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L’insécurité règne toujours au Nord

by sur 2 octobre 2014

Mis à jour vendredi 3 octobre à 18h15

Comme cela était prévisible, et prévu depuis le début de l’année, une fois les forces françaises de l’opération Serval redéployées sur un vaste territoire dans le cadre de l’opération Barkhane qui lui a succédé, les djihadistes reviennent en force, s’attaquent à la MINUSMA et continuent leurs trafics en terrorisant les populations.

L’ONU s’en préoccupe, la France arrête des terroristes, le MNLA proteste… alors, rien de nouveau sous le soleil du septentrion malien ?

Mohamed Zeyni Aguissa Maiga libéré (Communiqué du Ministère de la Défense)

Par Ministère de la Défense – 02-10-2014
Le Ministre de la défense et des anciens combattants informe l’opinion nationale et internationale que le dimanche 28 septembre 2014, les Forces Armées et de sécurité du Mali ont interpellé aux environs de Gao, le Sieur Mohamed Zeyni Aguissa Maïga se réclamant du MNLA.
Monsieur Mohamed Zeyni Aguissa Maïga a été interpellé par les Forces armées et de sécurité maliennes pendant qu’il tentait de procéder à des recrutements au profit des groupes armés, contrairement au contenu des accords. Cela avait également provoqué la colère des populations qui voulaient le lyncher.
C’est dans ces conditions qu’il a été interpellé et remis à la prévôté par les FAMA. L’intéressé a donc été conduit à Bamako pour être entendu par les services compétents. A l’issue de son audition, des preuves irréfutables ont été retenues contre lui.
Le Ministre de la Défense et des anciens combattants note que, malgré le fait que des preuves ont été retenues contre le sieur Mohamed Zeyni Aguissa, a été relaxé dans un souci de consolidation des mesures de confiance conformément à l’esprit des accords signés sous la houlette de la communauté internationale.
Le Ministre de la défense et des anciens combattants salue le professionnalisme, l’esprit patriotique et la pondération des Forces armées et de sécurité du Mali, et invite toutes les parties au respect de leurs propres engagements à travers les accords en vue de la réconciliation nationale. Le Ministre salut le bon esprit des populations qui ne ménagent aucun effort pour la paix et la sécurité du pays.
Le ministre félicite les partenaires pour leur soutien et les exhorte à s’engager davantage pour faire aboutir le processus de paix au Mali.
Bamako, le 02 octobre 201
Le Chargé à la communication
Colonel Diarran Koné
Chevalier de l’ordre national

NORD DU MALI : L’insécurité y règne toujours

Cheick Tandina – Le Prétoire – 2 octobre 2014
L’interpellation et la détention de Mohamed Zeyni Aguissa nourrissent les débats.
Le Mnla va-t-il faire de sa libération une condition de la reprise du dialogue ? Le gouvernement va-t-il en faire un exemple dans la lutte contre l’injustice et l’impunité ? Les populations du nord vont-elle se départir de leur sentiment de deux poids deux mesures ? Devant l’œil scrutateur des médiateurs et de la Minusma, IBK doit se décider au plus vite.
En fin de week-end dernier, Mohamed Zeyni Aguissa, le ministre de la jeunesse et des sports de l’éphémère et nébuleux Conseil transitoire de l’Azawad a été arrêté par une patrouille de jeunes patriotes sédentaires près du village de Forgho (25 Km de Gao) alors qu’il se rendait dans son village.
Le membre du gouvernement de l’Etat unilatéralement proclamé par le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) a été remis aux forces armées maliennes qui ont assuré son transfèrement sur Bamako après avoir informé les responsables de la Minusma. Cette interpellation a été diversement appréciée.
Si la mission onusienne ne l’a pas commentée, préférant « suivre l’évolution du dossier », le Mnla, quant à lui, est monté au créneau pour dénoncer un acte qui pourrait remettre en couse les négociations en cours entre lui et le gouvernement malien.
Déjà, des responsables du mouvement rebelle terroriste semblent faire de la libération de leur ministre une condition à la reprise du dialogue. C’est à Gao, où ce triste individu a été interpellé, que l’on s’étonne de tout ce boucan. L’homme y est loin d’être perçu comme un ange.
Pendant l’occupation de la région de Gao, Mohamed Zeyni Aguissa se serait distingué par des exactions dignes d’un criminel contre l’humanité, à l’instar de tous ses autres camarades. D’ailleurs, quand il y a eu des affrontements entre le Mnla et leurs anciens complices dans le mal du Mujao et d’Aqmi, les populations n’ont pas hésité à prendre le parti des islamistes coupeurs de membres et fouettards contre les Touareg voleurs et pilleurs.
Ces populations sont mieux placées que quiconque pour savoir qui est responsable de quoi, et ce n’est certainement pas un hasard si les jeunes patrouilleurs ont préféré interpeller cet individu malgré le processus de dialogue impulsé à Alger.
Non à la libération de criminels !
Relâcher Mohamed Zeyni Aguissa dans la nature, comme les autorités l’ont fait avec d’autres tortionnaires responsables touareg et arabes de la rébellion, de la police et de la justice islamiste, et, dans le même temps, garder en détention Aliou Mahamar, un noir, chef de la police islamique de Gao, c’est cultiver et entretenir le sentiment de justice à double vitesse, c’est cultiver et entretenir les clivages qui sont en train de naitre entre des communautés qui ont toujours vécu ensemble.
Mais surtout, c’est prendre le risque de transformer les milices et mouvements d’autodéfense en prétoires populaires. Les jeunes ne prendraient plus le risque de remettre aux autorités sécuritaires et judiciaires des criminels qui seront aussitôt libérés.
Les jeunes patriotes seront d’autant plus engagés dans leur traque que les actes d’insécurité se multiplient dans les localités du nord, menaçant le retour de la paix, et semblent ne pas connaitre de fin. En raison des dissidences qu’ont connues les groupes armés terroristes, ceux-là mêmes qui sont en négociation avec le gouvernement malien, le retour de la paix est sans cesse menacé par des bandits armés qui opèrent désormais sur tous les grands axes du septentrion, semant la terreur.
Ils ne sont plus seulement dans le désert mais descendent fréquemment dans la vallée, allant jusque sur les rives du fleuve Niger. Quelques heures avant l’interpellation de Mohamed Zeyni Aguissa, le ferry « Tombouctou », qui assure la navigation entre Koulikoro et Gao, a essuyé des tirs à quelques Km de Ber, une localité contrôlée par le Mnla dans la sixième région.
Auparavant, ayant appris des informations sur une possible attaque, un autre ferry, le Général Soumaré, a dû battre en retraite pour bénéficier de renforts militaires avant de reprendre son chemin. Dans toutes les régions du nord, des forains font l’objet de braquages de la part de bandits venant de la frontière mauritanienne et opérant principalement dans la zone de Niafunké (région de Tombouctou).
Entrés en dissidence, ces bandits armés, qui ont fait leur deuil d’une possible indépendance de leur Azawad, sont incontrôlables et incontrôlés par leurs anciens maitres avec lesquels, cependant, ils entretiennent des relations étroites.
Ils pourraient, de fait, n’être que des pions entre les mains des groupes armés terroristes avec lesquels le Mali et la communauté internationale espèrent parvenir à un accord de paix.

La France, le péril jihadiste et le Mali : du succès de Serval au chaos annoncé

Oumar Coulibaly – Le Guido du 1er Octobre 2014
C’est à juste raison que des analystes, non des moindres, ont dit que l’Opération Serval des forces françaises au Mali lancée pour stopper l’avancée des terroristes jihadistes et libérer les trois quarts du territoire malien occupés par ces fous de Dieu, éradiquer définitivement le péril en détruisant leurs sanctuaires à travers le septentrion, a été globalement un succès.
Car la France et Serval ont en fait préservé le Mali d’un chaos imminent.
Mais un autre se prépare, une autre invasion jihadiste, encore plus grave, à l’encontre du pays et de la nation malienne, sachant que nous serons totalement désarmés pour y faire face.

Ce chaos est préfiguré par une entité islamique dans le Sahara malien. De quoi déstabiliser indéfiniment tous les pays du champ et au-delà. L’assassinat de l’otage français, Hervé Gourdel, a conduit Hollande à promettre devant la tribune des Nations Unies le mardi 23 septembre, que la France ne cèdera pas au terrorisme et à l’inhumanité. Ce qui vaut pour la France est valable pour le Mali.
Lorsqu’en 2012 la France et l’Onu ont répondu favorablement à la requête du président de la Transition, Dioncounda Traoré, pour intervenir au Mali occupé par les terroristes islamistes, ce fut un soulagement et un grand réconfort pour le peuple malien, surtout les populations du nord traumatisées par les massacres, tortures, viols perpétrées contre elles, pourtant à majorité musulmanes, au nom de l’Islam.
La France de Hollande orchestrant la reconquête avec en pointe les forces françaises avec l’Opération Serval lancée le 11 janvier 2013, les forces de l’Onu ont déployé les grands moyens. Ce fut la plus grosse opération militaire à laquelle la France ait participé depuis 50 ans en terre africaine, avec le déploiement de 4500 militaires et une campagne aéroportée de 5230 sorties, plus de 2000 pour les avions de chasse et des hélicoptères de combat, qui a couvert 3 millions de kilomètres au Mali.
Le bilan a été la destruction de 160 bâtiments et dépôts logistiques, de 120 véhicules transportant les groupes terroristes, 20 tonnes de nitrate d’ammonium servant à fabriquer des bombes et explosifs ; la saisie de 220 tonnes de munitions et autant d’armements.
Ce bilan des 12 premiers mois de campagne était prometteur, car ayant occasionnée la débandade des hordes jihadistes du Mujoa, d’Ancardine et d’Aqmi à travers le désert ou hors de frontières du Mali avec l’élimination physique de plus de 600 jihadistes et de chefs renommés des groupes islamistes.
En 18 mois d’opération, la France a perdu 9 hommes, alors que les pertes tchadiennes avoisinaient 40 soldats et officiers.
Au plan des dividendes politiques il y eu un rétablissement total de la légalité constitutionnelle, des institutions de la République, l’organisation d’élections présidentielles et législatives transparentes et équitables, les meilleurs depuis la révolution populaire et démocratique du 26 mars 1991. Ce fut un succès salué et reconnu.
Les jihadistes camouflés dans les pas du MNLA
Après la campagne victorieuse de Serval et des forces internationales alliées aux Fama à Konan et Diabali dans le centre du pays, le MNLA et les jihadistes avaient reflué au nord, dans les régions de Tombouctou et Gao.
N’ayant jamais eu la suprématie sur le terrain il a été totalement défait par le Mujoa. Ses leaders en fuite ont été accueillis par le Burkina Faso avec la bénédiction de la France. Ils ont eu un répit salutaire après les accords de Ouaga.
Revenus au bercail à Kidal, ils furent donc chouchoutés par la France qu’ils s’évertuèrent à mener en bateau. Entre temps, les enchères avaient monté et le ton également entre Bamako et Paris, par rapport à la signature d’un accord de défense militaire auquel le contexte ne se prêtait pas. C’était au moment où les terroristes islamistes de toute nature pullulaient à Kidal, libres de toute surveillance, camouflés en combattants du MNLA.
Depuis lors, le mouvement n’a pas faibli, au vu et au su de Serval, de la Minusma, qui payait de plus en plus le prix fort en pertes de vies humaines dans ses effectifs et des observateurs de la communauté internationale.
A l’heure actuelle, l’insécurité est monnaie courante dans le septentrion sauf à Kidal où les loups ne se mangent pas encore entre eux. Les jihadistes et le MNLA dans leur entente cordiale ont réoccupé toutes les positions abandonnées pendant leur débandade devant les troupes alliées et même plus.
Armés jusqu’aux dents, avec des renforts d’anciens d’Afganistan, du Yemen, d’Irak, de Lybie et d’autres d’Algérie et de Mauritanie, ils ne sont actuellement qu’à une trentaine de kilomètres de Gao et Tombouctou alors que les forces onusiennes contemplent impavides cette invasion menaçante.
De Kidal à Gao, vers Bourem, Niafunké jusqu’aux frontières des pays limitrophes leur présence effective hante les esprits. Ils n’attendent qu’un signal pour grossir les rangs et annexer de nouveau sans coup férir les trois régions libérées en 2013. Ce sera pour accomplir leur ambition ultime, la création d’un Etat islamique couvrant ces territoires, revendication des apprentis sorciers du MNLA.
Le président français Hollande a joué avec le feu à Kidal en se prêtant au jeu sordide du Mnla qui, pour ses propres intérêts vise à balkaniser la patrie des descendants des conquérants Kankou Moussa, Soundiata, Sonni Ali Ber, Samory Touré, qu’importe des massacres ou même un pogrom dans le septentrion dans la population civile innocente. Voilà que l’incendie se lève, que le feu jihadiste s’attise, alors qu’il avoue son impuissance.
Dans l’épilogue de ce chaos longtemps annoncé, après le tribut inévitable qui sera versé par le sang des ressortissants français, il faut craindre que les flammes de cet enfer ne brûlent Paris au cœur.

Le Mnla réclame la « libération immédiate et sans condition » de Mohamed Zeyni Aguissa Maïga

Moussa TOURÉ – Soir de Bamako – 1 octobre 2014
Des jeunes du Nord-Mali ont arrêté, dimanche dernier, le nommé Mohamed Zeyni Aguissa Maïga, qui faisait office de Ministre de la Jeunesse et des Sports lors de l’occupation de la région nord par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla) en 2012. Arrêté aux abords du village de Forgo, cercle de Gao, Mohamed Zeyni Aguissa Maïga a été remis aux Forces Armées Maliennes (Fama). L’information est confirmée de sources officielles proches de l’Armée malienne.
Selon une source bien informée, Aguissa Maïga, après un bref séjour à Kidal, en provenance d’Alger où il avait pris part au deuxième round des négociations entre le gouvernement et les groupes armés du nord, se rendait dans son village, Forgo, situé à 25 km de Gao.
Suite à l’arrestation du rebelle, le chargé de communication du Mnla, Moussa Ag Acharatoumane, a publié hier une déclaration par laquelle le Mnla affirme avoir “appris avec regret hier soir l’arrestation par l’Armée Malienne d’un haut responsable du mouvement, du nom de Mohamed Zeiny Aguissa”, qui était “parti dans son village de Forgho pour passer la fête de tabaski en famille à l’est de Gao”. Aussi dit-il condamner “avec la dernière rigueur cette arrestation et demande la libération immédiate et sans condition de Mohamed Zeiny Aguissa.”
Dans sa déclaration, le Mnla souligne que “cette arrestation intervient à un moment où les autorités maliennes sous la supervision de l’équipe de médiation internationale se sont engagées sur la voie de la recherche d’une paix durable conformément aux engagements pris dans la feuille de route du 24 juillet 2014 à Alger et l’accord du cessez-le-feu du 23 Mai 2014 signé à Kidal.”
“Cette arrestation est contraire à l’esprit constructif que la communauté internationale s’emploie à mettre sur pied dans le cadre de la résolution de cette crise et cela pourrait, si des dispositions rapides ne sont pas prises, compromettre la bonne marche du processus actuel”, ajoute le Mnla.
Affaire à suivre.

 

Des partisans du jihadiste Belmokhtar arrêtés par les forces françaises au Sahel

(©AFP / 01 octobre 2014 21h41)
Bamako – Un proche et des partisans présumés du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar ont été récemment arrêtés par les forces spéciales françaises au cours de deux opérations au Niger et dans le nord du Mali, a appris mercredi l’AFP de sources militaires.
Le week-end dernier, les forces françaises ont mené une action anti-terroriste à l’aide d’hélicoptères dans le nord du Mali, vers Gao. Ils ont arrêté quatre présumés jihadistes, actuellement transférés à Bamako, a déclaré à l’AFP une source militaire malienne.
Selon les premiers éléments de l’enquête, des éléments du groupe jihadiste Al-Mourabitoune, de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, font partie des personnes arrêtées, a souligné cette source.
L’information a été confirmée par une source militaire occidentale dans la région, pour qui les terroristes sont véritablement en train de se regrouper dans le nord du Mali.
Ils se regroupent, à une vitesse étonnante. Par exemple, on compte facilement quelques centaines de terroristes au nord-est, dans un massif d’où ils avaient été pourtant chassés en janvier 2013 par les troupes franco-tchadiennes, a précisé la même source, confirmant par ailleurs l’arrestation d’un poids lourd du groupe de Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune.
Abou Aassim El-Mouhajir, le porte-parole d’Al-Mourabitoune, a été arrêté le mois dernier par les militaires français sur le territoire nigérien. Il est actuellement détenu à Niamey, a affirmé la même source.
Une source sécuritaire nigérienne a confirmé à l’AFP l’arrestation d’Abou Aassim El-Mouhajir, ajoutant que pendant son audition il a reconnu les liens très étroits entre les jihadistes vivant en Libye et ceux qui sont sur le territoire malien.
L’idée des jihadistes est de prendre en tenailles les pays qui se situent entre la Libye et le Mali, a expliqué cette source, soulignant que Abou Aassim El-Mouhajir, de nationalité égyptienne ou soudanaise, selon les sources, a été arrêté en possession de documents compromettants.
Il avait revendiqué en juillet l’attentat suicide dans lequel un soldat français est mort dans la région de Gao.
Par ailleurs, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a annoncé mercredi dans un communiqué organiser des formations au respect du droit international humanitaire pour les combattants de groupes armés contrôlant Kidal, dans le nord-est du Mali.
Deux des groupes armés qui contrôlent Kidal, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA, qui comprend d’ex-jihadistes) ont suivi mercredi une formation organisée par la Croix-Rouge, a indiqué Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR au Mali.
Ces groupes font partie des mouvements armés engagés dans des discussions de paix avec le gouvernement à Alger depuis le 1er septembre.
Le nord du Mali a été contrôlé pendant près de 10 mois par les groupes jihadistes Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (Mujao), qui en ont été chassés par une intervention internationale en janvier 2013 initiée par la France, l’opération Serval.
En rupture de ban avec la hiérarchie d’Aqmi, Mokhtar Belmokhtar a scellé une alliance avec le Mujao. Considéré comme l’un des chefs jihadistes les plus redoutés du Sahel, il milite pour un jihad sahélo-saharien, et une grande coalition avec les jihadistes du Niger, du Tchad, et de Libye.
Selon des sources de sécurité maliennes, il se trouverait actuellement en Libye

L’ONU s’inquiète de la résurgence des jihadistes dans le nord du Mali

(©AFP / 27 septembre 2014 20h31)
Nations unies (Etats-Unis) – Le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, s’est inquiété samedi de la résurgence incontestable des jihadistes dans le nord du Mali, où plusieurs soldats de l’ONU ont été tués ces dernières semaines.
« Je crois que c’est incontestable: les terroristes et les jihadistes, et sans doute aussi les trafiquants, ont repris du poil de la bête, dans le nord du Mali », a déclaré M. Ladsous à des journalistes, jugeant intolérables les attaques perpétrées contre les Casques bleus.
Au cours du mois de septembre, dix soldats tchadiens ont été tués par des engins explosifs. Depuis le début de la mission de l’ONU (Minusma) en juillet 2013, plus de 20 Casques bleus ont été tués et une centaine blessés par des engins explosifs ou dans des attaques au Mali.
« On est dans une situation où les forces françaises de Serval ou de Barkhane ont beaucoup réduit leur présence dans le nord malien, l’armée malienne n’est pas revenue, il n’y a donc pratiquement que les Nations unies sur le terrain », a déploré M. Ladsous.
« Nous sommes donc leur cible, et c’est évidemment intolérable. Mais cela nous amène aussi à prendre une posture beaucoup plus dynamique, à nous projeter et aller chercher les attaquants avant qu’ils passent à l’acte, a-t-il poursuivi. Nous avons des troupes spéciales, des hélicoptères d’attaque-il nous en faut davantage-, pour une stratégie offensive », a ajouté le responsable, qui sortait d’une réunion consacrée au Mali en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Des groupes jihadistes alliés à Al-Qaïda ont occupé le nord du Mali pendant près d’un an, avant d’en être chassés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.
Toutefois, des membres de ces groupes, repliés notamment dans le sud de la Libye, ont repris leurs attaques au Mali.
Paris, qui avait engagé près de 2.000 militaires pour cette opération, dite Serval, a basculé en juillet ses forces sur une opération plus large de lutte contre le terrorisme au Sahel, mobilisant 3.000 soldats régionalement en coopération avec cinq pays (Tchad, Niger, Burkina, Mali, Mauritanie).
L’armée malienne, en pleine restructuration et reconstruction, n’a pas quant à elle les moyens d’assurer la sécurité dans le nord.
La situation sécuritaire demeure extrêmement précaire, a rappelé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon en ouvrant la réunion sur le Mali, consacrée au processus de réconciliation entre Bamako et les communautés du nord du pays.
Outre les Casques bleus, civils et militaires maliens sont également victimes d’attaques ou de mines. Devant la tribune de l’ONU samedi, le président malien a évoqué le cas d’un soldat malien décapité cette semaine dans le nord du pays, et dont la tête a été retrouvée pendue à un arbre par des villageois.

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