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Un crash toujours inexpliqué

by sur 22 septembre 2014

La commission d’enquête n’explique pas le crash de l’avion affrété par Air Algérie dans la région de Gossi…

Le crash en juillet dernier au Mali du vol Air Algérie reste inexpliqué

Par Le Figaro.fr avec AFP – 20 Septembre 2014

L’enquête sur la chute de l’avion d’Air Algérie, le 24 juillet au Mali, n’a pas permis pour l’instant de parvenir à « une piste privilégiée » expliquant l’accident, a déclaré aujourd’hui le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français.
« Pour l’instant, il n’y a pas de piste privilégiée », a indiqué Bernard Boudeille, un responsable du BEA en présentant à Bamako un premier rapport d’enquête sur l’accident, qui avait fait 116 morts, dont 54 Français.
« Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste » dans les éléments recueillis par les enquêteurs jusqu’à présent, a-t-il souligné.
Une des premières hypothèses qui avaient été avancées au moment des faits était que l’avion avait été pris dans un orage et avait piqué subitement dans le désert.
Le 7 août, le BEA, chargé par les autorités maliennes de mener l’enquête technique, avait ainsi indiqué que l’avion, un McDonnell Douglas MD-83, avait été pulvérisé à son impact au sol après avoir perdu de la vitesse et viré à gauche pour une raison indéterminée alors qu’il traversait une zone orageuse.

Crash de l’avion du vol Air Algérie survenu près de Gossi au Mali : l’avion avait des problèmes avant le vol

Aboubacar Berthé – Malijet du 20 Septembre 2014

Suite à l’accident survenu, le 24 juillet dernier de l’avion MD83 d’Air Algérie dans la zone de Gossi au Mali, le Mali avait constitué une commission d’enquête composée d’experts maliens, burkinabé, algériens et français. Cette commission d’enquête a présenté son rapport d’enquête d’étape, samedi au Centre international de conférence de Bamako (CICB), en présence des ministres des Transports et du Désenclavement, de la Sécurité Intérieur, de la Justice et des Droit de l’Homme, celui de la Santé et de l’Hygiène Publique et l’Ambassadeur de France au Mali.
Le rapport d’enquête a été présenté par N’Faly Cissé, président de la commission d’enquête et Boudaille Bernard, enquêteur au Bureau d’étude et d’analyse de France (BEA), également membre de la commission d’enquête.
Selon la commission d’enquête, il s’agit d’un rapport d’enquête technique nécessaire pour la sécurité du transport aérien. Mais ce rapport ne situe pas les responsabilités dans le crash de l’avion qui a couté la vie à 116 passagers de plusieurs nationalités qui s’y trouvaient. Il s’agit de 54 français, 23 Burkinabès, 8 Libanais, 6 Algériens et d’un Malien. Les six membres de l’équipage étaient des espagnols. Il n’ y a pas eu de survivants.
Il ressort en substance du rapport de la commission d’enquête que l’équipage a respecté tous les plans de vol ; qu’il n’y a pas eu non plus, de turbulences significatives enregistrées durant le vol cela, malgré la présence de l’orage. Aussi, tous les papiers de l’avion étaient valables.
Mais les enquêteurs reconnaissent que l’auto manette de l’avion a été déconnectée quelques instants avant le crash. S’y ajoutent les boites noires et l’enregistreur vocal qui ne fonctionnaient pas avant le vol. Mais le problème de l’enregistreur vocal, a indiqué M. Boudaille, n’est pas et peut être consécutif à l’accident.
La piste terroriste est-elle possible ? Y a-t-il des pistes à prioriser ?
Boudaille Bernard répond que rien ne permet d’affirmer ou d’infirmer un acte terroriste. Mais ce qui est sûr, l’avion est tombé entier au sol et les débris éparpillés sur 300 m2. Avant d’ajouter que la commission d’enquête entend dans les prochains mois orienter l’enquête sur les performances de l’avion et de ses moteurs, sur l’origine de la diminution de la vitesse de l’avion au cours du vol ainsi que sur la perte et le changement d’attitude de l’avion.
Ce rapport de la commission d’enquête est loin, très loin de convaincre les parents des victimes du Burkina-Faso. Selon Me Halidou Ouédraogo, membre de l’association des victimes du crash au Burkina- Faso, il y a beaucoup zones d’ombre dans cette affaire.
Comment utiliser un avion avec des pannes connues avant le vol ? S’interroge Me Ouédrago. Allusion est faite aux problèmes des boites noires de l’enregistreur vocal de l’avion. Pour lui, la négligence de ces problèmes ne doit pas être exclue des causes du crash. Le fonctionnement normal de ces appareils pouvait permettre aujourd’hui, pense-t-il, d’avoir plus de renseignements sur l’accident de l’avion.
Par ailleurs, il se trouve que la société Air Algérie a licencié trois de ses directeurs centraux quelques semaines avant le crash de l’avion. Les parents des victimes tentent de faire un lien entre ce licenciement et l’accident de l’avion.
Les parents des victimes ne comprennent pas non plus pourquoi les restes des passagers qui se trouvaient à bord ne sont pas toujours remis à leur famille.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Me Bathily a expliqué, sans convaincre, que l’identification des restes est en cours. Toute chose qui est capitale, a-t-il ajouté, car le souci de l’ensemble des pays concernés par ce crash est d’avoir tous les éléments de réponse que les familles des victimes peuvent se poser.
L’enquête sur le MD83 continue et les parents des victimes jurent de se battre pour la manifestation de la vérité, toute la vérité sur cette affaire.

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