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Alger : construire la paix sous pression

by sur 20 novembre 2014

Mis à jour ce jeudi 20 novembre à 15h.

La Paix reste à construire, et ce sera plus long que prévu si on veut qu’elle soit durable.

Les commentaires optimistes qui avaient ouvert les pourparlers d’Alger en parlant d’un accord rapide sont bel et bien oubliés.

Ce sont bien des pourparlers sous pression qui devraient s’ouvrir, pour la quatrième fois, ce jeudi 20 novembre à Alger.

Pression du terrorisme, qui ne faiblit pas et a même plutôt tendance à s’étendre à l’exemple de Daesh, auquel plusieurs groupes terroristes à l’oeuvre dans le Sahel ont fait allégeance.

Iyad Ag Ghali, leader d’Ansar Eddine, réfugié dans le sud algérien, ex-militant indépendantiste aujourd’hui converti à l’islamisme le plus radical n’a pas manqué de menacer les délégations qui signeraient un accord à Alger. Et, sur le terrain, les combats opposent souvent MNLA et autres groupes salafistes.

Pression de l’opposition malienne, qui refuse le texte soutenu par un gouvernement affaibli, gêné par les affaires de corruption et les injonctions du FMI.

Un gouvernement également gêné par le fait qu’un des élus RPM de sa majorité gouvernementale, siège, à Alger, aux côtés des groupes armés.

Résumé des différents points de vue ci-dessous.

Reprise des négociations d’Alger : Le round de l’espoir

Boubacar SIDIBE – Le Prétoire du 20 nov 2014.
Ce 20 novembre, les négociations entre l’Etat malien et les groupes armés reprendront leur cours à Alger. Cette reprise intervient après une trêve qui devait permettre aux parties de peaufiner la synthèse proposée par la médiation.
Ce quatrième round marque probablement le parachèvement du processus de paix qui sera sanctionné par la validation dudit document.
L’espoir d’un dénouement se dessine à l’horizon. Car toutes les composantes de la nation, ne voulant pas être mises devant le fait accompli, ont décidé de prendre le taureau par les cornes en s’impliquant dans le processus. Et ce, à travers des fora assortis des amendements.
Après que la médiation ait fourni un document soumis à l’appréciation des différentes parties en vue de l’adoption d’un préaccord, les Maliens restent entre doute et espoir quant à l’issue d’un règlement politique de la crise.
La restitution des travaux a permis aux uns et aux autres de prendre connaissance du contenu du document dit de synthèse. Depuis lors, les commentaires vont bon train dans un camp comme dans l’autre. Au niveau de l’Etat malien, on note un certain satisfecit quant à la prise en compte de certains principes fondamentaux, à savoir l’intégrité territoriale, la laïcité et ainsi que le caractère unitaire de l’Etat. Par ailleurs, après analyse du document, le chef de file de la délégation malienne, Abdoulaye Diop, n’a pas manqué de noter, lors du débat télévisé de dimanche dernier, certaines ambigüités. Telle la création des entités dans un Etat unitaire qui correspond plus à une fédération qu’à la régionalisation proposée par l’Etat.
Du côté des groupes armés, c’est l’indignation mêlée d’un relent de trahison par ceux qu’ils considèrent comme un allié de taille, la France. Il faut le dire sans ambages.
Cette proposition de la médiation est tombée comme un coup de massue sur la tête des groupes armés qui avaient cru que le vent leur était favorable. C’est ce qui aurait vraisemblablement valu un combat contre la force Barkhane dans la montagne de Tirguarguar à Kidal, ayant causé la mort d’un soldat français.
Cependant, les choses pourraient se corser à Alger lors de ce round. Car l’annonce de la proposition de la médiation a creusé un fossé entre les parties aux négociations. A y regarder de près, tous les signes d’un débat houleux se font sentir. Dans ce cas, la médiation aura fort à faire pour concilier les prétentions opposées des parties. Surtout quand on sait que le Mnla semble avoir compris que la bataille diplomatique est quasiment perdue d’avance. Toute chose qui a prévalu à la mise en place d’une coalition armée pour faire face à une éventuelle rupture.
Un espoir brisé
Depuis la chute spectaculaire de l’ex-président Blaise Compaoré du Burkina Faso, les têtes de proue du Mnla, qui avaient pris leur quartier dans la capitale du pays des hommes intègres, ne savent plus à quel saint se vouer. Ils sont devenus des orphelins en quête d’un autre généreux parrain pouvant leur offrir gracieusement protection. Une quête difficile car ils se sentaient à Ouagadougou plus royalistes que le roi. Ils vivaient comme des parias aux petits soins du président Compaoré.
Cette attitude du président du Faso a été fortement décriée en son temps par le peuple malien qui voyait en lui un complice des mouvements rebelles. Il sera illusoire en ce sens, en Afrique de l’Ouest, qu’un autre chef d’Etat emboite le pas à Blaise en transformant son pays en un sanctuaire pour des rebelles, au risque de voir chanceler son régime. La chute de M. Compaoré a marqué la fin de la lune de miel du Mnla à Ouaga. Comme dirait l’autre : «Le malheur des uns fait le bonheur des autres». Ce nouveau vent qui a soufflé depuis Ouagadougou pourrait avoir une incidence positive dans les négociations inter-maliennes.
Une lueur d’espoir à l’horizon
En dépit des positions controversées des protagonistes au sujet de la proposition de la médiation, une lueur d’espoir se profile à l’horizon. Car, avant la reprise des travaux devant conduire à la validation de l’accord, toute la composante du peuple, à savoir la société civile, la jeunesse et les partis politiques n’entendent pas être mis devant le fait accompli. Ils se sont impliqués dans le processus à travers des foras pour amender le document.
Au premier rang, la société civile qui a tenu à rencontrer, le 11 novembre, le représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies au Mali en charge des Affaires politiques de la Mission de l’Onu au Mali, Arnaud Akodjénou, en vue d’échanger sur les «éléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali.
Elle a été suivie par la jeunesse qui a organisé un forum, le samedi 15 novembre, pour se pencher sur le document de la médiation. Et les responsables des partis politiques n’ont pas fait exception à la règle.
En tout cas, c’est une lueur d’espoir dans la mesure où les propositions concrètes ont été faites de part et d’autre pour peaufiner ledit document dans l’intérêt supérieur de la nation. Les enseignements semblent être tirés des précédents accords. Ce qui est, à tout point de vue, une évolution majeure dans l’ancrage de la démocratie au Mali. Surtout quand on sait que la tragédie dans laquelle se trouve notre pays est la somme des responsabilités non assumées par le passé.

Les camps d’entrainement djihadistes se sont reformés au nord Mali

Par La rédaction de « Mondafrique » – Publié le 19 Nov, 2014
D’après les services de renseignement français, les groupes terroristes se sont remobilisés au nord du Mali depuis le début du retrait des troupes de Serval. Malgré l’intervention coup de poing des militaires de la force Barkhane contre un campement terroriste dans le massif du Tigharghar fin octobre, la situation demeure extrêmement précaire dans le nord du pays.
Début novembre, le ministre de la défense français Jean-Yves Le Drian a été reçu discrètement par le président algérien Abdelaziz Bouteflika pendant une heure. Au programme de cette rencontre, la situation sécuritaire dans la région sahélienne et tout particulièrement au Mali.
Aqmi, le retour
Depuis la fin officielle de l’opération Serval en Juillet 2014 et le retrait des troupes françaises, les groupes djihadistes se sont renforcés au nord du pays. Des camps d’entrainement se reforment notamment dans le massif de Tigharghar devenu une zone de stationnement des groupes armés entre les villes de Kidal et de Tessalit.
Fin octobre, les militaires français de l’opération régionale Barkhane qui a remplacé Serval y ont mené une offensive contre le campement d’un important groupe djihadiste. Bilan, un soldat français et vingt-quatre terroristes ont été tués au cours de violents accrochages. Une remobilisation qui s’accompagne d’une recrudescence des attaques qui ont fait notamment 34 victimes dans les rangs de la force de maintien de la paix de l’Onu (Minusma).
La diffusion de la vidéo de l’otage français Serge Lazarevic capturé en 2011 est un moyen de plus pour Aqmi de réaffirmer sa présence dans la zone sahélienne au moment où l’Etat islamique joue la concurrence sur la scène internationale. En juillet, 2014, Aqmi a publiquement rejeté l’annonce par l’EI de la création d’un califat. Le groupe a renouvelé son allégeance au chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri, en conflit ouvert avec le chef de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi. Dans un communiqué rendu public en septembre 2014, Aqmi déclarait soutenir l’Etat islamique sans pour autant lui prêter allégeance.
Washington contre les rançons
Par ailleurs, la vidéo de Serge Lazarevic dont Paris exige la libération relance la polémique sur le versement des rançons. « Une source de revenus considérable qui, pendant des années, a contribué à pérenniser la présence d’Aqmi dans cette zone » explique Lemine Ould Salem, auteur du livre « Le Ben Laden du Sahara » consacré au parcours de Mokhtar Belmokhtar, l’émir d’Aqmi.
Si, au Quai d’Orsay, le mot d’ordre officiel est « pas de rançon », la pratique est toute autre. Opposée à toute libération de prisonniers djihadistes détenues par les autorités de Bamako, Paris se retrouve acculée. Un sujet qui vaut aux responsables français de se faire régulièrement épingler par les Etats-Unis qui refusent de payer pour les libérations d’otages.
En septembre dernier, Barack Obama s’était irrité contre cette pratique dans les colonnes du New York Times : «Le président français, François Hollande, dit que son pays ne paie pas de rançons aux terroristes, alors qu’en réalité, il le fait». Pour Washington, tout versement supplémentaire pourrait contribuer à renforcer un peu plus le nouvel élan pris par Aqmi dans la zone saharo-sahélienne.
Au Quai d’Orsay, on considère aujourd’hui que le retour en force d’Aqmi dans la zone s’appuie principalement sur deux grandes figures : Iyad ag Ghali et Abdelkrim al-Targui (le Touareg) de son vrai nom Hamada ag-Hama. Le premier est un ancien rebelle touareg converti au salafisme. A la tête du groupe radical Ansar-Dine, il a contrôlé pendant près de dix mois le nord du Mali avec ses alliés d’Aqmi et du Mujao avant le déclenchement de l’opération Serval. Selon le ministère des affaires étrangères, il se trouverait aujourd’hui dans le sud algérien où il bénéficie de protections. Le deuxième, Abdelkrim al-Targui, le neveu d’Iyad Ag Ghali, dirige la katiba d’Aqmi, « Al-Ansar », qui détiendrait aujourd’hui Serge Lazarevic. Il sert notamment de courroie de transmission et d’intermédiaire entre Aqmi et son oncle. Les groupes contrôlés par ces deux hommes s’alimentent aujourd’hui en armes et en effectifs depuis le sud libyen devenu un véritable repère de djihadistes.
Des négociations au point mort
Le retour en force des terroristes intervient alors que les pourparlers d’Alger entre les groupes rebelles du nord et les autorités de Bamako ont, pour l’instant, échoué à faire émerger toute solution politique.
Les rivalités entre les différents mouvements qui participent aux négociations ralentissent considérablement le processus. Du côté de la diplomatie française, on estime que le président malien Ibrahim Boubacar Keïta joue le jeu des négociations même s’il est affaibli en interne notamment par d’importants scandales financiers.
Par ailleurs, la présence de personnalités proches des djihadistes dans les instances de pouvoir constitue une difficulté supplémentaire et brouille le jeu diplomatique malien.
A Bamako, de nombreux observateurs critiquent notamment la présence d’Ahmada Ag Bibi sur les bancs de l’Assemblée nationale. Ce touareg issu de la tribu des Ifoghas est très proche d’Iyad Ag Ghali et s’est fait élire en 2013 sous la bannière du RPM, le parti d’IBK.
Reste que la solution politique au problème nord malien demeure inéxorablement entre les mains du grand voisin algérien qui considère cette zone comme son aire d’influence privilégiée. Pour les négociations, IBK est en communication permanente avec le ministre algérien des affaires étrangères Ramtane Lamamra en charge de la médiation du conflit depuis juin 2014. La mainmise d’Alger sur le dossier nord malien pourrait, à terme, poser problème pour Paris qui souhaite intervenir dans le sud libyen. En effet le puissant DRS (services de renseignement) algérien demeure résolument opposé à toute intervention dans ce pays.

Mali: Les négociations à Alger sont celles de  » la dernière chance », selon Crisis Group International

HuffPost Algérie – 19/11/2014 14h29 CET
La dernière phase des négociations inter-maliennes qui s’ouvre ce 20 novembre à Alger est “la dernière chance pour une sortie de crise”, selon un rapport de CGI (Crisis Group International). Un échec des négocitations “serait préjudiciable aux efforts louables que l’Algérie déploie pour stabiliser la région”, indique le document publié hier 18 novembre.
Bien qu’un accord de paix entre le gouvernement malien et les différents groupes armés engagés dans les discussions semble loin, l’ONG multinationale avertit qu’il ““n’est dans l’intérêt de personne de précipiter la signature d’un accord incomplet”.
Les acteurs impliqués dans la résolution de la crise doivent éviter les lacunes des accords précédents, conseille CGI. “Les fonds manquaient pour une application rapide, le mécanisme de garantie internationale n’a pas joué son rôle d’alerte, et les accords se sont focalisés sur les rapports entre les régions du Nord et l’Etat central, négligeant la question des équilibres locaux”, analyse le briefing.
Bien que la solution sécuritaire soit tentante, selon l’ONG, après le regain de violence au Nord du Mali depuis plusieurs semaines, “la meilleure solution reste encore de soutenir un accord réaliste et durable”.
Recommandations
A cet effet, CGI recommande à l’ensemble des acteurs engagés dans les négociations doivent trouver au préalable un accord intermédiaire concernant un cessez le feu. Ils doivent également aborder “la question des relations conflictuelles au sein des communautés du Nord et dans leur rapport à l’Etat, en vue de concevoir des institutions politiques et sécuritaires garantissant une répartition équitable et acceptable des ressources et des responsabilités politiques”.
Le gouvernement malien et les groupes armés sont enfin appelés à “s’entendre sur un mécanisme de consultations populaires organisées avant la finalisation de l’accord de paix”.
L’Algérie ainsi que l’ensemble de la médiation internationale dans les négociations inter-maliennes doivent de leur côté “prévoir un dispositif de garantie internationale pour veiller au financement et à l’application du futur accord de paix”, ainsi que “devenir, une fois les négociations achevées, un groupe de contact responsable du dispositif de garantie internationale, avec une représentation transférée au Mali, à Bamako et dans les régions du Nord”.

Paix au Mali : Attention à « un accord bancal » (International Crisis Group)

Aliou Hasseye – © maliactu.net – 19 novembre 2014

Les pourparlers inter-maliens doivent reprendre jeudi dans la capitale algérienne. Alors que cette étape est présentée comme la dernière avant la finalisation de l’accord de paix globale, International Crisis Group attire l’attention sur les dangers liés à la précipitation d’un accord incomplet.
« La précipitation est mauvaise conseillère. Il faut se donner les moyens et le temps de construire les fondements d’une paix durable », recommande les experts d’International Crisis Group.
Le dialogue amorcé en juillet à Alger entre le gouvernement et les principaux groupes armés du nord a suscité de l’espoir au sein des populations locales et de toute la communauté internationale.
Ces négociations, qui ont vu le jour après les affrontements meurtriers entre les rebelles et l’armée malienne au mois de mai dernier à Kidal, apparaissent plus aujourd’hui comme des discussions en vue d’une entente entre belligérants que des pourparlers qui prennent en considération les frustrations profondes qui ont engendré la rupture de la paix.
Dans un contexte de plus en plus tendu sur le plan sécuritaire, grande est la tentation « d’aller vite et de signer un accord à minima garantissant la sécurité à court terme ». Mais, prévient Crisis Group, toujours est-il que « la meilleure solution reste encore de soutenir un accord réaliste et durable ».
Car, « il n’est dans l’intérêt de personne de précipiter la signature d’un accord incomplet », une paix bâclée est autant préjudiciable pour les parties que pour les partenaires internationaux du Mali.
De nombreuses lacunes dans le document de la médiation, base du futur accord
Selon International Crisis Group, les acteurs doivent tirer les leçons des échecs des accords précédents. Lesquels, dans leur ensemble, s’étaient « focalisés sur les rapports entre les régions du Nord et l’Etat central, négligeant la question des équilibres locaux. »
A Alger, le document qui sert de base à la rédaction du futur accord final constitue incontestablement une grande avancée dans les pourparlers. Cependant, en plus de souffrir du rejet catégorique des groupes armés de la coordination, il « repose pour l’essentiel sur des réponses qui ont déjà montré de sérieuses limites », regrette Crisis Group.
« En réduisant la crise à un problème entre le centre et la périphérie, il ne dit presque rien des fractures entre les communautés du Nord. Il n’ouvre guère de perspective pour concevoir les institutions politiques et sécuritaires qui garantiront une répartition équitable des ressources et des responsabilités entre ces communautés », ont analysé les experts avertis d’International Crisis Group.
Comment remédier aux lacunes ?
Le constat global d’International Crisis Group est que « beaucoup reste à faire » avant une sortie de crise définitive.
Au risque de se retrouver finalement face à « un accord bancal », et puisqu’il ne faut pas se précipiter, International Crisis Group recommande de trouver au préalable un accord intérimaire consacré uniquement au renforcement du cessez-le-feu conclu entre les parties. Il faut ensuite aborder ouvertement la question des relations conflictuelles au sein des communautés du Nord, avant de s’entendre, enfin, sur un mécanisme de consultations populaires, organisées préalablement à la finalisation de l’accord de paix.
Par ailleurs, International Crisis Group insiste sur la nécessité d’envisager un mécanisme d’alerte précoce et de réaction rapide en cas de déraillement du processus de paix ; de prévoir un dispositif de garantie internationale afin de veiller au financement et à l’application du futur accord de paix ; et enfin de préparer l’équipe de médiation internationale à jouer le rôle, après la signature de l’accord de paix globale et définitive, de groupe de contact responsable du dispositif de garantie internationale.

Pourparlers d’Alger : l’opposition rejette le document

Le Journal du Mali – Par Modibo FOFANA – 19/11/2014
Le chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé et son parti l’Union pour la République et la Démocratie (URD), étaient face à la Presse au Centre International de conférence de Bamako.
Les négociations avec les groupes armés étaient au cœur de la déclaration du chef de file de l’opposition. Le parti, par la voix de Soumaila Cissé, considère que le document présenté par la médiation comporte des faiblesses et n’est pas bon. Les quatre points formulés dans ledit document de « préaccord » sont à revoir à savoir : la notion de « zone de développement des régions du nord » et celle de «régions intégrées », la représentation des communautés du Nord au niveau national, la répartition des pouvoirs entre l’Etat et les régions, et la gestion de la sécurité après signature de l’accord.
Remplacement des cadres compétents
Fidèle à son engagement à mettre le problème du nord au dessus des querelles politiciennes, Soumaila Cissé, depuis l’élection du président Ibrahim Boubacar Keita, constate que l’administration malienne subit un véritable choc, qui se traduit par le remplacement systématique des cadres les plus compétents par des militants RPM, au mépris du professionnalisme et de la compétence, et donc au détriment de l’intérêt national et des usagers du service public.
« Les cadres de l’opposition sont systématiquement relevés de leur fonction en violation flagrante de la moi n°00-047 AN / RM du 13 juillet 2000 portant statut des partis politiques de l’opposition et des critères de rigueur, de compétence, d’expérience, et d’honnêteté » déclare t-il. Pour Cissé, les cadres sont relevés parce qu’ils ne sont du RPM ou de la majorité présidentielle, ce qu’il appelle les journalistes à dénoncer.
La sécurité mal maîtrisée
Evoquant la sécurité mal maîtrisée, l’honorable Soumaila Cissé pense que ‘l’insécurité généralisée et grandissante. Notamment les mines qui font des morts, les attaques terroristes, les vols de bétail, les agressions physiques, affectent dangereusement la paix sociale et annihile tout effort de développement. C‘est ainsi qu’il accuse le Président de la République de tergiverser et d’incapacité à prendre des dispositions fermes et suivies, afin que soit préservée la sécurité des personnes et des biens.
« C’est pourquoi la restructuration rapide et effective des forces armées et de sécurité s’impose, doit être accélérée. L’URD rappelle la nécessité impérieuse de bâtir une armée forte professionnelle et républicaine, capable de garantir de manière durable la sécurité et l’intégrité du territoire national. La construction d’une armée passe par un changement radical dans les méthodes de recrutement et de nomination. L’URD demande au président de la république l’adoption de la loi de programmation militaire toujours attendue.
De plus, la mauvaise gouvernance et la corruption au cœur de l’Etat, l’économie malienne en mauvaise posture, l’école malienne, le RAVEC au rabais ont aussi été évoqués lors de cette conférence de presse.

Mali : La CNAS-Faso Hèrè rejette le document de la médiation issu d’Alger : « C’est un système Confédéral pire que le fédéralisme »

Madiassa Kaba Diakité – Le Républicain du 19 nov 2014
Le parti du Dr Soumana Sako, la CNAS-FASO Hèrè a tenu, le mardi 18 novembre 2014, une conférence de presse à son siège sis à Hamdalaye. Objectif : Présenter à l’opinion nationale et internationale sa position par rapport au processus d’Alger et le document de synthèse proposé par la médiation internationale, les graves malversations financières entourant l’acquisition du second avion présidentiel et les marchés du ministère de la défense nationale, les récents développements de la crise Ebola au Mali et les évènements politiques au Burkina Faso.
La dite conférence était animée par le secrétaire général du parti, l’ingénieur Soumana Tangara, le secrétaire général du parti, Edmond Dembelé, Mme Traoré Thiero Bah et Ibrahim Oualoguem, tous membres du bureau politique. Lors de ce point de presse, la CNAS-FASO HÈRÈ a rejeté sans réserve le document de synthèse mis sur la table des pourparlers d’Alger et dénonce le double langage des pouvoirs publics. Selon le parti, le Gouvernement malien se dit satisfait d’un document de synthèse qui propose en réalité « un système confédéral (donc pire que le fédéralisme)».
Dans la déclaration liminaire lue par le secrétaire général du parti, Soumana Tangara, le parti indique que tout en clamant urbi et orbi son attachement au caractère républicain et laïc de l’État ainsi qu’au respect de l’intégrité territoriale de notre pays et son rejet de toute formule d’autonomie et de fédéralisme, le Gouvernement malien se dit satisfait d’un document de synthèse qui propose en réalité un système confédéral (donc pire que le fédéralisme).
Or, ajoute la CNAS, outre les nombreuses contradictions et incohérences qui le caractérisent, le document de synthèse de la médiation fondamentalement entériné par le Gouvernement est sous-tendu par une analyse erronée des causes profondes de la rébellion armée au Nord du Mali, viole la constitution de la République du Mali, constitue une attaque frontale contre la République, prétend faire marche arrière à la roue de l’Histoire, renvoie aux calendes grecques le désarmement des groupes rebelles, légitime les groupes séparatistes armés et terroristes, viole les règles de la discipline et de la justice militaires, hypothèque lourdement l’unité nationale, viole les résolutions pertinentes du conseil de sécurité, fragilise et discrédite l’Etat central, consacre la mise de la République du Mali sous tutelle de l’Algérie et dénote un manque total de perspective historique.
Contre toute logique, s’interroge la CNAS, comment un pays qui n’a pas pu, faute de capacités humaines techniques, matérielles et financières suffisantes, tant au sommet qu’au niveau local, ‘’réussir’’ la décentralisation, peut-il sauter à l’étape supérieure, celle d’une soit disant « régionalisation » (en fait, de la Confédération) dont personne n’est demandeur au Mali?
Le Parti de l’ex premier ministre condamne le mépris manifeste que les pouvoirs publics affichent à l’endroit des partis et associations politiques dans le traitement du dossier du Nord. « Ces acteurs pourtant incontournables dont certains ont joué un rôle de premier plan dans l’accession de notre pays à l’indépendance et dans la conquête de la démocratie pluraliste au Mali, sont même exclus de la soit disant « campagne d’information et de sensibilisation » lancée par le Gouvernement », expliquent les cadres du parti.
Pour contrer ces « développements porteurs de gros dangers » pour l’avenir du Mali, la CNAS a lancé un appel pressant à la mobilisation générale de toutes les forces patriotiques, progressistes, démocratiques et républicaines ainsi qu’à la vigilance des pays frères et amis pour faire échec au plan diabolique visant à détruire le Mali en tant que République démocratique, laïque et unitaire.
Ainsi, selon les leaders du parti, dans un avenir proche, la CNAS-Faso Hèrè se propose de lancer, conjointement avec d’autres partis et forces sociales, une initiative consistant à tenir le 3éme Round du processus de Table Ronde qui avait, le 8 décembre 2012, débouché sur l’adoption du Manifeste pour la Nation par l’essentiel de la classe politique et de la société civile.
Malversations financières, Ebola et les évènements politiques au Burkina Faso
Concernant les malversations financières entourant l’acquisition du second avion présidentiel et les marchés du ministère de la Défense, les cadres de la CNAS Faso Hèrè dira que le Peuple malien, ainsi que la communauté internationale sont en droit d’attendre du Président de la République qu’il s’adresse publiquement et solennellement à la Nation et l’éclaire sur son rôle réel et sa part éventuelle de responsabilité personnelle dans la conception et l’attribution des contrats et marchés sulfureux dénoncés par la Cour suprême et le Bureau du Vérificateur Général.
« Sauf à laisser persister et accréditer dans l’opinion publique nationale et internationale un lourd soupçon de connivence de leur part avec des criminels à col blanc, le Président de la République et son Premier Ministre se doivent de prendre sans délai et d’annoncer publiquement les inéluctables sanctions draconiennes qui s’imposent contre les auteurs et complices des ignobles malversations financières perpétrées aux dépens du Peuple et de l’Etat maliens ».
Sur les récents développements de la crise Ebola au Mali, la CNAS Faso Hèrè explique qu’il est fort à craindre que notre pays ne se trouve confronté à un véritable ‘’Pasteurgate’’ ou « Ebolagate » dont seule une enquête internationale indépendante dirigée par l’OMS permettrait de démêler l’écheveau et de traquer les commanditaires et les bénéficiaires de ce qui a tout l’air d’un complot contre la santé publique. La CNAS-Faso Hèrè exige qu’une suite judiciaire appropriée soit donnée aux résultats de l’enquête ordonnée par le Président de la République à l’encontre de toutes personnes physiques ou morales, y compris l’institut Pasteur et ses responsables, impliquées dans l’imbroglio ayant abouti à la mise en danger de la vie de toute une Nation et de l’économie nationale.
Sur les évènements politiques au Burkina Faso, le parti de l’ex premier ministre salue les Forces patriotiques, progressistes, républicaines et démocratiques du Burkina Faso pour leur héroïsme qui a désormais consacré la date du 31 octobre 2014 comme celle de la victoire du Peuple sur les velléités monarchique d’un clan. La CNAS-Faso Hèrè demande aux nouvelles autorités du Burkina Faso d’honorer les mandats d’arrêt lancés par le Gouvernement malien contre les leaders du MNLA et du HCUA / Ança Eddine qui avaient trouvé refuge, gîte, couvert et appui multiforme à Ouagadougou.
Elle espère, aussi, qu’après les évènements du 31 octobre 2014, s’ouvre désormais une nouvelle page de concorde et de solidarité entre les peuples du Burkina Faso et du Mali pour un retour rapide de la paix et de la sécurité dans le Nord du Mali.

Document de synthèse des pourparlers d’Alger : Les pièges à éviter !

Par Canard Déchainé – B.D. – 19 Novembre 2014
Le préaccord qui semble enchanter certains membres du gouvernement est finalement tombé entre les mains de la société civile et de la presse. Des insuffisances ont été décelées, çà et là. Au fond, le préaccord est aujourd’hui considéré par certains, comme un document truffé de zones d’ombres pour ne pas dire de pièges qu’il convient de circonscrire au plus vite.
Lors d’une conférence de presse, tenue à l’hôtel Radisson, le ministre des Affaires étrangères de l’intégration africaine et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, avait déclaré que le document était « bon » avant d’être rattrapé par son homologue, le ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord, Hamadoun Konaté, qui indiquait qu’ils n’avaient pas dit qu’ils étaient satisfaits du document, mais plutôt, du processus de négociation. Il répondait ainsi à une question d’un journaliste qui voulait savoir quels étaient leurs points d’accord et de désaccord par rapport au document de synthèse. C’était donc la première discorde.
Dimanche dernier, c’est au tour du ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, de déclarer à l’ORTM, qu’il n’avait jamais dit qu’il était satisfait de ce document. En effet, il faut convenir que dans le texte, existent des points qui font grincer les dents. A titre d’exemples, on lit dans le document de synthèse : «Au niveau local… il est prévu la création d’une force de sécurité intérieure (police territoriale) qui sera placée sous l’autorité des collectivités locales, dans le cadre de leurs pouvoirs de police. »
La vigilance doit être portée sur ces polices territoriales reconnues aux régions, si l’on sait qu’à Kidal, ce serait la porte d’entrée des groupes armés, qui cohabiteraient difficilement avec les autres composantes de cette police. Le document indique aussi : « au niveau national… il est prévu la mise en place de la représentation équitable des ressortissants des communautés du Nord du Mali dans les institutions et grands services de la République (gouvernement, diplomatie, société d’Etat, etc.)
A cet égard, un nombre minimum de postes ministériels, y compris dans les secteurs de souveraineté, devront revenir à des personnalités issues du Nord, de même que certaines fonctions électives…) »
Pour que cette décision puisse être appliquée, il faudrait, bien sûr, réviser la constitution, puisqu’elle dit en son article 2 : « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée. »
Dans le document de synthèse, on lit aussi : « le gouvernement s’engage à transférer aux collectivités territoriales les services déconcentrés relevant de leurs domaines de compétence ; rendre plus attrayante la fonction publique locale ; déconcentrer le recrutement dans la fonction publique territoriale, dont 50% des effectifs seront réservés aux ressortissants des régions du Nord… des conventions- programmes régions-Etat et régions intégrées-Etat seront conclues en vue de la mise en place de programmes d’investissement pluriannuels structurants et de la réglementation des obligations de l’Etat en matière de développement économique et social. La Zone de développement des régions du Nord appelé par certains « Azawad », bénéficie, de façon prioritaire, de ce mécanisme. »
Ces avantages accordés aux zones du Nord risquent de créer, à l’avenir, une disparité qui pourrait faire croire à une spécificité du Nord ou tout simplement à un statut particulier.
Glossaire : Ministre de la réconciliation nationale : Zahabi Sidi Ould Mohamed ; Ministre des affaires étrangères de l’intégration africaine et de la coopération internationale : Abdoulaye Diop ; Ministre du développement rural : Bocary Trereta ; Ministre de la solidarité et de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord : Hamadoun Konaté

Mali : A quand une véritable paix pour le pays ?

Afrique 7 – novembre 19, 2014
Alors que le dernier round des pourparlers maliens à Alger se prépare pour demain, les députés de l’Assemblée nationale malienne n’ont pas manqué de se mobiliser lundi après-midi pour discuter de la question.
Les récentes conclusions desdits pourparlers ne font pas l’unanimité au sein de la classe politique malienne. Le régime en place défend le bien-fondé des dispositions contenues dans le document final dont il dispose une copie, tandis que l’opposition y voit une manœuvre politicienne pour détourner le peuple malien des valeurs d’unité auxquelles il est rattaché.
De ce dernier point de vue, il ressort que les médiateurs et le gouvernement malien veulent faire admettre au peuple le programme politique du MNLA, source de division et de non respect des droits de l’Homme.
S’appuyant sur cet argumentaire, l’opposition a lancé un appel pressant « à la mobilisation générale de toutes les forces patriotiques, progressistes, démocratiques et républicaines ainsi qu’à la vigilance des pays frères et amis pour faire échec au plan diabolique visant à détruire le Mali en tant que République démocratique, laïque et unitaire ».
En clair, les discussions qui s’ouvriront à nouveau entre les Maliens à Alger, sont sous- tendues, d’une part, par des polémiques entre le régime d’IBK et l’opposition et, d’autre part, les la non cessation des activités terroristes dans le Nord du Mali par les groupes djihadistes.
Entre attente malienne et tentative de résolution de la crise, les épingles sont tirées entre les parties, à la lumière des événements que rapporte l’actualité.
Face à cette confusion, les Maliens n’entendent pas baisser les bras tant que la paix n’est pas totale et que le respect de la souveraineté et de l’indivisibilité du territoire ne seront pas observés.

Madani Tall à propos du document de synthèse de l’Algérie : Une République deux Lois, une Nation deux sortes de citoyens

Madani tall – Chevalier de l’Ordre National – Président de l’ADM – Malijet -19-11-2014
Après lecture des  » Éléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali « , c’est le sentiment qui ressort pour tout lecteur impartial de cette convention.
L’analyse de cet accord laisse présager une partition programmée du Mali. Les notions de régions intégrées et autres discriminations tant au niveau local que national sont des incubateurs d’injustice à l’endroit des autres minorités et du peuple dans son ensemble.
Il est évident que les régions du nord de notre pays furent laissées pour compte et ont subi de nombreux préjudices. Pour autant, RIEN ne saurait justifier que l’Unité Nationale soit mise à mal pour réparer ces préjudices. Or c’est la devise, Un peuple, Un But, Une Foi qui est mise en berne par cet accord.
Au demeurant, à des degrés divers toutes les régions ont subi les contingences liées au sous développement et la faiblesse conséquente des moyens de l’État. Certains de ces préjudices sont le fait de l’État. Mais d’autres relèvent de la géographie qui veut qu’il soit plus facile de cultiver à Baguineda qu’à Tessalit, sans compter les torts causés par ceux-là mêmes qui étaient supposés défendre la cause des populations du nord.
Rien ne justifie que l’on abandonne les droits d’une nation au bénéfice de l’une de ses composantes. En ce faisant il ne saurait y avoir d’unité nationale. Ou est ce à dire que les femmes devraient prendre les armes afin non pas d’avoir droit à l’égalité mais avoir droit à plus que les autres ?
La signature d’un tel accord comporte en elle les germes de la discorde et signifiera à terme d’autres conflits, cette fois portés par les citoyens se sentant légitimement lésés par les privilèges exorbitants qu’une poignée d’hommes armés ont soutiré à la République en raison de notre faiblesse.
Tout en étant favorable à plus de démocratie locale et au renforcement du pourvoir des régions qui y contribue, il est inadmissible que des faveurs particulières soient octroyées à telle ethnie ou telle région.
Ainsi, si 50% des postes dans le nord sont réservés aux ressortissants du nord, alors 50% des postes à Sikasso doivent être réservés aux Sikassois dont les impôts et la productivité contribuent déjà à soutenir la région de Kidal.
De même si 10% de l’exploitation des ressources à Kidal reviennent à la Région de Kidal, alors 10% des ressources exploitées à Kayes devraient lui revenir également.
La nécessité d’obtempérer aux injonctions de la communauté internationale qui d’ailleurs n’en demandait pas tant, ne doit pas obérer les autres faces de l’équité sociale qui impose les mêmes droits et devoirs pour tous.
Le souci de maintien de la paix ne peut être l’occasion de commettre une injustice à l’égard des autres citoyens qui ne pourront qu’être enclin à une frustration légitime. Le Principe de la régionalisation est bon en soi, à la condition qu’il soit applicable à tous, afin que nous continuions à être un peuple avec un but et une foi. Dieu veille.

Pourparlers d’Alger : La synthèse de la discorde

Par L’Indicateur du Renouveau – 19 Novembre 2014
L’optimisme affiché par les uns et les autres au début du dialogue inclusif inter-malien d’Alger semble s’effilocher à mesure que le temps passe. Les Maliens, y compris les partisans du président Ibrahim Boubacar Kéita, crient à la trahison et demandent la suspension du dialogue d’Alger, qu’ils considèrent comme une véritable supercherie.
Pour eux, le Mali se dirigerait tout droit dans le mur au cas où les principaux acteurs signeraient le document proposé par la médiation. Rassemblés au sein d’un collectif, dénommé Mali et Tila, une quarantaine d’associations et d’organisations de la société civile affirment s’opposer farouchement à l’adoption de ce document, considéré comme la synthèse du travail des commissions installées lors des deux précédents rounds de pourparlers.
Selon ce collectif, les articles inscrits dans le document de synthèse sont un prélude au démantèlement du Mali, alors que la feuille de route d’Alger, du 27 juillet 2014, avait imposé le respect de l’unité territoriale du Mali comme une condition préalable à l’ouverture de tout dialogue entre Bamako et les mouvements armés du Nord.

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