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Pourparlers d’Alger : lents et laborieux

by sur 4 septembre 2014

A Alger, les pourparlers démarrent très lentement.

Pouvait-il en être autrement ?

La confiance n’est pas encore au rendez-vous…

Lancée depuis le lundi 1er septembre : La seconde phase des pourparlers d’Alger piétine toujours

Par L’Indépendant – Maciré DIOP, Envoyé spécial – 4 septembre 2014-12h
Décidément, la machine des discussions inclusives inter-Maliennes semble grippée. Toute la communauté internationale et les amis du Mali tentent de tout faire pour la relancer, mais rien n’y fait.
Après quatre jours de tractations, les pourparlers n’ont toujours pas débuté entre les représentants du gouvernement malien et ceux des groupes armés du nord. Prévus pour être lancés depuis le mardi après l’ouverture officielle effectuée la veille, ces échanges tardent à s’amorcer. Seule raison invoquée : l’absence de certains représentants des groupes armés notamment dans le camp des séparatistes. Ces derniers sont accusés par le camp adverse (celui proche des autorités maliennes) de saboter la rencontre en cherchant à gagner du temps.
Personne ne comprend donc les raisons réelles de ce retard qui devient interminable. Les différentes délégations présentes à Alger depuis dimanche 31 août n’ont toujours pas commencé les pourparlers proprement dits. Ils se croisent à longueur de journée, car tous logent dans le même hôtel, contrairement à la première phase des pourparlers où ils étaient hébergés dans des endroits différents. Seuls les représentants de la société civile malienne résident ailleurs. Officiellement, le retard observé est dû à l’absence de certains éléments de groupes armés issus de la coordination politique des mouvements de l’Azawad qui réunit le MNLA, le HCUA et le MAA).
Selon une source bien informée, ces derniers n’auraient aucun document de voyage en leur possession. D’où l’idée d’un sauf-conduit collectif que les partenaires aux discussions tentent de leur établir. C’est quand même étrange que seule cette coordination de séparatistes entraine un retard du processus.
Certains redoutent qu’il ne s’agisse d’une énième manœuvre dilatoire des séparatistes pour plomber ces discussions. Pourtant, des observateurs avertis estiment qu’il ne devrait pas y avoir de blocage car la première semaine concerne d’abord et avant tout les représentants de la société civile et des communautés à la base. Les vraies discussions entre le gouvernement et les groupes armés n’auront lieu qu’après.
Approchés par nos soins, certains d’entre eux nous ont indiqué qu’au-delà des acteurs de la société civile dépêchés par le gouvernement, les groupes armés ont également leur propre société civile dont certains n’ont toujours pas pu faire le déplacement.
Les organisateurs espèrent, en tout cas, que les discussions pourront commencer ce jeudi 4 août. Pourtant, lors du lancement de ce second round des pourparlers, certains avaient souligné que c’est uniquement l’absence du patron du MNLA, Bilal Ag Cherif, qui préside la coordination de séparatistes, qui a entrainé le retard dans le démarrage des travaux. Ce dernier est arrivé depuis mardi et la situation n’a pas bougé d’un iota. C’est donc à des surenchères continues que semblent se livrer le groupe des séparatistes pour ne pas démarrer les pourparlers.
Dans son discours d’ouverture, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, dont le pays assure le chef de file de l’équipe de médiation, a souligné qu’au cours de cette seconde phase « des négociations substantielles » auront lieu.
Des questions cruciales pour ramener la paix dans notre septentrion doivent être évoquées conformément à la feuille de route à laquelle les parties sont parvenues les groupes armés lors de la première phase des pourparlers d’Alger, en juillet dernier.
Est-ce la raison pour laquelle les séparatistes tentent de gagner du temps, considérant qu’ils sont en position de force depuis la visite du premier ministre Moussa Mara à Kidal le 17 mai dernier ? Rappelons que les participants à ces pourparlers sont appelés à se prononcer sur les quatre thématiques qui y seront développées et relatives aux questions politiques et institutionnelles, sécurité et défense, justice et réconciliation ainsi que le développement économique.
Des questions, certes, qui fâchent, mais qui ont le mérite de poser les vrais problèmes auxquels notre septentrion est confronté mais qui devraient permette d’aller vers une paix juste et durable.

Alger II: ça démarre difficilement

Le Journal du Mali –  Par Modi CAMARA(Alger) – 04/09/2014
Malgré les bonnes intentions affichées de part et d’autre à l’ouverture, on attend toujours le début des négociations directes.
Depuis l’ouverture le lundi dernier, 1er septembre 2014 à Alger, les pourparlers inclusifs inter maliens peinent à entrer dans le vif du sujet. Après les reports du mardi et mercredi, des doutes subsistent toujours quant à la reprise ce jeudi 4 septembre 2014. Certains sont optimistes pour la reprise des travaux aujourd’hui en raison de la présence de beaucoup d’absents des 2 premiers jours, d’autres tablent sur la semaine prochaine en raison des absences constatées encore dans la nuit d’hier. « On ne peut rien préciser pour le moment, on est obligé pour l’instant de suivre tous les jours pour pouvoir déterminer le programme car il y a toujours des absences. Mais nous espérons le reste des délégations sera à Alger très tôt ce matin pour reprendre les travaux », a déclaré une source proche du ministère des Affaires étrangères du Mali.
Des membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) n’étaient en effet toujours présents dans la capitale Algérienne dans la journée d’hier. Ce, pour des problèmes, selon les responsables du mouvement, liés à la disponibilité du transport. Nonobstant la présence dans la matinée du mardi dernier de son secrétaire, le MNLA, qui a boudé un tant soit peu la cérémonie d’ouverture avant de se raviser, souhaite la présence de tous les membres de sa délégation pour participer aux travaux. Le coordinateur de la commission des droits de l’homme du MNLA, Attaye Ag Mohamed, a tenu à écarter toute idée de manœuvres dilatoires de la part de son mouvement, et espère que ce jeudi 4 septembre 2014, tout le reste de la délégation sera présent grâce à l’implication active de l’Algérie et de la Minusma.

La journée d’hier a été marquée par des rencontres à huis clos et restreints aussi bien du côté du gouvernement malien, du côté des mouvements armés ainsi du côté de la médiation algérienne et les autres partenaires. Si rien n’a filtré de ses rencontres, tout porte à croire elles visaient la reprise rapide des travaux après un break de 2 jours.

Négociations à Alger : Pour un Mali nouveau debout

Par L’Indicateur du Renouveau – Youssouf Coulibaly 4 septembre 2014 – 10h
Les pourparlers entre le gouvernement du Mali et les groupes armés du Nord sur la paix au Mali à Alger sont un événement qui capte l’attention de tout le peuple du Mali. Depuis, l’espoir pour un nouveau Mali débout est devenu le compagnon quotidien de tous les Maliens.
Les pourparlers inter-maliens pour une paix définitive entre gouvernement et les groupes armés créent un climat d’espoir au sein de la population. Ils sont considérés comme le seul moyen raisonnable pour mettre fin à la discorde. Ils vont permettre au Mali d’exercer sa souveraineté sur toute étendue de son territoire et le retour des bailleurs de fonds pour donner un nouveau souffle à notre économie.
Cette situation doit être une opportunité pour les différentes parties de montrer leur amour et engagement pour la patrie. Elles doivent, pour l’intérêt du Mali, produire un accord consensuel afin de permettre aux réfugiés de retourner dans leur pays ; aux enfants d’aller à l’école et de retrouver leurs familles.
« La réussite des négociations de paix inter-malien lancées à Alger depuis lundi dernier est une occasion à saisir pour chacun. Son échec risque de replonger le pays dans les hostilités, tel n’est, je crois, le souhait d’aucun Malien après tant d’années de crise. Tout le Mali a senti l’effet de cette crise. Et je pense que chaque partie est consciente de cela. Raison de plus pour que les deux camps se mettent d’accord, à Alger », affirme Oumar Koné de la société civile.
Aujourd’hui, les pourparlers dominent les sujets actualité dans les grins, les bureaux et même dans les médias. La confiance des participants est considérée comme un atout pour le retour de la paix. « Même si on peut sentir un climat de méfiance entre les différentes parties, ce qui est tout à fait normale dans une négociation, on peut nourrir l’espoir de la réussite des pourparlers en cours à Alger. Ce qu’on a vu au JT montre que les participant sont confiants quant à la réussite de dialogues », se réjouit M. Koné.

Participation à un séminaire à Bruxelles sur l’autodétermination des peuples : Le double jeu du MNLA

Par 22 Septembre – 4 septembre à 6h
Au moment où le gouvernement du Mali est en pourparlers avec les groupes armés à Alger, l’aile criminelle de ces bandits, le MNLA, prépare activement un séminaire international d’autodétermination des peuples (nouveaux modèles d’Etat) à Bruxelles, les 18 et 19 septembre prochains.
C’est dire qu’il joue un double jeu lorsqu’il dit reconnaitre l’intégrité du territoire malien et la laïcité de l’Etat. Au même moment, il œuvre pour une hypothétique autodétermination. Rappelez-vous cette lettre de Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA, qui annonçait le 22 novembre dernier l’adhésion de son mouvement à l’Organisation des Etats Africains Emergents (OAES), qui travaille pour l’autodétermination des peuples.
Alger, il faut le dire, n’est qu’une échéance dilatoire pour les animateurs du MNLA, qui sont loin d’être sincères dans les discussions en cours. Si jamais le MNLA participe à ce séminaire, l’Etat du Mali et la communauté internationale doivent le suspendre, le rejeter des négociations enclenchées. Ainsi, il sera banni et combattu comme un ennemi de la paix.
Relisez la lettre pour comprendre que le MNLA n’a pas changé d’option.
«Le 18 novembre 2013, l’Azawad a été admis en tant que membre de l’Organisation des Etats Africains Émergents, l’OAES (Organization of Emerging African States), une organisation intergouvernementale qui défend les intérêts de l’autodétermination nationale en Afrique. Basée à Washington DC, l’OEAS est membre observateur de l’ONU. Elle a été créée en 2010 sur les principes de la Déclaration de Washington relative à l’autodétermination en Afrique.
L’Organisation des Etats Africains Émergents (OAES) se définit comme une organisation qui lutte pour l’autodétermination des peuples africains et la fin des frontières coloniale en Afrique, considérant celles-ci comme étant une construction artificielle du 20è siècle à l’origine de millions de victimes en Afrique.
Le destin tragique de l’Azawad depuis 1963 étant la conséquence directe du maintien forcé des frontières coloniales et du déni du droit international à l’autodétermination des peuples, pourtant reconnu et garanti par le droit international, l’Azawad a rejoint les Etats membres de l’OAES dont il devient le 13è membre. Les membres de L’OEAS, dont notamment le Biafra, le Sud Cameroun, le Cabinda, les Iles Canaries et la Kabylie, sont unis par un principe commun : ils luttent tous pour l’autodétermination de leurs peuples et croient fermement que l’autodétermination des peuples d’Afrique est inéluctable.
En vertu de son adhésion à la déclaration de Washington sur l’autodétermination en Afrique, l’Azawad a rejoint l’Organisation des Etats Africains Emergents (OEAS) et y est représentée par le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) à compter du 18 novembre 2013, pour faire et valoir ce que de droit ».
Kidal, le 22 novembre 2013
Mossa Ag Attaher, Chargé de communication»

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