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Alger : les choses sérieuses commencent

by sur 5 septembre 2014

On semble enfin être entré dans le vif du sujet à Alger où les quatre commissions chargée d’examiner des points spécifiques des futurs accords de paix ont commencé à travailler.

Ce qui n’empêche pas les « coups fourrés » et autres rumeurs de se poursuivre…

Pourparlers d’Alger : la société civile donne de la voix

Le Journal du Mali – Par Modi Camara(Alger) – 05/09/2014
La première phase des pourparlers a commencé hier avec la société civile des différentes communautés représentées dans les groupes thématiques.
Après deux jours d’atermoiements, les pourparlers inclusifs inter-maliens en Alger sont finalement entrés dans le vif du sujet hier jeudi 4 septembre 2014 avec l’entame de la première phase.
Consacrée aux préoccupations de la société civile des différentes communautés, cette phase se poursuivra pour le reste de la semaine. Les communautés des groupes armés et du gouvernement malien ont commencé à travailler dans les quatre groupes thématiques.
Ainsi la matinée a été consacrée au premier groupe thématique relatif aux questions politiques et institutionnelles et au troisième groupe thématique relatif au développement économique et social. L’après-midi a vu le passage du deuxième groupe thématique axé autour de la défense et la sécurité et le quatrième groupe lié à la réconciliation, la justice et questions humanitaires. Cette phase qui donne le ton aux travaux permettra au gouvernement malien, à l’équipe de la médiation et les groupes armés d’écouter les 54 représentants de la société civile, de recueillir leurs préoccupations et leurs aspirations profondes qui seront prises en charge pendant les négociations.
Réquisitoire
Les discussions du groupe thématique relatif aux questions politiques et institutionnelles étaient placées hier matin sous la direction de la médiation algérienne en présence des ministres maliens des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, de l’Intérieur, Sada Samaké, de la Décentralisation et de la Politique de la ville, Ousmane Sy.
Pendant deux heures d’horloge, la société civile des différentes parties ont, dans un esprit courtois, énoncé les préoccupations et aspirations de leurs communautés respectives.
Les représentants de la société civile de la coordination des groupes politico-armés de l’Azawad qui regroupe le MNLA, MAA dissident et le HCUA ont axé leurs interventions autour d’un réquisitoire sévère contre l’Etat malien considéré à tort ou à raison comme responsable de tous les maux dont souffre le nord du Mali. Une stratégie toute trouvée pour demander purement et simplement au Mali de laisser les régions du nord s’autogérer ou encore décider de leur destin. Abdel Karim Al Madagha du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a accusé l’Etat malien de ne pas respecter ses engagements par la violation ou la non-application des accords passés avant de d’indiquer que les communautés du nord aspirent aujourd’hui à avoir l’indépendance. Pour Medhi Ould Chabani, refugié en Mauritanie une large décentralisation ne saurait être une solution à la crise du nord, seul un statut particulier des régions du nord constituera, selon lui, la solution au problème.
Le représentant de la société civile des signataires de la plateforme d’Alger comprenant la CPA, le CM-FPR et le MAA, Azzaz a, sans renoncer à l’idée d’accorder des faveurs aux régions du nord, appelé les différentes parties à faire preuve de sagesse. Car, a-t-il soutenu, seule la paix est la voie du salut.
La même idée d’une paix nécessaire pour le développent du pays a été développée par Mme Aziza Mint Mohamed, représentant de la société civile du gouvernement du Mali. « Au moment où on vous parle, les populations du nord comme du sud du Mali ont l’oreille tendue avec l’espoir d’entendre un seul mot : la paix, la fin définitive des hostilités. Assez d’égrener les déclarations de principe et sans lendemain. Je n’invente en disant que c’est dans nos têtes, dans nos esprits que sont nés les conflits et que nous devons créer la paix dans nos têtes, dans nos esprits », a-t-elle déclaré avant que Modibo Sidibé ne remette à l’équipe de médiation un document qui comporte les propositions et préoccupations de la société civile du gouvernement du Mali.

Seconde phase des pourparlers d’Alger : Les choses sérieuses commencent enfin

Massiré DIOP , depuis Alger – L’Indépendant du 5 septembre

Après deux jours de tentatives infructueuses, la seconde phase des pourparlers inclusifs inter-Maliens d’Alger n’a pu reprendre qu’hier jeudi. Ainsi, les membres des quatre groupes thématiques ont pu se réunir pour traiter des questions » politiques et institutionnelles « , » sécuritaires et de défense » » de justice et de réconciliation » et enfin de » développement économique et social « . Le moins que l’on puisse dire, c’est que de part et d’autre, le ton était très apaisé. Et ce, même si les revendications autonomistes de certains irréductibles ont été, une fois de plus, réitérées.
Rappelons que cette première étape de la seconde phase des pourparlers d’Alger concerne d’abord les acteurs de la société civile malienne et les communautés à la base. Elle devrait durer environ une semaine avant que ces derniers ne se retirent pour laisser la place aux discussions directes entre la délégation gouvernementale malienne et les représentants des groupes armés. Celles-ci pourront s’étaler sur six semaines.
Elles peuvent aussi durer beaucoup plus quand on sait que la feuille de route signée entre le gouvernement et les groupes armés à l’issue de la première phase des pourparlers, en juillet, prévoyait jusqu’à huit semaines. L’objectif est d’arrondir les angles et rapprocher les positions qui seraient soumises à la séance plénière que le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra a fixée pour les 7, 8 et 9 octobre prochain.
Selon un membre des groupes armés pro-gouvernementaux, l’Algérie déploie de grands moyens pour que la paix puisse revenir au nord du Mali. D’ailleurs, elle n’a prévu de libérer les participants qu’une fois une paix durable et définitive conclue entre tous les protagonistes. Cette source estime que ce qui peut renforcer les chances de succès de ces discussions contrairement aux autres, c’est que l’Algérie travaille de concert avec la communauté internationale et n’entreprend aucune initiative en solo.
L’autre élément d’optimisme, c’est qu’auparavant, les accords de paix qui étaient signés n’engageaient qu’un seul département ministériel malien. Or, cette fois-ci c’est l’ensemble des autorités maliennes, à travers une délégation de plusieurs ministres présidée par le chef de la diplomatie de notre pays, Abdoulaye Diop, qui sont concernées. Il convient de préciser que chaque partie a amené avec elle sa propre société civile pour prendre part à ces discussions.
Selon nos informations, le retard dans le démarrage des travaux serait dû au fait que certains représentants de ces sociétés civiles, notamment celle proche de la coordination des mouvements de l’Azawad qui regroupe le MNLA, le HCUA et le MAA-dissident, sont restés bloqués à Bamako. A ce niveau également, l’Algérie n’a pas lésiné sur les moyens même si des difficultés d’ordre administratif notamment – certains n’ayant aucun document de voyage – ont empêché certains de faire le déplacement. Par ailleurs, un membre de la société civile pro-séparatiste, Abdel Kerim Ag Medagha, prenant la parole au cours des travaux du premier groupe » politiques et institutions » a déclaré que la véritable raison, c’est que plusieurs d’entre eux sont encore détenus par les autorités maliennes avant de réclamer leur libération.
Ceux qui sont intervenus après lui dans la même délégation de séparatistes n’ont fait que revendiquer eux aussi un statut particulier pour le nord du Mali. Certains en ont même profité pour tirer à boulets rouges sur la politique de décentralisation poussée voire carrément de régionalisation que le gouvernement compte mettre en œuvre pour annihiler les velléités sécessionnistes
Dans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux de la seconde phase des pourparlers inclusifs inter-Maliens d’Alger, le chef de la délégation gouvernementale malienne, Abdoulaye Diop, non moins ministre des Affaires étrangères, de la coopération internationale et de l’intégration africaine, a dégagé des pistes de solutions que le gouvernement va proposer lors de ces discussions. C’est ainsi que dans le domaine institutionnel et la réorganisation administrative, il a invité les parties à trouver une formule qui pourrait favoriser, au maximum, l’épanouissement des communautés dans le cadre d’une gouvernance locale, mais qui sauvegarde la cohésion sociale et l’unité nationale.
S’agissant de la défense et de la sécurité, il a proposé de trouver un schéma idéal qui assure la plénitude de la défense du Mali contre les menaces extérieures et garantisse la sécurité des populations par le redéploiement des forces armées et de sécurité malienne sur l’ensemble du territoire tout en proposant une réforme du secteur de la sécurité.
Dans le domaine de la justice et de la réconciliation, il leur a demandé de trouver des formules pertinentes pour que la réconciliation se réalise en concorde mais dans la justice et de mettre en place des mécanismes de régulation sociétaux et de prévention pour consolider la paix et la sécurité.
Il estime que ces réformes doivent être consolidées par un programme global et ambitieux à la fois économique, social et culturel axé sur les projets structurants pour permettre un développement harmonieux des régions. Un exposé qui démontre à suffisance que le gouvernement malien, plutôt que de se limiter à de simples discours, a dans ses valises, un programme bien ficelé pour montrer ses bonnes intentions et la preuve qu’il est à l’écoute des aspirations de toutes les communautés du nord du Mali.

Début de négociations à Alger : Le nord entre autonomie et régionalisation

B. Daou – Par Lerepublicainmali – 5 septembre 2014
Les quatre groupes de négociation ont entamé les travaux hier jeudi 4 septembre, à la Résidence Muthak d’Alger. Il s’agit essentiellement d’interventions de la société civile permettant d’éclairer la médiation dans ses tractations à la recherche d’un accord. Conformément à la feuille de route conclue le 24 juillet dernier lors du premier round à Alger, la médiation a dégagé quatre groupes de négociation, tous les quatre présidés par l’Algérie.
Traduisant sa volonté de prendre en main la résolution de la crise du nord du Mali, l’Algérie s’est donné le premier rôle en président les quatre groupes de négociation, qui ont commencé leurs travaux hier.
Ce sont les groupes : « Politique et institutionnel », « Défense et Sécurité », « Développement économique, social et culturel », et « Réconciliation nationale, Justice et questions humanitaires ». La vice- présidence ou le rapport est assuré par l’un des pays membres de la médiation qui comprend l’Onu, l’Union africaine, la Cedeao, l’Oci, et les pays de la région comme le Burkina Faso, le Niger, le Tchad.
Ce jeudi matin tout est allé très vite après plusieurs jours de démarrage difficile.
Le groupe le plus difficile, selon bon nombre d’observateur, le groupe politique et institutionnel a été présidé par l’Ambassadeur d’Algérie au Mali, Noureddine Ayadi. Il y avait dans la salle, les représentants des groupes armés, ceux des communautés (société civile) et du gouvernement. Mais les intervenants étaient essentiellement la société civile.
Très vite, les différences d’appréhensions étaient perceptibles : tendance pour l’autonomie, et celle contre. Mais il n’y a pas eu d’écart de langage, sauf quelques contrevérités, quand un notable du nord a soutenu que l’expression ‘’kokadiè’’ utilisée à un moment donné de son histoire voulait dire « exterminer les touareg ». Ce qui est évidemment une mauvaise interprétation de notre histoire récente.
Selon Noureddine Ayadi, les interventions au sein des groupes thématiques visent à éclairer la négociation sur les expériences, les vécues des populations pour mieux percevoir les enjeux réels, afin que la médiation soit menée à bon port.
Le médiateur se veut être à l’écoute des propositions et suggestions, de façon équitable, de l’ensemble des représentants engagés dans le processus d’Alger. Les problèmes sont connus, dit-il, il s’agit maintenant d’apporter un meilleur éclairage pour aller vers les solutions.
Coordination de l’Azawad à travers ses intervenants, n’a pas hésité de dire son aspiration à l’indépendance. Les élections sont biaisées et on ne fait que mettre les gens du pouvoir. « Nous sommes pour l’indépendance, nous voulons gérer nous-mêmes nos affaires quelle que soit la manière », selon un intervenant.
Pour Fadimata Walet Aïbala, refugiée au Burkina Faso, le Mali a révélé depuis l’indépendance son incapacité à gérer ce problème. Des rebellions cycliques avec la dispersions des populations à chaque fois. Il est temps de trouver la solution dans l’intérêt de tout le monde. C’est devenu un problème multi-facial, avec le terrorisme, les bandits armés. Selon lui, c’est le gouvernement doit accéder à la demande d’autonomie pour laisser le peuple de l’Azawad s’autogérer.
Pour cet autre représentant de la société civile de la coordination signataire de la plateforme d’Alger : « nous voulons l’indépendance, la coexistence pacifique avec le Mali, pour sortir de l’ignorance, de la pauvreté. Il a également signalé l’existence de problèmes intérieurs graves, qui subsisteront même en dehors du Mali : des conflits entre tributs et dont le prolongement se trouve dans certains pays voisins qui se montrent amis.
On peut comprendre dans son propos que la solution des problèmes du nord n’est pas dans l’indépendance qui ne pourra pas résoudre certains problèmes internes aux populations du nord. Selon Muten Ag Ofen, « nous en face d’un problème de mal gouvernance ».
Mme Aziza député élue à Tombouctou en lisant un rapporteur s’est faite l’écho des femmes violées, des enfants égorgés, par les rebelles. « On ne peut que s’engager dans la paix, la reconquête de la dignité perdue. Les populations du nord et au sud n’en peuvent plus et les populations n’attendent plus que la paix. Si nous voulons nous pouvons avoir la paix ici et maintenant », a-t-elle indiqué. « Nous proposons la régionalisation, le transfert des compétences, sauf celles qui relèvent du domaine régalien de l’Etat », a poursuivi cette porte-parole de la société civile.
Pour Azaz société civile venue de Gao, les populations de Gao ont une grande soif de la paix. Il faut s’entendre sur le contenu du statut politique. Donner la possibilité de s’autogérer qui ne sera pas contraire aux textes, tout en respectant le rôle régalien de l’Etat : défense nationale, diplomatie, monnaie etc..
« La police, la sécurité doivent être sous l’autorité d’un élu. Nous sommes tous des Maliens et il ne faut tenir des discours enfreignent à votre dignité », a-t-il sagement indiqué. Pour lui, régionalisation, fédération, autonomie, ce ne sont que des concepts, l’important, ce n’est que la mise en œuvre.

Le jeu trouble du MNLA dénoncé par les autres groupes armés

ABDOULAYE DIARRA – Par L’Indépendant – 5 septembre 2014
Le MNLA ne cesse de multiplier des contacts depuis la reprise des discussions, le 1er septembre à Alger, à l’insu des autres groupes armés. Des représentants du mouvement séparatiste touareg en Afrique et en Occident mènent des plaidoyers pour une large autonomie de la région de Kidal auprès de certains de ses partenaires extérieurs. Il se trouve que les représentants d’autres mouvements armés présents à Alger n’apprécient guère les initiatives unilatérales du MNLA en contradiction avec les engagements pris lors de la récente rencontre de Ouagadougou.
Pour les autres groupes, il n’est plus désormais question de territoire indépendant ou autonome, mais juste de revoir le statut juridico-politique des régions du Nord et de mettre fin à la crise à travers des mesures économiques et sociales à même de répondre aux attentes de la population » a rapporté un journal algérien. Toute chose que doivent défendre, selon le même journal » l’Algérie et la communauté internationale et qui est inscrite dans l’agenda des discussions « .
L’agenda de ces discussions prévoit, si discussion il y a, en raison de la mauvaise foi maintes fois manifestée sur place par certains participants que » le premier groupe doit traiter la question politico-institutionnelle qui devra déterminer le statut politique et juridique des régions du Nord. Le second groupe discutera de la question de défense et de sécurité. Sur cette question, il y a deux points de divergence entre les deux parties en négociation. La présence de l’armée régulière et son redéploiement dans les régions du Nord et le sort ou la destination des éléments armés, une fois l’accord final conclu. Bénéficieront-ils d’un statut particulier ? « .
Il s’agit aussi de voir comment les mouvements pourraient participer à la lutte contre les groupes terroristes. Mais le gouvernement malien demeure intransigeant sur la question de défense et la présence de l’armée sur tout le territoire. Les deux autres groupes se chargent l’un des discussions autour du développement économique, social et culturel des régions du Nord et l’autre la réconciliation nationale et de l’humanitaire. Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, reste malgré tout optimiste quant à la conclusion d’un accord global définitif pour le règlement de la crise.
Et table sur un calendrier de négociations de deux mois compte tenu des dispositions prises, de la disponibilité, de la volonté et surtout de l’engagement de toutes les parties à trouver une solution définitive à la crise, a rapporté la presse algérienne.

Discours de la Coordination MNLA-HCUA-MAA à Alger

5 sept 2014 à 09:55

Discours du chef de la délégation de la Coordination des mouvements belligérants de l’Azawad (MNLA , HCUA , MAA) à l’occasion de la phase II du processus d’Alger du premier septembre 2014
Excellences Mesdames/ Messieurs le Ministre des affaires étrangères de la République Algérienne démocratique et populaire,
• Le Représentant special du Secrétaire général des nations unies ;
• Le Représentant des Etats Unies d’Amérique,
• Le Représentant de l’Union Européenne
• le Représentant de l’union Africaine
• le Représentant de la Cedeao
• le Représentant de l’OCI
• le Représentant de la république du Burkina Faso
• le Représentant de la républiquefédérale du Nigeria
• le Représentant de la république islamique de Mauritanie
• le Représentant de la république du Tchad
• le Représentant de la république du Niger
• Les membres du gouvernement de la république du Mali
• le Haut Représentant spécial du président du Mali
• les Membres des délégations officielles.

Mesdames, Messiers les invités.
Je saisis l’occasion que m’offre cette illustre tribune consacrée à l’ouverture des travaux de la deuxième phase du processus d’Alger relatif au règlement politique du conflit qui oppose les mouvements de la coordination de l’Azawad (MNLA MAA HCUA) au gouvernement du Mali pour marquer notre détermination à parvenir à un règlementpolitique, juste et définitif dudit conflit.
Excellences Mesdames, Messieurs,
Le conflit actuel tire ses origines bien avant l’indépendance du Soudan français devenu République du Mali.
A titre de rappel, depuis les années 57-58 les chefs coutumiers (arabes, touaregs, songhais et peuls) des régions de cette partie du Soudan français (Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka) avaient adressé une requête restée sans suite au Président de la République française le Général De Gaulle pour marquer leur volonté de ne pas être rattachés au Soudan français
A l’époque, ils avaient pris soin d’alerter sur le danger d’une instabilité permanente dans la future entité politique en cas de la non prise en compte de cette revendication.
En effet, les différents déclics et soulèvements de 1963 à nos jours, procèdent naturellement de la non satisfaction de cette revendication et se pérennisent essentiellement à cause de l’absence des solutions appropriées, fragilisant ainsi la sous région sahélo-saharienne.
Aussi, nous rappelons notre volonté inébranlable pour un règlement politique qui permettra au peuple de l’AZAWAD de prendre en main son destin à travers un statut spécifique.
Excellences, Mesdames, Messieurs,
La coordination des mouvements belligérants de l’AZAWAD (MNLA, HCUA,MAA) clame du haut de cette auguste tribune sa condamnation de toute velléité de nature à créer et à entretenir tout amalgame entre notre cause juste et légitime et le terrorisme qui sévit dans cette zone de l’Afrique avec son corollaire de narco trafic et d’économie criminelle.
Excellences, Mesdames Messieurs,
Je ne saurai terminer sans remercier la communauté internationale pour l’intérêt, l’assistance qu’elle a bien voulu apporter durant le processus. Un vibrant hommage au gouvernement et au peuple de la République Algérienne Démocratique et Populaire qui ne ménagent aucun effort pour un règlement global, définitif et durable du présent conflit.
Nos remerciements vont aussi à l’endroit de la République du Burkina Faso pour l’attention particulière très tôt accordée à trouver une solution matérialisée par l’Accord préliminaire de Ouagadougou du 18 Juin 2013, qui a permis le démarrage du processus en cours.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Au nom de la Coordination des Mouvements belligérants (MNLA, HCUA, MAA), je souhaite plein succès à la réussite des travaux de la deuxième phase du processus d’Alger.
Je vous remercie
http://www.mnlamov.net/actualites/3

IYAD AG GHALY, OFFICIEUSEMENT PRESENT AUX NEGOCIATIONS D’ALGER ?

Paul-Louis KONE – Malijet -2014-09-05
L’Azawad est un jeu de poker menteur, mais l’heure est venue pour chacun des groupes de dévoiler ses cartes et de clarifier ses positions, notamment par rapport aux groupes terroristes. Interrogé sous le seau de la confidentialité, un responsable de la MINUSMA confie ses inquiétudes que les chefs du HCUA soient en réalité pilotés par Iyad Ag Ghaly.
Les négociations d’Alger font naître un espoir jusqu’ici inégalé de sorte de crise. Les groupes combattants, rebelles et fidèles à Bamako, réunis à Ouagadougou la semaine dernière ont affiché une image d’unité en livrant une déclaration commune qui démontre leur bonne volonté.
Toutefois, il conviendrait au préalable de s’assurer que les personnes qui s’engagent en amont du sommet d’Alger sont bel et bien celles qui s’assoient à ce même sommet le jour J. Or, le doute est permis, comme nous le confie un responsable politique de la MINUSMA en coulisse…
L’Azawad est un jeu de poker menteur où chacun cache son jeu, bluffe et n’hésite pas à engager des mises surréalistes simplement afin de négocier moins. Ainsi du MNLA qui prétend reconnaître l’unicité du Mali alors que des Ambassadeurs du MNLA (autoproclamés) apparaissent désormais à travers le monde. Mais c’est sans doute au sein du HCUA que le poker est un métier tant il est difficile de savoir qui est qui…
Si Iyad Ag Ghaly a clairement affirmé son ancrage dans l’univers jihadiste depuis sa vidéo du 6 août dernier, le flou le plus absolu quant à la position de ses sbires les plus fidèles. Sous couvert d’anonymat, le responsable de la MINUSMA, établi à Bamako, s’en explique : « Nous avons des informations laissant craindre que des chefs du HCUA comme Cheikh Ag Aousa ou bien même le colonel Bah Moussa répondent toujours de l’autorité du chef d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly.
Nous ne savons pas quoi en penser : cela signifie-t-il qu’ils soutiennent comme lui le terrorisme et appellent à des actions contre la MINUSMA et la France ? ». Connaissant l’étroitesse des liens qui unissent Alghabass Ag Intallah, le SG du HCUA, avec les intéressés, il serait sans doute opportun que ce dernier définisse une bonne fois pour toute la position de son groupe par rapport à Iyad Ag Ghaly et écarte toute possibilité de complicité terroriste.
Notre interlocuteur de la MINUSMA pense avoir la solution : « il faudrait que les chefs des différents groupes, et notamment du HCUA, clarifient leur position par rapport aux groupes terroristes, qu’ils signent par exemple une charte de rejet de toute forme de terrorisme. Cela permettra de savoir comment se positionne la HCUA par rapport à Ansar Dine et AQMI ».
Le succès d’Alger en dépend, et en même temps que lui, la paix et la stabilité du pays. Autrement, le risque est grand de voir Kidal redevenir un sanctuaire terroriste et s’attirer les foudres d’une communauté internationale manifestement de plus en plus décidée à en découdre.

Haute trahison d’état de l’Algérie : Oumar Mariko invité surprise aux pourparlers

Moussa Touré – Nouvelle Libération – 5 septembre 2014

Dr Oumar Mariko, secrétaire général de la solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI).
Dans le dos des autorités maliennes, sans même les en informer, l’Algérie vient de prendre la décision d’inviter le Dr Oumar Mariko et l’ancien ministre sous la transition yehia Ag Mohamed Ali aux pourparlers d’Alger. A quoi joue le pays de Bouteflika finalement ?
Nous le disions depuis les premiers jours du retour de l’Algérie dans le dossier malien. Il est difficile de faire confiance à ce pays qui n’a jamais pu (ou voulu) trouver de solution à la crise malienne. Ses autorités, elles-mêmes, viennent de nous donner raison avec l’ouverture du second round des pourparlers d’Alger. Elles ont pris la décision, toutes seules, d’inviter le Dr Oumar Mariko et l’ancien ministre de la transition, le dénommé Yehia Ag Mohamed Ali, à venir participer aux discussions. Tout cela, sans en informer le Mali, ni officiellement, ni officieusement.
Pour quelle raison l’Algérie, un pays sur lequel repose l’espoir de la majorité du peuple malien, joue à ce jeu là encore une fois ? Quel intérêt le pays de Bouteflika a-t-il à faire participer deux hommes dont on dit qu’ils ont des liens avec l’attaque de Kona et Iyad Ag Ghali à cette phase cruciale des négociations ? Quand on sait que l’ancien ministre vient de percevoir 80 millions de la part de l’Algérie et tout le reste, on ne peut s’empêcher de se poser des questions et être inquiet.
Il n’y a désormais donc aucun doute, le pays Bouteflika trouvera difficilement une solution à la crise malienne. D’ailleurs, on le sait depuis un certain temps. D’abord depuis que Iyad Ag Ghali y a élu domicile et que son ombre plane toujours sur tout ce qui se dit et se décide dans ce pays, ensuite parce que l’Algérie n’a aucun intérêt à voir un Nord-Mali sécurisé et en paix. C’est son Sud qui va en pâtir.
Le seul intérêt de l’Algérie, c’est de contrôler le dossier malien, se rendre incontournable tout en maintenant la crise et les terroristes en dehors de ses frontières. N’est-pas elle qui a exporté son terrorismes et ses terroristes sur notre sol ?
N’est-ce pas ce pays qui a tout fait pour empêcher à ce que l’ancien président tienne sa réunion des Chefs d’Etats du Sahel ? N’est-ce pas l’Algérie qui nous a fait signer des accords bidon visant à dégarnir nos frontières ? C’est elle qui abrite le dangereux Iyad qui n’aidera jamais à la stabilité et au retour de la paix dans notre pays.
Aux dernières nouvelles, les invités spéciaux de l’Algérie devaient s’envoler mercredi matin pour Alger. Maintenant, qu’ils y aillent ou pas, ce qui est grave c’est l’acte posé par ce pays contre les intérêts du Mali et à l’insu du Mali.
Nous y reviendrons

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