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Neuf casques bleus tués près de Gao

by sur 3 octobre 2014

Nouvelle confirmation de la reprise du terrain par les djihadistes au Nord Mali : ce vendredi matin, une attaque frontale contre un convoi de la MINUSMA (force onusienne) a fait neuf tués, des blessés et détruit des véhicules.

L’attaque serait  due au MUJAO, qui s’est allié à Al Mourabitoune (« les signataires par le sang ») de Mockhtar Belmockhtar, sur l’axe Ménaka-Ansongo, au sud de Gao et le long de la frontière nigérienne, où il est particulièrement bien implanté.

La semaine dernière un touareg soupçonné de renseigner l’armée française a été décapité; un car de noirs parti pour fêter la Tabaski a été attaqué près de Kidal et ses passagers dépouillés; hier la tête d’un soldat malien a été retrouvée pendue à un arbre etc.

MALI. Neuf Casques bleus tués dans une attaque près de Gao

Par Le Nouvel Observateur avec AFP – Publié le 03-10-2014 à 16h20
Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière contre la mission onusienne. L’ONU s’inquiète de la résurgence « incontestable » des djihadistes dans le nord du Mali.
Au moins neuf soldats nigériens de la Mission de l’ONU au Mali ont été tués vendredi 3 octobre dans une attaque près de Gao, dans le nord-est, a annoncé la Minusma. Cette attaque est la plus meurtrière depuis le déploiement de la force onusienne.
« Ce (vendredi) matin, un convoi des Casques bleus de la Minusma du contingent nigérien a été la cible d’une attaque directe alors qu’il se déplaçait vers Indelimane, sur l’axe Ménaka-Ansongo », a annoncé la mission dans un communiqué.
« Un bilan provisoire fait état de 9 morts. (…) Il s’agit à ce jour de l’attaque la plus meurtrière perpétrée contre la Mission de l’ONU au Mali » déployée depuis juillet 2013, a-t-elle ajouté. « D’importants moyens aériens ont immédiatement été déployés dans le but de sécuriser la zone et porter assistance aux soldats de la paix », a-t-elle poursuivi, sans fournir de détails sur les assaillants.
Attaque du Mujao
Selon un officier nigérien de la Minusma s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, il s’agit d’une « embuscade tendue par les islamistes du Mujao », le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest.
Le Mujao, lié à Al-Qaïda, fait partie des groupes jihadistes ayant contrôlé le nord du Mali pendant près d’un an, de 2012 à 2013, avant d’en être en grande partie chassé par une intervention militaire internationale en cours depuis janvier 2013.
D’après l’officier nigérien, il y a « aussi des blessés et des véhicules détruits ». « Les Arabes du Mujao ont formé une alliance avec des milices peules de la région de Gao pour faire le coup », a-t-il assuré.
Une source militaire malienne basée à Gao a indiqué que cette attaque avait été précédée de menaces par des « terroristes ».
« Les terroristes avaient menacé de commettre des attaques, des attentats à l’approche de la Tabaski », fête musulmane de l’Aïd el-Kébir qui sera célébrée samedi ou dimanche au Mali, « ils viennent de passer à l’acte », a-t-elle dit.
Résurgence des djihadistes
La semaine dernière, l’ONU s’était inquiétée de la résurgence « incontestable » des djihadistes dans le nord du Mali, où plusieurs soldats de l’ONU ont été tués ces dernières semaines.
Courant septembre, dix soldats tchadiens ont été tués par des engins explosifs. Depuis le début du déploiement de la Minusma, plus de 20 Casques bleus ont été tués et une centaine blessés par des engins explosifs ou dans des attaques.
« On est dans une situation où les forces françaises de Serval ou de Barkhane ont beaucoup réduit leur présence dans le nord malien, l’armée malienne n’est pas revenue, il n’y a donc pratiquement que les Nations unies sur le terrain », a déploré Hervé Ladsous, le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU.
« Nous sommes donc leur cible, et c’est évidemment intolérable. Mais cela nous amène aussi à prendre une posture beaucoup plus dynamique, à nous projeter et aller chercher les attaquants avant qu’ils passent à l’acte », a-t-il poursuivi. « Nous avons des troupes spéciales, des hélicoptères d’attaque -il nous en faut davantage-, pour une stratégie offensive », a ajouté le responsable.
Redéploiement des soldats français
Paris, qui avait engagé près de 2.000 militaires pour cette opération, dite « Serval », a basculé en juillet ses forces sur une opération plus large de lutte contre le terrorisme au Sahel, mobilisant 3.000 soldats régionalement en coopération avec cinq pays (Tchad, Niger, Burkina, Mali, Mauritanie).
L’armée malienne, en pleine restructuration et reconstruction, n’a pas quant à elle les moyens d’assurer la sécurité dans le nord.
« La situation sécuritaire demeure extrêmement précaire », a rappelé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon en ouvrant la réunion sur le Mali, consacrée au processus de réconciliation entre Bamako et les communautés du nord du pays.
Outre les Casques bleus, civils et militaires maliens sont également victimes d’attaques ou de mines. Devant la tribune de l’ONU samedi, le président malien a évoqué le cas d’un soldat malien décapité cette semaine dans le nord du pays, et dont la tête a été retrouvée pendue à un arbre par des villageois.

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