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Les pourparlers devraient reprendre lundi…

by sur 18 octobre 2014

Mis à jour dimanche 19 octobre à 16h30

Annoncés pour le 15, puis pour le 19, les pourparlers devraient reprendre le 20.

Encore faut-il que les médiateurs aient réussi à faire une synthèse des positions de chacune des parties en présence qui s’avèrent être extrêmement éloignées les unes des autres…

Mali: reprise des discussions à Alger et fin de l’opération Piana

RFI 19 oct 2014 à 12:37
En Algérie, la troisième session des négociations de paix maliennes a repris à Alger samedi 18 octobre sous les auspices de la communauté internationale. Elles réunissent des représentants du gouvernement malien et des groupes armés pro-azawabd de Kidal, sous médiation algérienne. A Alger, les diplomates s’inquiètent aussi de la multiplication des attaques terroristes dans le nord du Mali.
« La Minusma est l’acteur principal sur le terrain. Nous sommes donc clairement une cible pour tous les terroristes et autres jihadistes et trafiquants. C’est inacceptable » explique au micro de RFI Hervé Ladsous, le le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU.
Les groupes armés doivent mieux travailler avec l’ONU
« Et je le dis aux groupes armés, poursuit le diplomate français, s’ils veulent assumer leur responsabilité dans les négociations il faut qu’ils apportent la preuve qu’ils ne sont ni complices, ni tout simplement incapables de contribuer à l’ordre et à la sécurité dans les portions du territoire malien qu’ils prétendent contrôler.
Donc nous attendrons d’eux une coopération beaucoup plus proactive. Et on ne peut pas accepter qu’ils nous disent : non, nous ne savons rien. Non. Ils le savent ! »
Est-ce que vous envisagez une collaboration poussée avec les gens des groupes armés ?
« D’abord nous envisageons de renforcer nos propres moyens, de durcir la protection de nos camps, de nos bases. Après on verra comment on travaille sur le terrain. Mais je crois que l’idée c’est bien qu’il faudra travailler ensemble de manière graduelle ».
Fin de l’opération de sécurisation Piana au Mali
Alors que les discussions reprenaient à Alger, la toute première opération conjointe entre les Casques bleus de la Minusma, l’armée malienne, et la force française Barkhane s’achevait. Baptisée Opération Piana, elle a commencé mardi dernier dans la région de Gao, et a pris fin hier, samedi.
Son objectif : signifier aux groupes armés terroristes la liberté d’action de l’armée malienne. Par une action coordonnée avec la force française Barkhane et les Casques bleus.
Pour l’armée malienne, qui attend qu’un accord de paix soit signé, avant de se redéployer dans le Nord, c’est déjà l’occasion de retrouver le terrain. Même si ce terrain n’est pas forcément le plus sensible.
« La zone du Gouma apparaît un peu tranquille aux yeux de ceux qui n’y vivent pas, explique le général Didier Dacko, chef d’état-major adjoint de l’armée malienne. Mais il y a quand même du banditisme dans cette zone et c’est lui que nous cherchons progressivement à éradiquer avec l’appui de nos forces partenaires. Mais il est possible aussi, compte tenu de l’étendue du territoire, que des forces hostiles puissent habiter cette zone aussi ».
Pour le colonel Moussa Mahamadou, qui commande le bataillon nigérien de la Mission des Nations unies au Mali, il s’agit avant tout de rassurer les populations. « Nous sommes là pour la population. Si nous sommes venus en armes, c’est parce que c’est une zone d’insécurité en raison du banditisme qui y règne ».
Aucun ennemi n’ a été rencontré au cours de cette opération, qui aura permis d’initier un nouveau type de coopération tripartite, et de tenter de redonner confiance à des populations qui se sentent souvent délaissées…….

Alger: 3e partie des négociations pour le dialogue inter-malien

Par RFI – Modifié le 19-10-2014 à 03:00
La troisième partie des négociations de paix maliennes a repris ce samedi 18 octobre à Alger. Les représentants des groupes armés et des autorités de Bamako ne sont pas encore tous arrivés, mais les représentants de la communauté internationale se sont déjà réunis.
Cette fois, l’objectif est de trouver un accord qui pourra être signé à Bamako. Depuis plusieurs jours, les représentants de la communauté internationale travaillent à partir des propositions des autorités maliennes et de celles des mouvements armés du Nord qui ont été présentées au mois de septembre.
Un document compile tous ces textes ainsi que des recommandations de la médiation. Lors de la cérémonie d’ouverture de cette 3e session de discussions, Hervé Ladsous, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, a prévenu : si des progrès ont été faits, les propositions des parties sont encore trop imprécises sur la période de transition et sur le calendrier.
Trouver rapidement un accord
Les diplomates de la région eux insistent. Il faut qu’un accord soit signé rapidement, le danger est trop grand. Le danger à leurs yeux est représenté par les groupes terroristes. Mais lors de cette cérémonie d’ouverture, ni les mouvements du Nord, ni les autorités de Bamako n’étaient présents.
Tous doivent arriver à Alger ce dimanche en délégations réduites, trois ministres maliens et dix membres par mouvement armé maximum. Une façon, selon la médiation, d’être plus rapide dans les négociations.
Si ces discussions s’annoncent complexes, la volonté de réussite est forte du côté des Nations unies et de Paris. Vendredi 17 octobre, l’ONU a envoyé un message très clair au président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta et aux groupes du Nord en appelant les deux parties à « négocier de bonne foi ».
« Rappel à l’ordre » de la France
Samedi, l’Elysée dans un communiqué a également adressé un message au président malien. Le communiqué est très court, très clair et si le président français apporte son soutien à son homologue, il révèle également un certain agacement de l’Elysée. On apprend, en effet, que François Hollande a téléphoné à Ibrahim Boubacar Keïta pour lui dire qu’il souhaite « que les négociations aboutissent rapidement », qu’il s’agit désormais « de faciliter la réconciliation de tous les Maliens ».
En coulisses, les diplomates qui travaillent et suivent le complexe dossier malien sont beaucoup plus directs. « On sent que ça patine, que le processus s’enlise, il y a une véritable préoccupation », explique par exemple l’un d’eux. « La solution militaire est terminée, seule la politique permettra d’avancer, ajoute un autre expert du Sahel. IBK doit impliquer le Nord dans le processus sur tous les plans : économique, politique, développement. »
Un dernier diplomate conclut : « c’est évident, l’investissement français au Mali est colossal, divulguer ce coup de téléphone, c’est un rappel à l’ordre. »

Mali : à Alger, la médiation face à deux plans de sortie de crise

17/10/2014 à 17:28 Par Baba Ahmed, à Bamako
Alors que la reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés a été reportée au 22 octobre à Alger, « Jeune Afrique » a pu se procurer en exclusivité les documents de sortie de crise présentés par les deux parties. État fédéré de l’Azawad ou décentralisation avancée ? Les médiateurs ont encore du pain sur la planche pour concilier les deux points de vue.
Selon Sidi Oumar, membre de la coordination des mouvements de l’Azawad, les pourparlers pour la paix au nord du Mali devraient reprendre à Alger le 22 octobre prochain au lieu du 18. Au mois de septembre, chaque partie avait présenté un plan de sortie de crise. Pour sa part, Bamako avait remis aux médiateurs un document appelé « élément de proposition du gouvernement » et de leur côté, les groupes armés ont présenté un plan de sortie de crise basé sur le fédéralisme, avec un État au nord qui s’appellerait l’Azawad.
Les deux documents, dont Jeune Afrique a pu obtenir copie (voir les annexes ci-dessous : le document du gouvernement et celui des groupes armés), ne présentent que deux points commun : la reconnaissance de la « particularité » des régions du nord et la nécessité pour leurs populations de gérer leurs propres affaires. Mais les solutions proposées sont différentes. Le gouvernement propose une « réorganisation territoriale », c’est-à-dire la création de nouvelles régions, notamment celles de Taoudeni, dans le nord de Tombouctou, et de Ménaka, à l’est de Gao.
Sans définir si son plan consiste en une décentralisation poussée ou en une régionalisation, Bamako propose aussi l’élection du président du conseil régional au suffrage universel direct. Un élu qui sera « le premier responsable de l’administration et du développement de la région ». Les notabilités traditionnelles auront quant à elles une place au sein du haut conseil des collectivités, basé à Bamako, où elles pourront opérer des adaptations dans la mise en œuvre des politiques publiques…
Ressources naturelles
Le même document mentionne que l’État rétrocèdera aux collectivités territoriales un pourcentage des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles. Mais le document des groupes armés, intitulé « Projet de statut politique pour l’Azawad », ne fait pas mention de ces ressources éventuelles, se concentrant sur les détails de l’organisation d’un nouvel État dans un Mali fédéral.
L’État fédéré de l’Azawad sera « dirigé par un président élu au suffrage indirect par les Assemblées régionales de l’Azawad, poursuit le document. Il coordonne l’action gouvernementale et engage directement l’État de l’Azawad par rapport aux partenaires techniques et financiers et conduit la politique de développement socio-économique, financière, culturelle, environnementale, sécuritaire ».
Mopti, capitale fédérale ?
Les groupes armés proposent également de nommer la ville de Mopti (centre du pays) comme capitale fédérale et de dessiner un nouveau drapeau fédéral. « Le gouvernement du Mali propose que le gouverneur soit juste un représentant de l’État au niveau régional. Si on regarde bien, en gros, il y a plus de différence dans l’appellation (décentralisation poussée – fédéralisme) que dans le fond », assure un diplomate à Bamako. En attendant la reprise des pourparlers, le médiateur algérien, épaulé par ceux de la Minusma, de la Cedeao, de l’Union Africaine et de l’OCI, sont à pied d’œuvre afin de faire une synthèse des deux documents…

Les propositions gouvernementalesAccord d'Alger propositions gvt du Mali
Résumé de la version du projet de fédération définitive
Publié par Mathieu Olivier – JA
INTRODUCTION
Considérant que le Gouvernement de la République du Mali et la Coordination des Mouvements de l’Azawad, ont procédé à une analyse approfondie et objective de toutes les causes du conflit armé qui sévit depuis plusieurs décennies dans l’AZAWAD ; Désireuse de créer les conditions les plus optimales possibles pour une cogestion responsable du conflit ; Considérant la faible application, voire la non application des précédents accords : Accord de Tamanrasset, 1991, Pacte national, 1992, Accord d’Alger 2006, Accord de Ouagadougou, 2013, Accord de cessez le feu de Kidal, 2014, Déterminée à aboutir à un règlement politique négocié, complet, juste et durable dans le respect de l’intégrité territoriale, de la forme républicaine et laïque de l’Etat, dans l’intérêt supérieur de la paix et de la stabilité dans l’AZAWAD en particulier, au Mali en général et dans la sous-région ;
La coordination des mouvements de l’AZAWAD revendique la reconnaissance de l’AZAWAD en tant qu’entité administrative et politique fédérée au Mali selon les modalités qui suivent :
CHAPITRE I : BUT ET OBJET DU PRESENT PROJET DE STATUT 1.
Le présent statut vise la reconnaissance par le Gouvernement malien de l’Etat fédéré de l’Azawad comme partie intégrante du territoire de la future Fédération du Mali.
Il est proposé pour créer les conditions d’une paix globale, juste et durable, dans
L’Azawad en particulier et au Mali en général, contribuer à la stabilité sous régionale et à la sécurité internationale.
CHAPITRE II: ORGANISATION INSTITUTIONNELLE DE L’ETAT DE L’AZAWAD
3. L’Etat fédéré de l’Azawad s’administre librement à travers :
3.1. Un gouvernement de l’Etat de l’Azawad dirige par un président élu au suffrage indirect par les Assemblées Régionales de l’Azawad. Il coordonne l’action gouvernementale et engage directement l’Etat de l’Azawad par rapport aux partenaires techniques et financiers et conduit la politique de développement socio économique, financière, culturelle, environnementale, sécuritaire de l’Azawad ;
3.2. Un Parlement chargé de voter les lois qui seront appliquées sur le territoire de l’Etat fédéré, à l’exception de celles qui relèvent de la compétence de l’Etat fédéral. Les lois, règlements et autres textes adoptés par le parlement de l’Azawad doivent tous être conformes aux normes internationales relatives aux droits de l’homme. La protection des droits de l’homme dans l’Azawad ne doit pas être moindre que celle prévue par la Constitution et les lois de l’Etat fédéral. Les lois et règlements actuellement en vigueur dans l’Azawad resteront applicables tant qu’ils n’auront pas été amendés ou abrogés par le parlement de l Azawad et/ou une décision du chef de l’exécutif, à l’exception de ceux qui relèvent de la compétence de l’Etat fédéral,
3.3. Un organe judiciaire en charge de rendre la justice sur tout le territoire de l’Etat de l’Azawad. Le pouvoir judiciaire sera exercé par des tribunaux des premiers et seconds degrés que l’Etat fédéré décide de créer. Les membres de ces juridictions sont nommés par le chef de l’exécutif de l’État fédéré.
3.4. Des structures décentralisées composées de conseillers régionaux, communaux et locaux chargés de la gestion du développement régional, local et communal ;
3.5. Des structures locales administratives, techniques et traditionnelles chargées de mettre en œuvre les politiques de décentralisation, de développement local sont créées et leurs appellations sont proposées et approuvées par les instances élues de l’Etat fédéré. Les responsables des structures relevant de l’Etat de l’Azawad sont nommés par le chef de l’exécutif de l’Azawad. Ceux relevant de la Fédération sont nommés par le chef de l’Etat fédéral sur proposition du chef de l’exécutif de l’Etat de l’Azawad.
4. Elections
4.1. L’Organisation des Nations unies a la pleine charge et l’autorité exclusive sur les questions relatives à toutes élections prévues, notamment à leur organisation et à leur conduite ;
4.2. Dans les six premiers mois à compter de la date d’entrée en vigueur d’un accord, un recensement exhaustif des ressortissants de l’Azawad de l’intérieur comme de l’extérieur est réalisé par les deux parties sous la supervision et avec l’appui technique, logistique et financier de l’Organisation des Nations Unies, del’Union Africaine, de l’Union Européenne, de la CEDEAO et de l’OCI.
4.3. L’élection des membres du parlement et du chef du gouvernement de l’Etat de l’Azawad a lieu dans un délai de 18 mois à compter de la date d’entrée en vigueur du futur accord. Les électeurs éliront séparément, mais dans le cadre d’un scrutin unique le Chef de l’exécutif et les membres de l’Assemblée législative. La durée des mandats est de 5 ans renouvelables une seule fois.
4.4. Sont admis à voter pour l’élection de l’Assemblée législative et du chef de l’exécutif de l’Azawad. les ressortissants de l’azawad, âgés d’au moins 18 ans inscrits sur les listes électorales.
4.5. Douze mois après la mise en place des institutions de l’Azawad, l’exécutif fédéré soumet au parlement de l’Azawad un plan de redécoupage administratif portant sur chaque niveau d’organisation territoriale. Après validation du plan par le parlement, celui-ci est soumis à l’Exécutif pour sa mise en œuvre.
4.6. L’Etat fédéré de l’Azawad, au travers d’organes exécutif, législatif et judiciaire, aura sous sa responsabilité les domaines ci-après, qui relèvent de sa compétence exclusive: l’environnement, la culture, l’administration territoriale, la sécurité intérieure, le maintien de l’ordre, la protection civile, l’aménagement du territoire, le budget territorial, la fiscalité locale, le développement social et économique, la protection sociale, l’éducation, la santé, le commerce, les transports, l’agriculture, l’élevage les mines, la pêche , les industries, l’artisanat, le tourisme, le logement , l’aménagement urbain, l’eau et l’électricité, le réseau routier et l’équipement.
5. Pour les besoins du fonctionnement adéquat de l’Administration Générale de l’Etat de l’Azawad, il est créé une fonction publique de l’Etat de l’Azawad dont les agents seront des fonctionnaires originaires de l’Azawad et issus des recrutements si nécessaire.
6. Pour un rapprochement des services publics fédéraux de tous les citoyens la capitale fédérale sera transférée à Mopti (centre pays).
7. Redessiner un drapeau fédéral
CHAPITRE III : GARANTIES DE LA MISE EN ŒUVRE DU FUTUR ACCORD
8. Le Gouvernement du Mali et la Coordination des Mouvements de l’Azawad garantissent solennellement par leur sincérité, leur bonne foi ainsi que par leur sens élevé de responsabilité le respect de l’application du futur accord, dans l’intérêt supérieur de la Fédération, la sous région et de la sécurité internationale.
9. Le Gouvernement du Mali s’engage irréversiblement à prendre toutes les mesures appropriées aux fins de mise en conformité de son dispositif juridique avec le futur accord de paix et veiller à sa stricte application,
10. La coordination des mouvements de l’Azawad s’engage solennellement à respecter strictement toutes les obligations à sa charge spécifiées dans le futur accord,
11. Une commission conjointe formée de représentants des deux parties est mise en place pour l’application diligente du futur accord. La Commission de mise en œuvre est installée une semaine après la signature de l’accord.
12. Une commission de suivi des reformes institutionnelles composée des représentants des deux parties, des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, de la CEDEAO et de l’OCI pour une période à convenir.
13. L’Organisation des Nations Unies, l’UA, l’Union Européenne, la CEDEAO, l’OCI et les pays membres de la médiation garantiront la mise en œuvre du futur accord.

 

 

 

 

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