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M. Mara en Europe : bilan d’une tournée

by sur 6 octobre 2014

Le Premier ministre Moussa Mara vient de passer une semaine en Europe. Au programme, beaucoup de rencontres et une conférence de suivi des donateurs qui ont promis des milliards au Mali voici un an.

Mais, après la visite des représentants du FMI à Bamako, et les décisions imposées à l’état malien en matière de gouvernance et de transparence financière, le Premier ministre malien avait à justifier d’actions fortes, tant auprès des dirigeants des institutions que de la diaspora.

Tour d’horizon et bilan d’une visite dense.

4ème Réunion du groupe des donateurs du Mali : Le satisfécit de Bouaré Fily Sissoko

Badou S.Koba – Tjikan du 3 oct 2014.
Paris tranche nettement avec la tonalité de certaine presse. C’est, du moins ce qui ressort de la rencontre entre le Premier ministre Moussa Mara à la tête d’une forte délégation et les partenaires du Mali.
Grosso modo, c’est le satisfecit pour le Mali qui est sur la sellette, ces derniers temps. Même le chef de la dernière mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) au Mali, Christian Josz a jugé le climat favorable à l’ouverture du porte-monnaie en faveur de notre pays.

Lagarde-2Le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko avec la directrice du FMI, Mme Christine Lagarde

« Le sommet de Paris a salué la transparence de Bamako », c’est sur ces mots que la conférence des groupes de donateurs du Mali a commencé. Signe que le ton était nettement à la satisfaction surtout par rapport aux efforts déployés par le gouvernement de la République du Mali pour assurer la transparence dans la gestion des finances publiques , mais aussi sa volonté d’engager une lutte sans merci contre la corruption qui gangrène plusieurs corporations de l’Etat.
Devant les partenaires du Mali, la patronne de l’hôtel des finances, Bouaré Fily Sissoko a fait un diagnostic sans complaisance du cadrage macro-économique du pays. Elle a, dans la foulée, fait part des efforts inlassables consentis par le Mali pour assurer la rigueur et la transparence dans la gestion du patrimoine public. Elle a en outre porté à la connaissance du groupe des donateurs, les grandes lignes du budget 2015 et la stratégie budgétaire à mener en matière de programme des finances.
Avant, d’expliquer, dans les moindres détails, les reformes fiscales en cours en vue de l’amélioration du climat des affaires. Le tout dans le souci d’avoir une parfaite maitrise de la collecte des ressources internes.
Toute chose qui a permis aux nombreuses personnalités et autres experts présents de saluer de façon solennelle, les efforts colossaux déployés par le Mali en terme de reformes majeures afin que le pays rejoigne le club des pays émergents. Aussi, le groupe des donateurs s’est félicité des conclusions positives lors des dernières discussions avec le FMI.
Faut-il le rappeler, le représentant du FMI à la table ronde de Paris n’était autre que Christian Josz celui-là même qui a récemment passé à la loupe l’état des finances du Mali. Suite à la quelle, le Mali a été classé bon élève du FMI. M. Josz a solennellement et publiquement fait part de la volonté de Bamako d’être transparent en matière de gestion des finances publiques. Toute chose qui a permis à son institution de signer un accord financier avec le Mali.
A la cérémonie de clôture, le chef de l’exécutif Moussa Mara après avoir salué l’atmosphère conviviale qui a prévalu tout au long des discussions a souligné que le Mali est en train de prendre le train en marche en vue de résoudre la crise. Aussi, il s’est dit déterminé à fournir davantage d’efforts pour réaliser son rêve : celui de faire du Mali un pays respecté dans le concert des grandes nations. Pour cela, indique le Premier ministre malien, une lutte implacable sera menée contre l’injustice, la corruption. Ces maux, ils, seront combattus avec la dernière énergie afin de permettre au pays d’assurer sa relance économique durable et pérenne.
Fort des ces assurances, le groupe de suivi budgétaire se tiendra en février prochain à Bamako pour continuer à suivre les engagements mutuels du gouvernement et des bailleurs de fond en vue de la stabilité économique et sociale du pays.
C’est donc un signal fort que Paris adresse à Bamako par rapport aux efforts consentis pour la modernisation de son économie et pour la stabilité sociale, gage de tout développement. Ce qui ne fera que renforcer le processus de dialogue entamé avec les groupes armés.
A cette rencontre de Paris étaient présents l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, du président de la commission de la CEDEAO, du président de la commission de l’UEMOA et du directeur général adjoint du Développement et de la Coopération de la Commission Européenne, du représentant spécial de l’Union Européenne pour le Sahel, les principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux, les Organisations Internationales et régionales ainsi que des représentants des Collectivités Locales , du Secteur Privé et de la Société Civile.

Invité Afrique – Moussa Mara: «Tous les partenaires ont confirmé leur engagement» pour le Mali

Par RFI – 02-10-14
Le Premier ministre malien, Moussa Mara, était à Bruxelles et à Paris ces derniers jours. Il participait à la 4e réunion de suivi de la conférence des bailleurs qui, en avril 2013, annonçait trois milliards d’euros d’aide pour la reconstruction du Mali. Le Mali a-t-il toujours la confiance de ses partenaires ?
Le Mali va-t-il prendre des sanctions contre les fonctionnaires et les ministres impliqués dans les malversations et les surfacturations de certains contrats ? Comment juge-t-il l’avancée des négociations de paix à Alger ?
Moussa Mara s’explique au micro de RFI.

Moussa Mara
RFI : Après la quatrième réunion de suivi mardi à Paris des pays donateurs du Mali êtes-vous rassuré ? Les partenaires ne lâchent pas Bamako, malgré toutes les affaires révélées suite aux missions du FMI ces derniers temps ?
Moussa Mara : Non, bien au contraire. Tous les partenaires sans aucune exception ont confirmé leur engagement, leur disponibilité. Certains sont même pressés d’avancer, puisque ces derniers mois il y a eu la mise en parenthèse des aides budgétaires en rapport avec les incompréhensions que nous avons eues avec le Fonds monétaire. Tout cela est derrière nous maintenant.
Nous sommes plus que jamais résolus à aller de l’avant, à faire des efforts dont certains ont déjà été constatés en termes de transparence, de bonne gouvernance, pour que les finances publiques maliennes soient mieux gérées au bénéfice des Maliens.
Ce qui s’est passé ces trois ou quatre derniers mois pour notre pays est regrettable, mais nous avons convenu avec le Fonds monétaire d’aller de l’avant.
Le FMI reste très vigilant sur la suite et il demande que des sanctions soient prises. Il y a des sanctions qui ont déjà été décidées contre des hauts fonctionnaires, contre des ministres reconnus fautifs dans ces contrats irréguliers ?
Un processus est en cours. D’abord les rapports d’audit ont fait ressortir des insuffisances, des irrégularités. Ces rapports d’audit doivent d’abord être partagés avec les «audités», qui doivent donner aussi leur opinion. La version finale des rapports d’audit – nous nous sommes engagés en cela – seront publiés.
Les sanctions judiciaires sont du ressort de la justice. Au niveau de l’administration, les sanctions administratives seront évaluées et toute personne dont la responsabilité aura été établie sera sanctionnée. C’est un engagement du chef de l’Etat, c’est un engagement du gouvernement que nous allons mettre en œuvre sans aucune ambiguïté !
En tant que Premier ministre, est-ce que par exemple vous accordez toujours votre confiance à votre ministre des Finances qui dit que le FMI a violé la loi des Finances dans l’affaire de l’avion présidentiel ?
Chaque chose en son temps. Et le chef de l’Etat, il ne faut pas l’oublier, est le maître du jeu. C’est lui qui fixe le «la» et c’est lui qui l’a clairement dit à la mission du FMI «personne au Mali n’est et ne sera au-dessus de la loi».
Le parti du président IBK, le RPM, se répand à Bamako pour faire savoir qu’il aimerait bien récupérer le poste de Premier ministre. Alors pensez-vous pouvoir toujours compter sur le soutien indéfectible du chef de l’Etat ?
Pour l’instant j’ai le soutien indéfectible du chef de l’Etat et le soutien indéfectible du parti du président de la République. Je m’en tiens là et je continue à travailler.
Parlons des pourparlers de paix à Alger… Après un lancement prometteur début septembre les divergences entre les partis se multiplient. Et au cœur du différend il y a le futur statut de l’Azawad. En quoi Monsieur le Premier ministre, une fédération pourrait être contraire avec l’unité de l’Etat malien ?
Penser que Tombouctou, Kidal et Gao constituent une entité, c’est se tromper lourdement. Le nord de notre pays est une mosaïque de peuples, d’ethnies, de religions, de traditions, mais qui sont tous mus par une volonté commune d’être dans un même pays.
La fédération est une revendication qui vient dans les discussions à Alger. Donc clairement ça veut dire que la réponse des autorités maliennes, c’est «non» ?
Ce n’est pas seulement la réponse des autorités maliennes, mais c’est la réponse même du monde ! La fédération aujourd’hui est contraire à tous les actes internationaux, toutes les résolutions des Nations unies.
Discutons quel contenu nous allons donner au pouvoir des territoires. Dotons les régions d’infrastructures socio-économiques, de la sécurité nécessaire, de la possibilité de travailler avec d’autres régions, d’autres pays, pour pouvoir impulser le développement à la base. Pour nous ce sont les véritables enjeux.
Mais vous êtes confiant pour trouver un accord de paix à Alger ?
Nous sommes au seuil de la dernière étape. Chacun a fait son offre de paix. Les médiateurs aujourd’hui commencent les synthèses de ces offres de paix. Vers le 10 octobre, mi-octobre, on va se retrouver en Algérie où les médiateurs vont nous proposer une synthèse de ces offres de paix. Déjà on aura déjà une architecture de l’accord que nous allons discuter pour arriver à finaliser. Nous l’espérons, un accord qui puisse satisfaire toutes les parties. Nous avons bon espoir.
Monsieur le Premier ministre, la Cour pénale internationale a ouvert des enquêtes sur les crimes perpétrés au Mali et notamment au nord par les groupes rebelles. Est-ce qu’une amnistie est compatible avec cette recherche de justice ? En d’autres termes, est-ce que la partie malienne refusera toute amnistie dans l’accord de paix à venir ?
Tout accord de paix contient sa part de compromis, suppose des efforts. Le gouvernement a déjà fait preuve de beaucoup de mansuétude et nous allons continuer dans ce sens.

Lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière : LE MINISTRE BATHILY EXPOSE LA RECETTE MALIENNE A PARIS

Synthèse de L. DIARRA – L’Essor du 2 octobre 2014

La justice de notre pays est aujourd’hui dans une phase de redynamisation. Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Mohamed Ali Bathily, en a exposé les détails la semaine dernière à Paris lors de la 4è réunion internationale de suivi des engagements de Bruxelles. Le premier responsable du département de la justice a développé le thème : « Etat de la mise en œuvre des réformes dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption ».
Le ministre Bathily a expliqué à ses interlocuteurs les différents projets initiés par notre pays en matière de bonne gouvernance. Cette bonne gouvernance qui constitue, de son point de vue, l’un des baromètres permettant de jauger de la réalité de l’ancrage démocratique dans un pays comme le nôtre et de porter un jugement de valeur sur l’effectivité de l’Etat de droit. Mohamed Ali Bathily a rappelé qu’au Mali, suite à la révolution populaire de 1991 ayant abouti à l’instauration de la démocratie multipartite, les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays, ont tenté chacun à ce qui le concerne et avec des fortunes diverses, d’instaurer un climat de bonne gouvernance.
Diverses réformes ayant pour finalité d’assurer une saine gestion des affaires publiques ont été entreprises, dont certaines de « portée historique » dans la vie de notre pays. Il s’agit notamment de l’institution d’un Vérificateur Général, de l’érection de pôles économiques et financiers au sein des tribunaux de Grande instance de la Commune III de Bamako, de Kayes et de Mopti. Outre ces institutions, il convient d’ajouter l’adoption de la loi n°2014-15 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite, l’enclenchement du processus de création d’un Office central chargé de lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite.
Deux autres projets sont en gestation pour la création d’un bureau de suivi des dossiers de la corruption auprès du secrétariat général du ministère de la Justice et d’un Centre d’écoute mobile dans les régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal, chargé de l’accueil, l’écoute et l’orientation des victimes du conflit au nord du Mali. Ces différentes mesures n’ont d’autres finalités que d’assurer une lutte efficace contre le fléau de la corruption qui, assure le ministre Bathily, hypothèque très lourdement l’avenir de nombre de pays en développement.
Selon le ministre, la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite est une réalité dans notre pays. Les prédateurs de l’économie malienne auront à rendre compte à la justice de leurs actes, assure-t-il. A ce propos, il a indiqué qu’une centaine de dossiers sont actuellement pendants devant les juridictions à Bamako, Kayes et Mopti. La loi n°2014-15 du 27 mai oblige même les responsables de l’Etat à faire une déclaration publique annuelle de leurs biens devant la Cour Constitutionnelle ou les juridictions compétentes de droit commun. L’ensemble des rapports du Vérificateur général, auparavant classés par la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA), un service rattaché à la présidence, seront désormais transmis aux Parquets.
De même, instruction a été donné aux cabinets d’instruction de transmettre aux Parquets généraux l’ensemble des dossiers d’information judiciaire relatifs à des cas de délinquance financière et ayant fait l’objet d’un classement sans suite afin qu’il soit procédé à une vérification des motifs de leur traitement.
Les résultats enregistrés jusqu’ici dans cette dynamique font état de 25 dossiers en information sur la délinquance économique et financière au Tribunal de première instance de la Commune III. Le montant du préjudice est estimé à 8,8 milliards de Fcfa, sur lesquels 524,5 millions de Fcfa ont été recouvrés. A Kayes, 51 dossiers sont en information portant sur un préjudice de 9,7 milliards de Fcfa, dont 9,3 ont été recouvrés, tandis qu’à Mopti 21 dossiers sont épinglés portant sur 797,3 millions de Fcfa. 33,4 millions sur ce montant ont été remboursés jusqu’ici.
L’opérationnalisation du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, la mise en œuvre de la nouvelle carte judiciaire enfin la création d’un site web pour l’accès à l’information relative à l’évolution du traitement de chaque dossier sans que le contenu ne soit divulgué (secret professionnel) constituent une batterie de réformes destinée à assurer une meilleure gouvernance à travers une bonne distribution de la justice et méritent l’attention et l’accompagnement de l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers, a jugé le ministre Bathily.

 

Brèves de Paris : Le dîner parisien du PM et de sa délégation

Le Republicain du 01 Octobre 2014
Le 27 septembre 2014, après un discours déjà entendu et surtout juste pour la forme devant des maliens dans une salle à Montreuil, Sa Suffisance Moussa Mara a animé un dîner-débat de 20h45 à 23h, dans le restaurant TOURAMAKAN à Aubervilliers.
Etaient conviés une centaine de personnes dont une large majorité membres de son parti, essentiellement des jeunes. Il était accompagné de Mohamed Ali Bathily le seul et unique Ministre de la Justice Garde des sceaux du Mali indépendant, il n’y en a jamais eu d’autres avant lui.
On notait aussi la présence de Mahamane Baby Ministre de la formation professionnelle, néanmoins Porte-parole du gouvernement et Cadre éminent du RPM, parti tout puissant de la République. Il était venu surtout marquer le PM à la culotte.
Plusieurs membres du cabinet premier-ministériel avaient fait le voyage. Il fallait bien augmenter les charges financières de cette mission pour rester dans la norme présidentielle. Ce pays est un habitué des fastes monarchiques. IBK est un roi !
Pour Mara le libéral, l’administration malienne est accaparée par des dinosaures.
La première série de questions étaient complètement coupées de la réalité malienne ; tant elles concernaient le domaine économique avec des gesticulations intellectuelles souvent maladroites et confuses.
On a compris qu’elles émanaient des jeunes diplômés de son parti en pleine autopromotion, qui croient que le Mali est un pays normal. Dans ses réponses purement didactiques, Mara, le libéral ne s’est pas privé de passer un savon à l’Administration publique, centralisée, tenue par des gens qui ne sont pas ouverts à l’entreprise, encore moins au libéralisme et à la primauté du capital.
C’est une administration incapable et incompétente. Pourquoi cet aveux d’impuissance pendant qu’il est encore aux affaires ?
Mahamane Baby Porte-Etendard du RPM et social-démocrate selon ses propres termes, viendra tenter de relativiser ces propos de son patron maladroit comme toujours.
Tandis Mohamed Ali Bathily, habitué aux « rhétoriques du Parena » comme il le dira en off, rajoute une couche plus caustique contre ces corrompus de juges, avec « ses mots » à lui, bien connu et bien entendu.
La justice, un nid de juges corrompus jusqu’à la moelle. Au sein des services de contrôle de l’Etat complicité rime avec corruption !
L’inégalable Bathily soutiendra qu’il n’y a que 8 personnes (pas plus) dont lui-même pour gérer l’administration judiciaire malienne. Puisque les juges sont tous corrompus, il leur faut beaucoup de pugnacité pour éviter des jugements de complaisance qui demeurent la règle dans la justice de notre pays. On ne peut pas combattre la corruption avec les juges qu’on a. Pas possible.
Sa Suffisance Moussa Mara poursuit : il en est de même pour les contrôles. Si vous demandez trois contrôles, ils aboutiront à la même conclusion, celle du premier. Il y a une chaîne de complicité entre les inspecteurs et contrôleurs dans ce pays; personne ne contredit l’autre.
Et pourtant Sa Suffisance Mara ne dit pas la même chose lorsqu’il s’agit de l’audit présenté au FMI. Ou bien parce que celui-ci semble conforter le Président et son gouvernement. Peut-être que ce contrôle pressenti favorable n’est pas touché par cette gangrène. Pourvu que le jugement reste le même après sa publication imposée par le FMI !
Une gouvernance sans projet
Lors du même dîner-débat, les interpellations ont réellement commencé lorsque crescendo on a touché aux questions qui fâchent.
Lorsqu’on dit que la gouvernance d’IBK est sans aucune vision, qu’il n’a pas de projet, Sa Suffisance Mara invite l’assistance à aller le lire. On verra qu’il y a un projet avec des axes et même une méthodologie pour le mettre en œuvre. Mais c’est écrit où tout ça ?
Personne n’a menti sur l’avion, les gens ne comprennent rien !
D’autres questions agrémentent le dîner-débat.
Il n’y a qu’à suivre les interpellations de l’assistance pour s’en rendre-compte.
Concernant le Boeing présidentiel on s’est demandé pourquoi IBK et Mara annoncent deux chiffres différents ? Dans la foulée quelqu’un parle du contrat Guo Star d’achat des armes, des surfacturations et se fâche même en disant que c’est un scandale qui mérite la démission du gouvernement ? Et puis dira un autre, vous devriez reconnaître que le Parena a eu raison, par respect pour les Maliens ?
Sa suffisance Mara, droit dans ses bottes, répondra que le PR a communiqué le prix de l’avion (18.5 mds) tandis que le PM a annoncé le coût (20 mds). Quel génie ? Qui l’eût cru ? Comme si IBK faisait attention à une telle différence ! Entourloupe agaçante : « il nous prend pour de cons ou quoi ? » dixit un participant.
Poursuivant sa gymnastique, Sa Suffisance Mara soutiendra que ce n’est pas le FMI qui a commandité l’audit auprès du BVG et de la Cour suprême, mais plutôt la Primature. Fait très rare dit-il fièrement.
Gros mensonge, comme Pinocchio son nez s’est rallongé ! Car la Ministre des finances Mme Bouaré Fily est revenue de sa mission d’explication auprès du FMI avec une exigence forte (injonction) qu’est la réalisation desdits audits, impérativement avant la prochaine mission du FMI que nous venons de connaître avec son lot de mises au pilori.
Au final, selon Sa Suffisance Mara le FMI ne s’oppose pas à l’achat de l’avion, il ne conteste pas non plus les montants investis pour son achat. C’est même une priorité pour Sa Majesté IBK.
Quant aux surfacturations le dossier sera transmis à la justice. Circulez, il n’y a rien à voir. Mais avant, les responsables en poste pendant toute cette magouille, on en fait quoi ?
L’opposition existe, mais qu’elle ne compte pas sur un gouvernement d’union nationale.
Le PM reconnaît qu’il y a bien l’opposition au Mali, et même une opposition radicale. Mais que tous sachent qu’il y aura tout juste un statut de l’opposition, pas de gouvernement d’union ou de consensus mou comme par le passé.
Et puis quoi encore ; avec moins de 1% du suffrage aux présidentielles 2014, Sa Suffisance Moussa Mara a conquis son poste à la sueur de son front. Ce n’est pas facile de se faire remorquer il faut du talent. « N’tè, n’tè ta yorochi », hassidiw.
Après votre bérézina de mai 2014, qui gouverne à Kidal ? Quid des négociations d’Alger.
Tout de go : Kidal se trouve aujourd’hui entre les mains du HCUA qui est plus puissant à Kidal. L’armée malienne est positionnée à 100 km de Gao. Et c’est tout !
Le gouvernement n’a pas de vision, mais où se trouve le document-proposition de l’Etat ?
D’après Sa Suffisance Mara, la vision du Mali a été construite à la suite de plusieurs ateliers et concertations à travers le pays. Il faut faire l’effort d’aller « lire la synthèse avant de dire que le gouvernement n’a pas de vision ». Il rappelle la ligne rouge: laïcité, l’intégrité, etc.
Oui Monsieur, mais ces balises ont déjà été posées par Ouaga…..
Comment juger ATT pour haute trahison et laisser Mara se promener tranquillement ?
Ne croyez-vous pas que si vous jugez ATT pour haute trahison, vous devrez aussi être jugé pour avoir livré des préfets, et sous-préfets à la boucherie ? Leurs familles pleurent encore aujourd’hui à cause de votre aventure à Kidal en mai 2014 ?
Réponse de l’inégalable Bathily, nous demandons à ATT de venir s’expliquer car il n’a pas respecté son serment, s’il pense le contraire qu’il vienne se défendre. Et Sa Suffisance Mara de compléter : si demain des maliens pensent que nous avons posé des actes délictueux, ils pourraient nous poursuivent comme nous voulons le faire pour ATT.
Bien sûr en attendant, pas question de démissionner de ce poste juteux. Et pourtant sous d’autres cieux d’autres se sont assumés pour moins que ça. Au Mali, les temps sont durs et l’honneur c’est pour plus tard !
Pour Mara tout va bien dans le meilleur des mondes.
Pour finir, Sa Suffisance Mara, droit dans ses bottes, est sûr que pour la première dans l’Histoire du Mali une série d’actes sont posés par un gouvernement. Notamment, un accord de paix sur le Nord mieux construit avec tous les acteurs sera signé au plus tard décembre 2014 ; un statut de l’opposition sera adopté bientôt ; des directeurs nationaux ou de projet sont recrutés par voie de candidatures ouvertes à tous.
Mieux encore, c’est inouï, Sa Suffisance Mara a pris des mesures les plus vigoureuses pour assainir la gestion du pays et elles sont en cours. Lesquelles et c’est pourquoi il y a eu 29 milliards de surfacturation dans un seul contrat et peut-être plus encore si l’on regarde ailleurs ? Arrêtez ces mesures vite avant de couler le pays.
Enfin, cerise sur le gâteau selon l’expert-comptable devenu Premier ministre, un républicain c’est celui qui gouverne avec une Constitution pas plus. Il peut ne pas être démocrate et être considéré comme un « grand républicain » comme l’a clamé IBK s’adressant à Moussa Traoré et que Mara confirme.
Et pour certains invités dans l’assistance, il ne faut pas laisser les choses en l’état car « Il nous prend pour des moutons, ce type » dit une dame à la sortie du dîner.

TOURNEE EUROPEENNE DE MOUSSA MARA : Les raisons d’un voyage !

Paul N’GUESSAN – Par Le Prétoire – 02 octobre 2014
Le Premier Ministre Moussa Mara effectue en ce moment une tournée européenne qui l’a conduit respectivement en France, Belgique et Turquie. Cette visite peut permettre au Mali de faire un bond sur la voie de sa reconstruction et surtout de la paix, épine dans les pieds des nouvelles autorités maliennes.
Le Mali vit depuis quelques années une profonde crise dont la gravité a commandé la présence à ses chevets de tout le monde entier. Avec l’arrivée d’IBK au pouvoir, le ton avait été ferme, puisqu’il fallait penser à rétablir la dignité et l’honneur de la Nation malienne, qui ont été sévèrement bafoués par les jihadistes.
Mais les partenaires du Mali ont privilégié la voie de la négociation et du dialogue. Et, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, IBK et son Gouvernement ont accepté de dominer toutes les frustrations en adhérant au processus de négociation qui a désormais pour capitale Alger.
Même si l’on sait que les mouvements armés n’ont pas encore renoncé à leur idée scissionniste, les plus hautes autorités maliennes croient en la possibilité d’une sortie de crise. Et dans cette logique, IBK et son Premier ministre Moussa MARA, se sont engagés à convaincre les partenaires pour la reconstruction et le développement du Mali.
Toute chose qui se traduit par des voyages en dehors du pays. Ils n’ont pas tort, surtout que l’une des fâcheuses conséquences de la crise du nord, a été le départ massif des acteurs du développement du Mali. Beaucoup d’entreprises et autres partenaires avaient, par crainte, réduit leur présence au Mali. Il fallait donc s’engager pour le retour de ces derniers en créant les conditions de la confiance.
En allant en France, en Belgique et en Turquie, le Premier Ministre Moussa Mara avait pour mission de convaincre tous les pays frères et amis, y compris les partenaires, sur le fait que le Mali est fréquentable malgré la crise.
L’on comprend aisément la nécessité d’une forte délégation : Les ministres de la Justice et des Droits Humains, de l’économie et des finances, de la réconciliation Nationale, de la décentralisation et de la Ville, de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, de l’emploi et de la formation professionnelle et de la culture. Le Vérificateur Général est associé à la délégation malienne.
Si le Premier ministre a pu plaider devant les autorités et autres personnalités des pays visités pour l’aide en faveur de la construction et du développement de son pays, il n’a pas non plus négligé, l’impérieuse nécessité de voir toute la Nation malienne se réconcilier.
La réconciliation étant désormais une priorité pour le Président IBK et son Premier ministre, la visite a été une occasion de réaffirmer la volonté politique du pouvoir central de Bamako.

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