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Le pied de nez de la Chine au FMI

by sur 11 septembre 2014

Tandis qu’une mission du Fonds Monétaire International arrive au Mali pour vérifier la bonne gouvernance financière du pays et s’assurer que les engagements pris auprès des institutions de Bretton Woods sont respectés, en Chine le Président Keïta engrange des milliards de dons et de prêts sans intérêts !

Un beau pied de nez du capitalisme communiste chinois au capitalisme libéral occidental.

La Chine accorde une aide de 40 millions d’euros au Mali

Maliactu – 11 septembre 2014
La Chine a accordé au Mali une aide de près de 40 millions d’euros au Mali à l’occasion d’une visite du chef de l’Etat malien Ibrahim Boubacar Kéita, selon un communiqué de la présidence malienne.
Lors d’une rencontre avec le président Kéita à Tianjin (nord-est), le Premier ministre chinois Li Keqiang, a annoncé mercredi un don de 18 milliards de FCFA (27,5 millions d’euros) sans conditions et un prêt de 8 milliards de FCFA (12 millions d’euros) sans intérêt, précise le communiqué.
Par ailleurs, « le gouvernement chinois a également offert 600 bourses d’études aux étudiants maliens, sur une durée de trois ans », selon le texte.
L’ambassade de Chine à Bamako a expliqué qu’en Afrique, « le Mali reste un partenaire stratégique pour la Chine ».
Ces annonces ont été faites en marge de la rencontre d’été du Forum économique mondial en Chine à laquelle le président malien est le seul chef d’Etat africain présent.
Bamako est un fidèle allié de Pékin depuis l’indépendance du Mali en 1960. Tous les présidents maliens ont fait au moins une fois le voyage dans la capitale chinoise.

Mali : Ibk à Tianjin : Bamako aura bientôt un 4e pont

Source Présidence de la République – 11 septembre 2014

Construction du 4e pont de Bamako, de la ligne de chemin de fer Bamako-Conakry, du pont sur le Niger à Ségou, de la Centrale solaire de Kati, de 5 ports secs à Sikasso, Kayes, Nara, Narena et Gao : tels sont les projets pour lequel la délégation au Forum économique mondial de Tianjin a signé des conventions.
En marge du Forum économique mondial de Tianjin qui s’est ouvert hier, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a entamé mardi même l’agenda économique de sa visite par des rencontres très prometteuses avec quatre consortiums chinois des infrastructures, du bâtiment, des transports et de l’énergie.
Ainsi, le président de la République a-t-il reçu successivement à son hôtel, les PDG accompagnés de leurs proches collaborateurs de Crec, Covec, CGC, Huawei, GRBC et China Power Hypec.
Autour de projets structurants et d’importance vitale pour le développement du pays, le président de la République a discuté et conclu avec ses hôtes chinois plusieurs conventions et engagements dans des secteurs clés comme le chemin de fer, le dragage du fleuve Niger, la réalisation de barrages et de ports secs ainsi que la construction de centrales électriques. Les conventions conclues et signées ce mardi portent sur :
1. La réalisation du chemin de fer Bamako-Conakry
Le projet est conclu en association et avec l’accord total du gouvernement guinéen pour un montant de 8 milliards de dollars américains soit 4000 milliards de F CFA. Il s’agit d’un accord de partenariat permettant de réaliser les études de faisabilité et de proposer un schéma de financement pour la réalisation du chemin de fer Bamako-Conakry.
Les études de faisabilité, tant en ce qui concerne le tracé de la ligne, que celles qui concernent la mine de fer seront entièrement à la charge des partenaires.
Les études de la mine de fer de Balé dont l’exploitation doit permettre le remboursement du futur emprunt seront réalisées par deux des partenaires du consortium.
Le consortium était représenté à la signature de l’accord par le groupe d’Etat China Railway Engineering Company.
Première société d’Etat dans la construction de chemins de fer en Chine, China Railway Engineering Company pèse plus de 100 milliards USD et emploie 2 200 000 personnes de par le monde.
2. La réalisation du pont sur le fleuve Niger à Ségou pour un montant de 60 milliards CFA et de 5 ports secs (Sikasso, Kayes, Nara, Naréna et Gao) pour un montant de 32,5 milliards CFA
Les deux projets sont portés par la compagnie China Road and Bridge (CRBC), filiale du groupe China Communication and Construction Company, groupe d’Etat et n°1 des groupes en Chine. Sa filiale CRBC est présente au Mali à travers la réalisation de la route Bamako-Ségou.
Elle s’engage à réaliser, à ses frais, les études de faisabilité et à assister le Mali dans la négociation pour l’obtention des financements.
3. L’obtention d’un crédit fournisseur d’une valeur de 21 millions USD et d’une durée de 24 mois pour l’équipement du Cetrud par le groupe CGCOC.
4. Réalisation d’une centrale solaire de 40MW à Kati
Il s’agit de la signature d’un contrat commercial portant sur le financement et la construction d’une Centrale solaire de 40 MW à Kati. China Power Hypec a réalisé gratuitement, il y a six mois, dans notre pays une étude de faisabilité sur l’ensemble des sites pouvant accueillir une centrale solaire ou sur les centrales thermiques qui peuvent être transformées en centrales hybrides.
5. Réalisation du 4e pont de Bamako
Au terme du dîner offert par les groupes CGCOC et Hansom en l’honneur de S. E. M Ibrahim Boubacar Kéita, président de la République, le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement a signé avec la compagnie China Road and Bridge (CRBC) une convention relative à la réalisation du 4e pont de Bamako.
Au plan diplomatique, le président de la République a eu un tête-à-tête avec le Premier ministre chinois à l’issue de la cérémonie d’ouverture du Forum économique mondial. L’après-midi son agenda prévoyait des audiences à plusieurs chefs d’entreprises.

Une mission du FMI à Bamako ce matin : Vers la levée de la sanction du Mali ?

Rokia DIABATE – Par Le Prétoire du 11 septembre 2014
Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Christian Josz, se trouve actuellement à Bamako, pour une 2ème revue du programme économique du gouvernement appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), approuvée en décembre 2013. Très attendue, par ailleurs, pour décider d’une éventuelle levée de la sanction ayant conduit à la suspension de l’aide budgétaire en faveur du Mali, cette mission du FMI séjournera à Bamako jusqu’au 25 septembre prochain.
La mission rencontrera le premier ministre, Moussa Mara, le ministre de l’économie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Konzo Traoré, de même que des représentants de l’Assemblée nationale, de la société civile, des syndicats, du secteur privé et les partenaires de développement du Mali. La mission devra compléter la 2ème revue du FMI qui avait été suspendue, et se penchera aussi sur les décaissements de fonds Il s’agira pareillement de constater si oui ou non l’économie malienne aura fait des performances ces trois derniers mois. La mission produira, à la fin de son séjour, un communiqué qui esquissera les contours des futurs appuis.
Le FMI avait montré son agacement quant à l’achat de l’avion présidentiel pour 40 millions de dollars, alors que le pays demeure sous perfusion de la communauté internationale. Cette transaction, selon le FMI, témoigne des faiblesses dans la gestion des finances publiques du Mali. Le FMI et les autres bailleurs ont été en effet amenés à suspendre leur aide dans le budget d’Etat. Ainsi, depuis juin dernier, le pays souffre les pires affres de la suspension de l’aide budgétaire. A l’époque, le Fonds demandait aux autorités maliennes de prendre des « mesures concrètes » pour s’attaquer aux « faiblesses dans la gestion leurs finances publiques».
Rappelons qu’à l’issue de la première mission effectuée en mars dernier, Christian Josz s’était réjoui de la performance du Mali dans le cadre du programme économique appuyé par la FEC, qu’il jugeait comme étant conforme aux attentes, à l’exception des recettes fiscales qui, en 2013, ont été inférieures de 5 % au montant programmé. La contreperformance des recettes fiscales s’explique en partie par la baisse des prix de l’or et par des faiblesses administratives au sein de l’administration fiscale, selon ses explications.
Le déficit de recettes a été compensé par une sous-exécution des dépenses, et grâce à cette politique prudente, les objectifs de soldes budgétaires pour 2013 ont été atteints. Les réformes de la gestion des finances publiques sont en bonne voie. La mission s’était réjouie des mesures correctrices pour renforcer la gestion de l’administration fiscale et le contrôle de l’octroi des exonérations d’impôts que le gouvernement a déjà prises, en vue de préserver son objectif qui consiste à accroître la pression fiscale de 0,5 % du PIB en 2014.
Mener un audit des transactions est un des engagements pris par les autorités maliennes vis-à-vis du FMI. Mais, elles avaient aussi promis de préciser les conditions d’application de certaines règles budgétaires et de passation de marché, d’une part, et l’utilisation d’une disposition du code malien de marché public, qui permet de ne pas respecter les règles habituelles de transparence et d’appels d’offres pour certains achats jugés sensibles, d’autres part. Maintenant, il reste à voir si la sanction sera levée.

Le FMI à Bamako ce jeudi : La relance de l’économie malienne en ligne de mire

Le 22 septembre du 11 sept 2014 à 03:23
Au titre de l’Accord triennal de la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Mali, le Fonds monétaire international (FMI) entame ce jeudi une mission à Bamako. Les enjeux sont capitaux pour le gouvernement. Il entend prouver à ses partenaires financiers que le pays reste plus que jamais engagé sur la voie des réformes économiques et financières destinées à améliorer la qualité et l’efficacité des dépenses publiques.
Annoncée par Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des Finances, à son retour de Washington en juin dernier, la mission du FMI sera effectivement ce 11 septembre dans nos murs. Les experts de l’institution financière internationale, dans un esprit de partenariat, devront entamer avec les nôtres des échanges féconds sur les critères de performance annoncés par le gouvernement en vue de l’amélioration de la gestion publique et de la mobilisation des ressources internes.
Sur les critères de performance, le Mali a fait de grands progrès qui ont été reconnus par les partenaires financiers lors de la dernière mission qu’ils ont effectuée en mars dernier à Bamako. Depuis lors, Mme la ministre de l’Economie et des Finances a pris son bâton de pèlerin pour galvaniser l’ardeur des services de l’assiette dans la réalisation des objectifs de recouvrement à eux assignés.
Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures additionnelles, destinées à renforcer l’efficacité des structures publiques, Mme Bouaré a visité les Douanes et les Impôts dans le but de dynamiser les services de l’assiette en vue de l’atteinte des objectifs de recettes. Tout au long des discussions à Bamako, les experts du FMI constateront que ces mesures sont effectives sur le terrain.
Les deux opérations, à l’origine du refroidissement des relations entre le Mali et le FMI, à savoir l’achat de l’avion de commandement et le contrat de fourniture d’armes pour l’armée ont été mises en œuvre.
A ce sujet, de retour d’une mission à Washington, Mme Fily Sissoko avait déclaré à la télévision malienne: «Chaque fois qu’il y a des interrogations sur quelque chose, nous trouvons légitime que le FMI nous pose des questions et c’est à nous d’y répondre. Je me dis alors, en tant que décideurs, qu’il nous appartient de veiller à ce que nous puissions expliquer chaque décision que nous posons, au regard du cadre réglementaire existant. Maintenant, si dans sa mise en œuvre, on se rend compte qu’il y a un chainon manquant qui, un jour, peut donner lieu à des déviances, en ce moment-là, il est important encadrer celles-ci en vue de les minimiser».
Sur cette question, le chef de l’Etat, IBK, est dans la même logique. Interrogé à cet effet par nos confrères de l’ORTM et d’Africable Télévision, à l’occasion de la commémoration de sa première année à la tête du pays, le président Ibrahim Boubacar Kéïta a estimé que le FMI est dans son rôle, celui de s’assurer qu’une telle acquisition de l’Etat du Mali, un pays partenaire, n’a pas porté atteinte à l’équilibre de ses comptes.
«Si tel est le cas, nous allons rectifier le tir pour un nouveau départ. S’il y a des erreurs, nous allons les corriger. S’il y a des choses à revoir au niveau légal, nous allons saisir le Parlement pour qu’il en soit ainsi», a-t-il précisé. Tout en se disant très optimiste quant à la reprise normale de l’aide budgétaire avec le FMI.
Le ministre de l’Economie et des Finances, pour qui le programme économique avec le FMI est vital, a été donc bien inspiré de travailler à renouer le fil du dialogue avec l’institution financière de Bretton Woods avec laquelle toutes les questions sensibles ont été passées au peigne fin.
La Directrice du département Afrique, assistée de son adjoint Roger Nord, a été reçue en audience par elle. En cette circonstance, la responsable du FMI a fait part de sa satisfaction de voir la partie malienne parvenir à un accord majeur avec le Fonds à l’issue de cette mission hautement capitale pour le gouvernement.
Les partenaires du Mali ont reconnu que le pays, qui sort progressivement d’une crise multidimensionnelle, a fait des bonds qualitatifs depuis la dernière mission qu’ils ont effectuée en mars dernier à Bamako. Ce qui explique la mission de jeudi du FMI à Bamako, à l’issue de laquelle le ministère de l’Economie et des Finances, compte tenu des efforts de performance déployés çà et là, en termes d’amélioration de la gestion des finances publiques, espère dissiper tous les malentendus et poursuivre, dans l’intérêt des Maliens, les efforts du gouvernement dans le sens de la transformation de notre pays en un pays émergent, à moyen terme.
A l’Hôtel des Finances, on se dit serein et ouvert à toute initiative, destinée à améliorer la gestion des finances publiques. Ce qui démontre, une fois de plus, la volonté du gouvernement d’aller plus rapidement vers la transparence dans la gestion des affaires publiques.

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