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Ebola : vigilance maximum au Mali

by sur 2 septembre 2014

Mis à jour jeudi 4 septembre à 17h30

Après l’annonce de l’interpellation d’un jeune étudiant guinéen porteur du virus de la fièvre Ebola au Sénégal, dont il avait franchi la frontière sans être repéré, le Mali prend le maximum de précautions pour que le virus ne franchisse pas ses (longues) frontières avec le Sénégal et la Guinée.

Par ailleurs, le Mali fait partie des trois pays retenus pour tester un vaccin développé par NIAID/GSK des USA

Ebola: huit traitements et deux vaccins possibles selon l’OMS

AFP 04-09-2014 – 15:33
La communauté internationale accélérait jeudi sa riposte contre Ebola, l’Union africaine annonçant une réunion d’urgence pour définir une stratégie à l’échelle du continent tandis que l’OMS proposait huit traitements et deux vaccins expérimentaux à développer au plus vite.
Ces différents traitements — dont le sérum ZMapp — et vaccins ont été soumis aux quelque 200 experts réunis à huis clos jeudi et vendredi à Genève par l’Organisation mondiale de la santé pour analyser les « possibilités de production et d’utilisation ».
« Aucun n’a été cliniquement prouvé », d’après le document de travail publié jeudi par l’OMS, qui précise que malgré les « mesures exceptionnelles maintenant mises en place pour accélérer le rythme des essais cliniques », « les nouveaux traitements et vaccins ne pourront pas être disponibles pour un usage généralisé avant la fin 2014 ».
« D’ici là, seules de petites quantités pouvant aller jusqu’à quelques doses/traitements seront disponibles », a indiqué l’organisation, soulignant que le développement et l’évaluation clinique de ces traitements prendraient « jusqu’à 10 ans dans des circonstances normales ».
« Augmenter la production de n’importe quel médicament ou vaccin prend des mois ou des années parce que pour respecter toutes les étapes et le processus de production il faut du temps, ce n’est pas instantané », a expliqué à l’AFP une porte-parole de l’OMS, Fadela Chaïb.
La flambée actuelle de virus Ebola qui ne cesse de s’étendre en Afrique de l’Ouest est sans précédent par son ampleur. Or il n’existe pas de vaccin homologué contre la maladie, et il n’existe pas de traitement spécifique.
« En Sierra Leone, nous sommes arrivés au bout de nos ressources. Si on laisse le pays (agir) seul, on en aura encore pour pas mal de temps » pour en finir avec l’épidémie, a déclaré à l’AFP un représentant du ministère de la Santé de ce pays, Samuel Kargbo, qui participe à Genève à la réunion de deux jours convoquée par l’Organisation mondiale de la santé pour faire le point sur les moyens de combattre le virus.
Dans son dernier décompte annoncé mercredi, la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, faisait état de plus de 1.900 morts sur 3.500 cas. Dans son précédent bilan arrêté au 26 août, l’OMS recensait 1.552 morts sur 3.069 cas.
Les pays les plus touchés sont le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée. Le Nigeria est affecté dans une moindre mesure et un premier cas a été recensé au Sénégal, celui d’un Guinéen qui avait passé la frontière.
– Situation à « haut risque » à Port Harcourt –
Alors que l’épidémie s’accélère et s’étend, et que les stocks du sérum ZMapp, difficile à produire en grande quantité, se sont déjà épuisés, l’OMS a indiqué le 28 août craindre que plus de 20.000 personnes soient menacées au cours de l’actuelle épidémie qui devrait durer six à neuf mois.
« La situation est assez alarmante. Dans les pays où l’épidémie s’est déclarée, nous avons vu que les systèmes de santé (…) n’ont pas pu faire face réellement à cette épidémie. La riposte doit être beaucoup plus rigoureuse », a affirmé la directrice de l’Institut sénégalais de santé et développement (Ised), Anta Tal-Dia, présente à la réunion de l’OMS à Genève.
De son côté, l’OMS s’est alarmée jeudi des risques d’un développement rapide de l’épidémie d’Ebola à Port Harcourt, grande ville pétrolière du sud du Nigeria, où deux personnes sont mortes et un autre cas a été confirmé.
Selon l’OMS, environ soixante personnes placées sous surveillance sont considérées comme à haut risque à Port Harcourt. Plus de 200 personnes au total sont suivies.
Le 8 août, l’OMS a décrété que l’épidémie Ebola était « une urgence de santé publique de portée mondiale ». Jeudi, l’Union africaine a annoncé qu’elle se réunirait d’urgence lundi prochain pour définir une stratégie à l’échelle du continent.
Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux infectés. Le virus laisse peu de chances de survie (47% pour l’épidémie actuelle selon l’OMS).

Lutte contre l’épidémie d’Ebola – Envoi de renforts sanitaires français en Guinée

Déclaration conjointe des ministères des affaires étrangères et du développement international et des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes
En réponse à l’appel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, amplifient l’aide de la France dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola en envoyant un contingent d’experts sanitaires et médicaux en Guinée.
Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie, se rendra dans les prochains jours en Guinée pour exprimer l’engagement de la France dans la lutte contre l’épidémie.
Le gouvernement français mobilise ainsi une vingtaine de réservistes de l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (épidémiologistes, réanimateurs, infectiologues, médecins de santé publique), qui se relaieront pendant les trois prochains mois en Guinée pour accompagner les autorités et les équipes sanitaires locales. Cinq experts français partiront dès demain à Conakry. Ces volontaires viennent compléter la contribution budgétaire aux besoins exprimés par l’OMS, annoncée lors du conseil des ministres du 27 août.
Depuis le début de l’épidémie, la France est fortement mobilisée pour lutter contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest, à travers ses instituts de recherche (en particulier l’INSERM et l’Institut Pasteur, qui ont identifié l’épidémie dès son origine et contribuent activement au diagnostic et à la surveillance de la maladie) et ses experts médicaux (qui appuient la prise en charge des malades, le contrôle de l’épidémie et la formation des personnels, aux côtés des organisations humanitaires locales, françaises et internationales).
Laurent Fabius et Marisol Touraine saluent l’engagement des professionnels de santé, des chercheurs et des humanitaires français qui luttent chaque jour, depuis de nombreux mois, pour soigner les malades du virus et faire reculer l’épidémie d’Ebola. Les ministres restent particulièrement attentifs aux conditions d’intervention des ONG sur le terrain.

Ebola : Au-delà de l’imaginable?

Le Journal du Mali – Par Boubacar SANGARE – 03/09/2014

Ebola
Au fil des jours, l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola laisse constater qu’elle a la vie dure et continue de semer en tous ou presque la graine de l’inquiétude
Le 20 aout dernier, l’OMS annonçait à Genève un bilan d’au moins 1427 morts, avec 624 au Libéria, 406 en Guinée Conakry, 392 au Sierra Leone et 5 au Nigéria (sur un total de 2615 cas confirmés, probables ou suspects). Ces pays, plongés dans une situation sanitaire critique, sont considérés comme de véritables foyers d’infections, ce qui amène leurs voisins à fermer leurs frontières. Comme ce fut le cas récemment avec le Sénégal dont les autorités ont décidé de fermer jusqu’à nouvel ordre les frontières terrestres avec la Guinée Conakry, et de suspendre les liaisons aériennes et maritimes avec le Libéria, la Sierra Leone aussi.
Une semaine après la mise en application de ces dispositions, le premier cas d’Ebola a été confirmé au Sénégal par le ministère de la santé, le vendredi dernier. Un cas importé, puisque le patient est un jeune étudiant guinéen. Et cette confirmation d’un cas d’Ebola dans ce pays a mis en alerte son voisin Bissau Guinéen, où jeudi et vendredi, selon RFI, des émeutes ont éclaté dans la ville de Nzérékoré. En République démocratique du Congo, où elle a fait une entrée fracassante, l’AFP rapporte que l’épidémie y a fait 31 morts. *
Il va sans dire qu’Ebola est une maladie qui se révèle foudroyante. «
Du jamais vu
Le rythme et l’ampleur de l’accélération d’Ebola sont du jamais vu. C’est une situation sans précédent. Nous n’avons pas connu de situation d’Ebola couvrant les villes, les zones rurales, si rapidement, et sur une telle ampleur géographique. Cela ne va pas s’inverser du jour au lendemain, cela ne va pas être facile. Nous nous attendons à plusieurs mois de travail acharné, plusieurs mois à nous débattre avec cette épidémie », a déclaré à l’AFP, le vendredi 22 aout, Keiji Fukuda, directeur adjoint de l’OMS pour la sécurité sanitaire. C’était à Monrovia. Cette déclaration, peut-on l’affirmer, montre à quel point l’affaire Ebola est grave. Une gravité qui va au-delà de l’imaginable !
Impact économique
Outre le bilan meurtrier, Ebola a aussi installé les pays touchés dans une situation économique des plus préoccupantes. Au point que le 28 aout dernier, le FMI a tiré la sonnette d’alarme. A en croire l’organisation, l’épée de Damoclès d’un net ralentissement de la croissance économique, le risque de besoins de financements, l’augmentation de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire, sont brandis sur les trois pays les plus touchés (Guinée Conakry, Sierra Leone, Libéria). Aussi, selon la Banque africaine de développement, qui a mobilisé une aide d’urgence de 60 millions de dollars, Ebola pourrait couter 1 et 1,5 point de PIB à ces pays.
Ebola est en train de semer la désolation. Partout, des appels à la vigilance se font insistants. Et il est clair aujourd’hui que fermer, pour les pays affectés et non-affectés, que fermer les frontières est loin d’être une solution. Ce qu’il faut, c’est plutôt une mobilisation de toutes les énergies, car Ebola est indéniablement un mal qui va laisser des traces dans les cœurs et les esprits. Un malheur auquel il faut trouver une solution efficace. Et le plus vite sera le mieux.

Ebola : les bons gestes pour se protéger

Le Journal du Mali Par Célia d’ALMEIDA – 02/09/2014
L’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola ne faiblit pas malgré les efforts mis en place par les pays de la sous-région. Il convient donc de rappeler les gestes de prévention.
Les autorités maliennes communiquent de plus en plus sur le dispositif mis en place pour prévenir et éventuellement circonscrire la maladie. Une réunion interministérielle s’est déroulée ce lundi 1er septembre avec tous les acteurs concernés pour actualiser les mesures prises face à la menace qui se rapproche. La confirmation en fin de semaine dernière d’un cas d’Ebola au Sénégal voisin a renforcé l’inquiétude chez les populations.
Se protéger, à titre personnel
De cette maladie, on parle beaucoup et tout le monde sait qu’elle est très mortelle. Les patients qui en sont atteints souffrent brutalement de fièvre intense, de douleurs musculaires, de céphalées. Ces premiers symptômes, qui ressemblent à ceux du paludisme, sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, d’une insuffisance rénale et, dans certains cas, d’hémorragies.
« L’Ebola est d’autant plus redoutable que ses virus ne sont pas tout de suite repérés par l’organisme. Quand ce dernier réagit, il est souvent trop tard. Les virus ont créé des caillots, bloquant les organes vitaux et provoquant d’importantes hémorragies. Les malades peuvent saigner abondamment, y compris par le nez ou via leur urine », explique Médecins sans Frontières (MSF). Les sujets restent contagieux tant que le virus est présent dans leur sang et leurs sécrétions. Raison de plus pour rappeler, une nouvelle fois, les gestes élémentaires pour se protéger au maximum de la contamination.
Même si on parle de traitements qui marchent, à titre expérimental, et d’un vaccin qui pourrait être bientôt testé, le respect des mesures de protection et d’hygiène à prendre à titre personnel sont les seuls moyens pour prévenir l’infection. Il s’agit de :
– Éviter tout contact avec les personnes contaminées,
– Porter des vêtements qui couvrent le plus de surface possible en particulier les bras
– Porter des masques chirurgicaux dans les transports en commun si vous êtes en déplacement dans des régions à risque,
– Éviter tout contact avec des animaux sauvages morts ou vivants,
– Bien cuire les aliments (légumes et viandes) avant leur consommation,
– se laver les mains fréquemment avec du savon liquide ou avec des solutions hydro-alcooliques désinfectantes (éviter les pains de savons sur lesquels les germes peuvent se déposer et être transmis),
– Respecter les consignes de sécurité du dispositif de protection mis en place par les autorités dans les aéroports et les frontières terrestres.

Réunion interministérielle sur la fièvre Ebola : Vigilance accrue

F.NAPHO – Essor du 02 Septembre 2014
Notre pays n’est pas encore touché, mais il reste sous forte pression. Les derniers développements de la situation de l’épidémie l’incite à renforcer davantage son dispositif de prévention
L’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola continue de préoccuper vivement le monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a même décrété la mobilisation générale contre la poussée de fièvre Ebola. Notre pays n’a pas enregistré de cas. Cependant, il se trouve sous forte pression avec la Guinée Conakry voisine d’où est partie l’épidémie, et la découverte d’un cas au Sénégal il y a quelques jours. Pas question donc de baisser la garde. Bien au contraire. Le Mali doit redoubler les efforts qu’il déploie déjà pour prévenir l’introduction du virus ravageur chez nous.
Le Premier ministre Moussa Mara a dirigé hier une réunion sur la question pour faire le point des actions engagées dans ce sens. La rencontre a regroupé les ministres de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, de l’Economie numérique de la Communication et de l’Information, Mahamadou Camara, des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Hass Diallo. Plusieurs autres responsables impliqués dans la gestion du dossier ont participé à la réunion.
Le comité de gestion de l’épidémie s’est réuni pour non seulement faire le point de la situation de l’épidémie, mais aussi évaluer ce qui a été fait pour prévenir la maladie, a expliqué le ministre Mahamadou Camara, après la réunion. « « Le Mali n’est pas encore touché, mais il reste encore des menaces », a souligné le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication. C’est pour cela que le comité de gestion envisage de procéder à l’intensification de la sensibilisation de nos compatriotes et de mettre en place un dispositif renforcé pour contrer cette menace.
Le ministre Camara a souligné que c’est pour cette raison que le comité a élaboré un dépliant qui va être largement diffusé. « Nous allons intensifier la communication en nous appuyant sur les télévisions, les radios communautaires et dans toutes les langues du pays, afin de toucher l’ensemble de nos compatriotes pour les informer sur les risques qu’ils peuvent encourir » a-t-il ajouté.
Lors de la réunion, il a été aussi question d’une éventuelle fermeture des frontières. Le Mali, contrairement à la plupart des autres pays de la sous-région non contaminés, n’a pas encore fermé ses frontières. Sur ce point le ministre Mahamadou Camara a précisé qu’il été question d’expliquer les raisons de cette démarche. C’est parce que la fermeture des frontières n’est pas prévue dans les règlements de l’OMS, a-t-il expliqué. « Et nous considérons que nous avons mis à nos frontières un mécanisme qui permet de prévenir la menace », a rassuré le ministre Camara. Dans les jours à venir, des simulations seront faites dans tout le pays pour prévenir la maladie, a encore annoncé Mahamadou Camara.
Son collègue des Affaires religieuses et du Culte a, à son tour, témoigné que le message est déjà entendu des leaders religieux. Il s’agit de faire comprendre aux leaders religieux que la fièvre Ebola fait partie des maladies épidémiques ou dites du vent, c’est-à-dire des maladies que l’air ou le vent peut transporter.
Il précise que là dessus le Coran est très clair et que c’est n’est pas un principe personnel ou d’école. « Ceux qui sont sujets à ces maladies doivent rester chez eux et ne pas apporter la contamination et ceux qui n’ont pas la maladie doivent éviter les endroits où elle sévit », a préconisé Thierno Amadou Hass Diallo. « Le dispositif mis en place est tout à fait approprié. Les mesures appliquées à Maison du Hadj avec les pèlerins en témoignent. Elles prouvent que le Mali est un pays sérieux » a-t-il ajouté

Prévention contre le virus Ebola qui a déjà tué plus de 1 400 personnes : Le Mali parmi les trois pays retenus pour tester un vaccin développé par NIAID/GSK des USA

Youssouf CAMARA – L’Indépendant du 02 Septembre 2014
Un consortium international a été créé afin d’accélérer des essais multi-sites collaboratifs sur le candidat-vaccin contre le virus Ebola. Dès ce mois de septembre, ce candidat-vaccin pourrait être testé sur des volontaires sains au Royaume-Uni, en Gambie et au Mali dans le cadre d’une série d’essais d’innocuité menés avec des vaccins potentiels visant à prévenir la maladie qui a déjà tué plus de 1 400 personnes au cours de la flambée qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest.
Les essais menés sur l’homme avec ce candidat-vaccin seront accélérés grâce au financement d’un consortium international en réponse à l’épidémie d’Ebola que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment déclarée comme une urgence de santé publique de portée internationale.
Une subvention de 2,8 £ millions accordée par le Wellcome Trust, le Conseil de la recherche médicale (Medical Research Council ou MRC) et le Département pour le développement international (DFID) britannique permettra à une équipe dirigée par le Pr Adrian Hill, de l’Institut Jenner de l’Université d’Oxford, de commencer des essais d’innocuité sur le vaccin tandis que des essais similaires seront menés aux États-Unis sous l’égide de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).
La première phase des essais commencera dès que les autorisations éthiques et réglementaires auront été reçues. Les demandes à cet égard feront l’objet d’un examen accéléré. Si les autorisations sont accordées, les équipes de recherche du Royaume-Uni pourraient commencer à vacciner les sujets bénévoles dès la mi-septembre.
Le financement du consortium permettra également à GSK de commencer à fabriquer jusqu’à environ 10 000 doses supplémentaires. Le candidat-vaccin cible l’espèce Zaïre du virus Ebola, qui circule en Afrique de l’Ouest, et utilise une seule protéine de virus Ebola pour générer une réponse immunitaire. Il ne contient aucun virus infectieux et ne peut donc pas infecter du virus Ebola une personne ayant reçu le vaccin.
Avant qu’il ne puisse être utilisé sur des populations à risque plus étendue, ne serait-ce que de manière expérimentale, des essais d’innocuité doivent à présent être menés sur de petits groupes de volontaires sains afin de s’assurer que le vaccin ne provoque pas d’effets secondaires imprévus, et qu’il génère une bonne réponse immunitaire au virus Ebola chez l’homme.
Si les premiers volontaires vaccinés montrent une bonne réponse et qu’aucun effet adverse n’est observé, l’essai sera étendu à d’autres bénévoles. C’est alors que commencera à Bamako, au Mali, la seconde phase ouest-africaine de l’étude, dirigée par le Pr Myron M. Levine du Centre pour le développement des vaccins de la Faculté de médecine de l’Université du Maryland et par le Pr Samba Sow du Centre pour le développement des vaccins au Mali (une initiative commune de la Faculté de médecine de l’Université du Maryland et du ministère de la santé malien).
L’étude d’Oxford impliquera 60 bénévoles sains, tandis que celles de Gambie et du Mali en impliqueront chacune 40. Chaque ensemble de volontaires sera réparti en groupes de 20 personnes qui recevront différentes doses de vaccin afin que les chercheurs puissent évaluer la meilleure dose à utiliser en termes d’innocuité et d’activité.
Le NIAID est en train de tester ce même vaccin aux États-Unis, en plus d’un vaccin connexe conçu pour protéger contre deux espèces du virus Ebola (Ebola Zaïre et Ebola Soudan).
Cette approche collaborative comprenant plusieurs essais aidera à assurer les progrès les plus rapides possibles afin de déterminer la meilleure approche à adopter quant à ce candidat-vaccin et à sa délivrance. Les initiateurs espèrent que la première phase des essais pourrait se terminer d’ici la fin 2014, après quoi le déploiement du vaccin pourrait être accéléré s’il s’avérait sûr.

Ebola : « Le monde est en train de perdre la bataille », selon MSF

Par Le Nouvel Observateur avec AFP – Publié le 02-09-2014 à 16h44
L’ONG s’alarme de constater que la communauté internationale « n’arrive pas à bloquer cette menace transnationale ».
Le monde est en train de « perdre la bataille » contre la progression de l’épidémie d’Ebola qui frappe l’Afrique de l’Ouest, déclare ce mardi 2 septembre la présidente de Médecins sans frontières (MSF), Jeanne Liu.
En six mois de la pire épidémie d’Ebola de l’Histoire, le monde est en train de perdre la bataille pour la contenir. Les dirigeants n’arrivent pas à bloquer cette menace transnationale », poursuit Jeanne Liu dans un discours prononcé aux Nations unies à New York, selon un communiqué de MSF International.
L’épidémie du virus Ebola, transmis par contact avec les fluides corporels infectés, a mis le monde en alerte.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 1.552 morts sur 3.069 cas détectés au Liberia, en Guinée, en Sierra Leone, au Nigeria et, depuis vendredi, au Sénégal où un premier patient a été confirmé, un étudiant guinéen ayant échappé à la surveillance dans son pays.

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