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Alger : trouver un accord sans tarder

by sur 21 novembre 2014

Mis à jour samedi 22 novembre à  17h30

L’urgence s’impose selon les voisins et partenaires du Mali : il faut trouver un accord rapidement. Ce n’est pas simple, mais des pistes sont explorées à Alger.

Pourparlers intermaliens d’Alger: top départ de la 3è phase

Par M. KEITA / Essor – 21/11/2014
L’enjeu de ce round des négociations est l’élaboration d’un préaccord par les protagonistes certainement sur la base du document de synthèse de la médiation pour la paix et la réconciliation.
Les travaux de la troisième phase des pourparlers d’Alger ont débuté hier après-midi à l’hôtel El Aurassi en présence de l’équipe de la médiation internationale, conduite par le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. La délégation gouvernementale malienne est conduite par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné de ses collègues de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, de la Solidarité, de l’Action humanitaire, de la Reconstruction du nord, Hamadoun Konaté, de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké, de la Décentralisation et de la Politique de la ville, Ousmane Sy.
Du côté des groupes armés, il y a la Coordination des mouvements de l’Azawad qui comprend le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA tendance radicale) et les Mouvements signataires de la plate forme d’Alger composés de la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA), du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA tendance modérée), de la Coordination des mouvements et forces de résistance (CMFR) et du Groupe d’autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA).
Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, les représentants de la communauté internationale se sont réjouis de la reprise des négociations en vue de permettre au Mali de retrouver le chemin de la paix et de la réconciliation. Ils ont souligné l’importance de cette étape cruciale tout en appelant les différentes parties à faire des compromis et des concessions réalistes pour arriver à un bon accord de paix dans l’intérêt de tout le monde.
Par ailleurs, les représentants de la communauté internationale ont particulièrement appelé les groupes armés à faire preuve de réalisme pour que les négociations puissent avancer très vite, afin de mettre fin aux souffrances des populations du nord et de barrer la route aux terroristes et narcotrafiquants qui comptent envahir à nouveau cette zone.
« Nous appelons toutes les parties à plus d’engagement pour que ce processus arrive à bon port. Le Mali est un grand pays pour contenir tous ses fils et le Mali est assez riche pour prendre en charge tous ses fils », a déclaré le représentant de la CEDEAO.
L’ensemble des représentants de la communauté internationale a réaffirmé leur soutien à notre pays pour faire face aux défis du développement dans un contexte de paix et de sécurité sur l’ensemble du territoire.
Dans son intervention, le chef de la délégation gouvernementale, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale a remercié l’Algérie et toute l’équipe de la médiation internationale pour les efforts fournis depuis le début du processus et souhaite que ces efforts soient couronnés de succès pour le grand bonheur du peuple malien.
« Les sentiments du Mali profond, c’est de voir ces pourparlers aboutir à un accord de paix global et définitif », a indiqué Abdoulaye Diop qui a réaffirmé la volonté du gouvernement de respecter tous les engagements qui seront pris dans le but d’instaurer une paix durable dans notre pays.
Enfin, Abdoulaye Diop a appelé les groupes armés à être plus réalistes pour que les attentes du peuple malien soient comblées à l’issue de ces pourparlers.
Quant au porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad, Ambéry Ag Rhissa, il a salué la médiation internationale pour avoir réussi le pari de réunir tous les protagonistes maliens à la table des négociations. Il a réaffirmé la volonté de son groupement à aller à la paix dans la dignité et dans le respect mutuel.
Selon lui, une solution à la crise du nord qui a duré plus d’un demi siècle est possible si l’Etat malien cesse de « terroriser les populations de l’Azawad ». Le représentant des Mouvements signataires de la plate forme, Ahmed Ould Sidy Mohamed, a tendu la main aux frères de la coordination pour construire ensemble un Mali fort et débout. Il a déclaré que son groupement a fait des recommandations par rapport au document de synthèse de la médiation qui est censé être la base du futur préaccord.
Justement, l’enjeu de cette troisième phase des négociations est l’élaboration d’un préaccord par les protagonistes certainement sur la base du document de synthèse de la médiation et qui s’intitule « Eléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali ».
Chaque partie a eu le temps de faire des observations et des propositions sur ce document de synthèse qui comprend cinq parties: les questions politiques et institutionnelles, les questions de défense et de sécurité, les questions du développement économique, social et culturel, les questions humanitaires, de la réconciliation et de justice, et enfin le suivi-évaluation.

Dialogue intermalien : les mouvements du nord Mali déterminés à parvenir à la paix

Le Temps d’Algérie le 21 novembre 2014
Les mouvements politico-militaires de la région du nord du Mali ont réaffirmé jeudi à Alger, leur « ferme » détermination à œuvrer pour parvenir à la paix et la stabilité au Mali.
« Nous réaffirmons notre ferme détermination à ouvrer à trouver une solution adéquate, prioritairement pacifique, dans le cadre des aspirations légitimes des populations de l’Azawad (nord du Mali) », a indiqué le représentant de la coordination de mouvements de l’Azawad (CMA), Ambayri Ag Aissa, lors du 4e round du dialogue intermalien inclusif.
La CMA regroupe, selon un de ses représentant, la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA, dissident).
« Nous voulons une vraie paix pour l’Azawad et le Mali, mais pas à n’importe quel prix. Nous ne voulons pas d’une paix qui soit prise en otage par les spéculations mercantiles et des ambitions narcissiques », a-t-il ajouté.
De son côté, le représentant de la plate-forme d’Alger, constituée du MAA, Ahmed Ould Sidi Moussa a réitéré le « ferme » engagement de son mouvement à contribuer au retour, « sans délai », à la paix, la stabilité et l’équité au Mali tout entier.
« Dans le sillage de cette dynamique des négociations d’Alger, nous tendons notre main à nos frères et sœurs de la CMA pour nous retrouver et parler le même langage pour reconstruire ensemble le Mali », a-t-il soutenu.
Les travaux du 4e round du dialogue intermalien inclusif ont eu lieu jeudi à Alger entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali ayant adhéré au processus de négociations sous la conduite de l’Algérie, chef de fil de la médiation.
Assistent également à ce round du dialogue, la CEDEAO, l’ONU, l’UA, l’OCI, l’UE, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria, en tant que parties de la médiation.
Le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali avaient accepté en octobre dernier « comme une base solide » un document de négociation, soumis par l’équipe de la médiation, comportant des éléments d’un accord de paix.
La médiation avait soumis aux parties un document de négociation comportant des éléments d’un accord de paix, compromis « novateur » par rapport à tout ce qui a pu être négocié auparavant.
« Une feuille de route » et « une déclaration de cessation des hostilités » avaient été signées en juillet dernier au terme de la phase initiale des pourparlers, en vue de préparer les conditions nécessaires pour l’émergence d’une solution globale et négociée du problème des régions nord du Mali.
Les deux documents constituent une assise solide à « la plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne » et la « Déclaration d’Alger », qui avait engagé les parties maliennes d’œuvrer au renforcement de la dynamique d’apaisement en cours et de s’engager dans le dialogue intermalien inclusif dans le cadre du respect de la préservation de l’intégrité territoriale du Mali.
Outre les représentants du gouvernement malien, les six mouvements signataires des deux documents sont le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

Pourparlers : Pression sur les mouvements du Nord et Bamako

El Watan – Leila Berrato – le 21.11.14 | 10h00
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a ouvert hier la 3e phase du processus de négociations de paix intermaliennes d’Alger.
Si les représentants de la communauté internationale qui font office de médiateurs sont à Alger depuis samedi dernier, les représentants du gouvernement malien et des mouvements armés devaient reprendre leurs négociations hier.
Décalée à cause de l’absence de certains leaders des mouvements du Nord, la séance plénière a débuté vers 18h. Le ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop, a insisté sur l’urgence de trouver un accord rapidement. «Il faut aller vite vers un accord solide qui nous permettra d’avancer», a-t-il affirmé, tout en assurant que le gouvernement ne ménagera aucun effort.
Dans une petite salle de l’hôtel El Aurassi, les membres de la médiation se sont succédé à la tribune. Le représentant de la Minusma a exhorté les mouvements armés à «penser aux populations». Le représentant de l’Union africaine a souligné : «La communauté internationale est en droit d’attendre plus d’efforts de la part des parties.» Pour la Mauritanie, un accord est «de plus en plus urgent».
Divergences
En début de semaine, l’International Crisis Group avait pourtant publié un rapport insistant sur l’importance de ne pas bâcler l’accord. Un diplomate confie : «Nous ne sommes pas à une semaine près, l’essentiel est qu’un accord soit trouvé.» Mais certains participants sont inquiets : «Les semaines qui viennent de s’écouler devaient permettre aux parties de sensibiliser leurs bases sur ce texte, pour les amener à comprendre les concessions possibles. Cela n’a pas été fait.»
Pour la coordination qui regroupe le MNLA, le HCUA, le MAA et la CPA, le projet de texte d’accord, présenté par la médiation au mois d’octobre, n’est pas acceptable en l’état. «Pour nous, ce texte n’est qu’une proposition de régionalisation, comme le souhaite Bamako, explique Moussa Ag Acharatoumane, chargé de communication, absent de cette réunion. Nous avons donc repris le plan du document et reformulé notre projet de fédération.»
A la tribune, Amberry Ag Ghissa, le porte-parole de la coordination, a interpellé la communauté internationale : «Nous voulons la paix, une vraie paix, mais pas à n’importe quel prix. Pas une paix qui soit prise en otage par les enjeux géopolitiques.».
De leur côté, les mouvements regroupés au sein de la plateforme – le MAA dissident, la CMFPR et le Gatia – ont assuré avoir organisé des missions pour restituer le texte à sa base. La séance plénière doit se poursuivre jusqu’en milieu de semaine prochaine.

Dialogue intermalien : les mouvements du nord Mali déterminés à parvenir à la paix

Le Temps d’Algérie le 21 novembre 2014
Les mouvements politico-militaires de la région du nord du Mali ont réaffirmé jeudi à Alger, leur « ferme » détermination à œuvrer pour parvenir à la paix et la stabilité au Mali.
« Nous réaffirmons notre ferme détermination à ouvrer à trouver une solution adéquate, prioritairement pacifique, dans le cadre des aspirations légitimes des populations de l’Azawad (nord du Mali) », a indiqué le représentant de la coordination de mouvements de l’Azawad (CMA), Ambayri Ag Aissa, lors du 4e round du dialogue intermalien inclusif.
La CMA regroupe, selon un de ses représentant, la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA, dissident).
« Nous voulons une vraie paix pour l’Azawad et le Mali, mais pas à n’importe quel prix. Nous ne voulons pas d’une paix qui soit prise en otage par les spéculations mercantiles et des ambitions narcissiques », a-t-il ajouté.
De son côté, le représentant de la plate-forme d’Alger, constituée du MAA, Ahmed Ould Sidi Moussa a réitéré le « ferme » engagement de son mouvement à contribuer au retour, « sans délai », à la paix, la stabilité et l’équité au Mali tout entier.
« Dans le sillage de cette dynamique des négociations d’Alger, nous tendons notre main à nos frères et sœurs de la CMA pour nous retrouver et parler le même langage pour reconstruire ensemble le Mali », a-t-il soutenu.
Les travaux du 4e round du dialogue intermalien inclusif ont eu lieu jeudi à Alger entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali ayant adhéré au processus de négociations sous la conduite de l’Algérie, chef de fil de la médiation.
Assistent également à ce round du dialogue, la CEDEAO, l’ONU, l’UA, l’OCI, l’UE, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria, en tant que parties de la médiation.
Le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali avaient accepté en octobre dernier « comme une base solide » un document de négociation, soumis par l’équipe de la médiation, comportant des éléments d’un accord de paix.
La médiation avait soumis aux parties un document de négociation comportant des éléments d’un accord de paix, compromis « novateur » par rapport à tout ce qui a pu être négocié auparavant.
« Une feuille de route » et « une déclaration de cessation des hostilités » avaient été signées en juillet dernier au terme de la phase initiale des pourparlers, en vue de préparer les conditions nécessaires pour l’émergence d’une solution globale et négociée du problème des régions nord du Mali.
Les deux documents constituent une assise solide à « la plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne » et la « Déclaration d’Alger », qui avait engagé les parties maliennes d’œuvrer au renforcement de la dynamique d’apaisement en cours et de s’engager dans le dialogue intermalien inclusif dans le cadre du respect de la préservation de l’intégrité territoriale du Mali.
Outre les représentants du gouvernement malien, les six mouvements signataires des deux documents sont le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

Nord du Mali: trouver un accord de paix de plus en plus urgent

Par RFI – Publié le 21-11-2014 Modifié le 21-11-2014 à 05:16
En Algérie, les négociations de paix inter-maliennes ont repris officiellement hier, jeudi. Mouvements armés du nord et gouvernement de Bamako doivent discuter avec la médiation du texte qui doit servir de base pour un accord de paix définitif. Hier, lors de la séance d’ouverture, la communauté internationale a surtout demandé aux participants de trouver un accord rapidement.
Les pays voisins du Mali et la communauté internationale ont répété le même message que lors de la dernière réunion : il faut aller vite et trouver un accord, car la situation sécuritaire sur le terrain et dans la région est délicate. La Mauritanie, par exemple, qui estime qu’un accord est « de plus en plus urgent ». Les diplomates ont demandé aux belligérants de faire plus d’efforts et d’être prêts à faire des compromis.
L’objectif d’Alger est de parvenir à une signature de texte à la fin de la semaine prochaine. Mais si, à la tribune, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a lui aussi affirmé qu’il fallait aller vite, les représentants de certains mouvements du Nord, dont le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) et le HCUA (Haut conseil pour l’unité de l’Azawad), ont rappelé que les questions qu’ils avaient posées à la médiation le mois dernier n’avaient toujours pas trouvé de réponse. Et sans réponse, pas d’accord possible selon eux.
Mais du côté de certains experts, des voix s’élèvent pour demander à la médiation algérienne de mettre en place des mécanismes d’application des décisions au sein du texte d’accord. C’est l’unique moyen, selon eux, d’assurer la paix dans la région.
Les Maliens fatigués d’attendre
Au Mali, on suit de très près cette reprise des négociations dans un contexte de recrudescence des attaques terroristes dans le nord du pays. Dans les rues de Bamako, on dit sa hâte qu’un accord soit enfin trouvé. Les Maliens sont « fatigués » par cette crise qui s’éternise dans le nord du pays. Ils veulent la paix.
« Je veux un accord durable qui assure que ça ne va pas reprendre, indique Mahamadou Diawara, un étudiant. Donc moi je veux un accord qui soit définitif. On ne veut plus revenir là-dessus, donc il faut bien voir avec les gens de Gao, de Tombouctou, de Kidal, pour qu’il n’y ait plus de rancune entre eux. On est tous des Maliens, il va falloir se réunir pour reconstruire le Mali ».
La paix, et très vite, mais pas à n’importe quel prix. Mohamed Cherif Coulibaly est professeur de droit. Sur le texte proposé par la médiation algérienne, et dont les différentes parties doivent à présent discuter, il partage avec beaucoup de Maliens une même préoccupation : « Je suis pressé, mais pas trop pressé, tempère-t-il, parce que si on est trop pressé, on va refaire comme avec les accords précédents et je préfère qu’on ne reproduise pas les erreurs du passé parce que si on les reproduit, on reviendra à la situation de départ. Ce qui me préoccupe, surtout, c’est quand on parle encore d’intégration d’ex-combattants dans l’armée malienne. Ça me donne la chair de poule, je suis inquiet ».
Des modalités du recrutement des ex-rebelles dans l’armée nationale à la manière de favoriser le développement économique des régions du Nord, les attentes sont nombreuses. Et l’avancée des négociations sera suivie de très près.

Pourparlers intermaliens d’Alger: TOP DÉPART DE LA TROISIEME PHASE

Envoyé spécial – M. KEITA – L’Essor du 21 novembre 2014
L’enjeu de ce round des négociations est l’élaboration d’un préaccord par les protagonistes certainement sur la base du document de synthèse de la médiation pour la paix et la réconciliation
Les travaux de la troisième phase des pourparlers d’Alger ont débuté hier après-midi à l’hôtel El Aurassi en présence de l’équipe de la médiation internationale, conduite par le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. La délégation gouvernementale malienne est conduite par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné de ses collègues de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, de la Solidarité, de l’Action humanitaire, de la Reconstruction du nord, Hamadoun Konaté, de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Sada Samaké, de la Décentralisation et de la Politique de la ville, Ousmane Sy.
Du côté des groupes armés, il y a la Coordination des mouvements de l’Azawad qui comprend le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad ( MAA tendance radicale) et les Mouvements signataires de la plate forme d’Alger composés de la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA), du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) tendance modérée, de la Coordination des mouvements et forces de résistance (CMFR) et du Groupe d’autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA).
Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, les représentants de la communauté internationale se sont réjouis de la reprise des négociations en vue de permettre au Mali de retrouver le chemin de la paix et de la réconciliation. Ils ont souligné l’importance de cette étape cruciale tout en appelant les différentes parties à faire des compromis et des concessions réalistes pour arriver à un bon accord de paix dans l’intérêt de tout le monde.
Par ailleurs, les représentants de la communauté internationale ont particulièrement appelé les groupes armés à faire preuve de réalisme pour que les négociations puissent avancer très vite, afin de mettre fin aux souffrances des populations du nord et de barrer la route aux terroristes et narcotrafiquants qui comptent envahir à nouveau cette zone. « Nous appelons toutes les parties à plus d’engagement pour que ce processus arrive à bon port. Le Mali est un grand pays pour contenir tous ses fils et le Mali est assez riche pour prendre en charge tous ses fils », a déclaré le représentant de la CEDEAO.
L’ensemble des représentants de la communauté internationale a réaffirmé leur soutien à notre pays pour faire face aux défis du développement dans un contexte de paix et de sécurité sur l’ensemble du territoire.
Dans son intervention, le chef de la délégation gouvernementale, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale a remercié l’Algérie et toute l’équipe de la médiation internationale pour les efforts fournis depuis le début du processus et souhaite que ces efforts soient couronnés de succès pour le grand bonheur du peuple malien. « Les sentiments du Mali profond, c’est de voir ces pourparlers aboutir à un accord de paix global et définitif », a indiqué Abdoulaye Diop qui a réaffirmé la volonté du gouvernement de respecter tous les engagements qui seront pris dans le but d’instaurer une paix durable dans notre pays. Enfin, Abdoulaye Diop a appelé les groupes armés à être plus réalistes pour que les attentes du peuple malien soient comblées à l’issue de ces pourparlers.
Quant au porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad, Ambéry Ag Rhissa, il a salué la médiation internationale pour avoir réussi le pari de réunir tous les protagonistes maliens à la table des négociations. Il a réaffirmé la volonté de son groupement à aller à la paix dans la dignité et dans le respect mutuel. Selon lui, une solution à la crise du nord qui a duré plus d’un demi siècle est possible si l’Etat malien cesse de « terroriser les populations de l’Azawad ». Le représentant des Mouvements signataires de la plate forme, Ahmed Ould Sidy Mohamed, a tendu la main aux frères de la coordination pour construire ensemble un Mali fort et débout. Il a déclaré que son groupement a fait des recommandations par rapport au document de synthèse de la médiation qui est censé être la base du futur préaccord.
Justement, l’enjeu de cette troisième phase des négociations est l’élaboration d’un préaccord par les protagonistes certainement sur la base du document de synthèse de la médiation et qui s’intitule « Eléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali ». Chaque partie a eu le temps de faire des observations et des propositions sur ce document de synthèse qui comprend cinq parties: les questions politiques et institutionnelles, les questions de défense et de sécurité, les questions du développement économique, social et culturel, les questions humanitaires, de la réconciliation et de justice, et enfin le suivi-évaluation.

Le Mali et les rebelles du Nord reprennent leurs négociations

(Hamid Ould Ahmed, Jean-Philippe Lefief pour le service français) – 20/11/2014 | 22:15
Les autorités maliennes ont entamé jeudi à Alger le troisième cycle de leurs négociations avec six mouvements rebelles, principalement touaregs, du nord du pays.
La région, que les Touaregs nomment Azawad, a connu quatre soulèvements armés au cours des cinq dernières décennies et le dernier, en 2012, a été suivi d’un coup d’Etat militaire qui a permis à des extrémistes islamistes de se rendre maîtres de la moitié nord du pays et entraîné l’intervention de la France.
Le gouvernement et les six mouvements rebelles ont adopté en juillet une « déclaration de cessation des hostilités » et une « feuille de route » qui prévoit trois cycles de négociations en vue d’un accord de paix durable, mais aucune échéance n’a été fixée.
« Il faut aller vite vers un accord solide qui nous permette d’avancer », a souligné Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, selon l’agence de presse algérienne APS.
« Nous sommes conscients des difficultés qui se posent sur ce chemin et l’une d’elles consiste en la situation sur le terrain qui n’est pas encore en notre faveur et qui montre chaque jour que le temps nous est compté », a-t-il ajouté, évoquant la poursuite des troubles.
Les six mouvements signataires des deux documents sont le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad.

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