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La mort d’Hervé Gourdel

by sur 25 septembre 2014

Hervé Gourdel enlevé le 22-09-14 en Kabylie

Mort d’Hervé Gourdel : un crime perpétré par les Soldats du califat

Adrien Cadorel | Publié le 25.09.2014, 08h22
L’organisation Jund al-Khalifa fi Ard al-Jazaïr, auteur de l’assassinat d’Hervé Gourdel, est issue de groupes armés ayant sévi pendant la guerre civile algérienne au début des années 1990. | (AP.)

Il était jusqu’à présent considéré comme un groupe de second plan au sein de la mouvance jihadiste. Avant que Jund al-Khalifa fi Ard al-Jazaïr ne signe mercredi l’assassinat d’Hervé Gourdel. Quelques heures après l’enlèvement, les Soldats du califat en Algérie, qui avaient prêté allégeance à l’Etat islamique à la mi-juillet, s’étaient affichés aux côtés de leur otage, menaçant de l’exécuter si la France ne mettait pas un terme à son engagement au sein de la coalition.
Devançant l’appel au meurtre lancé lundi par l’EI, ils ont concrétisé leur serment d’allégeance de la plus barbare des manières.
C’est aux premières heures de la sanglante guerre civile algérienne, au début des années 1990, que naît ce groupuscule, qui compterait entre 80 et 120 membres selon les services d’enquête spécialisés. Au cours de ces vingt dernières années, il a connu de multiples évolutions et autant d’engagements au gré de l’évolution des groupes extrémistes en Algérie : notamment dans les rangs du Groupe islamique armé (GIA), puis au sein du Groupe salafiste pour la prédication du combat (GSPC) et enfin d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Au début de l’été, les premiers signes de rapprochement avec l’EI retiennent l’attention des services spécialisés, qui expliquent cette soudaine scission comme résultante d’une crise de gouvernance au sein d’Aqmi. Mi-juillet, l’allégeance est formalisée par un communiqué.
Un signe d’allégeance à l’EI
Gouri Abdelmalek, également connu sous le nom de guerre de Khaled Abou Souleïmane, est présenté comme le leader de ce groupe, dont le rayon d’action s’est longtemps cantonné au centre de l’Algérie. La scission avec Aqmi opérée, le groupe est rebaptisé Jund al-Khalifa et devient la première franchise de l’Etat islamique sur le continent africain. C’est peu dire que Gouri Abdelmalek, né en 1977 dans la commune de Si Mustapha, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alger, est devenu l’une des cibles prioritaires des services français.
Dans ses premières années de combat, cet homme issu d’une famille de paysans s’était forgé une réputation de soutien aux groupes terroristes algériens. En 1997, il avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour son aide logistique aux actions terroristes. Repéré par les plus hauts dignitaires d’Aqmi, dont il deviendra l’un des douze dirigeants, il est accusé d’être à l’origine de la campagne d’attentats qui a endeuillé l’Algérie entre 2004 et 2009, et notamment ceux perpétrés contre les bâtiments de l’ONU et ceux du palais du gouvernement. L’une de ses actions les plus retentissantes fut l’enrôlement en 2007 d’une dizaine de collégiens, destinés à devenir des kamikazes, dans un camp armé de l’ancien GSPC situé à Thenia (Nord).
Mercredi, les Soldats du califat en Algérie ont franchi un nouveau palier dans l’horreur. Selon plusieurs spécialistes, ils souhaiteraient, par cet enlèvement et cette exécution, faire preuve de leur radicalité et de leur engagement sans faille auprès de l’EI, mettant à la disposition de la mouvance islamiste des moyens humains et matériels mobilisables sur le territoire algérien.

L’otage français capturé en Algérie, Hervé Gourdel, a été décapité par ses ravisseurs

(©AFP / 24 septembre 2014 19h44)
Un groupe lié à l’organisation Etat islamique (EI) a annoncé, dans une vidéo postée mercredi, avoir décapité un Français enlevé dimanche en Algérie.
Ce groupe, Jund al-Khilafa, avait menacé lundi de tuer Hervé Gourdel, un guide de haute montagne de 55 ans, si la France ne renonçait pas « sous 24 heures » à ses frappes aériennes en Irak, un ultimatum rejeté mardi par le président François Hollande.
La vidéo, postée sur des sites jihadistes et intitulée « Message de sang pour le gouvernement français », débute par des images de M. Hollande prises au cours de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé la participation de la France à la campagne de frappes contre l’EI en Irak.
Elle montre ensuite l’otage, agenouillé et les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés et le visage dissimulé.
L’un des hommes lit ensuite un message dans lequel il dénonce l’intervention des « croisés criminels français » contre les musulmans en Algérie, au Mali et en Irak notamment.
L’Algérie avait déployé ces deux derniers jours quelque 1.500 soldats en Kabylie (nord-est) pour tenter de retrouver Hervé Gourdel.
Ce randonneur avait été enlevé au lieu-dit Tizi N’kouilal, un carrefour routier au coeur du parc national du Djurdjura, un haut lieu du tourisme, devenu sanctuaire des groupes armés islamistes dans les années 90.
La mise en scène de sa décapitation ressemble à celles des deux journalistes américains enlevés en Syrie James Foley et Steven Sotloff et du travailleur humanitaire britannique David Haines par des membres de l’EI ces dernières semaines

Otage français décapité: Hollande dénonce un assassinat lâche et odieux
Nations unies (Etats-Unis) – Le président français François Hollande a condamné mercredi à New York le lâche et odieux assassinat d’un otage français en Algérie par un groupe affilié au groupe Etat islamiste, soulignant qu’elle renforçait sa détermination à lutter contre cette organisation.
Notre compatriote Hervé Gourdel a été assassiné par un groupe terroriste lâchement, cruellement honteusement, a déclaré le chef de l’Etat français devant la presse depuis la mission française auprès de l’ONU où il devait s’exprimer peu après devant l’Assemblée générale de l’organisation.
Le visage fermé, François Hollande a déploré un crime odieux dont les auteurs devront être châtiés.
Ma détermination est totale et cette agression ne fait que la renforcer, a-t-il poursuivi dans une allusion à l’intervention militaire française en Irak contre l’organisation l’Etat islamique dont les ravisseurs de Hervé Gourdel se sont réclamés.
Nous continuerons à lutter contre le terrorisme, partout et notamment contre le groupe qu’on appelle Daech (acronyme arabe de l’Etat islamique, NDLR) qui répand la mort en Irak et en Syrie, a-t-il souligné, martelant que les opérations militaires aériennes (françaises en Irak) se poursuivront tout le temps nécessaire.
François Hollande a également annoncé qu’il réunirait dès demain jeudi à l’Elysée un conseil de défense pour à la fois fixer les buts que nous avons assignés à nos opérations militaires et renforcer encore la protection de mes compatriotes.

Mort de Hervé Gourdel: la barbarie de l’EI s’exporte en Afrique

Par Journaldumali.com – 24/09/2014
Les assassinats d’otages en Irak font des émules. L’otage français, enlevé dimanche, a lui aussi été décapité « lâchement et cruellement »par ses ravisseurs qui se réclament des terroristes irakiens.
L’information a été officiellement confirmée cet après-midi par les autorités françaises. Le guide de montagne qui était parti en randonnée dans les montagnes algériennes aux environs de Tizi-Ouzou a été exécuté par ses ravisseurs. Hervé Gourdel a été décapité par ses ravisseurs, une vidéo a été publié montrant une exécution semblable à celle des otages de l’EI en Irak. Kidnappé dimanche soir en Algérie,le rapt d’Hervé Gourdel a été revendiqué lundi soir par un groupe jihadiste local, « les soldats du Califat », qui a récemment fait allégeance à Daech ou l’organisation « Etat Islamique ».
Des centaines de gendarmes algériens étaient à sa recherche sur le terrain. De nombreux barrages avaient été mis en place sur la route qui traverse en lacets le massif montagneux dans lequel le Français a disparu en Kabylie, en Algérie. « J’ai pleine confiance dans les forces de sécurité algériennes pour que tout soit fait pour que nous retrouvions notre compatriote », avait indiqué hier soir François Hollande alors que l’ultimatum avait expiré depuis mardi soir.Sur Facebook, plusieurs pages de soutien avaient été créées. Depuis New York où il se trouve pour l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Hollande a qualifié cet acte de « lâche et cruel ». En affirmant sa détermination « totale » à continuer l’action militaire en Irak.
Peu d’espoir de le sauver
Hervé Gourdel, photographe et guide de montagne, a été enlevé dimanche soir en Algérie dans l’est du pays entre Bouira et Tizi Ouzou, dans la région montagneuse de Kabylie. Dans une vidéo authentifiée par le quai d’Orsay on voyait l’otage français, assis entre deux hommes armés et masqués, demander à François Hollande de cesser toute intervention en Irak. Le délai très court de l’ultimatum des ravisseurs et l’impossibilité pou l’Etat français d’accéder à leur revendication avait scellé le sort de l’otage, même si ses proches voulaient garder l’espoir que ses ravisseurs le garderaient en vie pour négocier.
L’émotion est vive et l’inquiétude augmente dans les communautés françaises à travers le monde. Le chef de l’Etat français a demandé à ses compatriotes de ne pas « prendre de risque en cette période compliquée ».
Qui sont les « soldats du Califat
Jund-Al-Khilafah fi Ard al-Jazaïr (« les soldats du califat en Algérie »), c’est le nom de ce groupe encore peu connu il y a 48heures. Ces djihadistes se réclament de l’organisation État islamique, bien qu’ils combattent à des milliers de kilomètres de son « califat » autoproclamé. d’après les experts de la région, il s’agit d’une faction d’une centaine d’hommes, née pendant la guerre civile algérienne, sous l’appellation Brigades de Thénia. Il aurait été impliqué sous les ordres du Groupe islamique armé (GIA), dans la vague d’attentats de 1995 dans le métro parisien. À sa tête, Abdelmalek Gouri, un vétéran du djihad en Afghanistan, surnommé Khaled Abou Slimane, l’un des 12 commandants du conseil des chefs d’AQMI.
« Des dissensions apparaissent au sein d’Aqmi, sur la nécessité ou non de rejoindre le califat, explique Mathieu Guidère, islamologue français. Deux tendances s’affrontent. Les uns, dont le chef d’Aqmi Abdelmalek Droukdel, considèrent qu’il vaut mieux combattre localement contre le gouvernement algérien et les intérêts français, tandis que les autres estiment qu’il faut rejoindre l’organisation État islamique, jugée plus efficace. » Khaled Abou Slimane fait partie de ceux-là. Mis en minorité par le conseil des chefs d’Aqmi, qui souhaite rester en Algérie, l' »émir » de Thénia fait dissidence et annonce en juillet sa volonté de rejoindre les rangs de l’EI.
Consolider le califat. Son coup d’éclat à travers le meurtre de l’otage, sous le même mode opératoire que l’EI en Irak,a pour objectif de lui rallier d’autres groupes et phagocyter AQMI.

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