et secrétaire national adjoint du parti pour le développement économique et social (PDES) – le parti d’ATT -, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de « porteur de valises » dans l’affaire du financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi.
D’autres hommes d’affaires établis au Mali pourraient être concernés par l’enquête française menée par les juges d’instruction Serge Tournaire et René Grouman.
Mediapart avait ainsi révélé qu’en 2005, Jean-François Copé, à l’époque ministre du Budget, avait consenti à l’homme d’affaires franco-libanais Gérard Achcar, président de la société AMI (Achcar Mali Industrie), l’effacement des deux-tiers d’une dette fiscale contractée en France – soit 4 millions d’euros.
Cette « ristourne » aurait été accordée par Jean-François Copé au couple Achcar, proche de Ziad Takieddine et de Nicolas Bazire, tous deux mis en cause dans une affaire de rétrocommissions plus ancienne, impliquant notamment l’ancien Premier ministre, Édouard Balladur, et l’ancien ministre de la Défense François Léotard. À l’époque, Nicolas Sarkozy était ministre du Budget.

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