Skip to content

Prévention d’Ebola : le Mali doit mieux faire

by sur 4 novembre 2014

Mis à jour le 4 novembre 2014 à 18h

On connaît maintenant dans le détail la manière dont le virus Ebola s’est introduit au Mali, conduisant à la mort la petite Fanta Kondé, 2,5 ans, décédée à l’hôpital kayésien Alfousseni Daou.

C’est un avertissement sérieux aux autorités sanitaires du Mali invitées à prendre davantage de précautions pour éviter la propagation du virus.

Pas de cas suspects d’Ebola au Mali, selon l’OMS

Le Journal du Mali par OMS – 04/11/2014
Depuis que 108 personnes ont été placées sous surveillance au Mali, aucun autre cas de fièvre Ebola n’a été recensé au Mali, (source OMS)
L’Organisation mondiale de la santé a annoncé lundi qu’aucun cas de fièvre Ebola n’avait pour le moment été détecté au Mali, où 108 personnes qui ont été en contact avec une fillette décédée il y a dix jours restent sous surveillance.
Selon l’OMS, les services de santé n’ont pas encore retrouvé 39 personnes qui ont voyagé dans le même autocar que la victime, arrivée de Guinée quatre jours avant son décès, mais les risques de contamination sont jugés très faibles car il est peu probable
que ces personnes aient eu un contact direct avec la fillette.
Sa soeur, âgée de cinq ans, était elle aussi fiévreuse mais les tests ont montré qu’elle souffre de paludisme, et non du virus Ebola. Les autres membres de la famille sont hospitalisés et ne présentent aucun symptôme de la fièvre hémorragique, a ajouté une porte-parole de l’OMS.

Ebola au Mali : Les preuves du laxisme

B. Daou- Lerepublicainmali -2014-11-04

Au moment où le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita décide de se rendre dans les pays voisins en proie à la fièvre hémorragique à virus Ebola, pour aller y exprimer notre solidarité, la plupart de nos centres sanitaires ne disposent pas d’équipements nécessaires pour faire face à d’éventuels cas. N’est-il pas mieux de commencer par mettre des gants et de l’eau Javel dans les formations sanitaires, quand on sait que c’est par une négligence laxiste que le cas enregistré au Mali est arrivé.
De nombreuses sources indiquent aujourd’hui, que la grand-mère qui a ramené au Mali, sa petite fille malade de la Guinée avait été avertie par certains de ses proches, de l’imprudence de sa démarche. Peine perdue.
Est-ce la raison pour laquelle, une fois à Kayes, en se rendant dans une clinique, elle a omis dire la zone de provenance à Ebola de la malade ? L’état de la patiente qui a été d’abord testée pour typhoïde (et autre) a fini par éveiller les soupçons au niveau de la clinique, qui a donc référé le cas à l’hôpital.
Comment savoir qu’entre temps le mal n’a pas été fait ? C’est le temps qui peut le révéler, car le personnel de la clinique a été certainement exposé par contact directe ou par personne interposée. C’est pourquoi il doit se trouver sous quarantaine, ainsi que la famille entière de la grand-mère. Ceux qui ont mis en garde la grand-mère ont eu raison. 

 Passons outre le comment a-t-elle pu rentrer au Mali avec la fillette qui développait déjà la maladie, l’hôpital de Kayes ne disposait pas les gants adéquats, c’est par la suite que l’UNICEF a envoyé les kits nécessaires.
Voilà une preuve assenée qu’au Mali, malgré la présence de la maladie dans les pays voisins, les principaux hôpitaux du Mali ne disposaient pas encore des moyens nécessaires.
Selon un article de Reuters, qui cite un autre rapport OMS/CDC, la grand-mère n’était pas seule; il y avait aussi l’oncle et la grande sœur (de 5 ans) de la fillette. A ce rythme, ce sont au total 141 personnes qui ont pu être exposées durant le voyage et dont 57 demeurent encore introuvables. Parmi elles on signale : « 6 personnes (sur 10) qui étaient dans le minibus de la frontière guinéenne à Bamako ; 2 personnes dans les taxis qui les ont amenés à Bagadadji et de Bagadadji à la gare routière ; 34 personnes dans le car de Bamako à Kayes », note un intellectuel malien à qui, un agent de l’UNICEF qui a eu accès à un rapport de l’OMS a parlé.
« Si la fillette a contaminé le siège des taxis, alors les 141 recensés par l’effort de traçabilité ne représentent qu’un minima; le virus pouvant vivre à l’air libre pendant un bon moment aurait très bien pu contaminer d’autres clients (des taxis) qui ne suspectent absolument rien », notre cette source.
Parmi les personnes exposées, 2 sont suspectés d’avoir développé la maladie; il n’y avait pas encore de confirmation de résultats au moment où le rapport avait été écrit, indique–t-il.
Dans tout ça, la bonne nouvelle, je suppose, est qu’après tant de jours l’immense majorité des personnes exposées n’ont pas développé de signes de la maladie. Mais il est possible que d’autres foyers se développent à Bamako ou même ailleurs au Mali par des porteurs qui ne soupçonnent absolument rien, selon cette source bien informée. Pour l’instant prions.

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :