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En attendant la reprise des pourparlers d’Alger

by sur 29 octobre 2014

En attendant la reprise des pourparlers d’Alger prévue le mois prochain, ça s’agite tous azimut.

Du côté des mouvements armés, on montre ses muscles, tout à la fois parce qu’Iyad Ag Ghali a menacé ceux qui signeraient un accord sans son aval, et que le prétendant à la succession du chef des Ifoghas fait monter la pression au sein du Haut Conseil Unifié de l’Azawad… déjà partiellement noyauté par Ançar Eddine.

Ajoutez à cela la décision des mouvements armés de monter une coordination militaire et vous comprendrez que les frustrés de l’indépendance et de l’autonomie ne restent pas les bras croisés.

Parallèlement, gouvernement et groupes pro-Bamako, se réjouissent de constater que l’indivisibilité du pays n’a pas été mise en cause dans le projet d’accord de paix présenté par les médiateurs.

Mais visiblement, malgré le souhait manifesté par la communauté internationale « d’aller vite » et son impatience après le retard pris pour réunir les parties concernées, les négociations sont beaucoup plus complexes que prévues.

De bons connaisseurs du dossier touareg comme André Bourgeot ou comme, ci-dessous, Samuel Nguembock, chercheur associé à l’IRIS, avaient déjà prévenu que la conquête de la Paix serait plus longue que la reconquête militaire du terrain … elle même pas effective partout !

Faut-il rappeler que la paix ce n’est pas seulement l’absence de guerre ?

Mali: les mouvements de l’Azawad créent une coordination militaire

Par RFI – Modifié le 29-10-2014 à 00:36
Au Mali, la coordination des Mouvements de l’Azawad a annoncé ce mardi qu’elle mettait en place une coordination militaire pour le nord du pays. Elle sera composée de dix officiers et son commandement sera assuré par le colonel Mohamed Ag Najim.
Le représentant du MNLA en Europe, Moussa Ag Assarid précise que les secrétaires généraux et officiers du mouvement se sont réunis à Anefif du 26 au 28 octobre 2014 avec les membres du HCUA et du MAA. Ils ont décidé conjointement à l’issue de cette réunion la création de leur coordination militaire.
Cette nouvelle structure regroupant les forces militaires des trois mouvements a pour but selon eux de répondre à l’insécurité grandissante dans les régions du nord du Mali et de protéger les habitants, menacés d’après ces groupes par les actions « miliciennes » gouvernementales.
Les trois groupes affirment que « cette coordination s’inscrit dans la droite ligne de la demande faite par la Minusma et la force française Barkhane de contenir et éradiquer toute forme d’insécurité » dans le nord du Mali.
Ils accusent notamment les forces de Bamako se soutenir des éléments attaquant leurs positions et menaçant la population.
La coordination militaire des mouvements de l’Azawad s’engage parallèlement à respecter les closes du cessez-le-feu du 23 mai 2014 signé à Kidal. Elle appelle le gouvernement de Bamako à faire de même.
Elle s’engage également à poursuivre les recherches de solution négociée, selon Moussa Ag Acharatoumane, coordinateur pour les trois mouvements.
Le gouvernement malien a pris connaissance de la création de cette coordination militaire ; il devrait s’exprimer sous peu. Il réaffirme respecter le cessez-le-feu et dément alimenter les violences, tout en appelant les groupes armés du Nord à ne pas abandonner le processus de paix.

Mali : Que reproche-t-on donc à la France ?

Séran SAKO – L’Informateur du 29 oct 2014

Rappelons-nous qu’à la fin du « règne » de l’ex président Amadou Toumani Touré, une rébellion regroupant des indépendantistes, des djihadistes, des terroristes et autres narcotrafiquants s’était emparé de plus du 2/3 de notre pays.
Face à une armée mal équipée, mal entrainée, ayant le moral au talon, commandée par des officiers n’ayant aucune stratégie de guerre, la rébellion composée d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique, d’Ansar Eddine et du Mujao marchait inexorablement vers la capitale Bamako.
Nous nous rappelons également les cris de secours du président de la transition Dioncounda Traoré à la France de François Hollande pour aider le Mali à faire face à cette situation.
Nous nous rappelons également la prise de Konna et la débandade de notre armée nationale.
S’en est suivi le déclenchement de l’opération SERVAL le 11 janvier 2013 qui a stoppé net la progression des colonnes armées islamistes venant du nord. Cette opération, qui a pour mission d’appuyer les forces armées des pays partenaires de la BSS (Bande Sahélo-Saharienne) dans leurs actions de lutte contre les groupes armés terroristes et de contribuer à empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans la région, a permis de stopper les groupes terroristes qui menaçaient la capitale Bamako.
SERVAL a permis de neutraliser des centaines de terroristes et la découverte d’environ 200 tonnes d’armement et de munitions et plusieurs tonnes de nitrate d’ammonium (pour la fabrication de mines artisanales).
Malgré les efforts inlassables de SERVAL, nous avons assisté à une recrudescence du terrorisme. Les 5 pays de la BSS, à savoir la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina-Faso, se sont regroupés en G5 du sahel en février 2014 pour faire face aux menaces des groupes armés.
POUR MIEUX COORDONNER LES OPERATIONS SUR LE TERRAIN ENTRE LES PAYS DU G5, le 1er septembre 2014 naquit l’opération BARKHANE (3000 militaires) commandée par un officier Général français Jean Pierre Palasset et qui a un poste de commandement unique stationné à N’Djamena au Tchad Elle remplace SERVAL. Le Mali seul englobe 1800 soldats.
Elle s’inscrit dans une nouvelle approche stratégique de diffusion et de partage des moyens dévolus auparavant à SERVAL.
A-t–on oublié que BARKHANE, conduite par les armées françaises, a permis la découverte d’un dépôt d’armement avec des marques de l’armée malienne enfoui dans le désert de Kidal dans l’Adrar des Ifogas dans la nuit du 17 au 18 octobre dernier ?
A-t-on oublié que BARKHANE empêche l’implantation des djihadistes au nord du Mali ? Le samedi 18 octobre dernier, une grande opération de l’armée française a permis d’arrêter le groupe terroriste qui a attaqué le camp de la MINUSMA à Kidal. BARKHANE a aussi répondu à l’attaque de mortiers du 07 octobre qui a tué un casque bleu sénégalais.
La France ne participe-t-elle pas à la formation de nos forces armées en déconfiture ?
N’est pas la France qui a téléphoné à IBK pour un accord avec les rebelles dans le respect de L’INTEGRITE TERRITORIALE, L’UNITE NATIONALE, LA FORME LAÏQUE ET REPUBLICAINE DE L’ETAT. Et cela pour faire face ENSEMBLE à l’ennemi commun : les djihadistes.
On reproche à la France de ne pas mettre fin à cette rébellion, sachons que l’action principale de la force BARKHANE et la MINUSMA est d’éviter que les hostilités ne reprennent entre l’armée malienne et les groupes signataires. Je leur cite le Général Palasset, patron de l’opération BARKHANE : « cela fait 20 ans qu’il y a un problème touareg à Kidal, il serait bien arrogant de ma part de prétendre vouloir le résoudre, c’est du ressort des politiques ».
Après les conséquences de la visite inopportune et mal préparée du 1erMinistre Mara à Kidal et sa déclaration anticonstitutionnelle de la guerre, qui d’entre nous n’a pas été humilié après la déculotté infligée à notre armée nationale. Prenons le temps nécessaire de la reconstituer et faire face à tous les défis dans l’honneur.
On reproche également à la France de viser des intérêts au Mali. A-t-on oublié que les puissances n’ont pas d’amis mais des intérêts à défendre. Il serait naïf de croire que la France fera tuer ses militaires au Mali et dépenser des milliards de CFA pour le fonctionnement de tout cet arsenal militaire pour rien.
Soyons réalistes. Savez-vous combien d’entreprises de bâtiment, de commerçants et autres la chine, malgré toute l’aide appréciable qu’elle nous apporte, a mis en faillite avec l’envahissement de tous les secteurs qui pouvaient donner du travail aux jeunes et diminuer le chômage des jeunes ? Eh oui, c’est du « donnant donnant ».
Et la Mission intégrée des nations unies pour la stabilisation au mali (MINUSMA), joue t-elle franc jeu, je ne crois pas. Si l’on s’en tient aux déclarations du ministre français de la défense Jean Yves Le Drian, « la MINUSMA n’a pas été au rendez-vous au moment où il fallait et ne parvient pas à sécuriser le nord du Mali et par conséquent la France va envoyer des renforts (RFI DU 27 OCT).
Et oui la France, encore la France, et toujours la France.
Concentrons-nous plutôt à la réconciliation nationale, la lutte conte le chômage des jeunes, la corruption à tous les niveaux, la spéculation foncière surtout si elle est faite par des « hommes de loi » parfois cachés sous la couverture du titre de député et qui font du tord à d’honnêtes citoyens en se croyant intouchables. Je parle en connaissance de cause.

Dialogue inter-malien : vers la complexification des négociations de paix

Affaires stratégiques – 28 octobre – Par Samuel Nguembock, chercheur associé à l’IRIS

La tenue de la phase initiale des négociations inter-maliennes inclusives a suscité beaucoup d’espoir dans l’opinion publique malienne et internationale. Par ailleurs, la communauté internationale s’est montrée très optimiste et très enthousiaste quant au règlement définitif de la crise malienne.
Au terme du premier dialogue tenu du 17 au 24 juillet 2014 à Alger, le gouvernement malien et six mouvements politico-militaires du Nord du pays ont approuvé la mise en œuvre d’une feuille de route pour les négociations dans le cadre du processus d’Alger et d’une déclaration de cessation des hostilités grâce à l’implication des représentants des organisations internationales et à la médiation de l’Algérie.
L’objectif de cette rencontre était de définir les contours d’un règlement définitif de la crise. Si depuis cette date, le processus d’Alger a pu être ponctué par la tenue du deuxième round le 1er septembre 2014, le passage à la troisième étape s’avère beaucoup plus compliqué que l’optimisme de départ le laissait croire.
Initialement prévu le 7 octobre 2014, la reprise des négociations inter-maliennes devait avoir lieu le 21 octobre dernier avant de la voir reportée à cause de l’absence de certains membres des délégations à la séance inaugurale de la rencontre. Ce qui laisse augurer un processus de négociation dans le temps long avec des risques potentiels d’enlisement.
En effet, depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu le 23 mai 2013, les organisations internationales (ONU, UA, UE, CEDEAO…) et les pays voisins en tête desquels l’Algérie n’ont de cesse d’intensifier les manœuvres et tractations diplomatiques devant aboutir au règlement définitif du conflit qui oppose le gouvernement malien aux groupes politico-militaires du Nord de ce pays.
S’il est tout à fait logique de reconnaître le mérite de l’Algérie et des représentants des organisations internationales d’avoir pu réunir les parties en conflit autour de la table des négociations et d’avoir pu obtenir la signature d’une feuille de route et d’une déclaration de cessation des hostilités, il faut tout aussi remarquablement reconnaître que la profondeur des lignes de fracture de la société malienne et de l’instabilité régionale a été sous-évaluée dans le processus d’Alger.
L’accord entre le gouvernement malien et les rebelles touaregs du MNLA : une occasion manquée pour des négociations inclusives
Etait-il pertinent et efficace pour le gouvernement malien de signer un accord uniquement avec les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) quand les enjeux sécuritaires du pays dépassent largement le simple cadre d’une entente entre le MNLA et le gouvernement ?
Incontestablement, la réponse est négative. En effet, le MNLA n’incarne pas les aspirations et les revendications diverses et variées des ressortissants du nord du Mali.
De plus, la signature de cet accord le 18 juin 2013 ne revêt aucun caractère contraignant. L’objectif stratégique pour le gouvernement malien était de permettre à l’armée conventionnelle malienne de prendre le contrôle total de la ville de Kidal au Nord du pays contre le désarmement définitif des rebelles touaregs. L’objectif final recherché était donc essentiellement militaire, c’est-à-dire gagner la bataille et non la guerre.
Or la fragmentation et la cristallisation de la rébellion au nord nécessitait une réponse globale et inclusive à la base, ce qui aurait permis d’orienter les débats vers des négociations sur le statut définitif ou non du Nord du Mali.
La conséquence de cette stratégie unilatéraliste et très asymétrique est que, non seulement elle n’a pas su être négociée, ni n’a pas permis à l’armée malienne d’accéder au contrôle militaire de la région mais aussi elle a maladroitement contribué à alimenter la méfiance et la radicalisation des positions entre les six mouvements politico-militaires : le MNLA, le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), la Coordination des Mouvements et Fronts Patriotiques de résistance (CMFPR), le Mouvement dissident du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA dissident) et la Coalition pour le peuple de l’Azawad (CPA).
Même si un accord entre les six principaux groupes a été signé à Ouagadougou au Burkina Faso le 28 août 2014, en préparation de la deuxième phase du dialogue inter-malien à Alger le 1er septembre, afin d’harmoniser les revendications de ces derniers et d’adopter des positions communes dans les négociations avec le gouvernement malien, il est absolument incontestable de reconnaître que le processus d’Alger était déjà parti pour durer. Ce d’autant plus que la déclaration qui découle du sommet de Ouagadougou n’est ni contraignante, ni irréversible, essentiellement basée sur la bonne foi des acteurs.
Par ailleurs, cette déclaration sous le regard des organisations internationales a semblé sous-estimer voire négliger les liens et les bases arrières que pourraient constituer des mouvements comme le Mujao, groupe djihadiste allié d’Al-Qaïda qui a contrôlé la région du Nord du Mali pendant un année, de 2012 à 2013, avant d’être en partie défait par l’intervention militaire internationale en janvier 2013.
Le gouvernement malien et les mouvements rebelles du nord : entre pression internationale et risques de fracture territoriale
Le risque d’enlisement des pourparlers devient au fil du temps inquiétant. Si les mouvements politico-militaires du Nord se sont engagés à Alger le 24 juillet 2014 à travers la déclaration sur la cessation des hostilités et ensuite à Ouagadougou quand ces derniers décident d’arrêter « les hostilités et toutes formes de violence », cela n’a pas empêché la mort d’une dizaine de casques bleus des Nations unies dans des embuscades au Nord du Mali depuis le début du mois d’octobre.
Le non-respect du calendrier qui encadre le processus d’Alger par certaines délégations du Nord laisse entrevoir à moyen terme, si des moyens robustes ne sont pas employés, la mort dans l’œuf d’une initiative internationale pourtant saluée par toutes les parties prenantes.
En réponse à ces attaques, des soutiens aériens importants ont été apportés à la mission de l’ONU au Mali (MINUSMA) afin de sécuriser la zone et de fournir un appui stratégique aux soldats de la paix.
En tout état de cause, la communauté internationale devra opérer des arbitrages extrêmement subtils dans la gestion de cette crise. Pour cela, une obligation d’impartialité et de neutralité est requise pour éviter l’enlisement des négociations inter-maliennes et la radicalisation des mouvements rebelles qui ont malgré tout une capacité de nuisance que leur procurent les disparités territoriales, les inégalités sociales et la complexité de la situation sécuritaire dans la région.

Mali : Crise du nord : La jeunesse Malienne à l’unisson dit non à la partition

Badou S. Koba – Tjikan du 28 oct 2014

C’est la jeunesse Malienne toute entière qui s’est dit opposer à toute forme de partition du Mali. Elle l’a fait savoir le dimanche au Centre International de Conférence de Bamako, au cours d’un grand rassemblement. Tous les jeunes leaders regroupés au sein du mouvement « AN TE SON » ensemble appelle à l’union sacrée pour sauver la terre des ancêtres.
L’événement du dimanche sera écrit, sans doute, de marbre dans les annales de l’histoire du Mali, car c’est toute sa jeunesse comme un seul homme qui a dit non à toute tentative visant à mutiler le Mali.
Dans la salle pleine comme un œuf l’honneur est revenu à l’honorable Moussa Timbiné de prendre la parole. Le secrétaire général de la jeunesse du RPM à l’image de Léon Gambetta, homme politique Français a été ovationné par la foule en raison de la qualité de son discours, dont le contenu était clair comme l’eau de roche.
« Aujourd’hui nous rendons grâce à Dieu, aujourd’hui est un jour de remerciement à l’endroit de la Communauté Internationale, pour qu’il continue à aider ce beau pays à préserver l’unité de ses fils, à contribuer à la paix au Sahel , en Afrique et dans le monde. Aujourd’hui, notre jeunesse dans son ensemble qu’elle soit de la diaspora, de la majorité, de l’opposition, qu’elle soit chrétienne, musulmane ou animiste est unie derrière le Mali, son unité , son intégrité et sa laïcité. Aujourd’hui aussi est un jour où se réjouissent tous les amis du Mali, de la communauté internationale , de la France , de la CEDEAO, du Tchad, d’Algérie, du Maroc , de la Mauritanie, oui nos amis se réjouissent de nous voir unis debout derrière la réconciliation, le pardon, le développement et la paix ».
Avant de poursuivre avec l’indice d’une mine qui illustre la joie qui se lit sur son visage : « aujourd’hui est un jour d’appel au bon sens, au patriotisme, au réalisme pour la paix, pour l’unité et la fraternité entre toutes les communautés de notre cher et beau pays ».
Aussi, pour l’honorable Timbiné en dépit des divergences de point de vue entre les jeunes, tous les fils du pays dans la fraternité ont le devoir sacré de préserver l’unité nationale à n’importe quel prix. Le député de la commune V de rappeler que l’objectif ultime c’est le Mali. A ce titre, il a rappelé le nom de certaines grandes figures qui ont marqué l’histoire de ce pays millénaire, à savoir : Firhoun Ag Alinsar, Babemba Traoré, Dah Monzon Diarra, Soundjata Keita, Kankou Moussa, Sonni Ali Ber, Modibo Keita, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Ibrahim Boubacar Keita et j’en passe.
Après cette brillante intervention de l’honorable Moussa Timbiné, une projection de film sur écran géant a suivi. Le nom du film intitulé « Kidal respire le Mali », a tout son sens, il est l’œuvre d’un natif de la ville, Sidy El Mehdy Ag Albaka.
Dans le film, l’auteur présente des citoyens pressés de voir le retour des forces gouvernementales, ils jurent la main sur le cœur, leur appartenance au Mali. Prenant la parole, l’auteur du film demande au peuple Malien de ne jamais perdre de vue le sacré qui est l’unité du Mali. Aussi, selon lui le MNLA ne saurait représenter la grande communauté touarègue : « Nous ne sommes pas du MNLA encore moins du HCUA, nous sommes pressés de voir établir dans ses prérogatives l’administration, la population aspire à la paix, le MNLA nous a divisé, il a divisé nos parents en semant la haine, nous sommes avec le Mali éternel, nous n’avons mandaté personne, ceux –ci luttent pour les primes de la rébellion » a-t-il souligné. Pour le jeune leader touareg au lieu d’essuyer les larmes de quelqu’un, il faut empêcher ses larmes de couler. Et lui d’indiquer : « que tu sois Sissoko, Coulibaly, Diarra, Maiga, Ag on est tous du Mali ».
A sa suite, Sidy Albakaye un autre leader touareg, lancera un véritable cri de cœur en faveur de la paix : « ce que vous n’avez pas pu avoir avec la parole, vous n’allez pas l’avoir par les armes » a-t-il laissé entendre.
Avant la fin de la cérémonie une déclaration a été lue par Abba Maiga au nom du mouvement « AN TE SON ». Dans cette déclaration, les jeunes du Mali s’opposent à toute forme de séparatisme. Une copie de la déclaration a été remise au Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, porte parole du gouvernement Mahamane Baby par Amadou Koita un des leaders de la plate forme, mais grand leader de l’opposition. Le ministre a promis de remettre la déclaration en main propre au président de la République. Bonne destination.

Mali : Retour de la paix dans le nord du Mali : La bonne foi des Nations Unies et de la France
Badou S. Koba – Tjikan du 28 oct 2014
A la différence des autres crises qui ont affecté le nord, celle qui est en cours connaitra sans doute un dénouement heureux car, la communauté internationale l’ONU en tête est directement impliquée dans les pourparlers. D’ailleurs, le conseil de sécurité à exhorter le gouvernement de Bamako et les groupes armés à négocier de bonne foi.
Allons-nous vers la résolution définitive de la crise du nord, la réponse est oui, si l’on tient compte du fait que les groupes armés reconnaissent l’intégrité territoriale du Mali, la forme républicaine de l’Etat et la laïcité du pays.
Entamés le 19 octobre dernier, les pourparlers avec son sa récente étape ont pris fin sur une note d’espoir. Le dialogue a été facilitée par la volonté d’abord des Nations Unies qui a fait pression sur toutes les parties pour qu’elles renoncent à l’irréalisable.
« Il est très important que le gouvernement malien marque son engagement en faveur du processus de paix par des gestes forts. Nous appelons le gouvernement à faire ces gestes pour ne laisser aucune place aux doutes et à la suspicion. J’attends également de la part des différents groupes une attitude coopérative », a affirmé Hervé Ladsous, nouveau secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU.
S’exprimant à l’ouverture de la 3eme phase des négociations, le diplomate ONUSIEN a rappelé aux uns et aux autres l’appel précieux lancé par le conseil de sécurité afin de parvenir à la paix. Ce dernier, rappelons-le, a demandé au gouvernement Malien et aux groupes armés du nord de « négocier de bonne foi ».
« Le conseil de sécurité attache une grande importance au processus d’Alger », a-t il ajouté. Avant de rendre hommage à la médiation Algérienne, il en a profité pour condamner les attaques contre les éléments de la MINUSMA qui ont déjà couté la vie à 33 casques bleus ces derniers mois. Au cours de la négociation, la partie Algérienne à présenter un document qui a servi de base de travail pour les travaux. C’est un document au contenu riche a souligné le ministre Algérien des affaires étrangères Ramtane Lamamra, car il ne faut pas laisser des zones d’ombre qui peuvent être exploitées pour torpiller les négociations, a ajouté pour sa part Hervé Ladsous.
Faut-il le rappeler six mouvements du nord, à savoir le Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA), la coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement National de Liberation de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement Arabe de l’Azawad (dissident) ont participé à ces pourparlers. Paris à emboucher dans la même trompette que l’ONU par la voix du locateur de l’Elysée, François Hollande, qui a souhaité que les mouvements politico-armés du nord du pays et le pouvoir de Bamako parviennent à une paix durable.
Il a exprimé ce vœu au cours d’un entretien téléphonique avec son homologue Malien El Hadj Ibrahim Boubacar Keita, il a au passage réitéré son soutien total au président Malien pour l’aboutissement du dialogue. Les deux hommes d’Etat ont aussi exprimé leur solidarité dans la lutte contre le terrorisme.
Toute chose qui prouve que toutes les parties sont déterminées à aller à la paix. Rappelons que le document final de ces différentes négociations sera paraphé à Bamako et donnera lieu à une cérémonie solennelle.

Mali : Pour une paix et une cohésion sociale durables

Sahel Intelligence Posté le 27 octobre 2014 par Frédéric Powelton

Alors que l’ONU commémorait, vendredi 24 octobre dernier, sa soixante-neuvième année d’existence tout en se rappelant de sa fidélité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationale, le Mali organisait une célébration en l’honneur placée sous le thème de « la paix et de la cohésion sociale ».
En effet, Bamako demeure optimiste quant aux résultats positifs des pourparlers d’Alger et espère la signature prochaine d’un accord de paix global et définif, qui préservera la souveraineté, l’intégrité territoriale et la forme républicaine et laïque du Mali.
Le gouvernement se dit confiant et satisfait de l’état d’esprit dans lequel se déroulent les pourparlers, l’objectif étant de parachever le processus de paix et de réconciliation nationale en cours dans le pays depuis le succès de l’opération française « Serval » en janvier 2013. Appuyée par l’ONU,celle-ci a permis le retour de l’ordre constitutionnel,puis progressivement de la paix, avec l’adoption, le 25 avril 2013 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’unanimité de ses membres, de la Résolution 2100, qui a autorisé le déploiement de la Minusma.
Dans cette même perspective, le Premier adjoint au vice-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, Robert Jackson, en visite à Bamako la semaine dernière, a animé une Table ronde autour de laquelle il a exhorté les autorités maliennes, en matière de gouvernance, à regarder de près le rapport et les recommandations du FMI pour rebâtir la confiance avec les partenaires.
Cela permettra également de renforcer les bases de la construction d’un avenir économique plus sûr en même temps que se préparent les projets politiques qui permettront, conjointement, de relancer la dynamique de développement au Mali.
« Nous sommes dans une logique d’aboutir à un accord qui ne peut être résolu que par le dialogue », conclut le chef de la diplomatie malienne pour mettre, encore une fois en exergue, la nécessité de la collaboration entre les partenaires et acteurs dans la résolution de la crise.

Mali: Paix au nord du Mali : vers un accord sans les groupes armés !

Alpha Mahamane Cissé – L’indicateur du renouveau du 27 octobre 2014
Incapables de saisir les multiples chances qui leur ont été accordées, les groupes armés se font désavouer par tous. Et on parle même de la possibilité d’un accord sans la prise en compte de leurs doléances.
Très brève, la suite du 2e round du dialogue inter malien a été couronnée par l’élaboration d’un important document apprécié différemment par les acteurs et l’opinion. Dans le fond, le document contient des éléments qui confortent l’Etat malien.
La première victoire à ce niveau est le fait que le nom générique et problématique « Azawad » n’apparaît plus. En quelque sorte, cette mouture noue en grande partie les revendications des groupes notamment sur les questions de territoire et autres doléances à caractère purement communautaires.
« Le document de synthèse n’est ni un préaccord, ni un accord, c’est un document qui permet d’aller à la signature d’un accord définitif », a lancé le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop samedi à la faveur d’une conférence de presse.
Même si on se satisfait de la nouvelle tournure dans la gestion de la crise du Nord, les gesticulations et autres manœuvres menées par les groupes armés sonnent comme un aveu. Abandonnés et rejetés par tous notamment leur mentor la France, les groupes armés rament dans le dilatoire.
Sur le terrain, les éléments du Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA) avec à leur tête l’ex-député, Alghabass Ag Intallah ont tenté de manipuler l’opinion dans l’Adrar des Ifoghas. Le motif de cette fronde est que selon le fils du patriarche, le document signé ne prend pas en compte leur point de vue.
En vérité, quelles que soient les qualificatifs qu’on peut donner à ce document, il préserve l’intégrité du Mali. Renvoyé pour amendements à la base, nos sources révèlent que le texte n’accordera aucune chance aux groupes armés dans la matérialisation de leur projet séparatiste.
Le gouvernement du Mali qui a eu du mal à faire triompher sa position a été plutôt aidée par les circonstances. D’abord, le fait qu’un travail en sourdine est en cours pour isoler davantage le MNLA dont une importante partie des combattants ont fait défection. S’y ajoute le fait que l’essentiel des communautés touaregs ont choisi de faire cause commune avec la milice populaire Gatia. Militairement, les groupes armés ne pèsent plus sur le terrain.
Autre aspect non moins important, le plaidoyer en cours pour que les tribus alliés des Ifoghas se démarquent. « Depuis quelques semaines, dans la région de Tombouctou, les Kel Intasar sont chouchoutés et de fortes promesses ont été faites pour prendre en compte leurs doléances », a fait remarquer une source sécuritaire.
« Si ces thèses se confirment, il y aura un accord même sans les groupes armés qui sont davantage fragilisés », nous a confié une source. « Une certitude, un accord de paix est possible au nord du Mali et c’est désormais le vœu pieux de la France », a déclaré notre interlocuteur.
« Tout au long des discussions, nous avons vu une certaine souplesse dans la démarche des groupes armés à Alger. Cela démontre qu’ils n’ont plus les leviers solides », nous a expliqué un leader des mouvements d’autodéfense.

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