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Mali-FMI-PTF : rendez-vous dans trois mois

by sur 8 décembre 2014

Si c’est bien le retour de la lune de miel entre le Mali, le FMI et les partenaires techniques et financiers, rendez-vous est cependant donné dans trois mois pour faire le point sur l’état d’avancée du Mali sur le chemin de la « bonne gouvernance économique », celle dictée par les institutions de Bretton Woods.

Pour le reste, la rue demande toujours des sanctions contre les ministres fraudeurs, cette fois par la voix de la société civile.

 

SCANDALES FINANCIERS : La société civile ne désarme pas

Bréhima Sogoba  – L’Indicateur du Renouveau – 08-12-2014  

Des centaines de Maliens ont manifesté samedi à Bamako, à l’appel du collectif « Jogo ni Maya » et ses partenaires pour faire « pression » sur le président de la République pour la sanction sociale des personnalités fautives dans l’affaire des marchés sulfureux du gouvernement.

Plusieurs centaines de Maliens, selon les organisateurs, ont participé samedi 6 décembre, à Bamako à une grande marche pour interpeller le président de la République face à l’affaire des sulfureux du gouvernement, notamment l’aéronef présidentiel et les équipements militaires.

Sous le principe de leadership inclusif et de la défense civile de la nation, le collectif Jogo ni Maya a appelé à plusieurs associations à la constitution d’un « front uni » afin de faire une démonstration de force, après les rencontres d’informations sur les marchés.

« Le citoyen malien est en demande pour un Etat plus responsable, comptable et capable de répondre pour la dignité retrouvée, la grandeur de la société restaurée et la croissance économique. C’est pourquoi des associations nées sous la transition de mars 2012 pour assurer une veille citoyenne et stratégique sur le système de gouvernance selon le principe de leadership inclusif et partagé envisagent ce plan d’action de mobilisation sociale pour exiger une sanction sociale contre les personnes impliquées », a déclaré le coordonnateur général du mouvement, Pr. Abdoulaye Niang.

Il a ajouté que l’action citoyenne s’inscrit dans le sens du test de restructuration du pouvoir selon la nouvelle norme de gouvernance démocratique sous laquelle le groupe de société civile reste au centre du pouvoir sans soumission à la classe politique. « Le principe de leadership inclusif a été testé avec succès, car les tentatives de la classe politique par le biais de leurs associations ou personnes manipulatrices de l’action citoyenne construite autour de la défense nationale ont été très bien gérées pour éviter le désordre et la récupération à haut risque.

Le Mali sera le point de départ du relèvement durable de l’Etat dans toute région du monde pour être un Etat plus responsable, comptable et capable de réponse à la demande du citoyen… », annoncera-t-il, ajoutant que face à la demande du changement, le président élu à 78 % a commis l’erreur de choix de sa première ligne défense visiblement axée sur la famille, proche et amis engagés à développer leurs ressources naturelles.

« Qu’avec la déviation comportementale avérée par rapport à l’intégrité dans l’utilisation de ressources au sein des ministères en charge de la Défense selon la loi 04-051, il est une obligation sous l’action citoyenne de chercher à raffermir la volonté collective pour l’application de la sanction citoyenne aux personnes dont les noms sont cités pour la démission sans délai. Le comportement  condamne le succès du mandat pour le changement », a-t-il fait savoir.

La Coordination nationale de veille citoyenne exige aux personnes citées de prendre l’exemple du secrétaire d’Etat aux Anciens combattants de la France qui a démissionné, il y a deux semaines, lorsque le nom de l’un de ses proches a été cité dans un cas de marché public.

Le coordonnateur du mouvement a réaffirmé que l’action s’inscrit dans le temps jusqu’à la démission des ministres impliqués.

 

Mali-PTF, le retour de la confiance

Par Studio Tamani – 07-11-2014  

Les PTF (partenaires techniques financiers) décident d’allouer pour l’année 2015, la somme de 95,14 milliards de franc au Mali. Cette décision a été prise ce samedi à la clôture de la revue budgétaire annuelle 2014 entre la Mali et ses partenaires financiers. Les PTFs cependant ont recommandé au gouvernement du Mali, la création de la cour des comptes et la mise à disposition des informations complémentaires sur le programme de lutte contre la corruption.

Cette revue annuelle était une session technique au cours de laquelle tous les partenaires technique et financier ont répondu présent. De la banque mondiale à l’union européenne en passant le FMI pour ne citer que cela. Il y avait aussi les représentants de la société civile, du secteur privé, des collectivités et des institutions du Mali. Au centre des échanges les thématiques de la fiscalité intérieure, amélioration de la gouvernance et la problématique du renforcement des capacités. D’entrée de jeu, les participants a cette session ont salué le retour de la confiance entre la Mali et les bailleurs de fond. Les Partenaires du Mali ont ainsi décidé pour le compte de l’année 2015 d’allouer 95, 14 milliards de franc CFA au budget du Mali.

Décision prise non sans recommandations à l’endroit du gouvernement Malien.

La session a retenu de ce fait, la reconduction de la loi sur l’enrichissement illicite, la création de la cour des comptes et la mise à disposition des informations complémentaires sur le programme de lutte contre la corruption. Il a aussi été demandé au Mali la mobilisation des recettes intérieures pour permettre le financement des investissements et soutenir la croissance économique.

Une autre bonne nouvelle enregistrée pour le Mali au cours de cette session. Les partenaires ont noté que le niveau de sa dette est soutenable. Les PTF ont toutefois soutenu la nécessité de surveiller sa vitalité. Pour ce qui de la dette intérieure ils ont recommandé son apurement pour accompagner la reprise économique. Dans la même veine la session a encouragé le gouvernement a mettre en place un plan de redressement de la société EDMsa

S’agissant du rapport d’audit des dépensés, la session a recommandé sa dissémination à travers un l’élaboration d’un plan d’action. Un atelier pour ce faire devrait être organisé courant janvier 2015.

Parmi les recommandations prise à l’issue de la revue budgétaire 2014 entre le Mali et les partenaires techniques et financiers, on pouvait noter la nécessite de revisiter le CSCRP (cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté) à la lumière des nouveaux défis de la crise de 2012, en y intégrant les nouvelles priorités. Quelles sont ces priorités ?

Nous avons posé la question au coordinateur de la cellule technique du CSCRP Sekouba Diarra ;

Il est important que nous revisitions le CSCRP (cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté) pour prendre en compte ces défis là. D’abord le défis de la réconciliation nationale, par ce qu’on ne pouvait pas parler de réconciliation dans le CSCRP avant la crise. IL y a tout ce qui concerne les aspects relatifs aux personnes déplacées et réfugiées. il y a aussi tout ce qui concerne les aspects relatifs à la décentralisation qu’il faut absolument améliorer. Lorsque le président de la république est arrivé, il a prôné ce qu’il appelle le plan d’action du gouvernement.

Donc on a l’impression qu’il y a deux documents de référence, CSCRP d’une part, et le plan d’action du gouvernement, alors que c’est le même. Donc il faut maintenant relire pour faire fusionner tout cela ensemble, et faire en sorte qu’il y ait un seul document de politique et stratégique du Mali; et permettre à tous les partenaires au développement d’avoir une même visibilité, une même vision des priorités du Mali, et de voir dans quel secteur, chaque partenaire peut effectivement intervenir dans la conduite de ces politique là.

Reprise de la coopération entre le Mali et le FMI : Trois mois de sursis jusqu’au 31 Mars 2015

 Youssouf Sissoko – Inf@sept  du   8 déc 2014.

La balle est désormais dans le camp Du président de la république IBK pour appliquer à la lettre les recommandations et autres engagements pris  pour la levée de suspension et la reprise de la coopération avec le FMI.

Enfin de compte le gouvernement Malien peut  dire un Ouf de soulagement. Après l’annonce par le conseil d’administration du FMI de la reprise de la coopération avec le Mali.

Six mois de suspension, consécutive à des malversations dans l’achat de l’aéronef présidentiel et des «équipements militaires. Alors que le peuple Malien dans sa grande majorité avait le regard tourné vers Washington, ou se tenait  ce 1er Décembre 2014 la réunion du conseil d’administration du FMI, Les pourparlers inter maliens D’Alger bloquaient à cause des graves dissensions entre les groupes armés du Nord et le gouvernement Malien autour de l’appellation « AZAWAD » d’une entité géographique faisant partie intégrante du Mali et surtout du statut juridique et politique de cette même entité.

Selon des sources bien informées, après ce nième blocage des pourparlers, les avis seraient nettement partagés. L’aile politique du mouvement serait  favorable à un dénouement heureux et rapide de la crise afin d’atténuer les souffrances des populations du Nord et préserver l’unité Nationale et la laïcité.

Tandis que l’aile armée  serait  favorable à la méthode forte pour faire aboutir les revendications autonomiste ou fédéraliste. Ce sont ces thèmes qui ont  alimenté nos débats toute la semaine jusqu’au 1er Décembre au soir.

Comme le coup de sifflet final annonçant la victoire de son équipe, la fumée blanche a jailli de la salle de réunion du conseil d’administration du FMI, pour annoncer la reprise de la coopération avec le Mali.  Un bonheur n’arrivant  jamais tout seul,  le conseil d’administration a autorisé le décaissement de six milliards de franc CFA.

Certainement que IBK a poussé un grand ouf de soulagement à la fin de la Visio Conférence du représentant du FMI après le conseil d’administration, mais un ouf de soulagement de coute durée car les gendarmes financiers ont levé la suspension sous réserve des sanctions administratives et judiciaires à l’égard des coupables de ces malversations criminelles.

Le mois de Mars semble être fixé pour la prochaine revue budgétaire, disons c’est le Dead line  fixé par  le FMI pour constater un début d’application des sanctions.

Pour rappel  le FMI, la Banque Mondiale et d’autres partenaires financiers avaient suspendu leur aide après les soupçons de magouilles constatées dans l’acquisition du Boeing de commandement du président de la république et des équipements militaires.

En effet, Après la confirmation des soupçons du FMI par les rapports de la Cour suprême et du Bureau du Vérificateur général  l’institution de Breton Woods  a exigé une enquête assortie des sanctions administratives et pénales à l’égard de tous les coupables des malversations les plus éhontées de l’ère démocratique. Le président de la république va-t-il sévir contre les fraudeurs de la république ? La réponse dans trois petits mois. Wait and see.                                                                                                         

 

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