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La libération de Serge Lazarevic

by sur 9 décembre 2014

Mis à jour mercredi 10 décembre à 11h45

La nouvelle circulait depuis 48h : deux terroristes maliens emprisonnés à Bamako (Mohamed Aly Ag Wadoussène et son complice Haïba Ag Acherif , qui s’étaient enfuis en tuant un gardien de la Maison d’arrêt centrale de Bamako, avant d’être repris en ville après échanges de coups de feu) avaient été extraits de leurs geôles.

Il se disait qu’ils avaient été dirigés vers le Niger en vue d’un échange avec le dernier otage français Serge Lazarevic, enlevé à Hombori en septembre 2011 avec Jean-Luc Verdon retrouvé, lui, assassiné dans le Massif des Ifoghas par l’armée française.

Il se trouve que les deux gaillards étaient, précisément suspectés d’avoir enlevé les deux Français avant de les « revendre » à Abdelkrim al-Targui, présenté comme un proche d’Iyad Ag Ghalli (touareg indépendantiste devenu salafiste et fondateur d’Ançar Edine), également soupçonné d’avoir assassiné les deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

Il n’est donc pas étonnant que l’otage ait été libéré dans les environs de Kidal (dans des conditions non encore précisées) avant d’être emmené vers le Niger où il sera remis aux autorités françaises.

Il semble bien que, cette fois encore, l’intervention de Mohamed Akotey, ancien ministre nigérien, ancien  cadre d’Areva et homme de confiance du Président nigérien Issoufou dans les négociations délicates, ait été décisive.

Mohamed Ali Ag Wadoussène

 Ahmed Ghaly Ag Waddossène

 

Serge Lazarevic       Serge Lazarevic

 Serge Lazarevic libre

Sahel : trois questions sur la libération de l’otage français Serge Lazarevic

Jeune Afrique – 10/12/2014 à 09:51 Par Benjamin Roger

Serge Lazarevic est rentré en France mercredi matin après plus de trois années de captivité au Sahel aux mains des jihadistes d’Aqmi. Mais les conditions de sa libération restent opaques.

Après plus de trois années de captivité aux mains d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Serge Lazarevic est rentré en France mercredi 10 décembre au matin en provenance de Niamey. Le Falcon de la République française qui l’a ramené a atterri peu après 07h45 sous une pluie fine à la base aérienne de Villacoublay, au sud de Paris. L’ex-otage, qui affichait un large sourire, a été accueilli à sa descente du jet par des membres de sa famille, le président François Hollande et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Serge Lazarevic devait être conduit peu après son arrivée dans un hôpital militaire pour des examens de santé avant de retrouver sa famille dans l’intimité. Selon un médecin du quai d’Orsay qui l’a examiné dans l’avion sur le trajet du retour, l’ex-otage « va bien » malgré la perte d’une vingtaine de kilos.

Comme à chaque libération d’otage occidental enlevé par un groupe jihadiste, l’heure est désormais aux questions sur les circonstances de la libération de Serge Lazarevic, enlevé le 24 novembre 2011 à Hombori, dans le nord du Mali.

  • Comment a été libéré Serge Lazarevic ?

Comme pour la libération des quatre salariés d’Areva en octobre 2013, les Nigériens ont été à la manoeuvre. Une fois de plus, c’est Mohamed Akotey, un Touareg proche de Mahamadou Issoufou, qui a joué les négociateurs et a permis la libération de Serge Lazarevic. Issu de la tribu Ifogha et doté de solides réseaux dans la région, il s’est déplacé à plusieurs reprises, ces dernières semaines, dans le nord du Mali pour discuter du sort de l’otage français.

Mardi 9 décembre, il s’est rendu dans le désert au nord de Kidal pour récupérer Serge Lazarevic. Selon une source ministérielle nigérienne, le petit groupe a ensuite embarqué à bord d’un hélicoptère de l’armée nigérienne pour rentrer à Niamey où ils ont atterri vers 20h heure locale.

  • Quelles ont été les contreparties de sa libération ?

Aucun responsable français, malien, ou nigérien n’a fait état du versement éventuel d’une rançon ou d’une libération de prisonniers en échange de l’otage. Il est pourtant évident que Serge Lazarevic a été libéré contre une ou plusieurs contreparties. Selon le site Sahelien.com, citant un élu local du nord du Mali, deux jihadistes détenus à Bamako, Mohamed Ali Ag Wadossen et Heïba Ag Acherif, auraient été récemment acheminés au Niger pour être échangés contre l’otage français.

Emprisonné dans la capitale malienne, Mohamed Ali Ag Wadossen avait tenté en juin dernier de s’évader avant d’être rattrapé. Lieutenant influent d’Aqmi, il avait participé en novembre 2011 dans le nord du Mali à l’enlèvement de Serge Lazarevic et

Philippe Verdon – autre otage français retrouvé mort en juillet 2013. Selon une source touarègue malienne interrogée par Jeune Afrique, « plusieurs autres jihadistes » emprisonnés au Niger et au Mali auraient été libérés contre Lazarevic. De son côté, l’agence Reuters évoque jusqu’à 5 prisonniers remis en liberté.

Reste la question d’une éventuelle rançon. Officiellement, la France a arrêté de payer des rançons aux groupes terroristes. Officieusement, elle n’exclut pas, à l’instar d’autres pays européens, des remises d’argent par des tiers.

  • Quels ont été les rôles du Niger et du Mali ?

Lors de l’annonce de la libération de Serge Lazarevic, François Hollande s’est empressé de remercier vivement ses homologues malien, Ibrahim Boubacar Keïta, et nigérien, Mahamadou Issoufou. « Le chef de l’État [François Hollande, NDLR] remercie les autorités nigériennes et maliennes qui ont travaillé à cette issue heureuse, et notamment le président Issoufou et le président Keïta dont il salue l’engagement personnel », pouvait-on lire dans le communiqué de l’Élysée diffusé mardi matin.

Les services nigériens, incarnés par le négociateur Mohamed Akotey, ont évidemment joué – une nouvelle fois – un rôle direct dans les tractations ayant mené à la libération de cet otage français. De leur côté, les autorités maliennes auraient permis débloquer la situation en acceptant de libérer les deux jihadistes détenus à Bamako.

Les remerciements publics et officiels de Hollande à IBK tendent en tout cas à accréditer cette thèse. Un échange qui n’est pas du goût de tout le monde, de nombreuses voix s’élevant au Mali pour dénoncer la libération de responsables terroristes en échange d’un otage de nationalité française.

Serge Lazarevic est rentré en France

AFP – 10 DÉCEMBRE 2014 À 07:27 (MIS À JOUR : 10 DÉCEMBRE 2014 À 08:02)

Libéré mardi après trois ans de détention par le groupe Aqmi, ce quinquagénaire, qui était le dernier otage français, a atterri ce mercredi matin à Villacoublay.

Serge Lazarevic, 51 ans, le dernier otage français dans le monde, libéré après trois ans de détention par le groupe Al-Qaeda au Maghreb islamique(Aqmi), est arrivé ce mercredi à Paris. L’ex-otage a été accueilli à sa descente du jet gouvernemental français par le président François Hollande, sa mère et sa sœur. Serge Lazarevic a fait le voyage avec sa fille Diane, venue le chercher mardi soir au Niger, ainsi qu’avec le directeur et un médecin du centre de crise du Quai d’Orsay.

Il doit être conduit peu après son arrivée dans un hôpital militaire pour des examens de santé avant de retrouver sa famille dans l’intimité, a expliqué la cellule de crise. «Le médecin lui a fait un check-up dans l’avion et il va bien», a-t-on précisé de même source.

Serge Lazarevic a d’abord effectué un transit par Niamey où il s’est dit «en forme». «J’ai perdu une vingtaine de kilos mais ça va, je suis en forme», a-t-il déclaré dans la soirée après un entretien avec le chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou au palais présidentiel de Niamey.

François Hollande avait annoncé sa libération mardi à la mi-journée. «Notre otage Serge Lazarevic, notre dernier otage est libre», «la France n’a plus aucun otage, dans aucun pays au monde», s’était félicité le président français. Le Franco-Serbe Serge Lazarevic a été libéré dans la région de Kidal, dans le nord du Mali, sans qu’on sache pour l’heure si une rançon a été versée.

Serge Lazarevic avait été enlevé par un groupe d’hommes armés dans un hôtel à Hombori, au Mali, le 24 novembre 2011 avec un autre Français, Philippe Verdon, qu’il accompagnait en «voyage d’affaires». Ce dernier a été retrouvé mort tué d’une balle dans la tête en juillet 2013. Aqmi, qui avait revendiqué leur enlèvement, avait accusé les deux otages d’être des agents du renseignement français.

Serge Lazarevic était apparu le 17 novembre dans une vidéo diffusée par Aqmi. Barbe fournie, bonnet noir et tunique grise, il déclarait en français être malade et estimait que sa vie était en danger.

 «EFFORTS INTENSES» NIGÉRIENS ET MALIENS

Hollande a remercié «les autorités nigériennes et maliennes» qui ont travaillé à cette libération, notamment Mahamadou Issoufou et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dont il a salué «l’engagement personnel». «C’est la même équipe que pour les otages d’Arlit», qui a pu «pendant plusieurs mois négocier, entrer en contact avec les preneurs d’otage et obtenir sa libération», a indiqué le président nigérien à la chaîne France 2.

Les autorités nigériennes avaient joué un rôle prépondérant dans la libération de quatre otages français en octobre 2013. Les quatre hommes, qui travaillaient pour Areva et une filiale de Vinci au Niger, avaient été relâchés après trois ans de détention. Un des principaux groupes armés touareg du nord du Mali, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), a affirmé avoir contribué à cette libération, en réponse à une demande d’aide des «gouvernements malien et nigérien». 

Officiellement, la France ne verse pas directement de rançon mais n’exclut pas, à l’instar d’autres pays européens, des remises d’argent par des tiers. Cette pratique a notamment été condamnée par les Etats-Unis. «Quelqu’un a payé, si ce n’est pas le gouvernement, c’est quelqu’un, une entreprise, une compagnie d’assurances…», a commenté sur la radio RTL Alain Marsaud, ancien juge antiterroriste français.

Trois étrangers – un Suédois, un Néerlandais et un Sud-Africain – sont toujours détenus en otages au Sahel par Aqmi. Ils ont été enlevés le 25 novembre 2011 à Tombouctou, dans le nord du Mali. En février 2013, la France avait compté jusqu’à 15 otages en même temps.

En septembre, un otage, Hervé Gourdel, 55 ans, avait été décapité quelques jours après son enlèvement en Algérie par un groupe revendiquant son allégeance au groupe Etat islamique (EI). Son corps n’a toujours pas été retrouvé. Avant lui, un Franco-Portugais de 61 ans, Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en 2012 au Mali, a été déclaré mort par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Son corps n’a pas été non plus retrouvé.

L’otage français Serge Lazarevic est libre

Par RFI – 9 décembre 2014 – 14h

C’est confirmé, Serge Lazarevic est libre. François Hollande l’a annoncé ce mardi 9 décembre. Ce Français de 50 ans avait été enlevé le 24 novembre 2011 à Hombori, au Mali, en compagnie de Philippe Verdon. Ce dernier a été tué durant sa détention par al-Qaïda au Maghreb islamique. Serge Lazarevic aura passé plus de trois ans aux mains d’Aqmi. Il était le dernier otage français dans le monde.

Le communiqué de l’Elysée précise que Serge Lazarevic va rejoindre Niamey puis la France. Il est en relativement bonne santé, malgré les conditions «très éprouvantes» de captivité. L’Etat français a associé les autorités nigériennes et maliennes à cette issue heureuse.

Avec son ami Philippe Verdon, Serge Lazarevic avait décidé de venir au Mali, officiellement pour exploiter une carrière de ciment. Un temps présentés comme des agents des services français, puis plus sûrement comme des aventuriers, les deux hommes avaient été enlevés deux jours après leur arrivée sur le sol malien, dans un hôtel de Hombori. C’était le 24 novembre 2011. Une quinzaine de jours plus tard, Aqmi revendiquait l’enlèvement.

Très vite, les deux Français seront séparés et retenus par des groupes distincts. Philippe Verdon, 55 ans, avait une santé fragile. Au printemps 2013, Aqmi annonce l’avoir exécuté. Son corps sera retrouvé, et sa mort confirmée par Paris le 14 juillet suivant. Quant à Serge Lazarevic, il croise les otages d’Arlit, aujourd’hui libres. L’un d’eux, Thierry Dol, affirmera l’avoir vu durant un mois au cours de sa détention.

A ce moment, des sources bien informées assurent aussi que Serge Lazarevic est aux mains d’Abdelkrim al-Targui, un proche de Iyad Ag Ghali. Durant ces trois longues années, sa fille Diane va se battre pour que l’on n’oublie pas son père : elle demande des preuves de vie. Une vidéo est diffusée au printemps, puis une seconde en novembre.

L’homme a changé. Amaigri, il se dit malade et en danger de mort. S’adressant au président français, il l’implore : « Vous serez responsable de ce qui m’arrivera », évoquant les huit Français tués dans le Sahel. Manifestement, le message a été entendu par Paris.

L’otage Serge Lazarevic est libre !

Par MDD avec autres médias – 09/12/2014

François Hollande a annoncé, mardi 9 décembre, la libération de Serge Lazarevic, l’otage français enlevé au Mali en novembre 2011 par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

« Notre otage Serge Lazarevic, notre dernier otage est libre », a déclaré le président en marge d’une visite à la caserne des gardes républicains à Paris. « La France n’a plus aucun otage, dans aucun pays au monde. » « Aujourd’hui c’est la joie », a encore dit le chef de l’Etat qui l’accueillera « à son retour ».

Serge Lazarevic est « en relativement bonne santé » et sera « rapidement rapatrié en France », selon l’Elysée. Sa libération résulte d’« efforts intenses » du Niger et du Mali, s’est félicité Niamey dans un communiqué. Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a salué dans ce texte « l’engagement et le professionnalisme dont ont su faire preuve les services nigériens et maliens ».

Colosse de 1,98 m et 120 kilos, l’ex-otage qui a la double nationalité française et serbe avait été enlevé avec un autre Français, Philippe Verdon, qui a été retrouvé tué d’une balle dans la tête en juillet 2013. Serge Lazarevic était apparu dans une vidéo diffusée, le 3 juin, par la chaîne de télévision Alaan, basée à Dubaï, dans laquelle il appelait François Hollande à agir pour sa libération.

La dernière preuve de vie, une vidéo authentifiée par le gouvernement, remontait au 17 novembre. Serge Lazarevic était détenu par le même chef rebelle d’AQMI qui a fait assassiner deux journalistes français de RFI en novembre. AQMI avait présenté les deux otages comme des agents du renseignement français.

Terrorisme : libération de l’otage français Serge Lazarevic

AFP – Posté par BRÉHIMA TOURÉ l’Essor du Mardi 9 décembre 2014

Serge Lazarevic est libre. François Hollande a annoncé la nouvelle mardi 9 décembre, à la mi-journée. Il ne reste donc plus aucun otage français dans le monde.

Selon le chef de l’Etat, le Français âgé de 50 ans, est « en relativement bonne santé » et sera « rapidement rapatrié en France ». Serge Lazarevic a été enlevé il y a plus de trois ans en compagnie d’un autre Français, Philippe Verdon, le 24 novembre 2011, à Hombori, dans le centre du Mali. Leur rapt avait été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Philippe Verdon a été retrouvé mort en juillet 2013, six mois après le début de l’intervention des forces françaises au Mali, dans le cadre de l’opération Serval. Les dernières preuves de vie de Serge Lazarevic étaient inquiétantes. Il était apparu dans une vidéo mise en ligne lundi 17 novembre sur un site Internet dans laquelle il affirmait être en « danger ».

Bouleversée par les images, sa fille, Diane, avait réagi sur l’antenne de RTL : « J’ai été très choquée, c’est très éprouvant de le voir amaigri, affaibli. Il dit qu’il est malade. Ce qui peut m’inquiéter c’est qu’il parle de ses reins. L’eau n’est pas bonne là-bas » avait-t-elle alors expliqué. « Ses propos sont difficiles. C’est horrible, il est tout seul et je ne sais pas comment il vit ça », avait-elle ajouté.

Elle exhortait alors le président de la République de mettre « les bouchées doubles » pour obtenir la libération de son père, « le plus vite possible »,  « pour Noël », espère-t-elle, en parlant de  « rêve d’enfant » lié à « une date symbolique ». Un rêve maintenant exaucé.

Crime organisé transfrontalière dans le Sahel : l’otage français Serge Lazarevic bientôt libéré en échange de ses ravisseurs islamistes ?

B.Daou – Le Républicain du 9 Décembre 2014

Libérer Serge Lazarevic à tout prix. Les autorités maliennes qui ont vu l’étau se desserrer presque subitement autour d’elles seraient prêtes à jouer le jeu : échanger des prisonniers islamistes contre l’otage français d’Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

« Serge Lazarevic sera échangé contre des prisonniers d’AQMI détenus à Bamako ». Le site « Sahélien » tient son « exclusif » d’un élu local du nord Mali, sans donner de précision sur la date et le lieu de cette libération « dans les jours qui viennent ».

Selon les informations l’otage français détenu par Aqmi, probablement en territoire malien, qui a fait sa dernière apparition, il y a quelques semaines, à travers une vidéo postée par les islamistes, Serge Lazarevic sera échangé contre deux prisonniers d’AQMI qui étaient à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako.

Serge Lazarevic et Philippe Verdon ont été enlevé le 24 novembre 2011 dans un hôtel (Dombia) dans localité de Hombori, dans le centre du Mali. Qui sont leurs ravisseurs ?

Mohamed Ali Ag Wadossene pour certains, Ahmed Ghaly Ag Waddossène pour d’autres, dont l’évasion spectaculaire en plein jour, de la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako, le 16 juin a occasionné la mort d’un garde, avant de libérer d’autres prisonniers et de se fondre dans la ville. Il est l’un des ravisseurs des Français Serge Lazerevic et Philipe Verdon. L’arrestation d’Ahmed Ghaly Ag Waddossène, le 25 juin 2014, a occasionné des tirs et la mort de Dijana Wallet Faroua dite la Rose (ancienne miss de Kidal) qui était avec le Djihadiste.

Les deux prisonniers d’AQMI,Abdelkrim al-Targui qui étaient à la MCA de Bamako auraient été transférés, samedi, de la prison de Bamako vers le Niger où un négociateur d’otage les attendait pour les échanger contre l’otage français, Serge Lazarevic, écrit notre confrère du Sahélien, qui cite un élu local du Nord du Mali ayant requis l’anonymat.

Le groupe islamiste Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a diffusé le lundi 17 novembre, une vidéo du seul otage français encore détenu dans le monde, Serge Lazarevic, ainsi que d’un homme se présentant comme un otage néerlandais. Selon la presse internationale, notamment l’AFP, cette vidéo a été « authentifiée » et constitue une « preuve de vie récente qui était attendue depuis longtemps », citant l’Elysée. « Le Président de la République est en contact permanent avec les autorités des pays de la région pour utiliser toutes les formes de dialogue permettant d’obtenir la libération de notre otage », enlevé au Mali en 2011, ajoutait la présidence dans un communiqué.

« Je saisis cette occasion pour lancer un appel solennel à François Hollande (…) de tout faire pour me libérer, déclare-t-il. Je suis très malade. J’ai mal aux reins, je souffre de l’hypertension très haute, de l’asthme, d’un ulcère et de mon genou. Je sens que ma vie est en danger depuis l’intervention française en Irak », note-t-on la vidéo.

L’homme qui parle est assis côté passager d’une voiture. Il porte un haut noir, un turban sur la tête et une barbe fournie. « Je vous demande Monsieur le Président de tout faire pour me libérer car vous êtes responsable de tout ce qui m’arrivera », dit-il. L’otage français, enlevé en novembre 2011, ne donne aucune indication de date à laquelle la vidéo a été tournée mais l’otage néerlandais, Sjaak Rijke, parle d’un enregistrement réalisé le 26 septembre, soit son 1.000ème jour de détention, souligne le centre américain SITE.

Le 6 novembre dernier, le président français François Hollande avait déclaré que Lazarevic, dernier otage français encore détenu dans le monde, était « sans doute » encore en vie. « Nous n’avons pas de nouvelles qui laisseraient penser qu’il aurait été assassiné », avait affirmé le chef de l’Etat lors d’une émission radio-télévisée, ajoutant : « Je ne laisse aucun otage sans que nous fassions tout pour le libérer (…) Je ferai tout pour libérer Serge Lazarevic ».

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, se disait « optimiste », le 23 novembre dernier, quant à la libération de l’otage français.

Début juin, Serge Lazarevic était déjà apparu dans une vidéo diffusée sur une chaîne de télévision basée à Dubaï, dans laquelle il appelait le président François Hollande à agir pour sa libération. Il disait qu’il s’exprimait en date du 13 mai 2014. Serge Lazarevic a été enlevé en compagnie de Philippe Verdon, qui lui a été retrouvé mort, tué d’une balle dans la tête en juillet 2013, six mois après le début de l’intervention Serval des forces françaises au Mali. Les deux hommes étaient en voyage d’affaires. L’enlèvement avait été revendiqué par Aqmi.

Annonce de la libération imminente de l’otage français, Serge Lazarevic : Bamako devrait relâcher plusieurs dangereux terroristes en échange

 Massiré Diop – L’Indépendant  du   9 déc 2014  à 08:16

La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre au Mali et même au-delà. En effet, selon une source bien informée, des tractations seraient en cours pour libérer de dangereux terroristes (si ce n’est déjà fait) en échange de l’otage français, Serge Lazarevic. Rappelons que c’est lorsqu’il se trouvait à Hombori, le 24 novembre 2011, que ce dernier a été enlevé par AQMI, en compagnie de son compatriote Philippe Verdon qui, lui, a été retrouvé hélas mort d’une balle dans la tête, en juillet 2013.

Encore une fois, de dangereux terroristes seraient sur le point d’être relâchés sur le territoire malien. C’est, en tout cas, ce que laisse croire la nouvelle de la libération dite imminente de l’otage français Serge Lazarevic. La source qui révèle l’information affirme qu’elle provient d’un élu d’une localité au nord du Mali. Cette libération serait rendue possible après des tractations en vue de relâcher plusieurs dangereux terroristes détenus à Bamako. Selon la même source, ces derniers sont en route pour le Niger où les attend un négociateur pour faciliter l’échange.

L’auteur de l’évasion collective et spectaculaire survenue le 16 juin dernier à la prison centrale de Bamako, Mohamed Aly Ag Wadoussène et son complice Haïba Ag Acherif – tous deux impliqués dans l’enlèvement de l’otage français en 2011 – feraient également partie des terroristes qui seront relâchés. Pour notre part, après recoupement, il nous est revenu que des tractations pour cet échange sont bien en cours et seraient même entrées dans leur dernière phase.

Le principal négociateur dans ce dossier ne serait autre que Moustapha Ould Limam Cherif qui était, jusque-là, conseiller spécial du président déchu du Burkina Faso, Blaise Compaoré. L’homme, qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par les autorités mauritaniennes, rend également le même service pour bon nombre de chefs d’Etat ouest-africains.

Il était également la pièce maîtresse dans la libération de plusieurs otages occidentaux détenus dans le Sahel dont les Espagnols Roque Pascual et Albert Vilalta, relâchés en août 2010.

IBK sur les traces d’ATT ?

On se rappelle qu’en son temps, le président ATT avait fait l’objet de plusieurs critiques souvent très acerbes dans sa gestion des prisonniers terroristes. Ce, à la faveur d’un procès considéré par certains comme un  « simulacre  » intervenu en 2010 à l’issue duquel  quatre dangereux terroristes ont été libérés en échange de l’otage français Pierre Camatte.

Ce qui avait valu en son temps la vive désapprobation de certains pays comme l’Algérie et la Mauritanie qui ont rappelé leurs diplomates à Bamako en  « consultation » plus d’une année.

L’un d’entre eux, Senda Ould Boumama, était très recherché en Mauritanie après son implication dans l’attentat commis dans un camp militaire au nord de ce pays. Un autre de nationalité algérienne, était activement recherché par les services de son pays pour plusieurs attentats meurtriers et dévastateurs.

Ainsi, à observer certains événements récents, on serait tenté de dire que l’actuel pouvoir au Mali ne fait pas mieux. Pourtant, après l’échange de prisonniers entre Bamako et les groupes armés à la veille du lancement de la phase initiale des pourparlers d’Alger en juillet dernier, les autorités avaient clairement dit que « les prisonniers des mouvements armés, faisant objet de procédure judiciaire pour des actes criminels ne sont pas concernés par cette mesure » . Mais il semble que cette déclaration est loin d’être respectée.

La FIDH avait fustigé la libération sans procès du juge islamiste de Tombouctou, Ag Alfousseyni Houka Houka, intervenue le 15 août alors qu’il était accusé de graves violations des droits humains notamment les sentences qu’il a prononcées contre d’innocents citoyens allant de la lapidation à l’amputation et d’autres formes d’exactions barbares.

C’est le même cas pour Yoro Ould Daha, l’un des anciens responsables de la police islamique de Gao, libéré en août dernier après s’être fait passer pour un repenti en intégrant les rangs du MAA-loyaliste et un collabo de l’armée française. Lui aussi est accusé de plusieurs violations avérées des droits humains. Malgré tout, il ne risque pas de répondre de ses actes vu la tournure actuelle des événements.

Ce qui nous pousse à nous demander si l’histoire n’est pas en train de se répéter tant la gestion de ce dossier semble échapper à la volonté seule des autorités maliennes.

Dans une étude récemment publiée, ce sont plusieurs milliards d’euros qui sont versés par les pays occidentaux pour la libération de leurs otages au Sahel.

A cela s’ajoutent de nombreux dangereux terroristes également libérés en échange des otages occidentaux. Une situation qui explique sans doute la recrudescence des attaques terroristes de manière asymétrique au nord du Mali.

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