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La neutralisation de Ahmed Tilemsi tombe bien

by sur 15 décembre 2014

Alors que le France contraint le Mali à libérer quatre terroristes emprisonnés à Bamako en échange de la libération de Serge Lazarevic, dernier otage français au Mali et dans le monde,  les militaires français annoncent la neutralisation d’un membre important du MUJAO… qui tombe à pic pour justifier la demande française.

Mali: Suite à un raid de l’Opération Barkhane hier : Le chef militaire du MUJAO Ahmed Tilemsi et dix autres terroristes abattus

Abdoulaye DIARRA – L’indépendant – 12 décembre 2014

Au Mali, l’armée française annonce avoir tué Ahmed al-Tilemsi, un chef du groupe al-Mourabitoune

Le chef militaire du MUJAO, Ahmed Tilemsi, connu sous le nom de Abderrahmane Ould El-Amar et dix autres terroristes ont été tués, hier jeudi dans la région de Gao. Commanditaire de l’enlèvement du Français Gilberto Rodrigues Léal en novembre 2012 et dont la mort a été annoncée avril dernier, Ahmed Tilemsi, selon la force Barkhane était une cible de haute valeur. C’est un Arabe malien qui a été recruté par l’un des émirs d’AQMI Mokhtar Belmokhtar avant  qu’il ne le quitte pour rejoindre le MUJAO en octobre 2011. Il était âgé de 35 ans et c’était lui qui décidait au nom de cette organisation.

L’homme est décrit comme un fin connaisseur de l’Adrar des Iforas. Il a aussi conduit les négociations ayant abouti à la libération des diplomates algériens. Il aurait également piloté la libération d’otages européens contre le versement d’une très forte rançon.

Le département d’Etat américain a ajouté en 2012 sur sa liste des terroristes les plus recherchés outre le Mauritanien Hamada Ould Khaïrou, le Malien Ahmed Tilemsi, tous les deux des dirigeants-fondateurs du MUJAO.

Selon le département d’Etat, Hamada Ould Khaïrou (Hamad el Khairy) et Ahmed Tilemsi alias Abderrahmane Ould Amar ou Ahmed le Malien, ont été impliqués dans des enlèvements contre rançon. Ils auraient participé au kidnapping de deux humanitaires espagnols et d’une Italienne dans le camp « Rabouni » des réfugiés sahraouis, près de Tindouf, dans le Sud algérien, en octobre 2011.

Les deux hommes auraient également été membres d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) avant d’assumer la direction du MUJAO.

Nord du Mali : le terroriste Ahmed El Tilemsi éliminé

Par Moussa CAMARA – 12/12/2014
Son élimination par les forces armées maliennes et les forces françaises dans la zone de Tabankort à Gao, est un coup dur pour les groupes terroristes.

C’est une victoire de plus pour la lutte contre le terrorisme. En effet une dizaine de terroristes viennent d’être abattus dans la nuit du 10 au 11 novembre 2014 dans la région de Gao au nord du Mali. Parmi ceux-ci figure un grand nom du terrorisme en la personne Ahmed El Tilemsi, membre fondateur du Mouvement pour l’unité du jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et émir d’Al Mourabitoune au Mali. Il a été abattu avec certains de ses proches combattants. Selon un communiqué du conseiller en communication de l’opération BARKHANE en daté du 11 décembre 2014.

«Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2014, suite à un renseignement d’opportunité, les forces françaises ont conduit une opération au nord du Mali, dans la région de Gao, en coordination avec les autorités maliennes. Cette opération a permis de neutraliser une dizaine de membres d’un groupe armé terroriste. Parmi ces personnes figure Ahmed El Tilemsi, membre fondateur du MUJAO et émir d’Al Mourabitoune au Mali, ainsi que des proches combattants de ce chef terroriste », informe le communiqué.
La neutralisation de ce groupe armé porte à une cinquantaine le nombre de terrorisme abattus depuis le 1er août 2014. L’opération a également permis de détruire plusieurs tonnes d’armements. Ce coup dur porté aux forces terroristes intervient au moment où depuis plusieurs semaines, les groupes armés terroristes organisent des attaques contre les forces de sécurité de la MINUSMA et la population pour tenter de déstabiliser le nord du Mali. Avec leur nouveau mode opératoire qui consiste à disséminer des engins explosifs, ces terroristes préparaient, poursuit le communiqué, de nouvelles attaques suicides.

Un communiqué du ministère malien de la Défense et des Anciens combattants publié ce même jeudi 11 décembre 2014, a confirmé le succès de l’opération. En plus des morts, souligne-t-il, trois autres terroristes ont été faits prisonniers. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Bah N’Daw, se félicite du fait que l’on ne déplore aucune victime ni aucun dégât matériel du côté ami.

 

Mort d’Ahmed el-Tilemsi: les détails de l’opération française

Par RFI – 2014-12-12 à 01h

La France a affirmé ce jeudi avoir porté « un coup très dur » aux jihadistes dans la bande sahélo-saharienne en tuant, lors d’un raid militaire dans la région de Gao, au nord du Mali, un de leurs principaux chefs, Ahmed el-Tilemsi. Membre fondateur du Mujao, il était aussi un cadre important d’al-Mourabitoune au Mali.

Le nom d’Abderhamane Ould al-Amar, alias Ahmed al-Tilemsi, figurait depuis longtemps en haut de l’organigramme des cadres d’al-Mourabitoune susceptibles d’intéresser l’armée française. Dans la nuit de mercredi à jeudi, celui que les services français considéreraient comme le responsable des opérations intérieures au Mali a été tué par les forces françaises, très certainement lors d’un raid des forces spéciales, généralement chargées des opérations ciblées.

²        À Paris, l’état-major qui a annoncé sa mort affirme qu’il s’agissait d’une opération de renseignement d’opportunité. En clair, les Français ont récolté des informations permettant de pister Ahmed el-Tilemsi ou de savoir où il se cachait. L’opération a été réalisée en coordination avec les autorités maliennes, mais aucun Malien n’a participé à l’assaut, précise-t-on à Paris. À ce stade, le ministère de la Défense reste très discret sur la localisation exacte du lieu de l’opération. Il s’agirait de la région de Gao, nous dit-on. Autour de Tabankort, assurent encore certaines sources ouvertes.

« Il y a eu de la résistance, indique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’armée française. Ce sont des groupes qui sont dans une logique jusqu’au-boutiste. Ils refusent généralement le combat, et lorsque le combat s’engage, ils se battent jusqu’à la mort. » Durant l’opération, une dizaine de terroristes, vraisemblablement membres du Mujao, ont été « neutralisés », précise le colonel Gilles Jaron. « El-Tilemsi est mort durant ce combat. »

Paris assure en revanche avoir la certitude que le groupe d’Ahmed el-Tilemsi préparait de nouvelles actions, comme des attaques-suicides. Les services de renseignement vont maintenant tenter d’exploiter les éléments retrouvés sur place et vont surtout interroger les prisonniers. Barkhane peut en principe les retenir jusqu’à 96 heures, avant de les transférer aux autorités maliennes.

 

Neutralisation d’un groupe armé terroriste au Mali par une opération conjointe des forces maliennes et Barkhane

Par Ministère de la Défense – 11-12-2014  

Le ministre de la défense et des anciens combattants informe l’opinion nationale et internationale que dans la matinée du jeudi 11 décembre 2014, les Forces armées maliennes et les Forces françaises ont mené une opération conjointe dans la zone de Tabankort dans la région de Gao.

Cette opération dirigée contre des terroristes a permis de  neutraliser Ahmed El Tilemsi, membre fondateur du Mujao, Emir d’Almourabitoune et dont le nom de guerre est Abderhamane Ould Amar. Six autres terroristes ont aussi été tués, et trois autres faits prisonniers.

Le ministre se félicite de ce que l’on ne déplore aucune victime ni aucun dégât matériel du côté ami.

Saluant le professionnalisme des forces engagées pour la réussite de cette opération, le ministre de la défense et des anciens combattants rassure les populations que les FAMa et les partenaires poursuivront  leur mission de défense du territoire, la protection et la sécurisation des populations et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national.

Bamako le 11 décembre 2014

Le Chargé à la Communication

Colonel Diarran Koné

Chevalier de l’ordre national

SourceMinistère de la Défense

 

Ahmed al-Tilemsi: portrait d’un «des principaux financiers du Mujao»

Par RFI – 2014-11-11

Correspondant Sahel pour la « Tribune de Genève » et « Sud-Ouest », Lemine ould Salem est spécialiste des jihadistes sahéliens, auteur du livre Le ben Laden du Sahara, sur les traces du jihadiste Mokhtar Belmokhtar. Il est l’un des rares journalistes à s’être rendu dans le nord du Mali occupé par les jihadistes en 2012, il dresse au micro de David Thomson le portrait de Ahmed al-Tilemsi, ce jihadiste autrefois membre du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) puis d’al-Mourabitoune que l’armée française annonce avoir tué.

RFI : Qui était Ahmed al-Tilemsi que l’armée française annonce avoir tué ?

Lemine ould Salem : C’était un Arabe malien originaire de la région de Gao et, comme son nom l’indique, du désert de Tilemsi, légèrement au nord-est de Gao. Il y a encore quelques années, il n’était pas jihadiste, c’était plutôt un commerçant impliqué dans le trafic de drogue. Il avait même la réputation d’être l’un des plus grands trafiquants de drogue dans la région de Gao.

Avant la dernière rébellion dans le nord du Mali, il faisait partie d’une milice progouvernementale malienne proche des deux officiers arabe et touareg maliens loyalistes, le colonel ould Meydou et le colonel el Hadj Gamou. Ahmed al-Tilemsi n’était pas connu comme étant un partisan du jihad à cette époque, mais comme beaucoup d’hommes d’affaires et de commerçants installés dans le nord du Mali, quand les grandes villes ont été envahies par les jihadistes en 2012, beaucoup d’entre eux, souvent pour protéger leurs affaires, pour des motifs liés à des conflits plus personnels et tribaux ou encore par opposition au MNLA, ont rallié, soit Aqmi dans la région de Tombouctou, soit le Mujao dans la région de Gao.

Donc si Ahmed al-Tilemsi a rejoint les jihadistes cela ne date pas d’avant l’invasion des villes du nord du Mali, c’était plutôt lorsque le Mujao est entré dans la ville de Gao pour protéger ses affaires et à mon avis pour régler un vieux contentieux tribal entre son clan des Lamhar proche du Mujao et les Kountas, plutôt proches du MNLA.

Aujourd’hui quelle était sa fonction dans la nébuleuse jihadiste sahélienne ?

Il a fini par devenir une personnalité importante au sein du Mujao puis des enturbannés qui finiront par donner le groupe al-Mourabitoune. Pas en tant que chef politique ou opérationnel, mais comme financier.

Tout le monde sait qu’à Gao, le Mujao, contrairement à Aqmi, bénéficiait beaucoup de contributions financières d’anciens trafiquants et d’anciens commerçants qui les avaient ralliés. C’était le cas de Ahmed al-Telemsi qui était l’un des principaux financiers du Mujao. Et à ce titre bien sûr, il a fini par avoir du poids. Mais il n’était ni chef, ni émir, ni commandant. C’était une figure influente du groupe sans pour autant être un leader.

Etait-il proche de Mokhtar Belmokhtar?

Il était plutôt proche du Mujao. Mais le Mujao avait scellé une alliance avec le groupe de Belmokhtar après sa rupture avec Aqmi. En 2012, les deux groupes contrôlaient ensemble la ville de Gao, ce qui signifie qu’Ahmed al-Telemsi était aussi proche du Mujao que du groupe de Belmokhtar. Il faisait partie du conseil des notables, une sorte de « majless shura », de conseil consultatif, entre le groupe de Belmokhtar et le Mujao, mais sa fonction principale était d’être le principal financier des jihadistes de Gao.

L’armée française le présente pourtant comme un leader, comme le chef des opérations intérieures pour le Mali d’al-Mourabitoune.

Les Français sont peut-être mal informés, mais je pense qu’ils cherchent plutôt à donner de l’importance à leurs actes comme à chaque fois qu’ils réalisent une action ciblant un groupe ou un combattant jihadiste ces derniers mois. C’est une communication de guerre très classique, on n’a jamais vu une armée se glorifier d’avoir neutralisé un second couteau.

Pour autant, Ahmed al-Telemsi est considéré comme l’organisateur de l’enlèvement de Gilberto Rodriguez Léal ?

Effectivement, Ahmed al-Tilemsi était tout comme son compère Sultan ould Badi, un autre Arabe malien originaire de Gao, très souvent impliqué dans ces histoires d’otages. Et en particulier, Ahmed al-Tilemsi était l’un des commanditaires du rapt du Franco-Portugais Gilberto Rodriguez Léal qui avait été enlevé dans la région de Kayes au Mali et dont on n’a plus de nouvelles aujourd’hui.

 

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From → Revue de Presse

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