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Burkina : reste à dénicher « l’oiseau rare »…

by sur 13 novembre 2014

On lira ci-dessous les étapes des négociations depuis 48h au Burkina Faso.

Un accord est intervenu entre l’armée et la société civile sur les modalités de la transition.

Reste à dénicher « l’oiseau rare » qui va la conduire.

Plusieurs noms circulent.

Burkina : qui pourrait bien prendre la tête de la transition ?

13/11/2014 à 20:10 Par Benjamin Roger
Alors que militaires et civils se sont mis d’accord sur le fonctionnement des institutions transitoires, l’identité du président civil de la transition reste toujours un mystère. Des noms circulent…
Au Burkina, la question est sur toutes les lèvres depuis plusieurs jours : qui sera la personnalité civile désignée pour présider la transition ? L’armée, les partis politiques, les représentants de la société civile et les chefs religieux et traditionnels se sont mis d’accord le 13 novembre sur le fonctionnement des institutions de transition. Reste maintenant à trouver « l’oiseau rare », comme le surnomme les Burkinabè, qui dirigera le pays pendant les douze prochains mois, jusqu’à l’organisation d’élections présidentielle et législatives en novembre 2015.
Il (ou elle) devra remplir plusieurs critères : être civil, non issu de l’armée, ne pas être membre d’un parti politique, ni lié à l’ancien régime de Blaise Compaoré, et enfin s’engager à ne pas participer aux élections organisée par le régime de transition.
Plusieurs personnalités correspondent à cette description. Petite liste non exhaustive des noms qui circulent dans la capitale burkinabè.
Les religieux
Les noms de deux personnalités religieuses reviennent avec insistance : Philippe Ouédraogo, le cardinal de Ouagadougou, et surtout Paul Ouédraogo, archevêque de Bobo-Dioulasso. Selon une source ministérielle bien informée de la région, l’armée, les leaders des partis politiques et les représentants de la société civile seraient tous favorables à une nomination de ce dernier. L’intéressé, plutôt réticent il y a quelques jours, serait désormais partant pour remplir la fonction.
Respecté par la société civile et les leaders politiques, Paul Ouédraogo a, comme les autres évêques burkinabè, rapidement pris position contre l’idée d’une modification de la Constitution permettant à Blaise Compaoré de se représenter en 2015. Homme d’Église ne prétendant à aucune fonction politique au-delà de la transition, il aurait donc, a priori, le profil idéal. Seul point de blocage : le Vatican, qui refuse que les membres du clergé exercent des fonctions éxécutives.
L’Église catholique a toutefois fait une exception à cette doctrine. C’était déjà sur le continent, au début des années 1990, en République démocratique du Congo (RDC), alors Zaïre. En 1992, l’archevêque Laurent Monsengwo avait pris la tête d’un Haut conseil de la République, par la suité érigé en parlement de transition.
Des tractactions seraient en cours entre Ouagadougou et Rome pour autoriser Paul Ouédraogo à présider la transition. Selon une source diplomatique, le chef de l’État sénégalais Macky Sall, président du groupe de contact de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur le Burkina, serait notamment intervenu auprès du Vatican en faveur d’une nomination de l’archevêque de Bobo-Dioulasso.
Les politiques
Plusieurs noms circulent aussi du côté des responsables politiques. Parmi eux figure Jean-Baptiste Natama, directeur de cabinet de la présidente de la commission de l’Union africaine (UA), la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma. Installé à Addis Abeba, il ne serait pas contre la perspective d’un retour au pays pour présider la transition. De nombreux observateurs saluent ses compétences techniques, mais son passage par le ministère de la Défense à la fin des années 1980 fait tâche sur son CV.
Autre personnalité politique : Jean-Baptiste Ouédraogo, éphémère président de la République de novembre 1982 à août 1983. Connu de tous, sans ambition pour les années à venir, il pourrait « remplir le job ». Mais son passé de militaire, sa proximité supposée avec le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, parti de Blaise Compaoré) et son éloignement des affaires publiques depuis de nombreuses années ne plaident pas en faveur.
Selon une source militaire interrogée par l’AFP, le poste de Premier ministre de transition aurait été proposé par les civils à l’armée contre la suppression de la clause interdisant au président de la transition d’être issu d’un parti politique. Si cet arrangement était confirmé, deux leaders de partis pourraient sortir du chapeau : Ablassé Ouédraogo et Stanislas Benewende Sankara. Tous deux députés et présidents de partis d’opposition à « Blaise », ils savent qu’ils ont peu de chance de l’emporter en 2015 contre les favoris annoncés que sont Zéphirin Diabré ou Roch Marc Christian Kaboré. Un poste de président de transition pourrait donc être une belle carte à jouer.
Depuis la chute de Blaise Compaoré, Ablassé Ouédraogo est très actif dans les négociations avec l’armée sur l’organisation de la transition. Stanislas Benewende Sankara, fort de son image sankariste, bénéficie lui d’une certaine aura auprès des jeunes burkinabè.
Les intellectuels
Enfin, deux universitaires sont régulièrement cités dans la liste des présidents putatifs. Le premier est le docteur Luc Marius Ibriga. Professeur de droit constitutionnel à l’université de Ouagadougou, figure centrale de la société civile, il a été en pointe durant la contestation contre le projet de modification constitutionnelle. C’est aussi lui qui a piloté le projet de « charte de la transition » présenté par les civils aux militaires.
Le second est le politologue Augustin Loada, directeur du Centre de gouvernance démocratique (CDG), également très engagé dans le combat contre la modification de la Constitution. Certains le jugent toutefois trop « marqué » politiquement pour exercer la fonction.

Burkina : armée et civils tombent d’accord sur l’organisation de la transition

13/11/2014 à 16:13 Par Jeune Afrique avec AFP
Armée et civils se sont mis d’accord jeudi sur l’organisation des institutions de transition. Reste maintenant à négocier l’identité des personnalités qui seront appelées à les diriger.
Une étape importante vient d’être franchie pour la suite de la transition au Burkina. Le lieutenant-colonel Yacouba Zida a déclaré jeudi 13 novembre que l’armée et les civils étaient tombés d’accord sur les institutions de transition. « L’armée est d’accord avec la charte de transition. Nous sommes parvenus à un accord sur l’architecture même des organes de transition, a-t-il affirmé. Maintenant, nous sommes en train de discuter de qui mettre à quelle place. »
L’identité des personnalités destinées à diriger la transition, une fois que les militaires auront cédé le pouvoir, restait toutefois à discuter. Le lieutenant-colonel Zida, qui tient les rênes du pays depuis la chute du président Blaise Compaoré, a toutefois indiqué que les postes de président et de président du parlement de transition étaient d’ores et déjà acquis à des civils.
Selon une source militaire, le poste de Premier ministre aurait à l’inverse été proposé à l’armée par les civils contre la suppression d’une clause interdisant au président de la transition d’être issu d’un parti politique.
« Nous avons fait beaucoup de concessions dans l’intérêt du Burkina »
Dans le pré-accord – pas encore validé – sur les institutions de transition auquel armée et civils sont parvenus mercredi, le Premier ministre joue un rôle important, ayant la charge de nommer le gouvernement.
Le fait qu’un civil dirige la transition est « notre solution depuis le départ », a lancé le lieutenant-colonel Zida. Mais il est « tout à fait indiqué » que cette personne « ne soit pas un homme politique », faute de « garantie » qu’il ne fera pas campagne « pour son propre parti politique » lors des prochaines élections, ce qui replongerait le Burkina « dans une crise profonde », a fait valoir le lieutant-colonel Zida.
L’armée, qui au départ voulait placer l’un des siens à la tête du Conseil national de transition (le parlement de transition), a « cédé » sur ce point, a reconnu le militaire. « Nous avons fait beaucoup de concessions dans l’intérêt du Burkina », a-t-il souligné. Armée et civils devaient se rencontrer à 14h00 (heure locale et GMT). Le fruit de leurs négociations, si un accord est trouvé, sera présenté en assemblée à 16h00 GMT, selon des négociateurs.

Burkina : vers un accord sur le projet de charte de transition ?

13/11/2014 à 08:38 Par Jeune Afrique avec AFP
Les négociations entre l’armée, l’opposition, la société civile et les religieux doivent se poursuivre jeudi avec en ligne de mire un possible accord sur le projet de charte de transition.
Rien n’a encore été signé mais on se rapproche d’un accord entre les militaires et les civils sur le projet de charte de transition. Après plusieurs heures de négociations mercredi 12 novembre, un avant-projet s’est dégagé. Il doit maintenant être validé par la haute hiérarchie de l’armée, notamment le lieutenant-colonel Isaac Zida.
Les militaires semblent être prêts à faire des concessions. Le document indique ainsi que le président de l’assemblée intérimaire, le Conseil national de transition (CNT), soit « une personnalité civile élue par ses pairs ».
L’accord indique également que le CNT devient un organe « législatif », quand l’armée, qui occupe le pouvoir depuis la chute du président Blaise Compaoré le 31 octobre, souhaitait qu’il soit simplement « consultatif ».
Le texte confirme que le président de la transition sera un civil, qui choisira lui-même son Premier ministre, ce dernier nommant les 25 membres du gouvernement. Mais aucun des cadres du futur régime ne pourra participer aux prochaines élections.
Le document envisage enfin la création d’une instance dite « de la réconciliation nationale et des réformes ». De cet organe dépendrait une commission « vérité et réconciliation », voulue par la société civile pour « faire la lumière sur les crimes économiques et de sang » commis par l’ancien régime, selon l’un de ses membres.
Les discussions, lors desquelles aucun accord sur la désignation du président de l’Assemblée n’a été trouvé, doivent reprendre jeudi. Ensuite, si le texte est validé en présence de militaires, l’armée devrait lever dans de brefs délais la suspension de la Constitution qu’elle avait déclarée à son arrivée aux affaires, ont décrypté des négociateurs. Le Conseil constitutionnel se saisira alors du document.

Le Burkina toujours à la recherche d’une charte et d’un président de transition

12/11/2014 à 08:50 Par Jeune Afrique
Après les amendements apportés par l’armée sur la charte de la transition adoptée par les partis d’opposition et la société civile burkinabè, ces derniers doivent se rencontrer de nouveau mercredi pour « finaliser le document ».
Zéphirin Diabré a jugé « recevables » les observations de l’armée sur la charte de la transition. Le 11 novembre, le chef de l’opposition burkinabè a ainsi annoncé qu’une rencontre entre les partis politiques, la société civile et les leaders religieux et traditionnels aurait lieu ce mercredi 12 novembre pour « étudier les modifications demandées par l’armée ».
À l’en croire, les remarques de l’armée « ne devraient pas poser de trop gros problèmes pour qu’on puisse s’accorder ». Sa déclaration est intervenue à l’issue des entretiens qu’il a eus avec les présidents du Sénégal et du Togo, Macky Sall et Faure Gnassingbé, venus mardi à Ouagadougou au nom de la Cedeao, pour « faciliter la transition au Burkina Faso ».
Les deux chefs d’État se sont d’abord entretenus avec l’actuel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui leur a fait part des « amendements » que l’armée souhaitait apporter à la « charte » reçue lundi des civils.
Macky Sall et Faure Gnassingbé ont ensuite rencontré séparément l’opposition, la société civile et les autorités religieuses et traditionnelles pour leur expliquer les désidératas de l’armée.
Ce que demande l’armée
« Parmi nos propositions, on a demandé que le Conseil national de transition [l’organe législatif, NDLR] soit présidé par un militaire et qu’il comprenne des militaires », a révélé un gradé burkinabè.
Dans leur projet de charte, les civils prévoient notamment un président civil, un gouvernement de 25 ministres et une Assemblée de transition de 90 députés, seuls 10 sièges étant attribués aux militaires et 10 autres à l’ancienne majorité dans ce projet. Dans les propositions de l’armée, l’Assemblée de transition devrait comporter 60 membres, répartis équitablement entre l’opposition (15 sièges), la société civile (15), l’armée (15) et l’ancienne majorité (15).
Luc Marius Ibriga, responsable d’ONG et membre reconnu de la société civile, reconnaît des « différends » entre les deux visions, l’armée refusant selon lui la création d’une commission « de réconciliation et des réformes » car elle serait « trop lourde ». Il s’est tout de même réjoui de voir l’armée ne pas remettre en cause la direction de la transition par des civils.
À l’inverse, David Mayenga, autre membre de la société civile, voit lui dans les propositions de l’armée « la preuve d’un coup d’État » militaire. Il dénonce « la pression » mise sur la société civile par les présidents sénégalais et togolais, qui selon lui affirment « qu’il y a des risques que les militaires se maintiennent si on n’accepte pas tout de suite » leurs revendications.

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From → Revue de Presse

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