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Opération française à Kidal

by sur 19 octobre 2014

Mis à jour lundi 20 octobre à 8h00

Cette fin de semaine a vu les troupes françaises, secondées par la Minusma, tenter de reprendre le contrôle du terrain perdu.

C’est en réponse à l’attaque à la roquette et à l’artillerie du camp de la Minusma à Kidal (qui a tué un soldat sénégalais de l’ONU) que l’armée française a mené une opération à Kidal, après avoir détruit un convoi d’armes arrivant de Libye par le Niger.

Ce qui permet de constater que de l’armement sophistiqué, tel qu’on n’en avait plus vu depuis la un an, est de nouveau sur le terrain.

L’un des trois individus arrêtés à Kidal est un contractuel de la MINUSMA

Par Sahelien.com – 19 octobre 2014 à 20h
L’un des trois individus arrêtés à Kidal est un contractuel de la MINUSMA Une opération menée par des militaires français de l’opération Barkhane a permis l’arrestation de trois personnes liés à des attaques contre les forces internationales au nord du Mali. Une importante quantité d’armes et de munitions a été saisie à l’intérieure de la ville de Kidal.
« L’un des trois jeunes arrêtés est un contractuel de la MINUSMA, un électricien qui répond au nom de Ahmad. Nous étions au travail, lorsqu’il a été appréhendé. L’arrestation de Ahmad a été faite dans la plus grande discrétion. On s’était rendu compte plus tard. Le second jeune est un combattant de HCUA du nom de Touwa ag Atta et le troisième a été arrêté dans la zone de Teghergharte », a dit une source au sein de la MINUSMA à Kidal qui a requis l’anonymat car il n’a pas le droit de parler à la presse.
« Le vendredi dernier, nous avons arrêté trois personnes, membres du groupe commanditaire de l’attaque du 7 octobre dernier qui a visé notre camp et celui de la MINUSMA dans la ville de Kidal », a dit le colonel SABATIER, conseiller à la communication de l’opération Barkhane, contacté par téléphone depuis le Tchad.
C’est la premières fois que des personnes liés à des attaques contre les forces internationales sont arrêtées à Kidal où sont présents des combattants touareg qui assurent la sécurité à Kidal.
Le colonel SABATIER a dit « les trois personnes ont été arrêtées dans la ville de Kidal. Nous avons découvert beaucoup d’armes et des munitions de tous calibres dans la maison d’une de trois personnes arrêtés ». Il s’agit « des milliers de munitions de calibre 7.62 / 12.7 / 14.5 et jusqu’à 23mm », selon un communiqué de Barkhane.
Le 7 octobre dernier à Kidal, le camp militaire des casques bleus de la MINUSMA a été attaqué par six roquettes faisant un mort et un blessé, et trois autres roquettes sont tombées dans le camp de militaires français de l’opération Barkhane sans faire de victime. « Ces munitions correspondent à celles qui ont déjà été utilisées lors d’attaques terroristes contre la MINUSMA. Parmi l’armement, la force Barkhane a notamment trouvé des lance-roquettes, des dizaines de roquettes RPG7 et des explosifs. Du matériel électronique et des grenades ont également été saisis par les forces françaises », précise le même communiqué.
Ces derniers mois, les attaques contre les forces internationales présentes au Mali se sont multipliées faisant 31 morts et plusieurs dizaines de blessés dans le rang des casques bleus de la MINUSMA.
Le nord du mali était occupé en 2012 par des groupes extrémistes armés lié à Al Qaida avant d’être chassé des grandes villes, une année plus tard par l’opération militaire française Serval. En mois d’août dernier, un porte-parole d’AQMI a revendiqué sur des medias mauritaniens plusieurs attaques contre la MINUSMA au nord du Mali.

Vaste opération de l’armée française à Kidal

Nathalie Guibert (N’Djamena Tchad, envoyée spéciale) – Le Monde du 18 octobre 2014

Montrer que les djihadistes ne peuvent se réimplanter impunément au nord du Mali : tel est la volonté affichée par l’armée française, qui a annoncé samedi 18 octobre, à l’issue d’une nuit d’opération à Kidal, avoir arrêté « le groupe de commanditaires » responsable de l’attaque contre le camp de la mission des Nations unies au Mali (la Minusma), onze jours plus tôt dans la ville touareg.
Dans la cité du nord Mali déchirée par les luttes entre groupes indépendantistes, djihadistes et criminels, l’attaque avait été vue comme un signe de la dégradation de la situation sécuritaire au Mali, moins de deux ans après le lancement de l’intervention militaire française. Elle avait eu lieu quatre jours après un autre attentat qui avait tué neuf soldats de la Minusma, nigériens cette fois, à Gao, plus au sud.
Le 7 octobre, six coups de mortier ont ainsi causé la mort d’un casque bleu sénégalais et en avait blessé deux autres. Les forces armées présentes à Kidal, onusiennes et françaises, avaient été accusées d’impuissance par la population.
ATTENTAT D’IN AMENAS
« Trois personnes ont été arrêtées dans la ville. Au cours de fouilles dans des maisons, un stock très important d’armement, et des munitions par milliers, jusque du calibre lourd, ont été découverts, ainsi que du matériel électronique et des composants », a indiqué au Monde le général Jean-Pierre Palasset, commandant de l’opération française « Barkhane » au Sahel, à N’Djamena au Tchad. A la suite de « Serval » au Mali, « Barkhane » ambitionne depuis août de couvrir toute la région, de la Mauritanie au Tchad.
« Nous avons deux messages », a ajouté le général : « Barkhane continuera de mener des actions coups de poing dans la bande sahélienne contre les groupes terroristes. Et elle sera active, après les pertes subies par la Minusma, pour rassurer cette force ». Il y a quelques jours, le président malien Ibrahim Boubakar Keïta avait réclamé le renfort d’une « force de réaction rapide ». Le général français n’a pas voulu préciser à quel groupe appartenaient les trois combattants arrêtés, qui « seront remis aux autorités maliennes ».
Jeudi, l’état-major à Paris a par ailleurs rendus publics des résultats d’une de ses opérations menées ces derniers jours au nord Niger. Le 10 octobre, des éléments des forces spéciales françaises, appuyées par des moyens de renseignement américains, avaient frappé un convoi d’une demi-douzaine de pick-up chargés d’armes à la frontière du Niger.
Treize « terroristes » ont été tués, deux faits prisonniers, un se serait échappé. Des hommes liés selon certaines sources au groupe Al Mourabitoun de Moktar Belmoktar – le chef djihadiste responsable de l’attentat du site gazier d’In Amenas en Algérie. Une bombe tirée par les avions de chasse français basés à Niamey a stoppé le convoi, avant que les hélicoptères des commandos n’arrivent.
« Trois tonnes d’armement, des canons de 23 mm, plusieurs centaines de roquettes anti-char, des mitrailleuses », ont été détruits selon l’armée. Mais aussi, fait plus notable, un SA7, missile anti-aérien de courte portée. Selon nos informations, il s’agissait d’un système complet, et potentiellement opérationnel, au contraire des armes de ce type retrouvées jusqu’alors dans la région, issues des stocks libyen de Mouammar Kadhafi. « Des SA7 ont déjà été trouvés en février-mars 2013 au nord du Mali, mais ce n’est pas fréquent », indique le général Palasset.
« ÉLIMINATION DE TERRORISTES »
« Les groupes qui opèrent dans la région se réapprovisionnent, nous découvrons des armes que nous n’avions plus vues depuis la première phase de l’opération Serval au Mali début 2013 », commente un officier. Les émirs d’AQMI, d’Ansar e-dine, et d’al-Mourabitoun ne stationnent plus au Mali, mais circulent aux confins de l’Algérie, de la Libye et de la Tunisie. Leurs cadres proches ont été décimés. L’état-major de Barkhane basé à N’Djamena indique que l’armée française a arrêté et tué « plusieurs dizaines de terroristes » depuis le 1er août.
Mais beaucoup de responsables locaux, tel Abdelkrim le Touareg, toujours actif dans la zone, reviennent sur leurs terres entre Tessalit et le massif du Tighargar près de Kidal. Entre la mi-août et mi-septembre, une autre opération baptisée Le Havre avait été organisée avec la Minusma dans une vallée de l’adrar, avec « élimination de terroristes » à la clé selon les officiers français de N’Djamena.
En plein débat sur les faiblesses de la stratégie occidentale contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie, mais aussi en pleine incertitude sur la garantie de ses moyens d’actions, l’armée française doit faire preuve de résultats. Ses responsables savent que les forces engagées dans le Sahel ne pourront au mieux que contenir le problème terroriste. Elles disposent de 3000 hommes pour couvrir un territoire équivalant à celui de l’Europe, « de Gibraltar à Moscou », selon les mots du général Palasset.

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