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Michel Kafando, président intérimaire du Burkina

by sur 17 novembre 2014

Mis à jour lundi 17 novembre à 11h30

Burkina : le président de la transition s’appelle Michel Kafando

17/11/2014 à 09:13 Mis à jour à 10h39 – Par Jeune Afrique (Avec AFP)
Désigné dans la nuit de dimanche comme le chef de l’État intérimaire du Burkina Faso, le diplomate Michel Kafando est une figure bien connue de la vie politique du pays. Sa nomination, saluée par l’Union africaine, marque ainsi la fin de la page du régime militaire qui a pris le pouvoir à la chute de Blaise Compaoré.
« Plus qu’un honneur, c’est une redoutable responsabilité qui m’échoit, dont j’entrevois déjà les écueils et l’immensité de la tâche. » Âgé de 72 ans, Michel Kafando est bien conscient de l’étendue de sa mission, celle de diriger la transition burkinabè qui devra conduire le pays vers des élections présidentielle et législatives, en novembre 2015.
Après une nuit de tractations, le 16 novembre, entre les civils et les militaires, le nouveau président intérimaire a à peine cillé à l’annonce de sa nomination. Distingué et réservé, cet homme de grande taille aux cheveux noirs légèrement grisonnants, vêtu d’un costume, a pris acte de sa nouvelle situation. « J’ai naturellement accepté comme chaque fois lorsque que j’ai été sollicité par le devoir », a-t-il déclaré.
Figure de la diplomatie burkinabè, Michel Kafando a été ambassadeur de la Haute-Volta (l’ancien nom du pays) puis du Burkina Faso auprès des Nations unies, respectivement en 1981-1982 et 1998-2011. Le diplomate a également été ministre des Affaires étrangères dans plusieurs gouvernements, entre 1982 et 1983.
Ses objectifs énoncés sont à la hauteur des attentes du Burkina Faso : « Bâtir ensemble une nouvelle société, une société réellement démocratique par la justice, la tolérance et l’union des cœurs ».
Fin de la transition militaire
Prochaine étape : la validation de sa désignation par le Conseil constitutionnel. Ce qui consacrera officiellement le retour des civils au pouvoir. Alors que beaucoup craignaient de voir l’armée conserver longtemps le pouvoir, la transition militaire n’aura duré qu’une quinzaine de jours.
Toutefois, des discussions pour désigner le numéro un de la transition n’ont pas été faciles. Dimanche jusqu’à tard dans la soirée, le collège de désignation, sur cinq candidats présélectionnés, n’en avait retenu que trois. L’archevêque de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Ouédraogo, sélectionné mais qui ne souhaitait pas le poste, n’a pas été auditionné, tout comme le journaliste Newton Ahmed Barry. Le nom de Michel Kafando s’est ainsi imposé.
« Le plus déterminant a été son exposé, très efficace », a déclaré Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition à Blaise Compaoré, l’un des 23 membres de cette instance composée de militaires et de civils, ces derniers étant majoritaires.
« Son programme, c’est exactement ce que les gens attendent parce qu’il allait droit sur les problèmes de corruption et d’impunité. Il est extraordinairement en phase avec les attentes de la révolution », a-t-il poursuivi.
« Maturité politique » saluée par l’UA
Dans un communiqué publié lundi, la présidente de la commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, s’est réjouit du « rétablissement de la Constitution et [a pris] note avec satisfaction de la désignation d’une personnalité civile, Michel Kafando, comme président de la transition ».
Nkosazana Dlamini-Zuma a également exprimé « sa profonde appréciation à l’ensemble des parties prenantes et au peuple burkinabé pour leur maturité politique et leur sens des responsabilités, qui ont permis de franchir cette étape cruciale ».

Burkina Faso: Michel Kafando, président de transition

La Croix – 17/11/14 – 08 H 54
Le président de la transition Michel Kafando, diplomate, a été nommé lundi 17 novembre après le dépôt, la veille, de la liste de candidats potentiels par les militaires et les civils.

Le président de la transition Michel Kafando, diplomate, a été nommé lundi 17 novembre après le dépôt, la veille, de la liste de candidats potentiels par les militaires et les civils.
Le rétablissement de la Constitution, samedi 15 novembre, a été une étape déterminante pour le retour rapide des civils au pouvoir.
Après une nuit de tractations, le diplomate Michel Kafandole, 72 ans, a été désigné comme nouveau président intérimaire. La nomination a été annoncée en présence des deux autres candidats retenus par le « collège de désignation », l’ex-ministre de Thomas Sankara, Joséphine Ouédraogo et le journaliste Cherif Sy.
Distingué et réservé, cet homme de grande taille aux cheveux noirs légèrement grisonnants, vêtu d’un costume, a rapidement pris la parole, se munissant d’un discours manuscrit, pour prendre acte de sa nouvelle situation.
« Plus qu’un honneur, c’est une redoutable responsabilité qui n’échoit, dont j’entrevois déjà les écueils et l’immensité de la tâche », a commenté M. Kafando. « J’ai naturellement accepté comme chaque fois lorsque j’ai été sollicité par le devoir », a-t-il ajouté.
figure de la diplomatie burkinabé
Figure de la diplomatie burkinabé, cet ancien ambassadeur de la Haute-Volta (l’ancien nom du pays) puis du Burkina Faso auprès des Nations unies, respectivement en 1981-1982 et 1998-2011 a été choisi par un collège de civils et de militaires.
M. Kafando a également été ministre des Affaires étrangères dans plusieurs gouvernements, entre 1982 et 1983.
Ses objectifs énoncés sont à la hauteur des attentes du Burkina Faso : « bâtir ensemble une nouvelle société, une société réellement démocratique par la justice, la tolérance et l’union des cœurs ».
Comment s’est faite la désignation ?
Militaires et civils ont sélectionné leurs candidats pour le poste de président intérimaire du Burkina Faso samedi 15 novembre, jour où l’armée a annoncé le rétablissement de la Constitution, une étape déterminante pour le retour au pouvoir des civils après la prise du pouvoir du lieutenant-colonel Isaac Zida depuis la chute du président Blaise Compaoré le 31 octobre.
$Les différentes parties avaient jusqu’à dimanche 16 novembre pour communiquer leur liste de prétendants à un collège de désignation, instance de 23 membres, dans laquelle les civils sont majoritaires. C’est elle qui a désigné dans la nuit de dimanche à lundi 17 novembre le nouveau dirigeant.

BURKINA FASO. Le diplomate Michel Kafando élu président intérimaire

Par L’Obs avec AFP – Publié le 17-11-2014 à 06h11Mis à jour à 06h42
Michel Kafando, 72 ans, figure de la diplomatie burkinabè a été préféré à l’ex-ministre Joséphine Ouédraogo et au journaliste Cherif Sy.

Michel Kafando Pdt intérimaire BF

Le diplomate Michel Kafando a été choisi comme président de la transition du Burkina Faso, une période qui durera de sa nomination officielle jusqu’aux élections prévues en novembre 2015, a annoncé lundi 17 novembre un ecclésiastique au nom du collège de désignation.
« C’est le candidat Michel Kafando qui a été retenu par consensus », a déclaré Ignace Sandwidi, représentant de l’Eglise catholique au sein de cette instance dans laquelle armée et civils siégeaient, qui a rendu son résultat peu avant 5h du matin au terme d’une nuit de tractations.
Figure de la diplomatie burkinabè
Michel Kafando, 72 ans, figure de la diplomatie burkinabè, fut ambassadeur de la Haute-Volta (l’ancien nom du pays) puis du Burkina Faso auprès des Nations unies, respectivement en 1981-1982 et 1998-2011.
Il a été préféré à l’ex-ministre Joséphine Ouédraogo et au journaliste Cherif Sy, les deux seuls autres candidats à avoir été auditionnés par le collège de désignation, un organe de 23 membres dans lequel les civils étaient majoritaires.
Michel Kafando a également été ministre des Affaires étrangères dans plusieurs gouvernements, entre 1982 et 1983. Son nom, mentionné il y a deux semaines à la chute du président Compaoré, n’est revenu sur le devant de la scène que dimanche, quand l’armée l’a proposé.
Sa désignation doit encore être confirmée par le Conseil constitutionnel avant d’être définitivement validée, ce qui devrait être très rapide. Dès cette étape achevée, le pouvoir, pris par le lieutenant-colonel Isaac Zida, actuel homme fort du pays, à la chute du président Blaise Compaoré, sera transmis de fait aux civils.

Un civil de nouveau à la tête du Burkina Faso

Le Monde.fr avec AFP | 17.11.2014 à 05h19 • Mis à jour le 17.11.2014 à 08h47
Seize jours après la chute du président Blaise Compaoré, le Burkina Faso a un nouveau chef d’Etat. A l’issue d’ultimes tractions, civils et militaires se sont accordés, lundi 17 novembre, sur le nom du diplomate Michel Kafando pour diriger la transition qui doit conduire le pays à des élections en novembre 2015.
« Plus qu’un honneur, c’est une redoutable responsabilité qui m’échoit, dont j’entrevois déjà les écueils et l’immensité de la tâche, a commenté ce dernier après l’annonce de sa désignation à la présidence intérimaire du pays. J’ai naturellement accepté comme chaque fois lorsque que j’ai été sollicité par le devoir. »
Il a été préféré à l’ex-ministre Joséphine Ouédraogo et au journaliste Cherif Sy, les deux seuls autres candidats à avoir été auditionnés par le collège de désignation, qui comptait 23 membres et dans lequel les civils étaient majoritaires. Sa désignation doit encore être confirmée par le Conseil constitutionnel avant d’être définitivement validée.
AMBASSADEUR À L’ONU
L’annonce de sa nomination est intervenue quelques heures après la signature officielle à Ouagadougou de la « charte de transition », qui doit servir de feuille de route au pays pendant la prochaine année. Samedi, le lieutenant-colonel Isaac Zida, à la tête du pays depuis la prise de pouvoir de l’armée, avait consenti au rétablissement la Constitution burkinabé, suspendue après l’éviction de Blaise Compaoré à la suite d’une révolte populaire, après vingt-sept ans de règne.
Agé de 72 ans, Michel Kafando a fait toute sa carrière dans la diplomatie. Après des études de droit public et de sciences politiques à Dakar jusqu’en 1968, il se rend à Bordeaux, Paris, puis Genève. Là, il obtient un diplôme de formation diplomatique au Centre européen de la dotation Carnegie. A son retour en Haute-Volta – l’ancien nom du Burkina Faso jusqu’en 1984 –, il intègre le ministère des affaires étrangères. Il est ambassadeur à l’ONU en 1981, et ministre des affaires étrangères en 1983 au sein de plusieurs gouvernements, la Haute-Volta connaissant alors une forte instabilité.
L’avènement du président révolutionnaire Thomas Sankara (1983-1987), dont ce père de deux enfants n’était pas proche, le conduit sur les bancs de la Sorbonne, pour une thèse en 1990 sur la diplomatie ouest-africaine face au bloc de l’Est. Plusieurs années plus tard, Michel Kafando retourne aux Nations unies représente le Burkina Fasso durant 13 ans, de 1998 à 2011. Depuis sa retraite, M. Kafando s’est consacré à sa ferme, ainsi qu’à des travaux de consultant, expliquait-il à l’Agence France presse avant son audition.

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