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Marche de soutien au « Mali indivisible »

by sur 26 septembre 2014

La marche organisée à l’appel de Chérif Ousmane Haïdara et d’une quarantaine d’associations a connu un fort succès populaire hier jeudi à Bamako.

Déroulement et commentaires ci-dessous.

Marche pour l’unité: la Démonstration de force

Le Journal du Mali – Par Modibo FOFANA – 26/09/2014
Ils étaient des dizaines de milliers dans les rues de Bamako ce jeudi 25 septembre pour dire leur attachement au Mali un et indivisble. Une grande mobilisation à l’appel de la société civile.
Le Boulevard de l’Indépendance noir de monde. Des pancartes et banderoles plus explicites les unes que les autres. Après Gao et Tombouctou, c’est à Bamako qu’a eu lieu une grande marche pour dire non à la partition du Mali ou à un quelconque fédéralisme.
« Non à l’indépendance », « Non à l’autonomie », « A bas Azawad », « le Mali est un est indivisible », « Maliba tè kila »(le Grand Mali ne sera pas divisé). C’est à l’appel d’un collectif regroupant une quarantaine d’organisations de la société civile que ce grand rassemblement s’est tenu, drainant les marcheurs de la Place de la Liberté au Monument de l’Indépendance.
Alors que les négociations sont suspendues à Alger, les Maliens entendent faire comprendre aux représentants des parties en pourparlers et à la communauté internationale qu’ils n’adhèrent pas à l’option d’un fédéralisme ou d’une autonomie large accordée à la région de Kidal, encore tenue par les différents groupes politico-militaires hostiles au gouvernement de Bamako.

2014-09-25 Manif Mali indivisible© EFS Les marcheurs, tous pour l’unité et l’indivisibilité du Mali

Leaders religieux, hommes politiques, acteurs reconnus de la société civile, hommes et femmes, jeunes, unis autour de la cause commune. Soumaila Cissé, chef de file de l’opposition aux côtés des cadres du RPM, l’Abbé Dembélé de l’Eglise catholique, le Pasteur Goïta de l’Eglise protestante, Amadou Bocar Tékété du Conseil national de la société civile, tous ont crié leur ras-le-bol face à une situation qui met en péril le « vivre-ensemble » séculaire des Maliens.
A la place de l’Indépendance, les allocutions sont toutes allées dans un sens. Sur la Place de l’Indépendance où une tribune avait été dressée, les marcheurs ont été félicités par les organisateurs pour la grande réussite de cette démonstration de force en faveur d’un Mali Un et Indivisible.
Le prédicateur Chérif Haidara rappellera le devoir patriotique de chacun. »Nous sommes la ce soir pour sauver notre pays à la partition au fédéralisme et à l’autonomie » déclare-t-il avant d’ajouter que « le Mali ne sera pas divisé, car c’est un pays béni ». Pour Mahamoud Dicko, Président du Haut Conseil Islamique du Mali, c’est le Mali qui compte aujourd’hui. « Notre pays est menacé de la partition et nous n’accepterons ni l’indépendance [de l’Azawad, ndlr], l’autonomie et le fédéralisme ».
Allaye Touré le représentant de la société civile n’a pas manqué d’exprimer leur détermination à aller jusqu’au bout pour sauver le Mali. La représentante des femmes, Ouelematou Sow a demandé la forte mobilisation de ses sœurs pour dire non à la partition du pays.
La manifestation s’est déroulée dans le calme et aucun incident n’a été noté. A Sikasso, la même manifestation a eu lieu et ce vendredi, les populations de Koulikoro battront elles aussi le pavé.

Des milliers de personnes ont marché à Bamako hier jeudi contre l’indépendance, l’autonomie, le fédéralisme, le statut particulier, l’Azawad réclamés les rebelles

Abdoulaye Diakité – Malijet – 26 septembre 2014
2014-09-25 Manif contre la partition du Mali
Ils étaient plusieurs milliers de personnes issues des organisations de la société civile et des confessions et associations religieuses à battre le pavé hier jeudi 25 septembre 2014 à Bamako contre toute sorte de partition du Mali. Cette belle initiative, à laquelle ont adhéré plus de 40 organisations de la société civiles et les centrales syndicales du Mali, est venue du très populaire Chérif Ousmane Madani Haidara, leader religieux du Haut Conseil Islamique du Mali et non moins président de l’association Ançar- Dine.
C’est une marrée humaine qui a pris d’assaut les rues de Bamako hier soir pour dire non à la division de notre pays. Hommes, femmes, jeunes, députés, religieux de tout bord, tous étaient à ce rendez-vous de l’histoire. La marche est partie à 16 heures de la place de la Liberté, face à l’Hôtel de Ville pour prendre fin au monument de l’Indépendance.
Les marcheurs sont passés par le Cinema Babemba, le boulevard de l’indépendant avant d’arriver au monument de l’indépendance où les attendaient des personnalités comme Chérif Ousmane Madani Haïdara du groupement des leaders religieux ; Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique ; Ibrahim Allaye Touré, président du Conseil national de la société civile ; le ministre de la Justice et des droits de l’homme, Mohamed Aly Bathily et son homologue des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo qui représentaient le gouvernement etc. Du point de départ à l’arrivée, les marcheurs ont scandé des slogans se rapportant à l’indivisibilité du Mali.
Dans une déclaration commune lue par le président du Conseil national de la société civile, les marcheurs ont expliqué que « Nous, société civile du Mali, conscients des risques et des enjeux nationaux, régionaux et internationaux de la crise malienne et de sa répercussion sur la sécurité et la paix ; conscients que le Mali est une nation millénaire, uni dans sa diversité et riche dans son brassage, sa culture et son patrimoine mondial ; soucieux de la sauvegarde de l’intégrité territoriale du Mali, de sa stabilité et de la nécessaire quiétude de sa population de préserver l’unité nationale, la laïcité et la forme républicaine de l’Etat ; soucieux d’une résolution durable et définitive de la crise sécuritaire et cyclique que connait le Mali depuis 1963 ; rappelons l’appel incessant de la société civile à l’endroit de toutes les parties prenantes d’aller vers une négociation pour une issue heureuse de la crise ; rappelons l’engagement du peuple malien pour la paix, rappelons l’engagement de la communauté internationale à travers les différentes résolutions pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale, de la laïcité et de la forme républicaine de l’Etat ; saluons la tenue des pourparlers de paix en cours à Alger entre les représentants du gouvernement du Mali, des communautés et ceux des groupes armés ; saluons l’engagement de la communauté internationale en appui au processus de paix ; soutenons le dialogue intra et inter-communautaire pour raffermir le dialogue social très entamé ; réaffirmons notre engagement à veiller et à rester fidèles à la devise du Mali : un peuple-un but-une foi. A cet effet, nous, société civile du Mali, disons non à toute forme d’indépendance, non à toute autonomie, non à toute forme de fédéralisme et à toute forme de statut particulier. Nous adressons nos sincères remerciements à tous les partenaires du Mali, notamment la France, le Tchad, Cédéao, l’UA, l’Union Européenne, les nations unie ».
Après cette déclaration, il y a eu les interventions des représentants des griots ou communicateurs traditionnels ; des familles fondatrices de Bamako ; les leaders des mouvements de femmes et de la jeunesse ; de l’UNTM, la plus grande centrale syndicale du pays. S’y ajoutent les interventions du président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko ; des ministres Bathily et Thierno Diallo ; et de Chérif Ousmane Madani Haidara.
Selon le président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko, la réussite de cette marche est la preuve que le Mali est unique ; c’est aussi la preuve que les Maliens ne sont pas prêts à cautionner une quelconque indépendance, autonomie encore moins un fédéralisme.
Quant à Cherif Ousmane Madani Haidara, il s’est réjoui d’avoir réalisé un rêve, celui de réunir tous les Maliens de toutes religions pour la cause du Mali. Il a surtout ajouté que cette initiative n’a aucune odeur politique et que tout le financement est de lui.
Selon le ministre Bathily, « depuis le 22 septembre 1960, le Mali est resté fidèle à sa devise : un peuple, un but, une foi. Mais au lieu de cela, certains, avec leurs soutiens, cherchent à diviser le pays pour avoir leur part. Le projet a été préparé à l’extérieur par les rebelles et leurs souteneurs lesquels les accompagnent à Alger, les apprennent comment négocier et les arment contre le Mali. Tous les soutiens de ces rebelles sont connus par les Maliens. Mais la force du Mali réside dans sa foi en Dieu et Inchach Allah, le Mali ne sera pas divisé. La réconciliation se fera sur des bases sincères. C’est nous qui sommes chaque fois allés vers eux pour leur proposer la paix. Ils (les rebelles) nous ont dit qu’ils renoncent à l’indépendance, à l’autonomie, au profit du fédéralisme. Mais nous sommes convaincus qu’en leur accordant le fédéralisme, c’est pour préparer l’indépendance. Le fédéralisme veut dire : nous restons avec vous, mais vous nous donnez notre part. Et s’ils obtiennent ce fédéralisme, avec l’appui de leurs soutiens extérieurs, ils vont exiger leur indépendance. Nous n’allons pas nous laisser faire et à tout prix. On préfère mourir que de renoncer à un centimètre du territoire ».
Il avait été annoncé que cette marche allait être simultanée dans tout le pays, mais à part Bamako, aucune région n’a marché hier jeudi. Mais selon nos informations, Ségou et Koulikoro vont marcher ce vendredi. Sikasso, Kayes, Mopti et Diré se préparent pour les jours à venir. Gao et Tombouctou ont déjà marché la semaine dernière.

Le ministre de la justice lors de la marche d’hier : « Nous ne céderons pas, à moins qu’ils marchent sur nos corps »

Lassina NIANGALY – Tjikan – 26 septembre 2014
Les Maliens se mobilisent contre un semblant de scénario Soudanais. Répondant à l’appel des organisations et associations de la société civile, hier jeudi 25 septembre, des milliers de Maliens ont manifesté à Bamako, Ségou Sikasso et un peu partout à travers le Mali. Objectif : dire non à tout projet de partition du Mali et le respect du caractère laïc de la République, dans le cadre du processus des pourparlers inter maliens qui se déroulent à Alger depuis début septembre.
En vue de préserver l’intégrité territoriale et la forme laïque de la république, environ quarante deux(42) organisations et associations de la société civile ont initié, sous le leadership du chef réligieux Chérif Ousmane Madani Haïdara, des marches pacifiques à travers tout le Mali hier. Parmi lesquels, d’influentes organisations syndicales (UNTM et CSTM), et religieuses, dont l’Eglise protestante, l’Eglise catholique, le groupement des leaders religieux, entre autres.
Une véritable marée humaine sur le boulevard de l’indépendance. Des dizaines de milliers de manifestants ont battu le pavé de la place de la liberté au monument de l’indépendance pour protester leur désaccord aux tournures que les pourparlers d’Alger seraient en train de prendre. « Non à l’indépendance, Non au fédéralisme, Non à l’autonomie», tels étaient entre autres les slogans scandés par les manifestants.
A la place de l’indépendance, point de chute de cette marche, le Chérif Ousmane Madane Haïdara, le président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko, les représentants des communautés chrétiennes, le porte parole des patriarches de Bamako, Bamoussa Touré, le ministre de la Justice, Mohamed Aly Bathily, le ministre des affaires religieuses, Oumar Hass Diallo, le secrétaire adjoint de l’UNTM, Maouloud Ben Kattra, le troisième vice président de l’Assemblée nationale, Amadou Cissé, entre autres, se sont succédés tour à tour à la tribune.
Tous porteurs d’un seul et même message. Celui d’un Mali uni, laïc, démocratique et divers. « Nous veillerons à ce que l’intégrité territoriale du Mali et son caractère laïc soient respectés. Nous ne céderons pas un iota d’une partie de notre territoire, à moins qu’ils marchent sur nos corps» assène le ministre de la justice des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Mohamed Aly Bathily.
« Nous le savons tous, qu’ils ont des soutiens à l’étranger. Et ce sont ces gens qui les ont armé contre nous et ce sont ces mêmes personnes qui les soutiennent aujourd’hui à Alger, mais le Mali est un grand pays et il ne tombera jamais entre les mains de ses ennemis » dit-il.
Quant à l’initiateur de la marche, le guide Ousmane chérif Madani Haïdara, il a précisé que cette marche n’a aucune motivation politique. « Nous ne cherchons pas de poste, nous ne faisons pas de politique, mais nous aimons notre patrie » dit-il. Avant d’ajouter qu’il l’a financé de l’argent de sa propre poche.
Faut-t-il le signaler, le charismatique Chérif Ousmane Madani Haïdara, et le président du Haut conseil islamique Mahmoud Dicko ont mis à profit l’occasion pour dissiper la probable mésentente qui existerait entre eux. « Certes nous pouvons avoir des points de vue divergents, mais il n’y a eu de méchante discorde entre nous » dit l’imam Dicko. Avant de féliciter, Ousmane Chérif Madani Haïdara pour son initiative.
Si dans les capitales régionales telles que Sikasso et Ségou, la marche a eu lieu le matin, à Bamako les organisateurs ont opté pour l’après midi, 16heures.
Faut-il, le souligner, certains groupes armés tiennent toujours mordicus à leur projet de fédéralisme. Un jeu de volte face des groupes armés et leurs alliés qui, selon plusieurs observateurs risquent de conduire le Mali vers un scénario Soudanais.
« Ce qui compte avant tout, c’est le Mali et la conscience du peuple malien en sa capacité de résistance et de progrès. Tirant leçon de la partition du Soudan à l’initiative des parrains internationaux des pourparlers soudanais, la société civile malienne prévient déjà les perspectives et proclame à l’avance qu’elle n’acceptera jamais un diktat qui toucherait à un centimètre carré du Mali ancestral », confie, le porte parole de la plate-forme, Yagaré Baba Diakité, à nos confères de l’indicateur du renouveau.
Faut-il le souligner, cette grande marche intervient après celle organisée dans la cité des Askia, Gao, quelques semaines avant. Manifestation lors de laquelle les populations ont mis en garde l’opinion nationale et internationale contre une probable guerre civile, si jamais, à l’issue des pourparlers d’Alger, une autonomie ou une indépendance venait à être accordée aux groupes armés.
L’événement d’hier soir a été marqué par la présence du chef de file de l’opposition, Soumaîla Cissé et de plusieurs hauts responsables du Pays.

Bamako a marché hier pour dire : -Non à l’Azawad -Non à l’indépendance -Non à l’autonomie •Non au fédéralisme

Abdoulaye Ouattara – Le Républicain du 26 sept 2014.
Grande marche à Bamako contre l’autonomie ou le fédéralisme du Nord Mali
«Non à l’Azawad, Non à l’indépendance, Non à l’autonomie, Non au fédéralisme, le Mali est un et indivisible…», la population de la ville de Bamako, à l’appel de 42 organisations de la société civile, était sortie massivement hier jeudi 25 septembre 2014 pour marcher contre toute forme de partition de notre pays. La procession est partie de la Place de la Liberté avec à sa tête les leaders des confessions religieuses, des Associations et organisations de la société civile, des leaders syndicaux, des leaders politiques de la majorité comme de l’opposition, des élus de la nation et autres organisations socioprofessionnelles.
Elle été accueillie au monument de l’indépendance par Mahmoud Dicko, le président du Haut Conseil Islamique(HCIM) et le président du groupement des leaders religieux du Mali, le Chérif Ousmane Madani Haïdara, leader spirituel de Ançardine, initiateur de cette marche grandiose.
Après Gao et Tombouctou, la semaine dernière, c’était autour de la capitale(Bamako) de mettre une pression supplémentaire sur les assises des pourparlers d’Alger. Pour preuve, cette grande marche organisée hier jeudi 25 septembre 2014 à Bamako par une plate-forme de 42 organisations de la société civile.
En effet, à travers cette manifestation, ses organisateurs comptent sur le sens patriotiques des Maliens pour contrer les velléités séparatistes de notre pays qui se manifestent du côté de l’Algérie, pays médiateur dans la crise malienne. Dans sa capitale(Alger) les autorités maliennes et les groupes séparatistes sont, depuis un certain temps, engagés dans des pourparlers dits inclusifs.
Dans les derniers développements de ces négociations, Bamako tout comme les autres capitales régionales du Mali constatent avec stupéfaction que les propositions des groupes rebelles sous des vocables, tantôt autonomie, tantôt fédéralisme, semblent prendre des allures de division de notre pays.
C’est pour quoi, sur l’initiative du Chérif Ousmane Madani Haïdara, guide des Ançars, non moins président du Groupement des leaders religieux du Mali, la population de Bamako, était sortie massivement pour dénoncer d’une seule voix ce complot du MNLA et ses alliés de la communauté internationale contre l’unité et l’intégrité territoriale du Mali.
Les manifestants, drapeau national à la place des banderoles, scandaient sur le boulevard de l’Indépendance, entre autres : «Mali Tè Klan, Mali, Mali kelen, A bas l’Azawad, A bas les idées indépendantistes du MNLA, pas de Statut particulier au nord etc. ». Le moins qu’on puisse dire, c’est que les manifestants étaient très remontés, ce jour ci, contre le MNLA et ses alliés. De quoi donner du verbe à leurs leaders qui les attendaient aux pieds du Monument de l’Indépendance. Dans le cadre d’un grand meeting ces derniers ont harangué la foule.
En premier lieu, Mahmoud Dicko, Président du Conseil Islamique du Mali(HCIM), après avoir salué l’initiateur de cette marche grandiose, a affirmé que le Mali est une nation séculaire et ne saurait se dérober des missions, à lui, assignées par ses grands fils, tel que : Soundiata Keïta, Tièba et Babemba Traoré, Da Monzon Diarra, Sonni Ali Ber, Askia Mohamed, Firoun etc., à savoir l’unité, l’intégrité, la bravoure, et surtout le vivre ensemble.
Pour se faire, le premier responsable de la foi musulmane au Mali a invité les uns et les autres à la solidarité, à la tolérance et à la foi en Dieu. «Si nous restons ensemble, rien ne pourra nous arrivé. Et le Mali restera un et indivisible », a-t-il conseillé. Pour le ministre de la justice, garde des sceaux, Mohamed Bathily, l’un des manifestants du jour, notre pays fait face à un complot international du MNLA et ses alliés.
Selon lui, l’idée fédéraliste est une manière pour les séparatistes d’aboutir à l’indépendance. Pour ne pas se laisser prendre, le gouvernement, dans sa stratégie a demandé aux groupes armés de faire leurs propositions. Pour le ministre du culte et des affaires religieuses, Thierno Has Diallo, cette grande mobilisation prouve que le Mali a de la chance. Pour le natif de Tamani, le Chérif Ousmane Madani Haïdara, c’est sa fibre patriotique qui lui a poussé à initier cette marche. « Nous sommes là pour le Mali, pour aider les dirigeant du pays à soulager les citoyens », a-t-il souligné.
Dans une déclaration lue, l’ensemble des organisateurs de cette marche réaffirme leur engagement à veiller et à rester fidèle à la devise du Mali. A cet effet, ils disent non à toute forme d’Indépendance, d’autonomie, de fédéralisme et de statut particulier. Ils ont, enfin, remercié les partenaires du Mali, notamment, la France, le Tchad, la Cédéao, l’Union africaine, l’Union Européenne, les nations unies, la MINUSMA… pour leurs soutiens.

Contre la partition du Mali et pour l’unité nationale : marche grandiose à Bamako

Seydou Coulibaly – © AFRIBONE – Le 25 Septembre 2014
A l’appel de plus d’une quarantaine d’organisation de la société civile, sous la houlette du guide spirituel de l’association islamique Ançar dine, Chérif Ousmane Madani Haïdara, moins moins vice-président du Haut conseil islamique du Mali, des dizaines de milliers de personnes ont battu le pavé ce jeudi 25 septembre 2014 à Bamako. L’objectif de cette marche est de soutenir le gouvernement dans sa volonté de maintenir le pays uni, face aux séparatistes des groupes armés du nord du Mali.
« Non à un Etat Azawad », « non au fédéralisme », « non à l’autonomie ». Ce sont entre autres slogans incrustés sur les pancartes et autres affiches tenues par les manifestants. En accord avec cette volonté d’hostilité à la partition du pays, le collectif des ressortissants du nord (Coren), ajoute une note paternaliste : « nous n’avons d’autre vision que le recouvrement de nos terres ». Au Mouvement Vert-Jaune-Rouge (le drapeau national), on prêche l’unité « pour sauver la patrie ».
Un exemple d’unité qu’a démontré les députés à l’Assemblée nationale qui se sont serrés les coudes – Majorité et opposition – au cours de cette manifestation. Le soleil de plomb n’a pas empêché ces habitués de la haute climatisation de battre le pavé sur près de deux kilomètres.
La marche a débuté vers 16 à la place de la liberté pour se solder par une série d’allocutions au pied du monument de l’indépendance. De l’opposition, on pouvait noter, entre autres, la présence de Soumaïla Cissé, Mahamadou Hawa Gassama Diaby et Amadou Cissé. A la tribune pour les allocutions, c’est le troisième vice-président (membre de la majorité parlementaire) qui s’est exprimé au nom de l’institution.
La manifestation n’avait aucune commune mesure que celles liées à l’imbroglio du code des personnes et de la famille en 2009. L’effectif des manifestants débordait largement les capacités du maintien d’ordre des forces de l’ordre présent mais aucun incident majeur n’a émaillé la manifestation. Les organisateurs semblaient avoir tout planifié pour éviter les messages hostiles notamment à la Mission internationale pour la stabilisation du Mali (Minusma) et aux pays soupçonnés de soutenir les séparatistes. Mais certains ne se sont pas laissés convaincre et clamaient quelques fois « A bas la France », « Le rebelle est invisible ». Idem pour quelques pancartes sur lesquelles on pouvait lire « L’Onu n’est pas avec le peuple malien ». Le discours guerrier, c’est le ministre de la justice en parfaite connaissance de cause qui l’a tenu à la tribune.
Tour à tour, Bamoussa Touré, coordinateur des chefs de quartiers de Bamako, Maouloud Ben Kattra de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm), Mme Dembélé Ouleymatou Sow de la Fédération nationale des femmes (Fenacof), Mohamed Maky Bah, président de l’Union nationale des jeunes musulmans (Ujmma), Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique (HCI), Mohamed Aly Bathily, ministre de la justice, Thierno Oumar Hass Diallo, ministre des affaires religieuses et du culte et Chérif Ousmane Madani Haïdara, se sont expliqués sur les enjeux des négociations de paix qui se déroulent à Alger. « On en a marre. Le Mali est un peuple uni, pacifique. Nous avons assez encaissés », s’est exclamée Mme Dembélé Ouleymatou Sow. « Les jeunes promettent que le Mali ne sera pas divisé. Vive le Mali », a renchérit Mohamed Maky Bah. « Ceux qui ont attaqué le Mali n’étaient pas seuls. Ils ont été aidés, appuyés et armés contre nous. Ces mêmes soutiens sont à leurs côtés au cours des négociations à Alger », a déclaré pour sa part le ministre Bathily. Avant de souligner dans un discours tenu en bambara : « Nous ne céderons un iota de notre territoire, sauf s’ils marchent préalablement sur nos corps ».

Chérif Ousmane Madani Haïdara appelle les Maliens à sortir massivement aujourd’hui à 16 heures pour marcher contre la division du Mali

Par Abdoulaye Diakité – Malijet – 25 septembre 2014

Chérf Ousmane Madani HaïdaraChérif Ousmane Madani Haïdara, le guide spirituel d’Ançar Dine

C’est à l’initiative du Cheick Chérif Ousmane Madani Haïdara que les Maliens, dans le cadre d’une plateforme des organisations de la société civile, vont battre ce soir le pavé. De Kayes à Kidal en passant par Bamako, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao, c’est tout le Mali qui sera dans les rues après la prière de 16 heures aujourd’hui.
L’initiateur principal de cette marche nationale, Chérif Ousmane Madani Haïdara, le guide spirituel d’Ançar Dine, à ne pas confondre avec l’autre Ansar Eddine d’Iyad Ag Ghaly, compte sur le sens patriotique de ses compatriotes et les invitent à sortir massivement pour contrer les velléités de division de notre pays qui se manifestent du côté de l’Algérie.
Les marcheurs vont dire : « Non à l’Azawad » ; « Non à l’indépendance » ; « Non à l’autonomie » ; « Non au fédéralisme » ; « Le Mali est un et indivisible ». Une quarantaine d’organisations de la société civile répondront à l’appel du guide ce soir.
A Bamako, la marche sera dirigée par des personnalités de premier plan au Mali notamment Adama Traoré porte-parole de la plateforme ; Abbé Dembélé de l’Eglise Catholique ; Pasteur Goïta de l’Eglise Protestante ; Amadou Bocar Tékété du Conseil national de la société civile ; Mohamed Macky Bah de l’Union des jeunes musulmans du Mali (UJMA) ; l’honorable Badian Hamatou des Kel-Tamasheq etc.
Mahmoud Dicko, le président du Haut conseil islamique que nous avons eu hier au téléphone compte être de la partie. Même s’il ne compte pas marcher comme les autres vu son âge, il sera à l’accueil au monument de l’indépendance avec Chérif Ousmane Madani Haïdara.
Les marcheurs de Bamako partiront de la place de la liberté pour le monument de l’indépendance en passant par le Cinéma Bambeba, le boulevard de l’indépendance.

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