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L’insécurité au Nord… et au quotidien

by sur 18 octobre 2014

Alors que les pourparlers tardent à reprendre à Alger, l’insécurité se développe au Nord.

Au grand dam des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer…

Combats entre MNLA et milice pro-gouvernementale à In-Tillit; réoccupation de la région de Ber par un déserteur de l’armée converti aux thèses du MNLA, et incursions de bandes armées à l’ouest du Faguibine, notamment à Goundam.

Mali : au moins 7 morts dans des combats entre le MNLA et le Gatia près de Gao

(Avec AFP) – Jeune afrique.com – 17/10/2014 à 08:17 –
Au moins sept personnes ont été tuées lors d’affrontements jeudi après-midi, près de Gao, principale ville du nord du Mali, entre et le MNLA et le Gatia, deux groupes armés touaregs de la région.
Des combats meurtriers ont opposé jeudi 16 octobre, dans la localité d’In Tillit (environ 130 km au sud de Gao), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touarègue) et un mouvement rival, le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia). D’après des sources concordantes citées par l’AFP, au moins sept personnes ont été tuées.
« Les affrontements ont duré plus de six heures à In Tillit, le MNLA a été chassé de la localité, qui est désormais contrôlée par le Gatia et ses alliés. Il y a eu au moins sept morts dans les deux camps, et plusieurs blessés », a affirmé jeudi soir une source au sein de la Minusma (la mission de l’ONU au Mali). « Il y a au moins sept morts. Et c’est un bilan provisoire », a de son côté confirmé une source sanitaire jointe à In Tillit, précisant avoir dénombré trois morts du côté des combattants du Gatia et quatre chez le MNLA.
Elle a également fait état de la présence massive des combattants du Gatia sur place : « Actuellement, les gens du Gatia sont partout à In Tillit. Ils sont visibles à la préfecture et vers la mairie. »
Peser sur les négociations
D’après la source onusienne, les affrontement ont opposé les Touaregs de la tribu des Imghad, membres du MNLA, et les Imghad du Gatia. « Les Imghad membres du MNLA et ceux du Gatia ont respectivement reçu le renfort des autres tribus du MNLA et d’une branche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) », a-t-elle précisé.
Le MNLA est un des groupes impliqués dans les pourparlers lancés en juillet à Alger avec le gouvernement malien. Le Gatia, créé en août, revendique une place à la table des négociations. Selon une source sécuritaire régionale, le Gatia, dernier-né des groupes armés du nord du Mali, veut contrôler une base territoriale pour peser sur les négociations d’Alger. Le MNLA tente de l’en empêcher, avec des alliés dans chaque cas.
L’ombre de Gamou
Généralement, le Gatia, réputé très proche du général El Hadj Ag Gamou, un officier touareg fidèle à l’armée gouvernementale, reçoit sur le terrain son soutien et celui d’une branche du MAA. Le général Ag Gamou est souvent accusé par des observateurs de mettre les moyens de l’armée malienne à la disposition du Gatia.
Le gouvernement et six mouvements armés du Nord – dont le MNLA, le MAA et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) – ont signé en juillet à Alger une feuille de route des négociations pour ramener la paix. Ils sont engagés depuis septembre dans un deuxième round de discussions, qui n’ont pour le moment débouché sur aucune avancée notable.

Les combats se poursuivent à In-Tillit

Sahelien.com – October 16, 2014
Un affrontement armé a opposé le mouvement national de libération de l’azawad (MNLA) à un groupe armé de la communauté touarègue imghag à proximité d’In-tillit, 80 km au sud de Gao, ce matin 16 octobre.
Le MNLA accuse l’armée malienne d’avoir attaqué ses positions dans la localité en violation du processus politique en cours, selon un communiqué de leur porte-parole à Paris.
L’armée malienne rejette cette accusation. « Nous n’avons pas reçu l’ordre d’attaquer les positions du MNLA à In-tillit ni à aucune autre localité. » Rétorque le général Didier Dacko joint par téléphone. « Même si c’est une milice qui a attaqué les positions du MNLA, cette milice ne réagit pas sous les ordres de l’armée malienne », a-t-il ajouté.
Les combats sont toujours en cours dans la localité, mais aucun bilan n’est encore disponible.

Incident à In Tillit, région de Gao : la MINUSMA intervient pour assurer le retour au calme et appelle au respect du cessez-le-feu

Source : Minusma – Bamako, le 16 octobre 2014 –
La MINUSMA a été informée que des affrontements armés auraient opposé le 16 octobre le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et le Groupe d’Autodéfense Touareg Imad et Alliés (GATIA) à In Tillit, 120 km au sud-ouest de la ville de Gao.
La MINUSMA a réagi immédiatement en déployant un drone et des hélicoptères Apache pour vérifier la situation sur le terrain. L’Equipe Mixte d’Observation et de Vérification, escortée par les Casques bleus de la MINUSMA basés à Gao, est actuellement en route vers In Tillit pour établir les faits et prévenir l’escalade de la situation. La MINUSMA a également pris contact avec les parties pour assurer le retour au calme.
Le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies au Mali, M. Arnauld Akodjénou, appelle les parties concernées à respecter l’Accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014, qui a été réaffirmé dans la Feuille de Route issue des pourparlers de paix d’Alger.
« A la veille de la reprise des pourparlers de paix, toutes les parties maliennes et tous les groupes armés sont tenus de respecter scrupuleusement leurs engagements en vertu des accords conclus. Ils doivent au peuple malien de faire preuve de responsabilité pour assurer que ces pourparlers puissent se dérouler dans des conditions favorables à la conclusion d’un accord de paix inclusif, global et définitif, qui est la seule issue viable à la crise malienne », a souligné M. Akodjénou.

Mali: Ancien déserteur de la garde nationale : Le lieutenant – colonel Kanou Ould Melainine revient à Ber à la tête d’un convoi lourdement armé

Abdoulaye DIARR – L’indépendant du 16 octobre 2014
Le lieutenant-colonel Kanou Ould Mélainine à la tête d’un convoi armé a été aperçu dans la localité de Ber. Ce chef militaire du MNLA avait d’abord séjourné du 11 au 13 octobre à Toukabagou, localité située à une cinquantaine de kilomètres de Goundam.
Ce n’est que le mardi 14 octobre que lui et son mystérieux convoi d’une dizaine de véhicules arborant le drapeau des séparatistes touaregs ont été aperçus non loin de la ville de Ber.
De source sécuritaire, la venue de Ould Melainine dans la région de Tombouctou est loin d’être fortuite. L’homme a servi dans la cité des 333 saints en 2012. Et lorsque Niafunké a été attaquée en son temps par des groupes armés, un contingent dont faisait partie le lieutenant-colonel Ould Mélainine fut envoyé dans cette ville pour contenir les assaillants.
A mi-chemin entre Tombouctou et Niafunké, cet officier et certains hommes qui lui étaient proches ont ouvert le feu sur leurs compagnons d’armes avant de disparaitre dans la nature. Actuellement, l’un des chefs militaires du MNLA, le lieutenant-colonel Ould Mélainine a conduit plusieurs opérations au nom de cette organisation.
En tout cas, sa présence à Ber est loin de rassurer pour qui connait les intentions des séparatistes touaregs qui cherchent à étendre leur emprise sur une plus large partie des régions du nord.
Cette localité située non loin de la ville de Tombouctou fait l’objet d’une insécurité grandissante depuis un certain temps. C’est à Ber que les forces françaises de l’opération Barkhane ont dû intervenir, il y a de cela quelques mois pour démanteler une cellule d’AQMI. Le 16 août dernier, deux casques bleus burkinabé de la MINUSMA ont péri dans un attentat et quatre autres ont été grièvement blessés à Ber.
Les enlèvements de véhicules, les attaques de forains et les attentats ne cessent de se multiplier dans cette partie de la région de Tombouctou. Prouvant une fois de plus la recrudescence de l’insécurité au nord du Mali. Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’au moment où le Mali et les groupes armés sont engagés dans des négociations, ces derniers cherchent toujours à étendre leur emprise.

Goundam : recrudescence de l’insécurité

Par AMAP-Goundam – 16/10/2014
La bande ouest du Faguibine est devenue un nid de bandits. De nombreux braquages y sont aujourd’hui perpétrés par des individus bien connus parce que originaires de la zone.
Selon les victimes, dont des élus, la recrudescence du banditisme dans la zone de Goundam est le fait de jeunes gens venus des camps de réfugiés et même de Kidal.
Revenus sans ressources au bercail, ils se livrent à des braquages, des attaques de domicile de sédentaires agriculteurs. Ils rançonnent les chefs de famille. Certains coopèrent, d’autres parviennent à mettre leurs biens à l’abri. Les malfaiteurs opèrent à moto, à dos de chameau. Certains se déplacent même à pied, se faisant passer pour des voyageurs en quête d’un véhicule occasionnel. Postés au bord des routes, ils font signe aux véhicules qui passent. Si un chauffeur s’arrête pour les aider, ils braquent les occupants du véhicule et les dépouillent tous leurs biens. Il leur arrive d’emporter le véhicule attaqué en abandonnant ses occupants en pleine brousse.
Un jeune commerçant du village de M’Boura a essuyé des coups de feu mardi dernier alors qu’il se rendait à Goundam pour des achats. Touché au bras droit, il se fait actuellement soigner au centre de santé de Goundam.
Si ce commerçant a pu sauver son argent, un jeune mécanicien, victime d’un braquage la semaine dernière, a vu son véhicule 4X4 de seconde main, emporté avec tout son chargement. Il transportait des moutons et du riz. Son apprenti qui voulait résister aux bandits, a été sévèrement molesté. Il a été transporté, en sang, au centre de santé de Goundam. Le jeune mécanicien propriétaire doit encore la moitié du prix d’achat du véhicule à celui qui le lui a vendu.
Pas plus tard que vendredi, le maire d’une commune rurale du Faguibine, en route pour Goundam, le chef-lieu de cercle, à bord d’un véhicule 4X4 de forains, a été arrêté en compagnie des autres passagers. Les bandits ont réclamé 500.000 Fcfa à l’édile. Faute de quoi, ils menaçaient de l’enlever. Il a fallu beaucoup de négociations pour que les coupeurs de route consentent à le libérer.
Le maire de M’Boura, Aboubacrine Amidou Traoré, a été arrêté deux fois par des bandits qui n’ont rien trouvé à voler sur lui. Ils l’ont prévenu. S’il croise à nouveau leur chemin, les poches vides, il en subira les conséquences. Les malfaiteurs s’en prennent à toutes les populations, sans distinction d’ethnie. Des familles nomades sont ainsi menacées parce que leurs membres refusent de s’embarquer dans des actes de violence contre leurs voisins. Nombreuses sont ainsi les familles nomades qui ont quitté la brousse et se sont réfugiées à Goundam pour être tranquilles.
Beaucoup de personnes ont peur aujourd’hui pour leur sécurité après la décapitation récente du jeune Hama Aly Sidi Ahmed, un ancien de la Garde nationale. Accusé d’être un informateur de l’armée et de la force française Barkhane, il a été décapité. Sa tête a été accrochée sous un hangar du marché de Zouérat, un village du cercle de Goundam. L’insécurité inquiète beaucoup les populations car elle gagne du terrain malgré les efforts du gouvernement, des élus locaux, des partenaires au développement et de la société civile. Tous ceux-ci ont organisé des espaces de débats communaux qui ont permis de renouer le dialogue entre les communautés afin de parvenir à une paix durable et d’amorcer le développement que tout le monde appelle de ses vœux.
Dans le cadre des efforts pour trouver une solution à l’insécurité, la représentation de l’Association des maires du Mali (AMM) à Goundam a dépêché, vendredi, quatre maires, dont trois de la zone Faguibine, chez le gouverneur de la région de Tombouctou.
Les édiles ont alerté le chef de l’exécutif régional, le colonel major Mamadou Mangara, sur la paralysie de toutes les activités dans le zone Faguibine, notamment Bintagougou, M’Boura, Adarmalane, Essakane. Le président de l’AMM de Goundam préconise d’installer une base militaire dans la zone afin de sécuriser la population et de ramener la quiétude dans sa vie quotidienne.

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