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Le procès des policiers pro-junte

by sur 3 décembre 2014

C’est déjà loin dans les mémoires, et pourtant un certain nombre de Maliens de la capitale (homme politiques, syndicalistes, commerçants, hauts fonctionnaires) se souvient bien de ces véhicules non immatriculés, circulant de nuit avec, à leurs bords, des hommes cagoulés lourdement armés.

Durant le règne d’Amadou Haya Sanogo,  des policiers, regroupés dans le Syndicat de la police nationale dirigé par Simon Keita ont fait régner la terreur, n’hésitant pas à utiliser des armes de guerre.

Ce premier procès de l’ère Sanogo (d’autres sont annoncés, mais « on » se hâte lentement au Mali), dont on sait aujourd’hui qu’elle a mis les finances du pays en coupe réglée, dilapidant des milliards a rendu des verdicts relativement clément en regard des exactions constatées.

 

Mali : Condamnation de Siméon Keita et ses camarades par la Cour d’assises La défense estime que le droit n’a pas été dit !

Alhousseini TOURE – Le Reporter – 3 décembre

Au terme d’un procès marathon, le verdict est tombé malgré la clémence demandée par la défense qui estime que les éléments ne sont pas suffisants pour motiver l’inculpation de leurs clients. Ainsi, Mahamadou Youba Diarra a été condamné à 5 ans d’emprisonnement dont 3 ans avec sursis. Siméon Keita a été condamné à 3 ans d’emprisonnement ferme. Tandis que Sékou Maïga, Souleymane  Cheick Fissourou, Fodé Samba Diallo et Yaya Niambélé ont été condamnés à 18 mois d’emprisonnement avec sursis. Enfin, Drissa Samaké dit Roger et Hamidou Togola ont été purement et simplement blanchis par la Cour d’Assises. Mécontents du verdict de la Cour d’Assises, les avocats de la défense promettent de se pourvoir en cassation.

Simeon Keita

Siméon Keita

À la faveur de l’audience du vendredi 28 novembre 2014 de la Cour d’Assises de Bamako, le verdict du procès de l’ex-secrétaire général du Syndicat de la police nationale (SPN), Siméon Keita et 7 autres camarades, est tombé. Siméon Keita et ses camarades étaient de meurtre, viol qualifié, d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, coups et blessures volontaires, violences et voies de fait, associations de malfaiteurs, de forfaiture, de troubles graves à l’ordre public, de détention illégale d’armes de guerre et complicité.

Premier à la barre, Mahamadou Youba Diarra, accusé du meurtre du caporal Daouda Adiawiyakoye lors de l’opération de récupération des armes des membres du Syndicat national de la police au Groupement mobile de sécurité (GMS). Il s’agissait pour lui de convaincre les juges de son innocence.

Selon sa version des faits, dans la nuit du vendredi 05 au samedi 06 avril 2013, aux environs de 5 heures du matin, sa femme l’a réveillé pour lui dire qu’il y avait des gens devant sa porte qui demandaient de leur ouvrir la porte. N’ayant pas décliné leur identité, «j’ai naturellement refusé d’ouvrir, mais face à l’insistance de ces gens, j’ai fait deux tirs de sommation en l’air par son pistolet. Dans le but uniquement de dissuader ces individus qui ont refusé de décliner leur identité», expliquera-t-il. M. Diarra a alors déclaré qu’il n’a ni blessé ni tué quelqu’un.

Ensuite, la parole a été donnée à Ousmane Baba Traoré de la CCR (Compagnie de circulation routière) de police de Bamako. Il était au moment des faits l’indicateur de la mission mixte. Devant les juges, Ousmane Baba Traoré a affirmé que lui et Adiawiyakoye ont été victimes d’une rafale venue de l’intérieur de la maison de Mamadou Youba, qui a traversé le portail jusqu’à feu Daouda Adiawiyakoye. Or, Mahamadou Youba Diarra, devant la Cour d’Assises, a nié ces faits. Arguant qu’il ne détenait pas une arme (PM) au moment des faits et n’avait fait que des tirs de sommation en l’air. Pour que triomphe la vérité, la Cour d’Assises a écouté respectivement l’épouse de Mamadou Youba Diarra, sa belle-sœur ainsi que sa propre sœur.

Quant à Siméon Keita, il est accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, de troubles graves à l’ordre public, de détention illégale d’armes de guerre, d’association de malfaiteurs, violences et voies de faits, vol qualifié et complicité de meurtres. L’ex-secrétaire général du Syndicat de la police nationale, Siméon Keita, a tout simplement nié toutes ces accusations.

Selon lui, tout est parti de leur soutien à l’ex-junte militaire de Kati avec Amadou Haya Sanogo et leurs nominations à titre exceptionnel  par le président de la Transition Dioncounda Traoré. Il a expliqué que certains ont profité de son statut de secrétaire général du SPN pour poser des actes isolés qui tendaient à ternir leur image.

Siméon Keïta était aussi accusé d’avoir orchestré frauduleusement l’enlèvement des véhicules de quelques particuliers dans le district de Bamako, notamment au ministère de la Santé, mais aussi d’avoir dépossédé de 15 millions de francs CFA Jeamille Bittar dans un hôtel de la place. Sans compter l’attaque du domicile de Me Kassoum Tapo. Il a nié tous ces faits.

Par la suite, le juge a également écouté plusieurs victimes. Les policiers Sékou Maïga, Drissa Samaké, Fodé Samba Diallo, Yaya Niambélé, Souleymane Cheick Fissourou et Hamidou Togola ont été entendus par la Cour d’Assisses sur le dossier d’accusations relatives aux coups et blessures sur  Boubacar Lassane Coulibaly, Mohamed Keita et Idrissa Dotonou, tous membres du syndicat pour le renouveau de la Police.

Au terme d’un procès marathon, le verdict est tombé malgré la clémence demandée par la défense qui estime que les éléments ne sont pas suffisants pour motiver l’inculpation de leurs clients. Ainsi, Mahamadou Youba Diarra a été condamné à 5 ans d’emprisonnement dont 3 ans avec sursis. Siméon Keita a été condamné à 3 ans d’emprisonnement ferme. Tandis que Sékou Maïga, Souleymane  Cheick Fissourou, Fodé Samba Diallo et Yaya Niambélé ont été condamnés à 18 mois d’emprisonnement avec sursis. Enfin, Drissa Samaké dit Roger et Hamidou Togola ont été purement et simplement blanchis par la Cour d’Assises. Mécontents du verdict de la Cour d’Assises, les avocats de la défense promettent de se pourvoir en cassation. Et Me Mariam Diawara de déclarer : «le droit n’a pas été dit. Nos clients ont été victimes d’un procès politique non un procès judicaire».

 

Cour d’Assises, Siméon Kéita du SPN et 6 de ses compagnons condamnés : Triste sort pour les ex « hommes forts » de la police nationale

D.KOURIBA – Tjikan du 2 décembre 2014

Le procès des syndicalistes de la police nationale, tendance Siméon Keita, protégée de l’ex CNDRE a eu lieu du vendredi 28 au samedi 29 novembre dans la Salle N°1 de la Cour d’Appel de Bamako. Ce sont au total 8 accusés dont l’ex secrétaire général du  SPN, Siméon Keita qui se bousculaient dans le box des accusés de ce procès marathon de plus de 20 heures de temps de la Cour, présidé par le juge conseiller à la Cour d’Appel, Kamafily Dembelé.

Ils ont fait la pluie et le beau temps au sein de la police nationale, leur désir était un ordre même pour la plus haute hiérarchie des hommes en noir. C’était la période du ‘’Diagnè-Wati ’’ du capitaine-général Sanogo et ses compagnons de Kati.

Aujourd’hui, Siméon Keita et ses compagnons Mahamadou Youba Diarra, Sékou Maïga, Fodé Samba Diallo alias Jet Lee, Yaya Niambélé, Souleymane Cheick Fissourou, Drissa Samaké dit Roger et Hamidou Togola et bien d’autres épaules galonnées de l’ex junte ont la mort dans l’âme devant leur étrange destin et triste sort. Car, accusés et traduits en justice pour : meurtre, vol qualifié, atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, coups et blessures volontaires, forfaiture de troubles graves à l’ordre public, détention des armes de guerre, et complicité.

Cette affaire en bonne place au rôle des assises de Bamako, a été traitée au cours d’une audience ouverte le vendredi à 9 heures pour être bouclée au samedi matin. Au cours de laquelle les débats ont été houleux entre la défense assurée par une armada d’avocats avec pour chef de file Me Tiessolo Konaré et les membres de la Cour. Après avoir passé et faire repasser les faits et chefs d’accusation, ainsi que les argumentations de défense au crible des textes et lois ce n’est que le samedi à 6 heures du matin que la Cour a permis aux accusés d’être situés, sur leur sort.

Après délibération, la Cour a condamné Siméon Keita à 3 ans de prison ferme, l’élève commissaire Mahamadou Youba Diarra qui a tiré mortellement sur l’un des militaires chargés de désarmer la GMS à 5 ans dont 3 ans avec sursis. Quant à Hamidou Togola et Drissa Samaké, ils ont été purement et simplement acquittés. Les autres ont été condamnés à 18 mois avec sursis. Un verdict qui a été jugé très complaisant par certains témoins dans la salle, venus très nombreux pour assister à l’audience. Mais la défense, mecontente du verdict n’a pas manqué de se pourvoir en cassation contre la décision de la Cour.

Les faits criminels reprochés à Siméon Keita et ses compagnons, fidèles compagnons de l’ex-junte d’Amadou Haya Sanogo remontent à l’après coup d’Etat du 22 mars 2012. En effet, les membres du bureau syndical de la police nationale dirigé par Siméon Keita, avaient des armes de guerre, provenant du magasin d’armement des casernes pour se défendre. Pour cela ils avaient élu domicile au GMS et agissait sous le couvert de l’ex CNDRE, l’instance suprême de la junte de Kati.

Cette situation avait créé pas mal de troubles et des exactions à travers la ville de Bamako, par des patrouilles clandestines, des interpellations sommaires, des enlèvements et séquestrations de personnes, des braquages, des extorsions de biens de l’Etat et des particuliers échappant au contrôle même du SG Simeon Keita ou des maitres de Kati.

Malgré les instructions des autorités d’alors les membres de la SPN gardaient par devers eux, lesdites armes et autres biens appartenant à l’Etat en refusant de les rendre. C’est ainsi que, pour mettre fin à la recréation, la hiérarchie militaire a décidé de les désarmer  dans la nuit du vendredi 05 au samedi 06 avril 2013. L’opération conduite par une unité mixte dirigée par le chef de bataillon Sékou Ibrahim Sylla de l’armée de terre a été exécutée mais faisant des victimes suite à la résistance des éléments du SPN.

L’élève commissaire Mahamadou Youba Diarra a fait usage de son arme tuant le soldat de 2ème classe Daouda Adiwiakoye du 312ème régiment de Kati et blessant d’autres. C’est ainsi qu’une inculpation en cascade a conduit à l’arrestation de Simeon Keita et de ses compagnons.

 Cour d’assises de Bamako : Siméon Keïta condamné à 3 ans de prison

AS – Le Republicain (ml) du 01/12/14)

La salle d’audience de la cour d’appel de Bamako a abrité le vendredi 28 novembre 2014, le jugement de l’affaire concernant ministère public contre Mahamadou Youba Diarra, Siméon Keïta, Sékou Maïga, Drissa Samaké dit Roger, Fodé Samba Diallo dit jet lee, Yaya Niambélé, Hamidou Togola, Souleymane Fissourou.

Ils sont tous accusés de meurtre, vol qualifié, atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, coups et blessures volontaires, violences et voies de fait, association de malfaiteurs, de forfaiture de troubles graves à l’ordre public, détention illégale des armes de guerre et complicité.

La cour était présidée par Kamafily Dembélé assisté par des conseillers, accesseurs et greffier. Le banc du ministère public était occupé par le procureur Sogoba. Le verdict de l’affaire qui a durée de plus de 20 heures d’horloges a été sans équivoque.

L’ancien secrétaire général du syndicat de la police nationale (SPN), Siméon Keïta a été condamné à 3 ans de prison ferme. L’élève commissaire de police, Mahamadou Youba Diarra écope de 5 ans de prison dont 3 ans avec sursis. Les autres accusés sont condamnés à 18 mois de prison avec sursis.

 

Assises de Bamako : La Cour condamne Siméon Kéita à 3 ans d’emprisonnement ferme et acquitte Drissa Samaké

Adama Bamba – 22 Septembre du 01 déc 2014

Après 18 heures d’audience houleux, les Policiers Mahamadou Youba Diarra, Siméon Keita, Drissa Samaké dit Roger, Fodé Samba Diallo dit Jet Lee, Yaya Niambélé, Hamidou Togola et Souleymane Cheick Fissourou ont été fixés sur leur sort par la Cour d’Appel de Bamako, à l’issue de son audience du vendredi dernier, une audience marathon qui s’est poursuivie jusqu’au samedi 28 novembre aux environs de 7 heures du matin.maliweb.net

Rappelons qu’ils avaient été respectivement accusés de meurtre, vol qualifié, atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, coups et blessures volontaires (CBV) et voies de fait, association de malfaiteurs, forfaiture,  troubles graves à l’ordre public, détention  illégale d’armes de guerre et complicité.

Les faits remontent au 6 avril 2013, quand Mahamadou Youba fut accusé de meurtre sur la personne de Daouda Adjawiakoye. C’était  lors d’une mission de désarmement effectuée par les forces armées et de sécurité dans la famille de Mahamadou Youba au camp du  Groupement Mobile et de Sécurité (GMS).

A la barre, l’accusé n’a pas reconnu les faits. Il a affirmé avoir été réveillé à 5 heures du matin par les forces armées qui, à l’aide de pistolets-mitrailleurs, ont, en premier lieu, tiré des coups de feu sur sa fenêtre et sur sa porte. Lui aussi, à son tour, il a tiré 2 coups de sommation en l’air. Et c’était suite à des tirs nourris,  échangés des deux côtés, que le nommé Daouda fut criblé de balles.

Il ressort du document que le juge d’instruction, Yaya Karembé, s’était transporté sur les lieux et avait constaté que des tirs provenant de l’extérieur ont perforé la porte et la fenêtre de Mahamadou Youba.

Siméon Keita, accusé de complicité de meurtre commis par Mahamadou Youba, d’association de malfaiteur, d’atteinte à la Sureté Intérieure de l’Etat, soustraction de véhicules…n’a pas non plus reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Les nommés Sékou Maiga, Drissa Samaké, Fodé Samba Diallo et Yaya Niambelé avaient été accusés de coups et blessures volontaires, de troubles graves à l’ordre public, de détention illégale d’armes de guerre. Ils ont tous nié les faits qui leur sont reprochés

Quant à Hamidou Togola et Souleymane Cheick Fissourou, ils sont accusés de forfaiture, de troubles graves à l’ordre public, association de malfaiteurs… Ceux-ci, à leur tour, ont tous nié les faits.

Le ministère public, représenté par Sékou Sogoba, dans son réquisitoire introductif, a d’abord salué la démarche de Hamidou Togola dans cette affaire au niveau du GMS où il y avait la présence de différents syndicats de police qui luttaient pour des nominations décrétées  à l’époque par le président  de la République par intérim, le professeur Dioncounda Traoré.

Il a engagé la responsabilité de Mahamadou Youba au motif qu’il était convaincu, aux regards des témoignages, qu’il a tiré sur le soldat Daouda Adjawiakoye. Pour ce cas, a-t-il déclaré, il n’y a pas de doute.

Pour le cas de Siméon Keita, a-t-il soutenu, on ne peut pas objectivement lui reprocher la complicité de meurtre, mais l’extorsion de véhicules.

Et pour les autres cas, a-t-il poursuivi, les preuves sont insuffisantes pour pouvoir établir leur culpabilité.

Les avocats de la défense, à savoir Maîtres Tiéssoro Konaré, Mariam Diawara, Issaka Coulibaly, Abdrahamane Diallo, Saloum Tabouré, Drabo n’ont ménagé aucun effort pour la défense des accusés. Ils ont vraiment dit le droit afin d’abaisser le taux de leurs peines, suite à des circonstances atténuantes qu’ils ont toujours demandé aux juges.

Après avoir longuement examiné les différents faits reprochés aux accusés, la Cour a jugé Mahamadou Youba coupable des autres faits qui lui sont reprochés, à l’exception de ceux relatifs à l’association de malfaiteurs. Elle a reproché à Siméon Keita d’avoir soustrait des véhicules et détenu des armes de guerre.

Fodé Samba Diallo, Yaya Niambelé, Souleymane Cheick et Sékou Maiga  ont été maintenus dans les liens de l’accusation s’agissant des coups et blessures volontaires avec l’octroi des circonstances atténuantes, tandis qu’elle a blanchi Hamidou Togola et Drissa Samaké.

Malgré la pugnacité des avocats de la défense, la Cour, présidée par Kama Fily Dembélé, a condamné Mahamadou Youba Diarra à 5 ans de prison dont 3 ans avec sursis. Elle a condamné, en plus, Siméon Keita à 3 ans de prison ferme, tandis que Sékou Maiga,  Fodé Samba Diallo dit Jet Lee, Yaya Niambelé et Souleymane Cheick Fissourou  ont été condamnés, chacun, à 18 mois de prison avec sursis. Quant à Drissa Samaké et Hamidou Togola, ils ont été purement et simplement acquittés.

 

 

 

 

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