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Actualités minières

by sur 18 octobre 2014

L’extraction minière est un sujet inépuisable…

Qu’on en juge.

Services techniques du ministère des mines : Des licenciements en vue

Laya DIARRA – Soir de Bamako du 15 oct 2014.
Certains services techniques du Ministère des Mines sont devenus une sinécure pour des agents qui y travaillent. On parle surtout de deux structures, à savoir l’Autorité pour la Recherche et l’Exploitation Pétrolière (Aurep) et le PRMD. Ces deux services qui relèvent du Ministère des Mines sont, selon des sources bien informées, confrontés à des difficultés de trésorerie qui font que les travailleurs sont à plusieurs mois sans salaires. C’est pourquoi à la veille de la fête, les travailleurs desdits services ont fait part de leurs inquiétudes aux autorités à travers des actions de protestation.
C’est ainsi que le Ministère des Mines, saisi du problème, a apporté un début de solution en allégeant la souffrance des travailleurs par le paiement de deux mois de salaires. Ce paiement a été effectuée au niveau de l’Aurep et au PRMD où tous les travailleurs contractuels rasaient les murs.
Ce personnel dont la grogne a été entendue par le Ministère des Mines s’est entretenu avec le Ministre Boubou Cissé à travers les représentants des travailleurs. La rencontre a porté sur la situation que vivent les travailleurs et les réalités du moment des structures concernées. Sur ce qui est la vérité dans les deux services où les travailleurs tirent le diable par la queue depuis plusieurs mois, Boubou Cissé a dit ce qu’il pense de la situation. C’était à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse initiée par les directeurs de publication, deux jours avant la fête de tabaski.
Selon Boubou Cissé, la situation qui prévaut à l’Aurep et au PRMD s’explique par le manque de liquidité dans les caisses qui sont gérées de façon autonome. Il a précisé que les travailleurs étaient payés sur les fonds miniers mis à la disposition des structures.
Malgré la bonne foi du Ministère des Mines à prêter une oreille attentive au cri de détresse des travailleurs, ce département réfléchit néanmoins sur la façon de procéder à des licenciements au niveau des deux services. L’annonce de la mesure a fait l’effet d’une bombe, comme on peut l’imaginer.

Mali : La Chine s’engage à doter le Mali d’un laboratoire d’analyse minière

Agence de presse Xinhua – 14 Оctobre 2014
L’entreprise chinoise CGCOC ( Overseas Construction Group) s’est engagée à réhabiliter le laboratoire du Programme de développement des ressources minérales (PRDM) du Mali et d’en faire «le plus moderne de l’Afrique de l’ ouest», a déclaré mardi à Bamako M. Wang Yong, assistant du PDG du groupe.
M. Wang, en visite au Mali à la tête d’une délégation d’ investisseurs chinois spécialisés dans les secteurs des mines et de l’hydraulique, a donné cette indication après avoir été reçu en audience lundi par le ministre malien des Mines, Dr Boubou Cissé, selon un communiqué de ce département.
«Nous attendons de cette visite la réhabilitation de notre laboratoire qui peut aujourd’hui devenir une référence avec l’ appui de nos partenaires chinois», a déclaré le directeur national adjoint de la Géologie et des Mines du Mali, M. Seydou Kéita à l’ issue de la rencontre.
«Avec le ministre, nous avons discuté de la matérialisation de la collaboration sur plusieurs plans, notamment la réhabilitation du laboratoire du PDRM, et surtout exploré les propositions d’ investissement dans les mines de fer et d’or», a déclaré M. Wang.
«Les partenaires chinois étaient venus discuter des modalités du partenariat et surtout de la mise en oeuvre du mémorandum d’ entente signé le 15 septembre 2014 avec les autorités chinoises lors du Forum économique tenu en Chine», indique le texte.
Le mémorandum en question porte, entre autres, sur le renforcement des échanges d’informations géo-scientifiques et la réalisation des cartes géologiques, géophysiques et géochimiques.

Les villageois de Didjan menacés de mort : Les tuyaux de cyanure de la société minière SOMILO éclatent

Abdoulaye Guindo – Le Procès verbal – 14 oct 2014 à 03:45
Dans notre parution, n° 263 du 11 août 2014, nous évoquions la pollution de la localité de Djidjan-Loulo par la société d’exploitation minière dénommée « SOMILO ». Dans cette localité, les tuyaux par lesquels passent le cyanure et le plomb utilisés dans le traitement de l’or sont installés en plein cœur de la ville; ils constituaient, de ce fait, une véritable bombe à retardement.
Il faut savoir que dans le cadre du traitement des minerais, certains produits très mortels comme le cyanure et le plomb sont utilisés dans les mines; à la fin de la chaîne de traitement, ces produits passent par des tuyaux vers un déversoir final.
A Djidjan-Loulo, les tuyaux par lesquels passent les produits hautement toxiques traversent le village à ciel ouvert. Les enfants risquaient leur vie tous les jours en jouant près desdits tuyaux.
En vue de prévenir l’extermination chimique du village suite à une éventuelle perforation des tuyaux, les populations de Djidjan-Loulo, à plusieurs occasions, avaient tiré la sonnette d’alarme en sollicitant le retrait des tuyaux. A travers des correspondances adressées aux autorités locales et nationales, y compris le Premier Ministre, la communauté de Djidjan avait haussé le ton. En vain.
Puis, ce qui devait arriver, arriva.
Depuis le jeudi 9 octobre 2014, les tuyaux, à maints endroits, ont éclaté. Les populations assistent, impuissantes, à la coulée du cyanure et du plomb dans le village (voir photos). Cette situation a coupé le village en deux. En effet, lorsque la vapeur du cyanure tue, de même que la moindre goutte de ce produit. Les habitants ne peuvent donc quitter un quartier riverain des tuyaux vers un autre sans risquer de se faire empoisonner par le cyanure.
L’activité économique du village est, par conséquent, au ralenti; les bergers voient leurs animaux mourir çà et là. Plus grave encore, tous les puits fournissant l’eau potable ont été abandonnés car tous pollués. Les habitants de Djidjan les plus riches ne consomment plus que de l’eau minérale. Ceux qui n’ont pas les moyens de s’acheter ce produit de luxe sont obligés de consommer l’eau de puits à leurs risques et périls. Les citoyens souffrant de maux de ventre se comptent par dizaines. Ils se plaignent aussi de diarrhées.
Pour les habitants de Djidjan-Loulo, les autorités nationales sont les premiers responsables de leur extermination programmée. Après que la direction de la SOMILO eut affirmé qu’elle payait une taxe à l’Etat pour exercer librement ses activités et qu’elle n’enleverait les tuyaux que sur ordre de l’Etat, la communauté de Djidjan-Loulo n’avait d’autre recours que d’interpeller les autorités. Chose qui fut faite.
Lors de son passage à Djidjan-Loulo, pendant la campagne électorale, IBK aurait promis de faire retirer les tuyaux s’il était élu. 12 mois plus tard, ils sont toujours là. Des émissaires du village n’ont pas manqué, lors du forum des orpailleurs tenu à Bamako du 18 au 21 septembre 2014, d’interpeller le président IBK sur le danger qui planait sur leur localité.
En, vain. Aujourd’hui, les habitants envisagent un ultime recours: s’attaquer aux installations de la mine, même si mort doit s’ensuivre car, pour eux, ils sont déjà morts.

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