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Après la libération de S. Lazarevic (suite)

by sur 17 décembre 2014

Mis à jour jeudi 18 décembre 2014 à 12h35

Les suites de la libération de Serge Lazarevic après l’élargissement de quatre terroristes emprisonnés au Mali, et les propos de JY Le Drian qui ont suivi, continuent de faire des vagues au Mali.

On en sait davantage sur les deux djihadistes étrangers libérés en même temps que les deux Maliens : ce ne sont pas tout à fait des seconds couteaux puisqu’ils étaient tous deux proches d’Abou Zeid, l’un des émirs d’AQMI au Mali, tué par les troupes françaises lors de l’opération Serval.

Qui sont les jihadistes libérés en échange de Serge Lazarevic?

Par RFI – 18 décembre 2014 à 8h45

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta promettait mercredi sur RFI que les quatre jihadistes remis en liberté en échange de Serge Lazarevic seraient traqués jusqu’au bout. La libération de l’otage français a officiellement été obtenue grâce à des contreparties, notamment la libération de quatre membres d’Aqmi. Parmi eux, deux Maliens originaires de Kidal, mais aussi deux étrangers sur lesquels RFI a obtenu de plus amples renseignements.

L’un est Tunisien et s’appelle Oussama Ben Gouzzi. L’autre, Habib Ould Mahouloud dit Abou Aboureira est Sahraoui. Les deux hommes étaient des très proches d’Abou Zeid, l’un des chefs d’Aqmi jusqu’à sa mort en mars 2013.

Selon les informations de RFI, les deux jihadistes ont été arrêtés par l’armée tchadienne lors de l’assaut sur le véhicule d’Abou Zeid durant la campagne militaire dans le Tégharghar conduite par Serval. Abou Zeid a été tué, les deux combattants ont été faits prisonniers et transférés à la maison centrale d’arrêt de Bamako.

« Il se comportait comme un moudjahid pur et dur en prison »

Selon le témoignage d’un compagnon de cellule, les deux jihadistes étaient venus au Mali pour faire la guerre sainte. Le Sahraoui était un lieutenant de longue date du chef d’Aqmi. « Il se comportait comme un moudjahid pur et dur en prison », raconte le témoin. Son credo était le jihad, il refusait même de regarder les rares femmes qui intervenaient en prison.

Le Tunisien Ben Gouzzi, lui, est arrivé dans les rangs d’Aqmi par la Libye, parcours classique d’un recrutement via Ansar al-Charia, le groupe terroriste libyen connecté avec le mouvement de Mokhtar Belmokhtar. D’après son témoignage, il a rejoint le nord du Mali en compagnie de 30 moudjahidines égyptiens. Il commence le combat dans les rangs du Mujao à Gao puis, déçu par les combattants, rejoint Aqmi et Abou Zeid. En prison, il aurait avoué vouloir une seule chose : rejoindre son village tunisien et retrouver sa vie tranquille d’avant.

Libération d’otages au Mali : les aveux tardifs d’IBK …

Le journal du Mali -Par Lalla M – 17/12/2014

Les propos tenus par le président Ibrahim Boubacar Keita, mardi, sur la chaîne RFI, sont venus ajouter à la polémique sur la libération d’otages occidentaux contre des criminels détenus au Mali…

« « J’aurais préféré mille fois le garder en prison » ! C’est en marge du Forum sur la Paix et la Sécurité de Dakar, les 15 et 16 décembre, que le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a lâché cette petite phrase qui a relancé la polémique à nouveau.

Une fois de plus, et contre toute attente, IBK, s’est exprimé sur les ondes d’une chaîne internationale. Aveux, confessions, c’est un nouveau bémol après la polémique qui a fait suite à la libération de Serge Lazarevic en échange de la relaxe de Mohamed Ali Ag Wadoussène, responsable de la mort d’un surveillant de prison malien. Des associations de défense des droits de l’homme s’étaient ensuite indignées, et avaient tiré la sonnette d’alarme, mettant à cause, la faiblesse des autorités maliennes et l’impunité judiciaire au Mali.

Mais IBK semble bel et bien s’assumer dans cette opération d’échanges de prisonniers, qui a outré l’opinion malienne ; « ce n’est pas un déni de justice ». De libérer des terroristes ? Quant à Lazarevic, précise le chef de l’Etat malien : « ce n’est pas seulement » parce que la France a envoyé ses soldats au Mali en janvier 2013 pour stopper l’offensive des groupes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), c’est aussi parce « qu’on n’a pas le droit de garder en captivité, entre les mains d’un groupe terroriste », un innocent. Serge Lazarevic était détenu depuis trois ans par une katibat d’Aqmi. Il avait été enlevé dans la ville de Hombori, au nord du Mali.

Enfin, pour tenter de rassurer l’opinion, déjà en colère, le président promet de traquer ces djihadistes en fuite, dont la position actuelle, n’est très certainement pas « inconnue » des services secrets amis…

En outre, si le ministre de la justice, Mohamed Ali Bathily, sur les ondes d’une autre chaîne internationale, très regardée des Maliens, a plus ou moins, reconnu au fait que l’échange avait bien eu lieu entre Serge Lazarevic et Wadoussène et ses complices, il n’en fallait pas autant pour irriter les « grins » et autres réseaux sociaux, sur l’incapacité du gouvernement à communiquer clairement ou du moins, à accorder ses violons sur une affaire de cette gravité.

Ne pas communiquer est une forme de communication comme le fait la France dans cette affaire. Mal communiquer et tout le travail de confiance au sommet est sapé.

Les autorités maliennes s’assument-elles devant le peuple malien ? Ou plutôt, se justifient-elles en permanence devant les alliés internationaux et notamment, la France, à qui le Mali, ne sera jamais assez reconnaissant, de l’avoir libéré du joug des terroristes et autres djihadistes, un 13 janvier 2013 à Konna…

 

Mali : Sur la libération des jihadistes : Quand IBK tente de rassurer

Bréhima Sogoba – L’indicateur du Renouveau du 17 déc 2014

Une semaine après la libération de quatre terroristes contre l’otage français, Serge Lazarevic, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a tenté de  rassurer les Maliens « déçus » par l’opération. Il a annoncé hier sur RFI que les quatre hommes sortis de prison en échange du Français seront « traqués où qu’ils soient ».

En exclusivité sur RFI, le président de la République s’est, pour la première fois, exprimé depuis la libération de l’otage français, Serge Lazarevic. Il a annoncé que les quatre hommes sortis de prison en échange du Français seront « traqués où qu’ils soient ». « Les armées maliennes, françaises et nigériennes mettront tout en œuvre pour les retrouver », selon le chef de l’Etat malien.

« Que nul ne se méprenne sur notre détermination à poursuivre par tous les moyens ces hommes-là qui se sont rendus coupables d’une telle ignominie, où qu’ils se trouvent. A leur place, j’eus préféré rester en prison. Nous allons les traquer, de toutes nos forces : françaises, maliennes, nigériennes. C’est un devoir », a-t-il déclaré.

Par cette déclaration, IBK tente de désamorcer la crise de confiance entre le gouvernement et les défenseurs des droits humains qui ont exprimé leur indignation suite à la libération de quatre auteurs présumés de violations de droits humains en échange de l’otage français Serge Lazarévic. Il s’agit de Mohamed Aly Ag Wadoussène, Haïba Ag Achérif, Oussama Ben Gouzzi et Habib Ould Mahouloud.

Selon les associations de droits humains, la paix et la réconciliation ne peuvent pas passer par la promotion de l’impunité. L’intervention d’IBK  dans la presse semble être une réponse à l’une des exigences de l’AMDH et ses partenaires. « Nous voulons que les autorités maliennes aient le courage de donner toutes les informations, parce que c’est un droit pour nous d’avoir des informations sur tous ces gens qui sont en train de nuire à la République, et qui ont commis de graves violations au nord du Mali. Nous avons le droit de savoir », avait  déclaré Me Moctar Mariko.

Impliqué dans deux dossiers différents dont le premier est en phase de jugement et le second en instruction,  lors de son évasion de la maison centrale d’arrêt de Bamako le 16 juillet dernier, il a tué à bout portant le surveillant adjudant Kola Sofara. La libération du fugitif qui a été arrêté de nouveau le 24 juillet par les forces de sécurité suscite de commentaire.

En tout cas, tout porte à croire que l’intervention d’IBK vise à rassurer les défenseurs des droits humains qui menacent de marcher dans les prochains sur Bamako.

Mali : IBK assume la libération de quatre jihadistes

16/12/2014 à 22:04 Par Rémi Carayol, envoyé spécial

Très critiqué dans son pays pour avoir ordonné la libération de quatre jihadistes afin d’obtenir celle de l’otage français Serge Lazarevic le 9 décembre, Ibrahim Boubacar Keïta s’est expliqué le 16 décembre à Dakar, à l’occasion de la cérémonie de clôture du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique.

Devant trois de ses pairs (le Sénégalais Macky Sall, le Tchadien Idriss Déby Itno et le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz) et les représentants des autres pays africains, le président malien a assumé sa décision.

« Je vais être très clair », a-t-il averti au milieu de son discours : s’il a fait élargir ces quatre jihadistes qui n’ont jamais été jugés, « ce n’est pas seulement » parce que la France a envoyé ses soldats au Mali en janvier 2013 pour stopper l’offensive des groupes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), c’est aussi parce « qu’on n’a pas le droit de garder en captivité, entre les mains d’un groupe terroriste », un innocent. Serge Lazarevic était détenu depuis trois ans par une katibat d’Aqmi. Il avait été enlevé dans la ville de Hombori, au nord du Mali.

L’un des jihadistes libérés, Mohamed Aly Ag Wadoussène, celui-là même qui a enlevé les deux Français en 2011 (Serge Lazarevic et Philippe Verdon, assassiné, lui) et qui a tué un gardien de prison en juin dernier (le Malien Kola Sofara) au cours d’une tentative d’évasion, « ne pourra jamais être absous de ses crimes ». « J’aurais préféré mille fois le garder en prison », a ajouté IBK, qui estime que « ce n’est pas un déni de justice » que de l’avoir libéré.

Quelques minutes plus tôt, IBK avait affirmé sur RFI que ces quatre hommes seraient traqués « où qu’ils se trouvent ». « C’est un devoir », avait-il insisté.

La libération de ces quatre jihadistes, confirmée le 12 décembre par le ministre malien de la Justice, Mohamed Ali Bathily, a provoqué un tollé au Mali et au-delà sur le continent africain. Le frère d’une des victimes de Wadoussène, Sidi Sofara, s’en était indigné sur les ondes de RFI, et son appel de détresse a ému nombre d’Africains.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, également présent à Dakar, s’est refusé à évoquer cet échange. Même hors micros, « on ne commente jamais ces sujets », indique un de ses collaborateurs.

Au cours de cette même cérémonie, le président mauritanien s’est démarqué de la position du Mali et de la France. « Tout paiement de rançon met en danger des dizaines de vies humaines et les États eux-mêmes. Nos partenaires occidentaux ne doivent pas être laxistes avec les terroristes. »

Pourparlers d’Alger : les partisans de Soumana Sako trouvent les propos du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian inacceptables et injustifiables

. – MaliJet -16 décembre 2014

Dans un communiqué dont nous avons eu copie, le Bureau politique national de la CNAS-Faso Hèrè (Convention nationale pour une Afrique Solidaire) condamne les propos injustes, injustifiables et inacceptables du ministre Jean-Yves Le Drian enjoignant au gouvernement malien de conclure en janvier 2015 les pourparlers d’Alger et cherchant à justifier la libération du terroriste Wassoudene comme étant la contrepartie normale de l’Opération Serval.

« La CNAS-Faso Hèrè apprécie à sa juste valeur la franchise du ministre français lorsque celui-ci avoue qu’avant l’Opération Serval il ne connaissait rien de l’Afrique.

Par contre, la CNAS-Faso Hèrè relève que le ministre français, fidèle à son soutien à peine voilé aux séparatistes et à leurs associés jihadistes, a une mémoire plutôt sélective. En effet, d’une part, Monsieur Le Drian semble très bien se souvenir du vieux projet colonialiste visant à créer la soit disant OCRS (Organisation Commune des Régions Sahariennes) pour, sous le couvert des pourparlers d’Alger, amputer notre pays de sa région Nord abusivement revendiquée aujourd’hui par ses protégés séparatistes et jihadistes sous l’appellation fantasmagorique d’’Azawad’’. Or le Pré-Accord d’Alger que le gouvernement malien reçoit injonction de signer dans la précipitation et contre l’avis quasi-unanime et les intérêts bien compris de notre peuple ressemble étrangement au projet criminel de l’OCRS ramené – pour le moment ? – à la partie Nord de l’État malien.

Les partisans de M. Sako notent que d’autre part, le ministre Jean-Yves Le Drian ne semble pas se souvenir que la libération de la France par les troupes alliées en 1944 n’a pas pour autant donné aux États-Unis d’Amérique le droit d’adresser des ultimatums au gouvernement français et d’exiger l’autonomie, a fortiori l’indépendance pour la Corse, la Bretagne ou l’Alsace-Lorraine.

Le Bureau politique national de la CNAS-Faso Hèrè rappelle au ministre français qu’un partenariat gagnant-gagnant entre la France et le Mali suppose le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures, tous principes généralement reconnus dans les relations internationales.

Tout en réaffirmant son soutien à une solution politique basée sur le dialogue intra et inter – communautaire, la CNAS-Faso Hèrè réitère son rejet catégorique du pré-Accord d’Alger et met en garde le président de la République et son gouvernement contre la signature d’un tel document que le peuple malien et même le parlement contrôlé par la majorité présidentielle ont désavoué car mettant fin au caractère républicain, démocratique, laïc, et unitaire de l’État malien et menaçant l’unité nationale et l’intégrité territoriale du Mali.

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