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Il y a un an, l’assassinat…

by sur 1 novembre 2014

Claude Verlon et Ghislaine Dupond

G. Dupond et Cl Verlon-

Mali: le chaos estompe les traces des meurtriers des journalistes de RFI

(AFP) Le 31-10-2014

Un an après le meurtre de deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, dans le nord du Mali, l’enquête ouverte en France piétine, compliquée par la situation sur le terrain à Kidal, qui échappe au contrôle du pouvoir central.
Les deux envoyés spéciaux de Radio France Internationale pour une émission spéciale sur « la crise dans le nord du Mali et la réconciliation » ont été tués le 2 novembre 2013 à Kidal (nord-est), peu après leur enlèvement.
Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, ont été capturés en sortant du domicile d’un responsable du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) qu’ils étaient venus interviewer, par des hommes armés parlant tamashek, la langue des Touareg.
Leurs cadavres criblés de balles ont été retrouvés moins de deux heures plus tard par une patrouille française partie à leur recherche, à 12 km de Kidal, à proximité d’une voiture abandonnée.
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait revendiqué le double meurtre, le justifiant par la « nouvelle croisade » de la France au Mali.
A l’époque, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait versé des larmes devant les corps des deux journalistes, s’était engagé à tout faire pour retrouver leurs assassins. Mais depuis, la piste semble se perdre dans les sables du nord du Mali.
« Ne pas résoudre ces crimes, c’est les assassiner une deuxième fois », a commenté jeudi Marie-Christine Saragosse, présidente du groupe France Médias Monde (RFI, France 24, MCD).
A Kidal « aujourd’hui, toute enquête est impossible », a souligné l’avocat de la mère de Ghislaine Dupont, Christophe Deltombe, précisant que le seul suspect identifié était « dans la nature ».
Kidal, bastion traditionnel touareg, est sous le contrôle de groupes armés touareg et arabe, dont le MNLA. En mai, l’armée malienne avait subi de lourdes pertes – au moins 50 soldats – en tentant de reprendre en main la ville.
Le MNLA, associé aux groupes jihadistes, s’était emparé du nord du Mali en 2012 avant d’en être évincé par ses anciens alliés. Il était revenu à Kidal à la faveur de l’intervention militaire française début 2013.
Me Deltombe a pourtant décelé une lueur d’espoir dans les déclarations optimistes du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, estimant qu’elles apportaient « au juge d’instruction le soutien politique absolument indispensable pour que cette enquête ne soit pas oubliée, ne s’enterre pas ».
Véhicule au coeur de l’enquête
M. Fabius a affirmé mercredi devant l’Assemblée nationale française que l’enquête était « entrée dans une phase tout à fait décisive », assurant que « les juges devraient pouvoir obtenir rapidement tous les éléments susceptibles d’arrêter les coupables ».
Selon lui, « les accords d’Alger qui sont en train d’être discutés entre Bamako et les groupes (armés) du Nord devraient en outre faciliter l’avancée de l’enquête ».
Si les sources judiciaires maliennes reconnaissent l’importance de la situation sur le terrain pour le succès de l’enquête, aucune n’en retire l’optimisme affiché par le chef de la diplomatie française.
« La principale difficulté dans le dossier est l’impossibilité pour les enquêteurs de se rendre pour le moment dans la région de Kidal pour mener des investigations de terrain », a indiqué jeudi à l’AFP une source judiciaire malienne.
De fait, l’enquête française ouverte en avril semble avoir très peu progressé, que ce soit sur les raisons ou les auteurs du meurtre, a-t-on appris de source proche du dossier.
Il n’est toujours pas établi si, après la panne de leur véhicule, les ravisseurs ont tué les journalistes parce qu’ils tentaient de s’échapper ou pour se débarrasser d’eux afin de ne pas être ralentis dans leur fuite.
S’agissant du principal suspect, un dénommé Bayes Ag Bakabo, Touareg lié à Aqmi, par ailleurs trafiquant présumé de stupéfiants, identifié dès novembre 2013, qui a été vu au volant du pick-up ayant servi à l’enlèvement, rien ne permet d’affirmer qu’il était le commanditaire, selon la même source.
Une commission rogatoire internationale a été adressée au Mali pour demander l’exploitation des factures téléphoniques (fadettes) des journalistes, afin de tenter d’identifier les contacts qu’ils ont eus juste avant l’enlèvement.
Les enquêteurs ont fait une découverte potentiellement intéressante dans les photos prises par Claude Verlon, selon la source proche du dossier. Sur l’une d’elles, datant de quelques jours auparavant, apparaît le pick-up utilisé, avec des personnes autour que les enquêteurs doivent encore identifier.

Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon : Marie-Christine Saragosse reçue par Moussa Mara

Source : CCINT Primature 31-10-2014-15:42

Le Premier ministre vient de recevoir en audience Madame Marie-Christine Saragosse, présidente directrice générale de France Médias Monde qui regroupe France 24, RFI et la radio universaliste en langue arabe Monte Carlo Doualiya.
Au cours de cette audience à laquelle ont pris le Ministre de la Justice et des droits de l’homme, M. Mohamed Ali Bathily et le Ministre de l’économie numérique et de la communication, M. Mahamadou Camara, il a été question de la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon, du projet de développement d’une rédaction mandingue de RFI à Bamako et naturellement de l’évolution du dossier judicaire de l’assassinat des deux journalistes français.
La Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon est à sa première édition. Elle rend hommage aux deux journalistes lâchement et sauvagement assassinés en novembre 2013 à Kidal. Cette bourse récompensera tous les ans un jeune journaliste et un jeune technicien de moins de trente ans qui viendront suivre une formation à Paris à l’Ecole de Journalisme de Sciences Po et l’INA.
Les noms des deux premiers lauréats de la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon seront dévoilés à Bamako ce 2 novembre, date du premier anniversaire de l’assassinat des deux journalistes à Kidal. En partenariat avec l’ORTM, une dizaine de postulants a été présélectionné. La bourse sera symboliquement remise cette année par la journaliste Apolline Verdon, la fille de Claude.
Quant au projet de développement d’une rédaction mandingue de RFI à Bamako, il bénéficie du soutien des autorités maliennes qui ont pleuré avec l’ensemble des maliens le tragique assassinat des journalistes de RFI à Kidal. Il s’agira pour RFI de s’installer plus durablement au cœur de la région ouest africaine en diffusant à partir de Bamako en langue bambara. La rédaction qui sera coordonnée par un envoyé spécial de RFI sera animée par des journalistes maliens et plusieurs correspondants dans la sous-région. Elle émétra en principe au premier semestre 2015 en fréquence modulée et en onde courte au besoin, avec à la clé de nombreuses radios qui se bousculent déjà à la porte d’un partenariat. Cette rédaction qui commence progressivement à mettre en place son cadre se veut également comme un pôle de compétence dans la Francophonie et un vecteur linguistique et culturel important.
Concernant le dossier des enquêtes judiciaires, elles évoluent parallèlement au niveau de la justice malienne et de la justice française. Le Gouvernement malien est engagé à apporter tout le concours utile pour permettre à la justice de faire son travail en toute indépendance en facilitant notamment la coopération avec la justice française. Il faut noter que dans ce dossier, RFI s’est portée partie civile en France depuis mai dernier. Pour le Premier ministre malien, la volonté d’enquêter est inébranlable et évidente, le Mali ayant opté pour zéro prime à l’impunité dans cette affaire comme dans d’autres y compris celles liées à tous les événements terroristes et criminels au nord du Mali.
Chaque semaine, en audience mesurée, France 24 rassemble 41,7 millions de téléspectateurs, RFI compte 34,5 millions d’auditeurs et Monte Carlo Doualiya 6,7 millions. Les trois chaînes du groupe émettent depuis Paris à destination des 5 continents, en 14 langues. Elles cumulent 24 millions de visites dans leurs univers nouveaux médias chaque mois. France Médias Monde est un des actionnaires et partenaires de la chaîne francophone généraliste TV5MONDE.

Hommage à Ghislaine et Claude ; « Pourquoi ont-ils été assassinés ?… Ne pas savoir nous met tous en sursis »

Par B. Daou Lerepublicainmali – 31 octobre 2014
C’est l’espace culturel du Centre international de Conférence qui a été choisi par les amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, pour leur rendre un vibrant hommage, à travers témoignages, poèmes de compassion, mais aussi de fortes interpellations, des interrogations sur l’identité des auteurs, les mobiles de ce double assassinat du 2 novembre à Kidal.
La création d’une association des amis de Ghislaine et Claude, a été annoncée. Présidée par Dioumassi Bomboté, elle a comme secrétaire exécutif Sidi El Moctar Kounta.
Des hommes de presse, des responsables d’associations de presse, des diplomates et des anciens ministres de la communication comme Jean Marie Sangaré, Gaoussou Drabo, Manga Dembélé, étaient présents à cette cérémonie commémorative.
Des responsables d’associations de presse dont le président de l’Association des Editeurs de presse privée (Assep) Birama Fall, le président du Groupement patronal de la presse privé, Alexis Kalambry, des responsables de syndicats de la presse, comme Abdourhamane Hinfa Touré du Syndicat national de l’information, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL), et Baye Coulibaly du Syndicat des journalistes reporters (Syjor) se sont joints aux amis de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon à cette occasion.
Au son de la cora, c’est le maître de cérémonie, Sidi El Moctar Kounta qui donne le coup d’envoi aux envolées lyriques, qui ne seront pas une denrée rare le long de cette cérémonie certes modeste, mais assez symbolique. Avec des paroles comme : « les morts ne sont pas morts », « qui ne s’interroge pas sur le passé n’a point d’avenir » ou encore, « Mon destin c’est ma patrie… Et c’est à moi de faire la gloire de ce pays ».
Adam Thiam, Chroniqueur au Républicain et un ami de Ghislaine a souligné toute la difficulté à prendre la parole en ce jour triplement lourd. D’abord à quelque jours-près de l’anniversaire de l’assassinat des deux reporters de RFI à Kidal, ensuite intervenant quelques jours après la mort au combat du sergent-chef Thomas Dupuy, lors d’une opération conduite contre les groupes armés terroristes au Mali, enfin parce que le pays voisin le Burkina Faso connait une situation insurrectionnelle dont nul ne connait l’issue. Il s’est interrogé sur le pourquoi de l’assassinat de Ghislaine et Claude : qu’ont-ils entendu ou su ; quel crime que d’informer ?
Et qui les a tués ?
« Il faut savoir, parce que, ne pas savoir nous met tous en sursis ». Les amis de Ghislaine et Claude ont fait auditionner trois interventions enregistrées lors d’une cérémonie organisée en l’honneur de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, le mercredi 6 novembre 2013, au Musée du Quai Branly à Paris. Ces intervenants sont Jean Marie Sangaré, ministre malien de la Communication et des nouvelles technologies de l’époque, l’ancien ministre des Affaires étrangères et ami de Ghislaine depuis 1990, pendant qu’il était à Amnesty International à Londres, et Serge Daniel correspondant de RFI à Bamako.
Jean Marie Sangaré a mis l’accent sur l’espoir qu’avait suscité la libération des otages français, avant le désenchantement quelques jours après avec l’horrible assassinat des reporters. Leur mort a été vécue comme celle de proches parents et des engagements ont été pris pour retrouver les assassins. Pour Tiebilé Dramé, ils sont des martyrs de la libération et de l’unité du Mali.
Il a décrit Ghislaine avec laquelle il a eu un contact régulier, jusqu’au mois de juillet 2013, comme étant un des rares journalistes qui essaient de comprendre réellement l’Afrique.
Quand à Serge Daniel, il notait à Quai Branly l’ardent désir pour les parents de Ghislaine et Claude de retrouver leurs assassins. Sur un air de rap, un jeune Jaffar Thiam se fit le porte-parole d’outre-tombe de Ghislaine, parlant à ses amis.
Le président de l’Assep, Birama Fall a déploré le fait que les enquêtes piétinent et interpellé les autorités judiciaires pour redoubler d’effort afin de retrouver les assassins de ces confrères qui sont morts dans la libération de notre patrie. Pour lui, cette rencontre autour de Ghislaine et Claude traduit une union sacrée de la presse malienne.
Pour le président du groupement de la presse écrite Alexis Kalambry, le rôle de la presse n’est pas d’envenimer mais d’éclairer, et c’est dans leur rôle que Ghislaine et Claude sont morts. Il a salué les organisateurs pour ce soutien à la corporation tout entière.
L’ancien ministre de la Communication Gaoussou Drabo a rappelé le professionnalisme de Ghislaine Dupont et Claude Verlon avant de citer Albert Camus, selon lequel la presse libre peut sans doute être bonne ou mauvaise, mais sans liberté, elle ne saura jamais être autre chose que mauvaise.
Fatoumata Siré Diakité, ancienne Ambassadeur du Mali en Allemagne et Ben Katra Maouloud (ancien correspondant du Républicain et de l’Indépendant) ont tous réclamé justice.
La voix d’or de Keltoum Walet Emastagh (artiste touarègue) accompagnée de deux guitaristes, avec des chants de l’Adagh ont mis fin à cette cérémonie d’hommages aux martyrs de la presse.

Article 19 rend hommage à Ghislaine et Claude : le combat d’ARTICLE 19 contre l’impunité … continuera
A travers un message, la Directrice Régionale de ARTICEL 19 Afrique de l’Ouest, Fatou Jagne Senghor a salué le soutien à la presse à travers l’hommage rendu à Ghislaine Dupont et Claude Verlon par la création d’une association de leurs amis à Bamako.
La teneur de ce message :
« Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont péri dans le cadre de leur mission d’informer devant le dictat des oppresseurs des libertés. Cet acte odieux ne doit pas rester impuni. Soyez certains que le combat d’ARTICLE 19 contre l’impunité de crimes odieux contre la liberté d’expression continuera. Le droit du public à l’information surtout en tant de conflit est crucial et les journalistes qui risquent leur vie pour donner cette information doivent être protégés.
Nous avons rendu hommage à Gislaine et Claude l’année dernière à Bamako en organisant un ’’Forum régional sur la protection de l’espace civique’’ avec des ténors de la société civile et de la presse malienne et Ouest africaine.
Nous réitérons notre tristesse pour cette grande perte ! »
Fatou Jagne Senghor
Directrice Régionale
ARTICEL 19 Afrique de l’Ouest.

1er anniversaire de l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon : Rfi rend hommage aux deux journalistes à travers une bourse qui porte leur nom

Moussa SIDIBE – L’Indépendant du 31 oct 2014.
Le 2 novembre 2013 restera à jamais une date sombre dans l’histoire de RFI. Ce jour-là, les deux envoyés spéciaux de la radio France internationale ont été enlevés puis exécutés à Kidal par des terroristes pendant qu’ils s’apprêtaient à organiser une émission sur la crise malienne. Pour rendre hommage aux confrères disparus, la rédaction de Rfi a initié une bourse qui porte leur nom.
La cérémonie de remise de la 1ère Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon se déroulera ce dimanche 2 novembre 2014 à l’Hôtel Salam de Bamako. Pour cette occasion, une grosse équipe de Rfi conduite par la présidente directrice générale de France Medias Monde Marie Christine Saragosse est à Bamako.
Lors de notre passage à Paris en juin dernier, l’émotion était encore palpable dans la voix des journalistes avec qui nous avons abordé l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal.
C’est dans le grand hall du siège de la radio à Issy-les-Moulineaux que nous avons rencontré le présentateur vedette d’Afrique Midi, Laurent Sadou et Yves Rocle, adjoint à la directrice en charge de l’Afrique. Laurent se souvient d’avoir eu Ghislaine au téléphone et cette dernière lui avait parlé des conditions difficiles à Kidal.
En parlant de Gigi et Claude, Yves Rocle n’a pas pu retenir ses larmes. Il se rappelle des moments tristes et sombres où la radio a appris l’enlèvement puis l’exécution de ces journalistes. Yves Rocle se souvient aussi des larmes sincères du président malien Ibrahim Boubacar Keïta à Bamako. Et il a tenu à rappeler les propos d’ « IBK » : « Notre deuil, votre deuil, c’est aussi le deuil des Maliens ». Pour lui, ces propos sont le témoignage de l’accompagnement de tout un peuple derrière Rfi
Tous ont parlé de l’affection des Maliens pour RFI. Une bourse pour les jeunes journalistes maliens en hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon peut être considérée comme une marque de reconnaissance envers les auditeurs de RFI et surtout une manière d’immortaliser les deux journalistes. Rappelons que du côté de la justice, un mandat d’arrêt a été lancé contre Baye Ag Bakabo. Il est supposé être un suspect. Les conditions sécuritaires dans la région n’ont pas permis à la justice malienne de se déplacer sur le terrain.

Un an après la mort tragique de Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal, leurs amis réclament justice

Maliweb – 30 oct 2014 à 15:05
A l’occasion du premier anniversaire de la mort à Kidal des deux journalistes de Radio France Internationale (RFI), leurs amis de la presse malienne ont organisé, le jeudi 30 octobre 2014, une cérémonie de souvenir et d’hommage en leur mémoire dans la salle culturelle du Centre International de Conférences de Bamako (CICB). Cette rencontre a été mise à profit par leurs confrères pour exiger aux autorités de faire la lumière sur cet événement tragique.
Il y a un an Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux envoyés spéciaux de Radio France Internationale (RFI) étaient enlevés et exécutés à Kidal par des inconnus pendant qu’ils venaient de terminer d’accorder une interview à une figure importante du mouvement national de libération de l’Azawad. Cet évènement tragique qui s’est produit, le samedi 02 novembre 2013, dans le septentrion malien avait soulevé une vague d’indignation au sein de la presse singulièrement la presse malienne.
Un an après la mort de nos confrères de RFI, les enquêtes n’ont encore produit aucune piste crédible pouvant conduire à l’arrestation des coupables de ce crime barbare et odieux.
Ainsi, au cours d’une cérémonie d’hommage, les amis de l’association de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont interpellé le gouvernement français et malien afin qu’ils diligentent une enquête afin d’arrêter les coupables qui sont derrière ce crime odieux.
La rencontre a été meublée par la lecture des poèmes, des syllabes et la diffusion des témoignages de l’ancien ministre de la Communication, Jean Marie Sangaré, du président du PARENA, Tiéblé Dramé et du correspondant permanent de RFI au Mali, Serge Daniel. Les différents intervenants ont tous exprimé l’amour et l’attachement de ces deux journalistes pour l’Afrique et la liberté de la presse.

Journalistes de RFI assassinés au Mali: Un an après, les proches veulent des réponses

Morandini – 30-10-2014
Un an après l’assassinat au Mali de deux journalistes de RFI , Ghislaine Dupont et Claude Verlon, leurs proches ont réclamé jeudi des réponses à leurs questions sur une enquête qui n’a pour l’instant pas permis d’arrêter leurs assassins.
« Aujourd’hui, nous voudrions des réponses », a déclaré Pierre-Yves Schneider, porte-parole de l’association « Les Amis de Ghislaine Dupont », lors d’une conférence de presse.
Les deux journalistes ont été tués le 2 novembre 2013 à Kidal, au nord-est du Mali, peu après avoir été enlevés par un petit groupe d’hommes armés. Al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué leur assassinat. Le parquet de Paris a ouvert au printemps 2014 une information judiciaire sur leur assassinat.
« Qui sont les tueurs ? Pour quels commanditaires ? Pourquoi les avoir tués ? Sont-ils réellement recherchés par tous les acteurs présents au Nord-Mali ? Ghislaine et Claude avaient-ils récolté des informations sensibles? Dans quelles circonstances ont-ils réellement été tués ? », s’est interrogé Pierre-Yves Schneider.
« Ne pas résoudre ces crimes, c’est les assassiner une deuxième fois », a réagi Marie-Christine Saragosse, présidente du groupe France Médias Monde (RFI, France 24, MCD).
Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré que l’enquête était entrée dans une phase « décisive », et que la mort des deux journalistes ne resterait « pas impunie ». Une phrase qui a suscité l’espoir jeudi. « La déclaration d’hier a un grand mérite. Elle apporte au juge d’instruction le soutien politique absolument indispensable pour que cette enquête ne soit pas oubliée, ne s’enterre pas », a commenté Christophe Deltombe, l’avocat de la mère de Ghislaine Dupont.
A Kidal (fief de la rebellion touareg qui échappe à l’autorité de Bamako, ndlr) « aujourd’hui, toute enquête est impossible », a souligné Me Deltombe, précisant que le seul suspect identifié était « dans la nature ».
Dès novembre 2013, le procureur de la République de Paris, François Molins, avait indiqué que l’homme soupçonné d’avoir planifié l’enlèvement des deux journalistes, Bayes Ag Bakabo, était un Touareg lié à Aqmi et un trafiquant de stupéfiants.

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