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Ebola : un nouveau cas identifié ce samedi

by sur 21 novembre 2014

Mis à jour dimanche 23 novembre 2014 à 20h

Situation de la lutte contre la maladie a Virus Ebola au Mali à la date du Samedi 22 Novembre 2014

Par MaliJet – 23 novembre 2014

Conformément à ses engagements de transparence, le Gouvernement informe l’opinion publique nationale et internationale, à travers le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, sur l’évolution de la maladie à virus Ebola au Mali.

Le point de la situation à la date du 22 novembre 2014 est le suivant :

Le nombre de personnes-contacts comptabilisé par les services de santé, et sous surveillance, est de 310.

Le bilan reste de :

  • – quatre (4) décès à Bamako liés au patient guinéen, et un (1) décès à Kayes (fillette de 2 ans), soit un total de cinq (5) décès ;
  • – une (1) personne malade placée en centre d’isolement

Aucun nouveau cas suspect n’a été enregistré au cours de cette journée.

Le Gouvernement appelle les populations à la vigilance, et à ne surtout pas relâcher les efforts en matière de précautions et d’hygiène.

Il rappelle la nécessité d’une très forte mobilisation générale de l’ensemble des populations, dans toutes les régions, pour prévenir la maladie, en véhiculant les messages de sensibilisation.

Le Gouvernement renouvelle son soutien aux agents de la santé et aux services douaniers pour faire respecter avec rigueur les consignes de contrôle sanitaire.

Le Gouvernement remercie l’ensemble de la communauté internationale pour son appui conséquent dans la lutte contre la maladie, et ses témoignages de solidarité à l’endroit du Mali.

Le Gouvernement invite toutes les personnes ayant eu des contacts directs ou indirects avec les personnes déclarées positives à se faire identifier, pour un contrôle sanitaire, en appelant les numéros verts : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.

Bamako, le 22 novembre 2014

Le Coordinateur du Centre Opérationnel d’Urgence

Pr Samba O. SOW

Prévention et riposte contre la fièvre Ebola : Le Premier ministre reçoit la patronne de l’OMS

Par Primature – 23 novembre 2014 à 12h30
Le Premier ministre a reçu cette après-midi du 22 novembre en compagnie du Ministre de la Santé, une délégation conjointe composée du Dr Maragaret Chan, Directrice générale de l’OMS, notre compatriote Michel Sidibé, Directeur Exécutif d’ONUSIDA, M. David Gresley de la Minusma et Coordinateur résident du système des Nations-unies au Mali, du Prof Jean-François Delfraissy, Coordinateur de l’ensemble des opérations internationales et nationales de réponses à l’épidémie d’Ebola du Gouvernement français. SE Thiam Aya Diallo, Ambassadeur du Mali en Suisse et auprès des organisations internationales à Genève a également assisté à la rencontre.
Invitée par le Président de la République, cette importante délégation séjourne au Mali jusqu’au 25 novembre afin d’exprimer la solidarité de la communauté internationale à l’endroit des autorités et de la population malienne et contribuer à la riposte nationale à l’épidémie d’Ebola. Avec l’ensemble des acteurs nationaux, il sera mené une analyse conjointe de la situation, de l’identification des besoins et des modalités de renforcement coordonnés et urgents de la communauté internationale à la mise en œuvre du plan national de riposte. A cet effet, les partenaires du Mali sont disposés pour des appuis en ressources humaines qualifiées et en matériel.
Dans une totale convergence de vues, les membres de la délégation de l’OMS et de l’Onusida qui ont visité les dispositifs de prise en charge à Bamako notamment au CNAM se sont félicités du leadership politique porté par les plus hautes autorités nationales dont le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. Ils estiment que ce leadership doit être élargi également au niveau du plateau technique de prise en charge en collaboration étroite avec les partenaires techniques et financiers.
Secundo, la délégation a mis l’accent sur la poursuite de la sensibilisation, l’implication de la société civile, des religieux et des acteurs régionaux et locaux. Les actions actuellement en cours sont assez satisfaisantes, le Mali étant à un taux de suivi des personnes contacts de 95% contre 20% dans un des pays foyers. Quant à certaines pratiques culturelles néfastes à la prévention contrôlée, la société civile est restée très réceptive aux consignes des agents de la santé.
En troisième lieu, le Président de la République et le Gouvernement ont fait montre de combativité contre toute sorte de stigmatisation en se rendant auprès des personnes prises en charge, des sites à risque et auprès des familles voisines de domiciles mis en quarantaine. Quant à la coordination, elle se met progressivement en place avec un organigramme et des équipes régionales.
A l’occasion de cette importante visite au Mali, outre une rencontre du système onusien malien organisée ce matin autour de la patronne de l’OMS, une grande réunion sur le renforcement du système de santé est prévue ce dimanche à la Primature entre la délégation et les autorités maliennes dont les Ministres en charge de la santé, de l’économie, de la communication, de la jeunesse puis de la femme.
Sur décision du Secrétaire Général des Nations Unies, le Mali a accueilli depuis le 21 novembre un bureau des Nations Unies pour les interventions d’urgence Ebola (UNMEER).
Les derniers chiffres de l’OMS font cas de 5 420 dans six pays d’Afrique, plus les Etats-Unis et l’Espagne. Le nombre total de personnes infectées par le virus est de 15 145, selon le dernier bilan de l’OMS publié mercredi. L’organisation estime que ces chiffres sont sous-estimés. L’épidémie, la plus grave depuis l’identification du virus en 1976, est partie de Guinée fin décembre 2013. Le 16 novembre, on enregistrait dans ce pays 1 192 décès sur 1 971 cas. Au Liberia, on comptabilisait 2964 morts sur 7069 cas. Le premier cas importé décelé au Mali remonte au 23 octobre 2014 à Kayes.
Demain dimanche, le Premier ministre se rendra à Kourémalé afin de s’assurer que les instructions données la semaine dernière par le Président de la République sont strictement et scrupuleusement appliquées. A partir de la semaine prochaine, le Gouvernement multipliera les visites inopinées, y compris sur la bande frontalière avec la Guinée dans le cadre du contrôle des dispositifs de prévention et de prise en charge.
Cependant tout le monde s’accorde sur l’objectif d’éradiquer l’épidémie dans les trois pays foyers pour vaincre efficacement tout risque dans les pays voisins.

Ebola au Mali : nouveau cas positif, 310 personnes sous surveillance sanitaire

Par MaliJet – 22 novembre 2014 – 17h35

Un nouveau cas d’Ebola a été déclaré samedi au Mali et cette personne a été admise dans une unité de soins intensifs à Bamako, a indiqué un communiqué du ministère malien de la Santé.
« Parmi deux cas suspects qui étaient en cours de test, l’un a été déclaré négatif, l’autre positif. Ce dernier a été placé en centre d’isolement pour un traitement intensif », précise le communiqué officiel.
Selon le même communiqué, 310 personnes susceptibles d’être contaminées par Ebola sont sous surveillance médicale au Mali.

Le bilan s’alourdit avec le décès d’un sixième malade, le docteur Hassan Diomandé qui, avec le jeune infirmier de la polyclinique Pasteur lui aussi décédé, avait soigné l’imam guinéen.

Docteur Assane Diamondé©dr Dr Hassan Diomande

Lutte contre Ebola : le Mali au cœur des attentions

Le Journal du Mali – Par Célia d’ALMEIDA – 22/11/2014
Alors que le pays déplore une cinquième victime et surveille encore plus de trois cent personnes, la solidarité internationale se met en place pour l’aider à faire face efficacement.
On avait indexé la communauté internationale de lenteur dans sa réponse face l’épidémie Ebola. Cette fois-ci, c’est une action tous azimuts qui est en cours pour arrêter la propagation de cette maladie qui a causé la mort de plus de 5000 personnes depuis le mois de mars dernier.
Le Mali quant lui déplore cinq décès dont le dernier en date est celui du médecin contaminé par un malade venu de la Guinée. Alors que la maladie tend à être freinée dans les trois pays les plus infectés, les regards se tournent donc vers le Mali, dernier pays infecté. Les Etats-Unis, la France ont manifesté leur solidarité et c’est de l’ONU que le pays reçoit maintenant un soutien de taille.
Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, le Dr CHAN, Directrice Générale de l’OMS et le Dr Mark DYBUL, directrice général du Fond Mondial sont en visite à Bamako à partir de ce samedi jusqu’au mardi 25 novembre, à l’invitation du Président Ibrahim Boubacar Kéita.
Le Secrétaire Général des Nations Unies a déclaré lors d’un point de presse ce 21 novembre que « la nouvelle chaîne de transmission en cours au Mali est une cause de profonde préoccupation ». Ban Ki Moon annoncera dans la foulée la mise en place d’un bureau au Mali pour la Mission des Nations Unies pour les interventions d’urgence Ebola (UNMEER).
« Nous devons étouffer ce feu avant qu’il ne devienne hors de contrôle», le Directeur général de Dr Margaret Chan, a déclaré aux journalistes avant qu’elle et Michel Sidibé, Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH / sida (ONUSIDA), ne s’envolent pour Bamako. Leur présence au Mali a pour objectif premier de témoigner de leur solidarité à l’endroit des autorités et de la population malienne et contribuer à la riposte nationale à l’épidémie d’Ebola. Participe également à la mission, le Professeur Jean-François Delfraissy, Coordinateur de l’ensemble des opérations internationales et nationales de réponses à l’épidémie d’Ebola du Gouvernement français.
Hier 21 novembre, l’OMS a publié son dernier rapport sur les cas d’Ebola à la date du 18 Novembre. Au total, 15 351 cas ont été recensés en Guinée, au Libéria, au Mali, en Sierra Leone, en Espagne et aux Etats-Unis avec 5459 décès signalés.

Triste sort pour Dr Diomande

Le Journal du Mali – Par Makhtar DIOP – 21/11/2014
Qui croire après la mort du médecin de la clinique Pasteur ? On le disait en meilleure santé. On rassurait l’opinion mais la réalité rattrape toujours. L’affaire risque de faire beaucoup de vagues.

« Il y a un mois jour pour jour, ce médecin courtois et effacé mais combien compétent me consultait à la clinique Pasteur. Ce jour-là, à ma grande surprise, il m’a révélé mon début de grossesse. Nous étions le lundi 20 octobre et le 20 novembre, nous le perdons, c’est injuste, il ne mérite pas ce sort » témoigne Mme Ba les yeux embués de larmes.
Ce jeudi, au moment où le soleil se retire de la capitale malienne, les proches du médecin tentent de forcer le barrage érigé par la police et les soldats de la Minusma autour de la clinique Pasteur. Ils étaient inquiets ces derniers jours. Ils savaient que le bilan médical de l’homme n’était pas réconfortant mais pour autant ils préféraient s’accrocher à cette once d’espoir des autorités qui, par presse interposée, calmaient tout le monde et annonçait que « le malade va mieux ».
La femme de l’homme aujourd’hui disparu a tourné le dos à ses bistouris à l’hôpital CTO de Dakar pour venir voir de plus près comment évolue la santé de son époux qui, on nous l’a caché, est tombé dans le coma quelques jours avant et ce précisément lorsque les autorités glosaient dans les médias.
L’épouse du disparu, atterrée et déçue, pleure les larmes de son corps mais un de ses compatriotes, médecin et ami de la famille brandit « une plainte pour négligence coupable car notre frère a été simplement sacrifié et nous n’accepterons ni arrangement financier ni escroquerie diplomatique, nous réclamons justice ».
La liste macabre de Ebola s’allonge pendant que les frontières s’offrent béantes à de potentiels suspects porteurs de mort. « A qui le tour » aurait demandé un célèbre éditorialiste ? Officiellement plus de 500 personnes sont concernées par l’interrogation.

Ebola : le bilan et les interrogations

Par Adam Thiam – Lerepublicainmali – 21 novembre 2014

LE DR DIOMANDE AUSSI HELAS !
Hier jeudi, vers 11h, Ebola a tué six fois sur notre territoire. La sixième victime de la terrible fièvre n’est autre que le Dr Diomandé de la clinique Pasteur. Avec l’infirmier décédé le 11 novembre, le défunt médecin s’est occupé de prodiguer des soins à l’imam guinéen interné à la clinique le 25 octobre et décédé le surlendemain.
Est-ce du regretté toubib que le rapport de suivi du Pr Samba Sow du mercredi 19 novembre disait : « Parmi les personnes en contact avec le patient guinéen, une (1) personne a été déclarée positive, et est en traitement par les services spécialisés. Son état de santé présente une amélioration notable » ?
Si oui, les choses ont dû hélas se brusquer. Reste qu’il faut pointer une anomalie : le 18 novembre on n’en était à cinq morts confirmés, c’est-à-dire ceux qui ont été testés positifs au virus d’Ebola, (un à Kayes, un en commune 5 et trois en commune IV) selon le bilan quotidien d’une taskforce dans laquelle l’équipe du Pr Samba Sow siège aux côtés d’organisations internationales pertinentes et d’humanitaires venus au chevet de notre pays.
Pourquoi ce bilan diffère t-il de celui que l’équipe du Pr Sow met à la disposition des Maliens. Celui-ci dans son rapport du 19 novembre parle de quatre morts : un à Kayes, « trois en rapports avec l’imam guinéen ». Il faut préciser qu’aucun bilan ne prend en compte les décès qui ne sont pas prouvés comme étant dûs à Ebola. C’est le cas de l’imam guinéen, de son hôte bamakois et de sa première épouse.
CE N’EST PAS LA SEULE MAUVAISE NOUVELLE
Tout indique, selon les spécialistes, que la Haute Guinée jusque-là relativement épargnée, devient un foyer de l’épidémie. Le 10 novembre, selon le rapport interne d’une agence onusienne, Siguiri, à un jet de pierre du Mali totalisait 17 cas confirmés, Kankan : 4 ; Kouroussa : 5 ; Faranah : 17.
Des broutilles comparées des villes d’autres régions guinéennes : Conakry (272 cas), Kerouané (165 cas) ou Nzerekoré (121 cas). Mais la contamination de la Haute Guinée indique que l’épidémie est à nos portes et la très libre circulation des personnes (comme le prouve le cas de l’imam de Kouremalé venu mourir à la clinique Pasteur) fait craindre de possibles nouveaux foyers d’infection dans notre pays.
C’est cela la crainte majeure des humanitaires. Parce que si les chiffres n’existent pas pour Kouremalé Guinée, des indices convergent que la maladie y sévit et qu’elle peut même s’y développer du fait de l’habitude prise par les populations de refuser l’assistance médicale en cas de suspicion d’Ebola.
« Nous avons rencontré à Kouremalé plusieurs personnes convaincues que ce sont les médecins qui inoculent cette maladie quand on va les voir pour un autre mal » s’inquiète Cheik Amadou Diouara, reporter de l’agence Thomson Reuters, qui a séjourné à Kourémalé, côtés guinéen et malien samedi, dimanche et lundi derniers.
UNE BONNE NOUVELLE MAIS DES DEFIS
La taskforce mis en place contre Ebola dans notre pays estime que malgré les cas confirmés et suspects d’infection, l’épidémie est contrôlable. Elle est loin de la force de pénétration qu’elle connut en Guinée, au Sierra Leone et au Liberia.
Et, avis de reporter, il est étonnant que les habitants de Kouremalé Mali soient plus conscients des enjeux de la maladie et se protègent mieux que leurs voisins de Kouremalé Guinée (ce qui indique une certaine réussite des actions d’information initiées au Mali).
En outre, contrairement à la Guinée, le Mali est un pays de concentration onusienne (plus de 12 hommes à la Minusma) et en raison de sa crise sécuritaire, il est tenu à l’œil par ses partenaires. Nous aurons donc l’accompagnement requis. Mais ces mêmes partenaires restent inquiets de la tiédeur du corps médical malien vis-à-vis de leur engagement sur le front de la lutte anti-Ebola comparés au personnel de santé en Guinée. Autant de médecins, d’infirmiers, d’étudiants en médecine, de secouristes devraient pourtant être un atout. Dernier défi : les ressources.
A Kouremali Mali, le reporter de Reuters décrit pratiquement des médecins aux pieds nus, sans masque et avec une paire de gants quand il y en a. L’épidémie ne se combat dans le dénuement. Même si le budget proposé le 4 novembre par le Ministère de la Santé à nos partenaires a peu de chances d’être financé en raison de son coût surtout : plus de six milliards Cfa en trois mois et dix huit milliards pour six mois si l’épidémie doit s’étendre !

Ebola fait un 5e décès au Mali : le médecin Assane Dionmandé de la Clinique Pasteur a succombé à la maladie (communiqué du ministère de la Santé)

Par A. Diakité – MaliJet – 21-11-2014
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a confirmé ce jeudi dans l’après-midi, le décès du Dr. Assane Diomandé de la Clinique Pasteur, contaminé par le virus Ebola suite au traitement du patient guinéen Oussou Koita.
Malgré les soins prodigués, l’homme de santé n’a donc pas pu être sauvé. Il a succombé à la maladie dans un centre de traitement à Bamako. Le décès de docteur Diomandé porte à 5 le nombre de morts d’Ebola dans notre pays dont 4 liés au patient Guinéen et le cas de la fillette de 2 ans à Kayes.
Dr. Assane Diomandé est le médecin qui a fait l’échographie du patient guinéen et c’est par suite de cela qu’il a contracté la maladie.
Selon la situation fournie par le Centre opérationnel d’urgence, à la date du 19 novembre 2014, le nombre de personnes-contacts comptabilisé par les services de santé est de 338. Parmi elles, 303, soit 90% sont suivies avec 2 contrôles quotidiens de leur température.

Ebola au Mali, situation sous-contrôle?

Par Célia d’ALMEIDA – 20/11/2014
Trois décès et plus de trois cent personnes sous surveillance, tel est le bilan de l’épisode de la maladie à fièvre Ebola rendu publique le 11 novembre dernier. Le Mali tente d’enrayer sa progression.
Des points quotidiens, des opérations de communication avec les plus hautes autorités qui visitent et s’assurent de l’efficacité des dispositifs mis en place, on met les bouchées doubles au Mali pour rassurer sur la vague des cas d’Ebola qui touche le pays depuis plus d’une semaine. Même le Président de la République a tenu à aller discuter avec les médecins mais aussi le patient soigné en ce moment au niveau du Centre opérationnel d’urgence, qui centralise les actions menées pur faire face à la menace Ebola au Mali.
Au total, le Mali, dernier pays en date touché par Ebola, déplore depuis un mois quatre morts pour cinq cas répertoriés, dont une fillette de deux ans et un imam guinéen décédé le 25 octobre à Bamako.
Le foyer de Kayes est « éteint »
Le nombre de personnes placées sous surveillance est passé de 577 à 330 ce mercredi 19 novembre. « Les personnes contacts liées au cas de Kayes ne sont plus en observation, car ce foyer de la maladie est éteint après une période de plus de 21 jours. Elles ne sont donc plus comptabilisées, d’où la baisse du nombre de personnes-contacts par rapport aux situations précédentes » peut-on lire dans le communiqué quotidien publié par le Centre opérationnel d’urgence.
Autre information donnée par le communiqué, le médecin de la Clinique Pasteur qui avait été en contact avec le malade guinéen et a été déclaré positif, et mis en traitement par les services spécialisés va mieux. « Son état de santé présente une amélioration notable », selon le Coordinateur du centre, le Dr Samba Sow.
De bonnes nouvelles qui ne devraient cependant pas pousser à relâcher la vigilance. Le message reste clair, comme l’a rappelé le président Ibrahim Boubacar Keïta qui s’est rendu lundi du côté malien de Kourémalé. « Je vous demande de redoubler de vigilance. Nous ne fermons pas les frontières, mais ne laissez personne entrer au Mali sans qu’il ne se lave les mains, et sans prendre sa température », a déclaré M. Keïta. Au niveau des administrations, des écoles, des services sanitaires, les mesures ont été renforcées et désormais les scanners à température scrutent les visiteurs qui doivent également passer par la case lavage des mains.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté annoncé qu’elle intensifie ses efforts pour empêcher l’épidémie d’Ebola de se propager au Mali en travaillant pour identifier toutes les chaînes de transmission et en intensifiant les campagnes de mobilisation sociale pour inclure un éventail d’acteurs, des chefs religieux aux conducteurs de camions et d’autobus. L’instance onusienne annonce cependant des chiffres légèrement différents de ceux des autorités maliennes puisqu’elle parle de « six cas d’Ebola, avec 5 décès après que le virus a été réintroduit dans le pays le mois dernier ».
Pour rappel, les numéros verts suivants sont à la disposition du public pour se renseigner et signaler d’éventuels cas suspects : 80 00 89 89 / 80 00 88 88 / 80 00 77 77.

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